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Par Lisez, publié le 08/05/2021

10 romans qui vous plongent au cœur de la Seconde Guerre mondiale

Il y a ceux qui ont résisté, ceux qui se sont cachés, ceux qui ont gardé espoirs… À travers des points de vue différents, ces récits vous plongent au cœur de la Seconde Guerre mondiale. Nous vous avons sélectionné 10 romans et témoignages poignants sur cette période sombre de l’Histoire.

 

 

La Désobéissance d'Andreas Kuppler, Michel Goujon

La Désobéissance d'Andreas Kuppler
1936. Les jeux Olympiques d’hiver de Garmisch-Partenkirchenservent de vitrine au Troisième Reich. Couvrant l’événement pour un grand quotidien berlinois, le chroniqueur sportif Andreas Kuppler ne se reconnaît plus dans les valeurs prônées par Hitler. Magdalena, son épouse, adhère en revanche aux thèses du Führer. À ces divergences s’ajoute la stérilité de leur union, qui pèse lourdement sur un équilibre déjà fragile. Alors que la traque aux ennemis du régime s’intensifie, le nom d’Andreas apparaît sur une liste de journalistes suspects. L’étau se resserre dangereusement sur les Kuppler.

La Désobéissance d’Andreas Kuppler nous entraîne sur les traces d’un couple ordinaire, pris dans la tourmente de l’histoire, à une époque où les silences nourrissaient la terreur, où la propagande profitait de la peur.
 

L'Étrange Garçon qui vivait sous les toits, Charlotte Bousquet, Christine Feuret-Fleury & Fabien Fernandez

L'Étrange Garçon qui vivait sous les toits - Roman Seconde Guerre mondiale - collaboration - confinement - dès 12 ans
Lorsque son père médecin l’envoie chez Arlette, une ancienne infirmière de 93 ans à l’internet vacillant, Nina est persuadée qu’elle va vivre le pire des confinements. Mais bientôt, alors qu’elle fouille dans la cave pour tromper son ennui, la jeune fille découvre dans une malle la photo jaunie d’un garçon… qu’elle a déjà croisé dans l’escalier.
Ce portrait replonge Arlette dans un douloureux passé, celui de la guerre, d’un amour interdit et d’une blessure jamais refermée. Nina a-t-elle vraiment pu rencontrer Natan, cet adolescent juif qui a vécu caché dans l’immeuble pendant la Seconde Guerre mondiale ? Sauront-ils tous les deux dénouer les fils des sombres événements qui se sont déroulés 78 ans plus tôt ?

La Messe allemande, François Eurly

La Messe allemande
Prisonnier dans un oflag allemand en 1940, Joseph, un officier français, est amené à dire la messe à ses compatriotes. D’évidence, cette charge d’aumônier l’interroge et le bouleverse. Ce trouble affecte les relations qu’il noue avec ses compagnons : Paul, le curé breton qu’il remplace, Henri l’instituteur, Abel le militaire de carrière…
Qui est véritablement Joseph ? Pourquoi voue-t-il à Werner, l’officier allemand, une si grande reconnaissance ?
Ce huis clos au cœur d’un conflit mondial met au jour le rapport intime de chacun à la spiritualité et exacerbe les tensions entre les hommes. Comment rester soi-même quand l’histoire nous commande de survivre ? Entre affabulation et vérité, ce roman de la mémoire explore de manière obsédante les doutes des existences et la fidélité des âmes.

Déjà, l'air fraîchit, Florian Ferrier

Déjà, l'air fraîchit
1946. Hitler est mort, l’Allemagne plonge dans l’abîme.
Elektra, jeune allemande, bibliothécaire-expert pour la SS, attend son jugement par les alliés. En prison, elle revit son existence, hantée par l’absence de son père, et à travers elle, la montée du nazisme, l’occupation en France et la vie parisienne tant appréciée outre Rhin…
Dans une Europe dévastée par la guerre, Elektra tente de diriger sa vie et de s’émanciper.
Témoin privilégié de la voracité des services de spoliation dans l’Europe entière, alors que la défaite semble inéluctable, finira t’elle par prendre conscience de la brutalité de ce monde meilleur pour lequel elle pense œuvrer ?
 

L'Heure des spécialistes, Barbara Zoeke

L'Heure des spécialistes
Voilà longtemps que les meurtriers de masse ne se reconnaissent plus à l’œil nu. Ils n’ont plus besoin de vigueur physique, ils ont maintenant des armes qui passent inaperçues : gaz toxiques, injections, comprimés. […] Tuer est devenu le métier d’experts bien formés. Des spécialistes de la maladie, de la mise à mort.

  Allemagne, 1940.

Au sanatorium de Wittenau, Max Koenig, éminent professeur d’université, se voit décliner mais refuse de perdre espoir. Porté par l’amour de sa femme et de sa fille, il croit encore que les médecins sauront soigner ce Mal noir qui le ronge et reste sourd aux avertissements de ses amis qui le supplient de quitter le pays.
Car ce que Max Koenig ne veut pas voir, c’est que, pour lui comme pour tous les autres malades, handicapés, inadaptés, incurables, fous, les spécialistes du Reich ont un projet…
 

La race des orphelins, Oscar Lalo

La race des orphelins
Je m’appelle Hildegard Müller. Ceci est mon journal.
Je m’appelle Hildegard Müller. En fait, je crois que je ne m'appelle pas.
J'ai soixante-seize ans. Je sais à peine lire et écrire. Je devais être la gloire de l'humanité. J'en suis la lie.

 
Qui est Hildegard Müller ? Le jour où il la rencontre, l’homme engagé pour écrire son journal comprend que sa vie est irracontable, mais vraie.
 
J’ai besoin, avant de mourir, de dire à mes enfants d’où ils viennent, même s’ils viennent de nulle part.
 
Oscar Lalo poursuit son hommage à la mémoire gênante, ignorée, insultée parfois, toujours inaccessible. Il nous plonge ici dans la solitude et la clandestinité d’un des secrets les mieux gardés de la Seconde Guerre mondiale.

Et nous sommes revenus seuls, Lili Keller-Rosenberg

Et nous sommes revenus seuls
Quand nous sommes revenus, nous ne pouvions parler à personne de cet enfer, de ces souffrances quotidiennes, de cette vie de bêtes battues que nous avions menée pendant près de deux ans dans une inhumanité indigne et impardonnable. Nous étions traumatisés et nous nous taisions. Et si, par hasard, nous nous risquions à évoquer ce passé si cruel, on ne nous croyait pas, on doutait de nos dires, on pensait que nous rajoutions des souffrances. De n’être pas crus nous vexait terriblement et, pendant longtemps, nous nous sommes tus. Puis j’ai beaucoup réfléchi : afin que la vie ait un sens après ce passé ignominieux, il me fallait témoigner pour révéler à tous, au monde, cette tragédie à nulle autre pareille. « Plus jamais ça », ont dit tous les déportés au retour des camps, et pourtant…

Lili Keller-Rosenberg, 89 ans, vit à Lille. Elle consacre sa vie à témoigner auprès de collégiens et de lycéens dans toute la France. Un collège porte son nom à Halluin (Nord).

L'armée des ombres, Joseph Kessel

L'armée des ombres
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

Londres, 1943, Joseph Kessel écrit L'Armée des ombres, le roman-symbole de la Résistance que l'auteur présente ainsi : « La France n'a plus de pain, de vin, de feu. Mais surtout elle n'a plus de lois. La désobéissance civique, la rébellion individuelle ou organisée sont devenues devoirs envers la patrie. (...)

Jamais la France n'a fait guerre plus haute et plus belle que celle des caves où s'impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des criques secrètes où elle reçoit ses amis libres et d'où partent ses enfants libres, des cellules de torture où malgré les tenailles, les épingles rougies au feu et les os broyés, des Français meurent en hommes libres.

Tout ce qu'on va lire ici a été vécu par des gens de France. »

Le journal de Renia, Renia Spiegel

Le journal de Renia
Pologne, 1939. Renia Spiegel a 15 ans et commence à tenir un journal. Elle couche sur le papier ses préoccupations d’adolescente : l’école, ses meilleures amies, ses rêves d’avenir. Apprentie poète, elle parsème son journal de ses œuvres.
Au fil des pages et des mois qui passent, les sujets se font plus graves. Pour Renia, qui est juive, et sa famille, les conditions de vie se détériorent. Jusqu’à ce que peu à peu, l’angoisse s’immisce entre les tranches de vie quotidienne. Autour de l’adolescente, l’étau se resserre et le danger se rapproche. L’horreur finira par la rattraper en juillet 1942 lorsque, cachée par la famille de son petit ami, elle sera dénoncée par un voisin. Renia meurt à l’âge de 18 ans, tuée par la Gestapo, laissant derrière elle un témoignage poignant.
Traduit pour la première fois en français, Le Journal de Renia est un document aussi nécessaire que bouleversant. Conservé par le petit ami de Renia puis transmis à sa mère qui n’aura pas le courage de le lire, il sera longtemps laissé de côté. Près de quatre-vingts ans plus tard, il est enfin publié.
 

Un été nazi, Léon Cornec

Un été nazi
Des semaines qu’il pleut. Alex, 10 ans, enrage. C’est pas des vacances si on peut même pas sortir dehors. Sortir dehors et jouer au nazi.Ça le fascine, ça, les nazis. Ça fascinait déjà Papi Marcel. Les beaux uniformes. Les croix gammées... Tout l’inverse des « bougnoules »: ici, dans le Nord, personne peut les sentir de toute façon. Ni la mère d’Alex ni son père, gendarme, qui préfère le pastis.
Été 1984. Alex a 10 ans. C’est la saison des primes amourettes, des profanations imbéciles et des premières ratonnades. Un été français.
Un été nazi est un cri du cœur, écrit pour ne pas être hurlé. Récit déguisé de l’enfance de Léon Cornec, il dénonce l’absurdité du racisme à travers les yeux d’un enfant, encore naïf, encore innocent...

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