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Par Lisez, publié le 21/12/2022

A Noël, remontez le cours de l'Histoire

Vous avez de férus d'Histoire dans votre entourage ? Voici quelques idées pour leur faire plaisir.

 

Dans l'actualité

Les secrets du Kremlin
Les secrets du Kremlin (édition revue et enrichie)
Le Kremlin. Derrière ses murailles de brique rouge, combien la célèbre forteresse moscovite a-t-elle abrité de complots, de mystères, de crimes et de trahisons ? Elle fut à la fois, pendant près d’un siècle, le centre et le symbole de l’Empire communiste fondé par Lénine, conforté par Staline, géré par Khrouchtchev et Brejnev, mis à bas par Gorbatchev et restauré, tant bien que mal, par Poutine. Combien de questions, d’ombres, d’interrogations et de tabous reste-t-il derrière les tours du Kremlin ? Qui a tué Raspoutine ? Comment le tsar Nicolas II est-il mort ? Comment Staline fit-il assassiner Trotski ? Qui furent vraiment Kravchenko, Andropov ou l’espion « Farewell » ? Comment furent accueillis de Gaulle et Mitterrand par les dirigeants russes ? D’où sort Vladimir Poutine ? Enfin et surtout, quels sont les véritables ressorts de la guerre en Ukraine ?
Au lieu d’un récit chronologique ou linéaire, l’auteur a choisi de raconter dix-sept épisodes fracassants et emblématiques de ce siècle de feu et de sang, où se côtoient le drame et le romanesque.
Autant de drames, autant de secrets qui méritaient qu’on mène à nouveau l’enquête. Et à cet exercice, l’éminent kremlinologue Bernard Lecomte n’a pas son pareil…
 
Le Géant empêtré
Le Géant empêtré
La fin de la guerre froide (1989) et l’effondrement de l’URSS (1991) annonçaient une métamorphose de la relation extérieure de la Russie. Trente ans plus tard, l’invasion de l’Ukraine referme la page de l’histoire qui s’était alors ouverte. Vladimir Poutine a engagé son pays dans un conflit néo-impérial d’un autre âge – une tragédie pour l’Ukraine, un séisme pour l’Europe, un point de bascule pour son pays. Cette guerre dévastatrice, qui illustre l’obsession de puissance du géant russe, aggrave le paradoxe dans lequel celui-ci s’est enfermé. Acteur international de premier plan doté de multiples atouts, il se contente d’être un colosse aux pieds d’argile qui privilégie son pouvoir de nuisance. 
L’analyse de son rapport au monde confirme que la Russie se trouve à la croisée des chemins. Que sera-t-elle demain : un État dynamique qui donne la priorité au développement interne ? Ou une puissance en déclin empêtrée dans ses vulnérabilités économiques, démographiques et politiques, aveuglée par la conviction qu’elle est vouée à être un Grand, mais incapable de se donner les moyens de l’être ?
Le présent ouvrage, qui passe en revue l’ensemble de ces problématiques, apparaît comme un puissant instantané des forces et des faiblesses de la Russie gorbatchévienne, eltsinienne et poutinienne, nourri aux meilleures et plus récentes sources internationales. Un livre passionnant et sans équivalent sur un sujet brûlant.
 
Charles III
Charles III
Avec le décès de la reine Elizabeth II, survenue le 8 septembre 2022, l’un des derniers géants du XXe siècle s’est éteint. Si chacun s’y était préparé, les mots « la Reine est morte » provoquèrent une onde de choc, qui se fit ressentir bien au-delà des frontières du Royaume-Uni. Son fils ainé, Charles, tout à son chagrin, devait toutefois enfin assumer le rôle pour lequel il est né. Depuis plus de 70 ans, il est l’héritier direct de la couronne britannique à avoir attendu le plus longtemps son accession au trône.
Aujourd’hui roi, qui est Charles III ? Comment sa vie publique et privée l’a-t-elle préparée à assumer, à l’âge où ses pairs profitent des joies de la retraite, la fonction de chef d’État du Royaume-Uni et de 14 autres pays, ainsi que de celle de chef du Commonwealth ?
Constitutionnellement, mais aussi dans le cœur des Britanniques, Charles a jusque maintenant été habitué à jouer les seconds rôles. Être l’héritier d’une reine aussi populaire qu’Elizabeth II n’est pas chose aisée. Sa vie durant, il aura marché derrière elle. Pendant ses près de quinze ans de mariage avec Diana, il a largement vécu dans l’ombre de son aura incroyable. Et depuis la mort de la princesse, l’affection et l’attention du peuple britannique se sont, majoritairement, portées sur ses enfants.
« Fils de », « époux de », puis « père de », Charles dut donc se battre pour affirmer sa personnalité et promouvoir ses engagements, qu’au-delà de quelques-uns de ses sujets attentifs les gens connaissent encore mal. Celui qui était jusque très récemment le Prince de Galles s’est investi – souvent avec préscience, et en jouant parfois avec les limites de son rôle constitutionnel – pour l’environnement, pour les jeunes défavorisés, la régénération des quartiers urbains ou encore les médecines alternatives. Il s’est engagé également pour la modernisation de la monarchie britannique, alors même que s’est engagée, dix ans avant la mort de la reine, une période de transition marquée par des crises menaçant la pérennité de l’institution.
C’est cette vie de combats, façonnée par son histoire personnelle, que ce livre propose de raconter, éclairant les lecteurs sur le style, les idées et les ambitions du nouveau roi. 
 
Pour la reine
Pour la reine
Pour cet ouvrage inédit, Jean des Cars a construit son ouvrage autour des axes suivants :
- Toutes les raisons pour lesquelles cette femme devenue une telle icône. Par sa fonction et son âge, elle est unique.
- Son éducation, ses rapports avec sa nurse montrent les aspects dominants de son caractère. Un handicap : sa timidité. Ses avantages : sa détermination et son empathie face aux malheurs des autres.
- Une visionnaire de la communication : contre l’avis de Churchill, elle exige que son couronnement soit télévisé. Elizabeth II devient la reine de l’image. Elle l’est toujours.
- L’épouse follement amoureuse de son mari, passion réciproque surtout entre 1947 et 1952, avant son avènement. Mais aussi sa maladresse à l’égard de Philip.
 - Son manque de chaleur et de tendresse à l’égard de ses premiers enfants, Charles et Anne. Elle se rattrape avec Andrew et Edward.
- Ses rapports conflictuels avec sa sœur Margaret.
- Sa formidable capacité d’adapter la tradition à l’innovation : au milieu des Années 60, elle accompagne la révolution musicale des Beatles, qui est aussi celle du « swinging London » et de la mini-jupe.
- Quand il faut trancher, elle le fait, parfois durement, par exemple pour la fin des mariages de ses fils Charles et Andrew. Pourtant, elle règle ces divorces davantage en grand-mère qu’en reine.
- Sa détestation des conflits familiaux et privés étalés sur la place publique.
- Politiquement, elle ne refuse pas les désaccords avec ses Premiers ministres. Elle est devenue expérimentée, sachant ce qu’elle veut et le fait savoir au gouvernement.
- Elle aime tous ses petits-enfants et les protège. Le bonheur du mariage de William et Kate. A l’opposé, celui de Harry et Meghan.
- L’importance des secrétaires particuliers de la souveraine
- Un chef d’Etat qui aime la campagne, les chiens et les chevaux. Mais qui n’a jamais fait passer ses goûts profonds avant l’exercice de son métier de Reine.
- En public, elle évolue selon des codes secrets. Tout a une signification : les bijoux et les chapeaux qu’elle porte, les couleurs, le sac à main qui change de bras pour signifier discrètement qu’une audience est terminée…
 
 

Plongez dans l'Histoire

 
100 dates de l'Histoire de France qui ont fait le monde
100 dates de l'Histoire de France qui ont fait le monde
Vous ne le saviez peut-être pas, mais l’histoire de France a fait l’histoire du monde.
 
De la construction de la basilique Saint-Denis, marquant l’invention de l’art français, à l’incendie de Notre-Dame de Paris, ce livre révèle ce que la France a apporté au monde. Qui sait encore, aujourd’hui, que l’art gothique est né en France ? que ce sont des Français qui ont fondé les villes qui allaient devenir Montréal, Detroit, Saint-Louis ou Brazzaville ? que ce sont les Françaises qui furent les pionnières de l’égalité des sexes ? que c’est un médecin français qui a découvert l’origine de la peste, ou que l’Inde a failli devenir française ?
De l’âge d’or des cathédrales à l’invention de la laïcité, de l’esprit des Lumières à l’abolition de l’esclavage en passant par l’invention de l’aviation et du cinéma, Dimitri Casali nous fait découvrir ou redécouvrir combien l’histoire de France a inspiré le monde.
 
Histoire de France
Histoire de France (édition collector)
« Nous n’avons pas tenté une œuvre originale : on peut éclaircir l’histoire, on ne la renouvelle pas. Nous n’avons pas non plus soutenu une thèse. Nous nous sommes efforcé de montrer comment les choses s’étaient produites, quelles conséquences en étaient résultées, pourquoi, à tel moment, telle décision avait été prise plutôt que telle autre. Ce qu’on découvre, au bout de cette analyse, c’est qu’il n’est pas facile de conduire les peuples, qu’il n’est pas facile non plus de fonder et de conserver un État comme l’État français, et l’on en garde, en définitive, beaucoup d’indulgence pour les gouvernements. Peut-être ce sentiment est-il la garantie de notre impartialité. Mais comment serions-nous de parti pris puisque notre objet est de présenter dans leur enchaînement les événements de notre histoire ? Nous ne pouvons la juger que par ses résultats. Et, comparant notre condition à celle de nos ancêtres, nous sommes amené à nous dire que le peuple français doit s’estimer heureux quand il vit dans la paix et l’ordre, quand il n’est pas envahi et ravagé, quand il échappe aux guerres de destruction et à ces guerres civiles, non moins redoutables, qui, au cours des siècles, ne l’ont pas épargné. » Ce passage, tiré de l’introduction de ce livre publié en 1924, illustre bien la nature de l’ouvrage. Loin de ce que feront l’école des Annales et l’historiographie marxisante des années 1950 et 1960, Jacques Bainville privilégie une histoire plus « classique » et littéraire qui, tout en se fondant sur l’exactitude des faits et le refus des partis pris, traite singulièrement de l’histoire politique de la France imbriquée dans l’histoire de la politique extérieure que, en tant que journaliste et chroniqueur parlementaire, il connaît sur le bout des doigts. Toute son attention est portée, avec une très grande clarté, sur l’enchaînement des faits au service d’un but : montrer comment la France s’est construite à travers les âges, comment celle de son temps provient de celle d’hier. Un grand bonheur de lecture au contact d’un livre très instructif.
 
Les énigmes de l'histoire de France
Les énigmes de l'histoire de France
À la lumière des recherches les plus récentes, cet ensemble sans équivalent tisse une trame envoûtante et constitue à sa façon une autre histoire de France.
Le 27 septembre 52 avant notre ère, tout est réuni pour que Vercingétorix l’emporte à Alésia sur les légions de César ; or c’est tout l’inverse qui se produit. Comment expliquer ce désastre ? Le 29 mai 1968, le général de Gaulle disparaît : eut-il la tentation de se retirer, et qu’est-il allé dire et faire à Baden-Baden ? Le secret de ces heures capitales n’est pas entièrement élucidé. La grande histoire est faite aussi de ces incidents, hasards et affaires qui ont défrayé la chronique et conservé leur part de mystère tout en influant sur les destinées du pays : épopée de Jeanne d’Arc, affaire des Poisons, prétendu Louis XVII, exécution du duc d’Enghien, complot de la Cagoule, et bien d’autres circonstances tout aussi romanesques et le plus souvent tragiques ont contribué à façonner la mémoire et la légende nationales. Sur elles, voici ce qu’il est possible de savoir et de comprendre. Une autre manière d’écrire l’histoire de France.
 
Les grands duels qui ont fait la France
Les grands duels qui ont fait la France
La France s'est toujours construite par le conflit, qu'il soit extérieur (la guerre) ou intérieur. Notre histoire regorge en effet de rivalités, célèbres ou oubliées, opposant jusqu'à la haine des individualités d'envergure souvent proches par leurs idées mais antinomiques par leurs ambitions et leurs caractères. Or, en dépit de la familiarité de ce thème, aucun ouvrage ne lui a jamais été consacré. C'est chose faite grâce à ce "livre-chapitres" ambitieux qui rassemble les meilleurs historiens (Simone Bertière, Jean-Christian Petitfils, Patrice Gueniffey, Thierry Lentz, Arnaud Teyssier...) et les plus belles plumes du "Figaro-Magazine"(Jean Sevillia, Philippe Tesson, Guillaume Tabard, Carl Meeus, Arthur Berdah...) sous la direction d'Alexis Brézet et Jean-Christophe Buisson. Un collectif de prestige pour un "casting" d'anthologie qui nous plonge au coeur de rivalités emblématiques : Guise et Henri III, Danton et Robespierre, Talleyrand et Fouché, Pétain et De Gaulle ou encore Giscard et Chirac. Un dernier chapitre, consacré au duel Hollande/Macron, vient enrichir cette nouvelle édition au plus proche de l'actualité. 
 
L'armée française
L'armée française
La bataille de Valmy, en 1792, marque l’irruption d’un type d’armée comme le monde n’en avait jamais connu : une armée massive et nationale de citoyens-soldats qui, conjuguée au génie de Napoléon, va conquérir l’Europe. Deux cent vingt ans plus tard, les opérations au Mali, de 2013 à 2022, voient intervenir une force française qui semble ne plus avoir de points communs avec la précédente : de petite taille, professionnelle, experte en opérations extérieures, en contre-insurrection comme en contre-terrorisme. Comment est-on passé de l’une à l’autre, à travers deux guerres mondiales, les grands conflits européens du xixe siècle et une multitude de guerres coloniales, tel est le sujet central de cet ouvrage important.
En 61 articles richement illustrés de photos, dessins, cartes et infographies, il permet au lecteur de parcourir deux siècles d’histoire militaire, à travers non seulement l’histoire des batailles mais aussi celle des troupes, des armes et des doctrines. Comme les deux ouvrages précédents nés de la collaboration de Perrin et de Guerres & Histoire – La Wehrmacht puis La Guerre antique –, L’Armée française, de Valmy au Mali est une somme due aux meilleurs historiens racontée avec clarté et justesse, propre à séduire tous les publics. Ce livre tombe au moment exact où, du fait de la guerre en Ukraine, la France se doit de repenser à nouveau son armée. Elle aborde ce nouveau chapitre forte d’une tradition qui est probablement la plus riche du monde de par la variété de ses expériences qui l’ont conduite, plus d’une fois, comme l’écrivait de Gaulle, à « des succès achevés aux malheurs exemplaires ».
 
 
Les énigmes de l'histoire du monde
Les énigmes de l'histoire du monde
Voici vingt énigmes qu'on s’épuise à élucider, parfois depuis des siècles : on s’en irrite souvent, mais elles conservent le charme des secrets de famille. Certaines, pourtant, ont influé sur les destinées du monde. Le monothéisme d’Akhenaton, l'existence de l'Atlantide, le tombeau d’Alexandre, la personnalité de Shakespeare, la disparition de l’ambassadeur Bathurst, le linceul de Turin, la seconde vie du tsar Alexandre, l’assassinat de Kennedy, l’attentat contre Jean-Paul II, la mort de lady D. n'en sont que quelques-unes… Autant d’épisodes qui continuent d’intriguer et de faire douter... jusqu'à la parution de cet ouvrage.
 
Les femmes de l'ombre
Les femmes de l'ombre
L’auteur révèle ici la véritable odyssée – longtemps occultée ou saupoudrée d'un glamour un peu surannée – des femmes dans les services secrets. Elle commence au XVIe siècle, quand l’Angleterre de Cromwell invente le néologisme de « she-intelligencers ». Et se poursuit de nos jours à l’heure où une Américaine, Gina Haspel, préside aux destinées de la CIA. Portraits, récits, révélations ponctuent cet incroyable et pourtant authentique thriller. À chaque page, une découverte : la vérité sur Mata Hari ou Milady de Winter ; les espionnes dans l’Ancien Régime, la guerre de Sécession américaine, l’affaire Dreyfus ; les « soldates inconnues » de la Grande Guerre ; le front féminin invisible de Staline ou d’Hitler ; les héroïnes et les traîtresses de l’Occupation ; les femmes chefs de réseaux de la Résistance ; les saboteuses de Churchill ; les désinformatrices de Roosevelt ; les espionnes au service de la DGSE, du Mossad, du MI6 anglais, du SVR russe, du Guoanbu chinois, de la CIA.
 
Le renseignement français en 100 dates
Le renseignement français en 100 dates
Savez-vous que c’est grâce à ses espions que Guillaume le Conquérant parvient à conquérir l’Angleterre en 1066 ? Que, en 1318, le roi Philippe V crée un sceau afin que des informations jugées secrètes échappent à ceux qui n’ont « pas à en connaître » (expression aujourd’hui courante dans le domaine du renseignement) ? Ou encore que Louis XI, au XVe siècle, est surnommé l’« universelle aragne » en raison de l’intense activité d’espionnage qu’il déploie en France et du vaste réseau d’informateurs qu’il met sur pied ?
Dans l’imaginaire collectif, le renseignement français n’a pas d’histoire : il renvoie essentiellement à la période contemporaine, et on associe souvent l’univers fascinant des espions et agents secrets à la Guerre Froide. Or, rien n’est plus faux, et son aventure commence bien avant 1947. Des premières méthodes de chiffrement mises au point par César dans le contexte de la guerre des Gaules en 58 av. J.-C., à la séance de l’Académie des sciences morales et politiques qui, le 16 décembre 2019, élève enfin au rang d'« art » le renseignement, le présent ouvrage offre au lecteur une approche inédite et complète de l’histoire de cette activité en France. À travers 100 dates essentielles, Olivier Brun et Jérôme Poirot, deux grands spécialistes du sujet, nous font mieux connaître et apprécier cette discipline aussi essentielle que mystérieuse.

Préface d'Olivier Forcade.
 
 
Femmes d'État
Femmes d'État
En raison de la loi salique, les femmes ont été écartées du trône sous l’Ancien-régime avant que la privation du suffrage universel ne les marginalise de la Révolution à la Libération. Mais la France n’est pas le monde et des dirigeantes d’exception n’ont cessé d’enrichir le riche livre d’heures de notre histoire de l’Antiquité à nos jours. Sous la direction d’Anne Fulda, historiens et journalistes racontent leurs vies exceptionnelles en s’attachant non seulement à dresser leurs portraits politiques et intimes mais aussi et surtout à ausculter pour la première fois leur façon d’exercer le pouvoir au quotidien et dans la gestion des grandes crises qu’elles ont su souvent gérer  d’une main de maître.
Un livre sans précédent qui détruit pour de bon le mythe d’une supposée prédisposition des hommes dans la gestion des affaires publiques. En voici l’impressionnant sommaire:

Cléopâtre : Robert Solé 
Brunehault : Bruno Dumézil 
Aliénor d’Aquitaine : Martin Aurell 
Isabelle la Catholique : Joelle Chevé
Catherine de Medicis : Jean-François Solnon 
Christine de Suède : Guillaume Frantzwa 
Elisabeth d’Angleterre : Sophie Cassagne Brouquet
Anne d’Autriche : Simone Bertière
Catherine II : Lorraine de Meaux
Marie-Antoinette : Hélène Delalex
Marie-Thérèse d’Autriche : Jean-Paul Bled 
La reine Victoria : Edmond Dziembowski 
Cixi : Valérie Niquet 
Indira Gandhi : François Gautier 
Aung San Suu Kyi : Sébastien Falletti 
Golda Meir : Georges Ayache 
Margareth Tatcher : Emmanuel Hecht 
Angela Merkel : Viviane Chocas
Ellen Johnson Sirleaf : Vincent Hugeux 
Elizabeth II : Anne Fulda 
 
Maîtresses et femmes d'influence
Maîtresses et femmes d'influence
Qui se souvient de Jeanne Bibesco ? De Sophie Dosne, de Berthe Cerny ? De la comtesse de Castiglione, « la plus belle femme d’Europe », à part une poignée d’historiens ? Et pour cause…
Amies, amantes, intrigantes, elles ont fleuri à l’ombre du pouvoir. Empereurs, Présidents du Conseil, tous ont subi l’influence veloutée d’une ambitieuse – bénéficié, sans se l’avouer parfois, des bons conseils d’une amoureuse… D’épopée napoléonienne en Front Populaire, de Commune en Débâcle, dans une histoire faite par les hommes, de derrière leur épaule elles ont dicté la leur.
Revue, en dix chapitres, de ces dix femmes au cœur du pouvoir…
 
« Derrière chaque grand homme, il y a une femme, a-t-on coutume de dire. Robert Schneider, qui est allé voir, brosse dix portraits d’égéries trop méconnues. » Le Point
 
 
Femmes combattantes
Femmes combattantes
Pourquoi Noor, princesse indienne, s’est-elle enga­gée en 1942 dans les services secrets britanniques plutôt que d’attendre que la guerre se termine ? Quel appel Susan Travers a-t-elle entendu pour quitter sa vie d’aristocrate et suivre les hommes de De Gaulle à Bir Hakeim ? Comment l’infirmière Geneviève de Galard a-t-elle choisi de partager les souffrances des blessés dans l’enfer de Diên Biên Phu ? Et Lily ? Quelle pas­sion a animé cette Soviétique de moins de vingt ans, pour aller défier les aviateurs d’Hitler au-dessus de Stalingrad, tout comme la poète Hannah qui a fui la Hongrie antisémite pour y revenir en agent secret britannique au moment où les nazis l’envahissent ? Plus près de nous, pourquoi Jihane la Kurde a-t-elle renoncé à sa vie de femme pour combattre Daesh, sachant sa tête mise à prix ? Quel déclic a poussé l’étudiante Cassiopée à rejoindre l’armée française et devenir espionne dans le cadre de l’opération Barkhane au Mali, sillonnant les terres djihadistes au mépris de tous les dangers ?

À travers ces sept portraits de femmes engagées, héroïnes exemplaires, c’est toute la force du courage au féminin qui s’impose dans ce formidable hommage.
 
 
Hollywood ne répond plus
Hollywood ne répond plus
Au début des années 1960, la 20th Century Fox, en pleine tempête, donne naissance à deux films emblématiques, Cléopâtre et Le Jour le plus long, ainsi qu'un troisième, Something's Got to Give, qui demeurera inachevé. Epique, impitoyable, déraisonnable, sont autant de termes qui peuvent qualifier leur réalisation chaotique que leurs acteurs capricieux. Leurs destins sont, de fait, étroitement liés.
Dans cette bataille d’ego permanente, un parallèle inverse s’opère : jusqu’alors intouchable, Marilyn Monroe perd la confiance de ses pairs dans une rapide descente en enfers qui scelle son sort. Face à elle, Elizabeth Taylor impose peu à peu sa loi sur le tournage du peplum qui ancrera sa légende.
S’appuyant sur le journal de bord du réalisateur Joseph L. Mankiewicz, l’auteur, grand spécialiste du cinéma et de ses coulisses, retrace sur le vif les derniers sursauts de grandeur de l’âge d’or hollywoodien. A lire comme un polar.
« La différence entre la vie et le cinéma, réside dans le fait qu'un scénario doit avoir du sens, alors que la vie n'en a pas besoin. » (Mankiewicz)
 
Histoire de la CIA
Histoire de la CIA
Cette histoire de la plus célèbre des agences de renseignements américaines nous mène au coeur de son quartier général, à Langley. Grâce à des documents nombreux jusqu’alors inconnus, elle jette un nouvel éclairage sur les opérations de la CIA - de la Pologne à la Hongrie, de l’Indonésie à l’Irangate et de la Baie des Cochons à Guantanamo - et lève en particulier le voile sur son rôle dans la guerre contre le terrorisme, qui s’est étendu très au-delà des actions clandestines. Ses réussites, ses échecs, ses directeurs, ses héros - mais aussi ses salauds - sont ici présentés par l’un des meilleurs spécialistes américains du sujet, qui décrit par ailleurs le développement de l’agence sur trois générations. Car la CIA évolue fortement : se militarisant, et s’éloignant toujours davantage de sa mission originale de collecte de renseignements et d’analyse, elle semble ne chercher qu’à échapper à tout contrôle du pouvoir exécutif et surtout législatif, pour devenir, au sens propre, un Etat dans l’Etat. Cette Histoire de la CIA, fruit de quarante ans de recherches, est un livre indispensable pour comprendre l’histoire contemporaine et envisager l’avenir des Etats-Unis.
 
Mildred
Mildred - ou le destin exceptionnel d'une résistante américaine dans l'Allemagne nazie
Mildred Harnack.
Ce nom, balayé par l’histoire, est celui de l’arrière-grand-tante de Rebecca Donner.
Ce nom est celui d’une intellectuelle américaine de vingt-six vivant à Berlin lorsque le nazisme entame sa fulgurante ascension au pouvoir. Refusant les discours nauséabonds et les régressions sociales, elle tient des réunions secrètes dans son appartement, rassemble autour d’elle un cercle d’activistes aidant les Juifs à fuir le pays, dénonçant Hitler et appelant à la révolution.
Ce nom est le cœur battant de l’un des plus importants réseaux de résistance en Allemagne.
Ce nom est celui d’une espionne précieuse pour les Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale.
Ce nom est celui d’une femme libre, arrêtée et guillotinée pour n’avoir jamais renoncé à ses idées.
 
À partir de notes, de correspondances, d’archives et de témoignages, Rebecca Donner rend un bouleversant hommage à son aïeule. Ce récit en immersion dans le quotidien chuchoté de son héroïne nous rappelle le combat de celles et ceux que les livres d’histoire et la mémoire collective ont laissé de côté. Mildred a désormais une voix, un visage, un destin.
 
Ils l'appelaient Monsieur Hitler
Ils l'appelaient Monsieur Hitler
De la naissance du parti nazi en 1920 jusqu’à la déclaration de guerre en 1939, on a vu croître en France un courant d’opinion pacifiste, humaniste, européiste et germanophile. « Hitler est un modéré, disaient en substance ses apôtres, c’est un humaniste, un pacifiste. Il n’est antisémite que par tactique. Il calmera ses troupes. D’ailleurs, l’Allemagne ne veut pas la guerre… » Qui étaient les partisans de cette grande réconciliation généralisée entre les peuples ? Jean Luchaire, Fernand de Brinon, Jacques Benoist-Méchin, pour n’en citer que quelques-uns. En parallèle, l’extrême droite française se construit, à l’exemple du fascisme, puis du nazisme. Le Faisceau, la Solidarité française, le Parti franciste, le Parti populaire français et une myriade de groupements haineux inventent le fascisme à la française et soutiennent ouvertement les dictatures, en général, et Hitler, en particulier. Lorsque la guerre éclate, ces adeptes se métamorphosent, s’enfonçant dans une collaboration toujours plus radicale, qui les mène, en une spirale destructrice, à l’apocalypse de 1945. De Pierre Laval à Jacques Doriot en passant par Alphonse de Chateaubriant, Marcel Déat, Eugène Deloncle et beaucoup d’autres, nous suivons ainsi les parcours inouïs de ces champions de la paix devenus des prêcheurs de haine.
 

 
 
On les appelait les Résistants
On les appelait les Résistants
Grandes figures de la lutte antinazie (1940-1944)

18 juin 1940. Dès avant l’armistice, l’appel du général de Gaulle fait naître l’idée de Résistance. Elle constitue l’expression d’un double refus de la dictature nazie et du régime collaborateur de Vichy, mais aussi la volonté de défense des grandes valeurs démocratiques. Pas à pas, des difficiles premiers semestres à son expansion spectaculaire en 1944, elle va contribuer à entretenir l’espoir d’une libération prochaine, tout en condamnant l’équipe Pétain-Laval qui considère les Anglo-Américains comme des envahisseurs.
Protéiforme, la Résistance n’est toutefois pas une. Elle se divise non seulement entre gaullistes, démocrates-chrétiens, socialistes, radicaux, communistes, royalistes et même quelques extrémistes de droite, mais aussi entre plus de vingt mouvements et trois cents réseaux… Sans compter l’infinie variété des engagements, du saboteur au maquisard, de l’agent de liaison au codeur de messages, du passeur au spécialiste des attentats, de l’espion infiltré au paysan offrant abri et nourriture…
C’est cette complexité – et ces contradictions parfois sanglantes – qu’illustre cet ouvrage, en resituant les principaux acteurs d’une véritable épopée en trois grandes « familles » : les héros tragiques (Honoré d’Estienne d’Orves, Berty Albrecht, Pierre Brossolette, Jacques Bingen…), les personnalités saillantes (Henri Rol-Tanguy, Emmanuel d’Astier de La Vigerie, le général Leclerc…), les « femmes et hommes de lumière » (Germaine Tillion, Mgr Jules Saliège, Simone Michel-Lévy, René Char…). Tout en s’efforçant d’éclaircir ces grandes énigmes que demeurent la trahison de Jean Moulin, celle du général Delestraint ou encore l’exécution de l’amiral Darlan.
 
Hitler et Churchill
Hitler et Churchill
Si Andrew Roberts est désormais bien connu du public francophone grâce au succès de son Churchill paru en traduction en 2020, il se penche de longue date sur la personnalité, la carrière et l’œuvre du grand homme.
Ici, l’auteur enfourche l’un de ses chevaux de bataille préférés pour s’en prendre à ceux qui suggèrent qu’au fond, il n’y avait guère de différence entre Hitler et Churchill. Leur expérience des tranchées au cours de la Grande Guerre, leur patriotisme exacerbé, la fierté qu’ils tiraient du glorieux passé de leur pays et par-dessus tout leur charisme, leur art de mener les hommes, le pouvoir psychologique qu’ils exerçaient sur les foules – et ce, souvent même en dehors de leur patrie : tout cela, lit-on çà et là, les rapprochait au point de faire d’eux des frères ennemis.
Andrew Roberts montre magnifiquement le caractère fallacieux de ces points communs supposés, et d’abord sur le plan pratique, en rappelant que Churchill a toujours su déléguer le pouvoir de décision militaire à ses chefs d’état-major en se rendant à leurs arguments – certes, non sans avoir au préalable ferraillé avec eux jusqu’au bout – tout en se réservant le rôle de représentant indiscuté du Royaume-Uni auprès de ses interlocuteurs Roosevelt et Staline. Cette délégation de pouvoir, Hitler l’a certes appliquée lors des grands triomphes de la guerre éclair, en Pologne et en France, en 1939-1940, mais il y a mis fin dès les premiers revers sur le front soviétique à la fin de 1941, pour devenir totalement incapable de faire confiance à ses généraux après l’attentat de juillet 1944. Pour l’auteur, un grand meneur d’hommes c’est un chef qui, au contraire, pratique la confiance à double sens : le commandant en chef fait confiance aux commandants sur le terrain dont il a su discerner la compétence en les nommant, et les subordonnés, aussi hauts gradés qu’ils soient, lui font confiance pour les soutenir sans réserve une fois qu’ils l’ont amené à percevoir le bien-fondé de leurs entreprises. Ce fut là, soutient Andrew Roberts dans des pages fort convaincantes, ce qui fit la force de Churchill, chef de guerre de 1940 à 1945.
 
Pour une archéologie de la Seconde Guerre mondiale
Pour une archéologie de la Seconde Guerre mondiale
Après avoir raconté l’émergence et les évolutions récentes de l’archéologie de la Seconde Guerre mondiale, discipline scientifique qui met ses chercheurs et ses méthodes au service d’une histoire interdisciplinaire, Vincent Carpentier présente, dans une synthèse inédite, les grandes catégories de vestiges conservés ou mis au jour sur les théâtres de ce conflit majeur.
En premier lieu, il aborde les ouvrages défensifs ou logistiques – lignes fortifiées de l’Atlantique au Pacifique, aérodromes, bases de missiles, de U-Boote, abris, etc. –, dans lesquels le béton et l’acier occupent une place de choix. Puis il s’intéresse aux vestiges polymorphes des champs de bataille proprement dits, depuis les grains de sable d’Omaha Beach jusqu’aux épaves sous-marines, en passant par les théâtres d’affrontements ou le relèvement de corps de soldats. Enfin, il évoque les témoins matériels de la violence de masse, emblématique de cette guerre totale, à travers l’archéologie des destructions et les recherches dédiées aux camps d’internement, aux crimes de masse et à la Shoah.
Au fil de ce tour d’horizon international des traces matérielles de la Seconde Guerre mondiale et des réflexions qu’elles suscitent, Vincent Carpentier interroge les enjeux mémoriels ou idéologiques qui s’y rapportent, et souligne leur résonance avec une actualité marquée tant par les héritages géopolitiques du dernier grand conflit du XXe siècle que par la guerre qui fait rage aujourd’hui en Ukraine.
 
La Vie après Birkenau
La Vie après Birkenau
« On m’a parfois demandé comment j’avais pu, après les camps, retrouver le désir de vivre. La seule réponse valable à mes yeux est celle-ci : on n’a pas le choix. Cela me paraît valable pour une personne comme pour un pays tout entier. »
Simone Veil raconte son enfance, sa déportation et l’importance de cette épreuve dans sa vie.
 
« Un livre magnifique et nécessaire. » Olivia de Lamberterie, ELLE
« Avec ce livre, Simone Veil ne suscite pas seulement l’admiration. Elle bouleverse. » Valérie Lehoux, Télérama
 
Ce récit a déjà été publié dans l’ouvrage L’Aube à Birkenau.
 
Les opérations les plus extraordinaires de la Seconde Guerre mondiale
Les opérations les plus extraordinaires de la Seconde Guerre mondiale
De nombreuses opérations ont lieu entre 1939 et 1945. Si Overlord – qui permet le débarquement de Normandie – ou encore Barbarossa – qui orchestre l’invasion de l’Union soviétique par le Reich – sont célèbres, il en existe pourtant beaucoup d’autres. Souvent moins imposantes, certaines sont toutefois bien plus exceptionnelles car elles font appel à l’audace incroyable, la ruse inouïe ou encore l’imagination débordante de leurs instigateurs.
Ainsi, saviez-vous que les Américains avaient voulu lâcher sur le Japon un million de chauves-souris lestées d’une charge incendiaire ? Que les services secrets britanniques avaient fait croire à une prétendue invasion de la Sardaigne grâce à un faux cadavre ? Que les nazis avaient fabriqué de la monnaie britannique factice ? Ou encore que les Anglais avaient voulu construire un porte-avions en glace ?
Claude Quétel, grand spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, nous narre le récit d’une trentaine d’opérations méconnues, souvent loufoques et improbables, mais pourtant bien réelles. Sources à l’appui, il nous dévoile la préparation et le déroulement de ces « coups tordus », tous plus spectaculaires les uns que les autres.

« Passionnant et haletant de bout en bout ! » Le Figaro Histoire
« Claude Quétel a un talent particulier pour faire revivre ces épisodes palpitants. » Ligne de front
 
Combattre en dictature. 1944 
Combattre en dictature. 1944
Jean-Luc Leleu entend explorer le fonctionnement global de la Wehrmacht face au spectre de la défaite. Il s’agit de comprendre les acteurs plutôt que raconter les événements. Pour ce faire, les forces armées allemandes sont étudiées au prisme de la bataille de Normandie à l’été 1944 : une confrontation qui a vu quelque 640 000 soldats du Reich s’opposer pendant douze semaines à près de 2 millions de combattants alliés.  Deux volets structurent le livre. Le premier consiste à appréhender la manière dont les stratèges allemands ont anticipé l’offensive alliée et y ont préparé leurs troupes. A cet égard, le Débarquement est analysé en fonction des réactions dans une situation d’extrême urgence. Comment réagissent les acteurs d’une chaîne de commandement face à un événement majeur aux contours mal définis, sur la base d’informations parfois erronées, souvent imprécises, toujours parcellaires ? Ceux qui commandent prennent-ils (ou ne prennent-ils pas) les bonnes décisions en temps et en heure ? Il apparaît ainsi que les premières contre-mesures allemandes furent loin d’être efficaces, faute de pouvoir localiser le point d’effort exact des Alliés.
Le second grand volet concerne les attitudes rencontrées au combat au sein d’une institution militaire évoluant ici dans le cadre de la dictature nazie. L’analyse des pertes (tués, blessés, malades et prisonniers de guerre) permet tout d’abord de déterminer le degré de consentement au sacrifice et de mesurer quelles sont les catégories de personnels qui, selon l’âge, le grade, la fonction et l’unité, portèrent le fardeau du combat. Ensuite elle permet de toucher du doigt l’intensité des combats au fil des semaines et de déterminer les points de rupture dans la combativité des troupes.
Sous couvert d'un sujet - la Wehrmacht - maint fois exploré, c'est donc une étude riche et originale que nous livre cet éminent specialiste de la Seconde Guerre mondiale. 
 


 
 
Les actrices du IIIe Reich
Les actrices du IIIe Reich
Nous le savons, la production cinématographique a été intense en Allemagne sous le IIIReich. Mais si l’on connaît les films de propagande exaltant l’esprit guerrier (tels Stukas ou Kolberg) ainsi que les incontournables documentaires de Leni Riefenstahl (notamment celui sur les Jeux olympiques de 1936), le cinéma de divertissement est souvent mis de côté, voire totalement ignoré.
C’est pourtant entre 1933 et 1945 que les studios allemands comme la UFA produisent le plus de films (comédies, mélodrames, films d’amour, policiers, etc.) et élèvent nombre d’actrices au rang d’icônes (Zarah Leander, Brigitte Horney, Camilla Horn…). Largement inspirée du modèle hollywoodien, cette industrie est une véritable usine à rêves qui présente alors deux avantages majeurs : d’une part, divertir les citoyens allemands et leur faire oublier la guerre en leur offrant un monde de glamour et de paillettes ; d’autre part, délasser les « grands » – tels Goebbels – qui se consolent facilement dans les bras des actrices…
Pour la première fois, cet ouvrage explore et analyse le star system nazi : le statut particulier et ambigu des comédiennes, leurs carrières étonnantes, leurs vies hors du commun, leurs rapports avec les hauts dignitaires, le rôle qui leur a été dévolu à l’écran… En dévoilant cette face cachée de l’univers national-socialiste, Isabelle Mity revisite de manière originale et inattendue l’histoire de l’Allemagne au XXe siècle.
 
J'avais 10 ans à Bergen-Belsen
J'avais 10 ans à Bergen-Belsen
L’horreur qu’il a vécue enfant hante toujours ses nuits. Sa vie. À près de 90 ans, Léon Placek n’a pas oublié ce qu’il a subi pendant la Seconde Guerre mondiale. L’étoile jaune, la dénonciation, le commissariat de police de son quartier, à Paris, puis l’internement à Drancy et le départ en train vers l’inconnu, jusqu’à l’arrivée au camp de Bergen-Belsen. Le choc de la faim, du froid, la mort côtoyée à chaque instant, la torture qui porte un autre nom… Et enfin la Libération, mais accompagnée de tant d’incertitudes…
Ce livre raconte l’histoire de ce jeune garçon et de sa famille confrontés à la législation promulguée en 1941, qui exclut de la communauté nationale tous ceux désormais fichés et considérés comme « ennemis ». Léon Placek a dès lors connu le pire, jusqu’au désespoir.
Il témoigne aujourd’hui avec une infinie sensibilité et partage ses réflexions sur l’humanité, en se confiant à Philippe Legrand. Son récit, intime et bouleversant, est plus qu’une leçon de vie : c’est un parcours unique pour mieux comprendre la force des hommes et des femmes lorsque tout semble perdu. Une incursion dans le temps qui trouve tout son sens à notre époque, de nouveau plongée dans la tourmente et confrontée au retour des idées extrêmes.

PRIX DU LIVRE DE L'ANNÉE - LICRA PARIS 2022
 
Et nous sommes revenus seuls
Et nous sommes revenus seuls
Revenue seule des camps de la mort avec ses deux petits frères, c’est avec ses yeux d’enfant que Lili revit chaque jour les longs mois de survie au cœur de la barbarie nazie.
 
« Quand nous sommes revenus, nous ne pouvions parler à personne de cet enfer, de ces souffrances quotidiennes, de cette vie de bêtes battues que nous avions menée pendant près de deux ans dans une inhumanité indigne et impardonnable. Nous étions traumatisés et nous nous taisions... Puis j’ai beaucoup réfléchi : afin que la vie ait un sens après ce passé ignominieux, il me fallait témoigner pour révéler à tous, au monde, cette tragédie à nulle autre pareille. »
 
« Le témoignage poignant à hauteur d’enfant d’une lutte pour la vie. » Vocable
 
Hitler (Vérités & Légendes)
Hitler (Vérités & Légendes)
Que peut-on dire de plus sur Hitler, après la publication de milliers d’articles et de livres, parmi lesquelles des biographies solides ? Précisément, il ne s’agit pas de dire plus, mais de dire juste et de voir autrement en examinant ce qui fait problème dans toute biographie de Hitler. Dans cet esprit, on le suivra à la trace en posant les questions que tout le monde se pose et auxquels bien peu peuvent répondre. En commençant par le commencement : Hitler a-t-il eu une enfance malheureuse ? A-t-il toujours été antisémite ? A-t-il été un héros de la Grande Guerre ? On verra que la rédaction de Mein Kampf n’était nullement préméditée. Que sa marche vers le pouvoir était résistible. Qu’il n’a amélioré ni la condition ouvrière, ni le statut de la femme. Qu’il a fait marche arrière face aux Églises allemandes. Qu’il était un piètre stratège…Mais qu'il a pourtant fait basculer le monde dans la plus atroce des guerres. 
 
Un présent qui s'accroche à moi
Un présent qui s'accroche à moi
Dora a 14 ans lorsqu'elle commence à écrire son journal, début janvier 1943. Elle et sa famille s'installent alors à Pau, au plus loin des inquisitions antisémites des nazis et de Vichy. Ses écrits suivent le rythme d'une vie d'enfant où la classe et les rêveries comptent plus que la fureur de l'Histoire.
Le 3 avril 1944, tout bascule : direction Auschwitz, où elle voit disparaître sa mère et une de ses sœurs. Au journal interrompu se substitue un texte brut racontant les cahots physiques et moraux d'une jeune fille confrontée à chaque instant à la mort, mais qui ne renonce jamais à l'espoir, à l'écriture et au chant pour tenir et se tenir.
Ce témoignage, unique, est accompagné des souvenirs de la vie d'«avant» et du récit du long chemin que fut le retour des camps.
 
Le noir et le brun
Le noir et le brun
En 2016, Jean-Christophe Buisson a publié un 1917, l’année qui a changé le monde qui a fait date tant cet album innovant conjuguait un récit global – au moyen d’une chronologie commentée très écrite – avec une illustration riche et rare, ponctuée d’une vingtaine de portraits de personnalités culturelles, politiques et historiques de premier plan souvent négligées par la postérité. L’ouvrage a rencontré un grand succès public (10 000 lecteurs) et a été unanimement salué par la critique.
Six ans après, c’est d’un autre centenaire qu’il s’agit avec le centième anniversaire de l’arrivée au public de Mussollini via la marche sur Rome, ouvrant l’ère fasciste, amplifiée dix ans plus tard par l’avènement d’Hitler avant de plonger le monde dans l’enfer de la guerre mondiale et connaître une fin tragique, scellée pour la postérité par le procès de Nuremberg. Plongeant leurs racines dans le traumatisme de la Première Guerre mondiale, fascisme et nazisme –même si  ils divergeaient sur de nombreux points- convergeaient dans leur haine des démocraties occidentales et la volonté d’ériger un Etat total et totalitaire, absolutiste et conquérant, concurrent de celui du frère ennemi communiste.
Une des grandes richesses de ce livre, qui en compte beaucoup, est de montrer le caractère mondial de l’attraction qu’ils ont pu susciter non seulement en Europe mais dans le monde entier via l’instauration d’Etats-croupions et de partis-frères sans oublier le troisième pilier de « l’Axe », soit le Japon systématiquement occulté. Plus largement, l’historiographie traite chacun de ces régimes à part tout en se limitant à la dimension politique puis militaire de leur histoire à partir de la Seconde Guerre Mondiale qui débute pourtant, mais qui s’en souvient, avec l’invasion de la Mandchourie par l’Empire du Soleil-Levant en 1931.
Fidèle à son habitude, Jean-Christophe Buisson englobe tout, accordant une large place à l’histoire culturelle, sociale, scientifique et sportive sans négliger naturellement l’histoire politique, diplomatique et militaire. Mais il hiérarchise à la perfection afin de conserver à son texte le caractère d’un grand récit. En résulte un récit édifiant, enlevé, novateur par son procédé même qui rapproche par la chronologie des événements que l’on néglige d’associer.
Une vingtaine de portraits, enlevés, relèvent l’ensemble, magistralement mis en image par environ 200 illustrations privilégiant des représentations méconnues et oubliées.
Un livre-événement promis au rang de futur classique.
 
Les sept vies d'Adrien Conus
Les sept vies d'Adrien Conus
Bien souvent galvaudée, la formule « une vie de roman » s’applique parfaitement au Compagnon de la Libération Adrien Conus (1900-1947). Sa vie fut courte mais d’une richesse inouïe : ce franco-russe né à Moscou, fut tour à tour chercheur d’or et trafiquant d’ivoire, guide de chasse et chef de village en Afrique avant de rejoindre la maigre phalange des Français Libres du général de Gaulle dès 1940. Il est de tous les théâtres de guerre de la geste gaulliste au Levant et en Afrique du Nord (notamment à Bir-Hakeim) avant de rejoindre les services secrets du Général à Londres. Formé à la dure par les Anglais, il est envoyé dans le Vercors cerné. Après sa capture par les Allemands, il échappe miraculeusement au peloton d’exécution. En 1945, il est infiltré en Allemagne nazie dans la région stratégique de Ruhr pour y conduire des actions commando. Avec ses camarades, il incarne alors ce qui se fait de mieux en matière de combat indirect et "spécial". Addict à la guerre, couvert de décorations, le colonel Conus connaîtra en Indochine un destin « à la capitaine Conan ». Efficace, mais trop sulfureux, le commando qu'il a créé est dissous en catastrophe.  Malade, il rentre pour mourir sur sa terre d’adoption, l’Afrique noire. Mais même après sa mort, cet amant imprudent fera parler de lui dans les coursives du contre-espionnage français… Pourquoi ?
Grâce à des archives inédites - notamment des services secrets français et anglais - et des témoignages familiaux, Pierre Servent brosse ici un portrait en forme de sanguine d’un guerrier hors norme que son ami Joseph Kessel avait raison de considérer comme un pur héros sans pour autant être « un ange ».  C’est dans ce clair-obscur que la plume subtile et documentée de Pierre Servent nous entraîne magistralement.
 
 
Les hommes de Mussolini
Les hommes de Mussolini
Auteur d’une très remarquée Histoire du fascisme, Frédéric Le Moal poursuit son travail d’analyse et de compréhension du fascisme italien avec cette série de portraits des principaux compagnons de Mussolini.
Peu connus du grand public, ces hommes entourèrent et servirent le Duce avec une ferveur quasi religieuse, tels des disciples vénérant le fondateur de l’Italie nouvelle. Ils furent les protagonistes en chemises noires des violences de l’après-guerre, les acteurs de la Marche sur Rome, les architectes de la dictature, les penseurs de l’idéologie fasciste, les maîtres d’œuvre d’une diplomatie originale. Beaucoup venaient des rangs du socialisme italien, d’autres du nationalisme. Tous communièrent dans le culte du dictateur, qui exerçait sur eux une sorte de sortilège et ne cessait de les dresser les uns contre les autres dans une sanglante émulation.
Pourtant, une majorité d’entre eux se retourna contre lui quand les désastres de la Seconde Guerre mondiale précipitèrent l’Italie dans l’abîme. Les hommes de Mussolini le trahirent, y compris son propre gendre, avec un courage que n’eurent ni les séides de Hitler ni ceux de Staline. C’est cette histoire d’une fidélité rompue que raconte ce livre à travers la vie de quinze personnages au destin particulier. Soit Dino Grandi, Roberto Farinacci, Italo Balbo, Giuseppe Bottai, Emilio De Bono, Cesare Maria De Vecchi, Michele Bianchi, Costanzo Ciano, Galeazzo Ciano, Augusto Turati, Achille Staraci, Giovanni Gentile, Luigi Federzoni, Pietro Badoglio et Alessandro Pavolini.

 

 
 
 
Les Espions de Cambridge
Les Espions de Cambridge
Tout est invraisemblable dans ce récit aux allures de roman. Et pourtant, tout est vrai. Au milieu des années 1930, les maîtres-espions de Staline recrutent cinq étudiants de la prestigieuse université de Cambridge. Des jeunes pousses qui s‘appellent Anthony Blunt, Guy Burgess, John Cairncross, Donald Maclean et Kim Philby. Retournant contre lui l’esprit de caste de l’establishment britannique, ce quintette de « taupes » soviétiques atteindra des postes clé dans la hiérarchie de l’Intelligence Service, poussés par une foi absolue dans l'idéal communiste. Rémi Kauffer révèle l’extraordinaire réussite de cette entreprise de trahison. Il situe l’importance de la sexualité et de l’homosexualité parmi les membres du réseau. Dévoilant des complicités françaises, inédites à ce jour, il explique pourquoi et comment "les Cinq "ont tous bénéficié d’une impunité juridique ahurissante en Angleterre et révèle les dessous d'un scandale qui s'étend de la Seconde Guerre mondiale à la Guerre froide.  
 


 
 
Le petit théâtre des opérations
Le petit théâtre des opérations
Saviez-vous que l’armée allemande avait fait appel à des pigeons pour tenter de photographier les lignes ennemies en toute discrétion ? Qu’un de ses commandos avait débarqué en Normandie dès 1914, au nez et à la barbe des Français ? Que ces derniers avaient abattu leur propre dirigeable, le confondant avec un zeppelin ? Ou encore que Mata Hari était en réalité une espionne médiocre qui faisait bien rigoler les services de renseignement français ?

Conflit abominable et particulièrement meurtrier, la Grande Guerre a aussi été le théâtre d’épisodes drôles et improbables, et d’actes de bravoure individuels et collectifs. Sur un ton décalé mais toujours documenté, Julien Hervieux ressuscite ces histoires et héros oubliés, pour le meilleur et pour le rire. Enrichie de plusieurs chapitres inédits, voici enfin l’édition en poche de ce livre aussi amusant qu’édifiant qui a déjà conquis des milliers de lecteurs.
 
 
Les Opérations de déception
Les Opérations de déception
Tout au long de l'histoire de la guerre, les chefs militaires ont cherché à tromper leurs adversaires pour vaincre. Jusqu’à l’époque moderne, la ruse reste relativement simple : elle est essentiellement le fait du « génie » du chef militaire. La révolution industrielle, l’augmentation de la taille des armées, l’accroissement de la mobilité, l’avènement de la troisième dimension ainsi que les premiers pas des technologies de l’information offrent la possibilité de synchroniser de multiples stratagèmes dans le temps et dans l’espace, sur des fronts entiers voire au niveau stratégique. Les opérations de déception - des combinaisons d’actions planifiées et coordonnées visant à tromper l’ennemi pour le faire agir dans la direction souhaitée - naissent alors véritablement. Ces opérations (Bertram, Error, Mincemeat...) deviennent même un « art majeur » lors du second conflit mondial, celles préparant le débarquement de Normandie étant probablement les plus complexes jamais mises en œuvre. Leur usage perdure ensuite, même si elles sont plus ou moins mises en avant selon les belligérants et les périodes.
C’est une histoire de ces ruses de guerre, de 1914 à nos jours que raconte Rémy Hémez au plus près des sources. Une analyse tactique et stratégique rigoureuse qui met également en lumière l’imagination sans limite des combattants lorsqu’il s’agit de tromper leurs ennemis. L’auteur le démontre avec brio : alors que la technologie continue de progresser à un rythme vertigineux, les opérations de déception sont plus essentielles que jamais.
 
La Belle Epoque
La Belle Epoque (collector)

Forgée après la Première Guerre mondiale, l’expression « Belle Epoque » correspond-elle réellement aux années 1900-1914 qu’elle désigne ? Pour certains mémorialistes, la misère, le chômage, la dureté de la condition ouvrière et paysanne éloignent cette quinzaine d’années d’un mythique âge d’or. Elles s’éclairent pourtant de plusieurs aspects positifs : embellie économique, dernières splendeurs du franc germinal, essor de l’automobile, débuts de l’aviation, démarrage du cinématographe et, surtout, extraordinaire floraison artistique et musicale.
Avec son talent d’exposition et sa clarté habituels, Michel Winock montre l’authentique unité de cette époque, et en quoi elle constitue l’apogée de la Troisième République.

 
Histoire des tirailleurs sénégalais
Histoire des tirailleurs sénégalais
Créé par décret impérial en juillet 1857, le premier bataillon de tirailleurs n’a de sénégalais que le nom : en effet, ce corps de militaires constitué au sein de l’empire colonial français regroupe en réalité toute la « force noire » – c’est-à-dire les soldats africains de couleur qui se battent pour la France.
Si les études portant sur le rôle des tirailleurs sénégalais dans les deux conflits mondiaux sont légion, rares sont les ouvrages qui retracent toute leur histoire, de la création de ce corps au XIXe siècle à sa dissolution en 1960. S’intéressant aux trajectoires collectives comme aux destins individuels (le militant Lamine Senghor, le résistant Addi Bâ ou encore le Français libre Georges Koudoukou), Anthony Guyon propose ici la première synthèse globale sur le sujet. Il revient sur les moments de gloire de cette armée – comme la défense de Reims en 1918, la bataille de Bir Hakeim en 1942 ou l’opération Anvil en 1944 –, autant que sur les tragédies qui jalonnent également son parcours (citons notamment les terribles massacres commis par la Wehrmacht à leur encontre lors de la campagne de France).
Loin des habituels clichés qui font que, aujourd’hui encore, l’iconographie dégradante incarnée par « Y’a bon Banania » demeure l’un des premiers éléments associés à l'identité des tirailleurs sénégalais, cet ouvrage à la fois complet et accessible illustre toute la complexité de leur position à mi-chemin entre les sociétés coloniales et l’autorité métropolitaine. À mettre entre toutes les mains.
 
Napoléon III
Napoléon III (collection BnF)
Victime de sa légende noire, Napoléon III a longtemps été le plus méconnu et le plus mal-aimé de nos souverains. Tout juste cent cinquante ans après sa mort, l’ouvrage de Thierry Lentz revient sur cette période décisive de 1848 à 1870, où la France entre véritablement dans la modernité. À l’aide de sources inédites, conservées à la BnF et aux Archives nationales, en s’appuyant sur les mémoires de militaires et de ministers ainsi que sur les riches archives de la famille impériale, il brosse un portrait à rebrousse-poil de l’empereur, évoquant tour à tour son enfance marquée par l’exil et la défaite de son oncle Napoléon Ier, sa jeunesse aventureuse, l’élaboration de sa pensée politique, sa marche vers le pouvoir, son bilan intérieur et sa politique étrangère.
L’ouvrage est servi par une iconographie somptueuse, mettant en avant quelques-uns des trésors du patrimoine national, tels les manuscrits de Victor Hugo, d’Émile Zola, les sublimes gravures du Monde illustré ou les premières photographies de Gustave Le Gray ou de Disdéri, qui donnent à voir les visages de l’impératrice Eugénie, du prince impérial et des autres acteurs du règne. Ces œuvres, dont certaines proviennent des collections privées de Napoléon III ou de son entourage, témoignent des expositions universelles, des grands travaux parisiens du préfet Haussmann, des voyages et des fêtes officielles, mais aussi des conflits majeurs du règne, comme la guerre de Crimée et l’expédition du Mexique, sans oublier la défaite de Sedan et l’exil de la famille impériale. Tout l’art de Thierry Lentz, biographe chevronné et spécialiste incontesté des Bonaparte, consiste à faire dialoguer un texte solidement documenté avec des images rares, en offrant, en neuf chapitres parfaitement équilibrés, un panorama complet et synthétique du règne de Napoléon III, revenant sur ses réussites aussi bien que sur ses échecs.
 
Napoléon
Napoléon (Collection BNF)
Lancement de la Bibliothèque des Illustres : une iconographie largement inédite et spectaculaire conjugué à une biographie écrite avec nervosité, accessible à tous et centrée sur la personnalité retenue. L’alliance entre l’image et le texte contribue à renouveler l’art biographique en profondeur.


C’est particulièrement le cas pour Napoléon raconté de main de maître par le nouveau maître de l’histoire impériale.
« Il faut avoir un peu de courage pour oser découvrir Napoléon de près, par les yeux ou par les œuvres de ceux qui l'ont vu. Décaper la légende pour en revenir aux points fondamentaux de la construction de sa personnalité, de son rapport au pouvoir et de ses relations avec ses contemporains permet de faire émerger une autre image de l'immortel empereur. Tout se résume peut-être à ce seul enjeu : comprendre qui il était et s'il fut maître de son destin ou prisonnier d'une fatalité qui le dépassait. Dans cet intervalle entre les deux visions – de l'homme et du génie – se noue le pari biographique napoléonien. »
La vie de Napoléon fut une épopée, celle d'un homme aux prises avec son époque. Une plongée inédite dans les collections de la Bibliothèque nationale de France peut aider à mieux le comprendre : les images, les témoins et leurs archives sont prêts à parler.
 
Napoléon et le renseignement
Napoléon et le renseignement
Ce livre inédit renouvelle la compréhension du renseignement à l’époque napoléonienne en l’inscrivant dans sa dimension européenne et transnationale et non plus strictement nationale. Maintes affaires d’espionnage ou de terrorisme traditionnellement étudiées séparément, prêtant à des explications chaque fois particulières, se voient ainsi présentées sous un jour nouveau.
En 14 chapitres, Gérard Arboit offre de nouvelles perspectives de recherches, en Intelligence Studies comme en études napoléoniennes. Il apporte des éclairages nouveaux sur le coup d’État de 1799, le terrorisme, les manipulations électorales en Grande-Bretagne, les opérations spéciales et même l’intelligence économique. Il éclaire également l’échec espagnol en montrant sa singularité en matière d’acquisition du renseignement d’intérêt militaire et fait ressortir à cette occasion les trahisons de Fouché et Talleyrand. Il ouvre encore des espaces de la recherche jusque-là ignorés ou nimbés de certitudes, comme les affaires d’Orient et d’Amérique du Sud. Enfin, l'ouvrage révèle enfin l’appétence insoupçonnée de l’Empereur pour le renseignement jusqu’aux dernières moments de son règne et dans l’exil. Un éclairage novateur sur la période impériale en révélant les réseaux qui la sous-tende.
 

 

 
 
Les Mythes de la grande armée
Les Mythes de la grande armée
Conditionnée par le récit héroïque imposé par Napoléon puis par la cohorte de mémorialistes du Consulat et de l’Empire, l’histoire de la « Grande » Armée repose sur un certain nombre de légendes, devenues vérités pour le public car relayées par une historiographie complaisante.
Conduite par un génie invincible adulé par ses grognards, temple de l’héroïsme et incarnation de la méritocratie puisque chaque soldat a dans sa giberne un bâton de maréchal, elle vole de victoires en victoires jusqu’à son engloutissement par « le général hiver en Russie » avant de livrer des derniers combats homériques dont la campagne de France et la défaite  glorieuse de Waterloo attribuable au choix à l’incurie de Grouchy, à la folie de Ney, à des trahisons ou à la météo plutôt  qu’aux manquements de son chef.
En regard, la légende noire, d’inspiration anglaise et royaliste, a imposé une poignée de thèmes comme la répulsion de Napoléon envers toute forme de progrès (n’est-ce pas Fulton ?), son mépris de la vie humaine –le fameux « million de morts », le caractère inexpugnable d’Albion sans oublier sa supériorité écrasante sur mer ou dans le maniement au combat de l’infanterie.
Afin de rétablir toute la vérité, Thierry Lentz et Jean Lopez ont mobilisé un commando d’authentiques spécialistes pour passer au crible une vingtaine de ces affirmations, parmi les plus célèbres, et les passer au crible dans des contributions aussi vivantes que riches en surprises et en révélations.
Un exercice salutaire qui renouvelle en profondeur l’histoire napoléonienne.
 
 
Nos rois de France
Nos rois de France
On ne présente plus Franck Ferrand dont les talents de conteurs à la radio font parfois oublier la grande qualité littéraire de ses écrits. Sont ici rassemblés et présentés par ordre chronologique les meilleurs articles qu’il a publiés sur l’histoire de France. 37 tableaux de maître, dont plusieurs inédits qui conduisent le lecteur de la révolte d’Etienne Marcel en 1357 à la sordide affaire de Bruay-en Artois de 1972 en passant  notamment par l’assassinat de Concini, l’attentat de Damiens, le fiasco de Varennes, la mort énigmatique de Louis XVII, le retour des Cendres, le traité de Versailles ou la sortie du pouvoir de Charles De Gaulle. Portraits s’alternent avec faits divers et grands récits, offrant une galerie qui reflète la riche histoire moderne et contemporaine de la France.
 
Nos rois de France
Nos rois de France
Il ne s’agit pas d’une histoire de la monarchie française, mais de celle de « nos rois » : ceux dont le règne a le plus marqué l’histoire nationale. Si Franck Ferrand évoque, par souci de clarté et de filiation, les premiers (jusqu’au début de la dynastie capétienne) et les derniers monarques (jusqu’à Louis-Philippe), il s’attache principalement à raconter la vie et l’œuvre de quatorze d’entre eux, depuis Philippe-Auguste jusqu’à Louis XVI. Soit, entre ces deux souverains, les figures de Saint Louis, Philippe Le Bel, Charles V, Charles VII, Louis XI, Louis XII, François Ier, Henri III, Henri IV, Louis XII, Louis XIV et Louis XV. Des portraits enlevés, écrits avec grâce et servis par une superbe iconographie (une centaine d’illustrations dont plusieurs tableaux généalogiques). La véritable histoire des « rois qui ont fait la France ».
 
Les reines de France
Les reines de France
En six volumes d’exceptions, publiés entre 1994 et 2002 aux éditions de Fallois, Simone Bertière a raconté l’histoire des reines, célèbres ou oubliées, qui ont fait la France de la Renaissance à la fin de la monarchie. Voici l’édition définitive – en un beau et fort volume - des deux premiers consacrés au XVIe siècle qui ont vu s’épanouir comme jamais le pouvoir des femmes avant que les tragédies des guerres de religion n’engagent une éclipse accentuée par l’application de plus en plus rigide de la loi salique. Sous la plume élégante et inspirée de l’auteur entrent notamment et successivement en Majesté Anne de Bretagne, Jeanne de France, Marie d’Angleterre, Claude de France, Eléonore d’Autriche,  Marie  Stuart, Marguerite de Valois, Louise de Lorraine et naturellement Catherine de Médicis.

Pour cette nouvelle édition de luxe, illustrée de deux forts cahiers hors-texte, la grande historienne a entièrement revu, corrigé et actualisé son texte qui fait, rare en histoire, a été unanimement salué par la critique tout en racontant un très large succès public.
Un maître-ouvrage qui conjugue au plus point la rigueur historique avec l’art du récit.
 
Au coeur des royautés
Au coeur des royautés
Dans le podcast « Au cœur de l’histoire » sur Europe 1, Jean des Cars tire un fil à partir d’un fait d’actualité récent jusqu’à un événement historique. Sont rassemblées dans cet ouvrage ses meilleures chroniques autour des royautés, dont Jean des Cars est l’historien de référence.
Partez au plus près des grandes figures de notre passé avec Cléopâtre, le roi Arthur, Elizabeth Ire, Théodora, Sissi et François-Joseph, le Prince Philip et bien d’autres…
 
Également chez Pocket : La Saga des reines et La Saga des favorites.
 
Le trésor des rois
Le trésor des rois
Philippe IV le Bel et ses trois fils, « rois maudits » selon la célèbre légende, meurent les uns après les autres sans héritier mâle, mettant ainsi fin à la lignée directe des Capétiens. En 1328, Philippe VI de Valois devient donc roi, mais doit faire face à la contestation d’Édouard III d’Angleterre qui revendique la Couronne de France. Ainsi débute la Guerre de Cent Ans.

Pour asseoir leur légitimité et conquérir les cœurs, les Valois doivent alors renforcer les liens entre royauté et sacré. Trésoriers du Christ depuis l’acquisition par Saint Louis des Instruments de la Passion – la Couronne d’épines et Vraie Croix –, ils s’entourent progressivement d’une collection considérable, qui affirme la sacralité de leur pouvoir et participe de la construction de l’État monarchique. Cette étude brillante et totalement novatrice analyse la composition du trésor du roi (en particulier ses reliques), sa fonction (notamment diplomatique) ainsi que sa symbolique (entre saints universels et saints dynastiques) – sans oublier sa circulation au sein des Cours, et sa mise en scène lors des cérémonies.

À travers les figures de quelques grands souverains – tels « le roi sage » Charles V et le « roi fou » Charles VI –, et celles de reines comme Jeanne d’Évreux, Isabelle de Bavière ou Anne de Bretagne, Murielle Gaude-Ferragu livre dans cette synthèse claire et accessible le résultat de ses passionnantes recherches sur le trésor royal aux XIVe et XVe siècles en France. Une somme incontournable.
 
Le corps de la reine
Le corps de la reine
L’histoire politique de la France d’Ancien Régime doit beaucoup aux femmes de pouvoir et en particulier aux reines. L’étude de leur rayonnement par l’intermédiaire de la dimension corporelle de leur existence atteste que leur fonction ne se limitait pas à l’enfantement et à l’acceptation passive d’une vie de cour monotone : bien au contraire, elles constituaient des pièces maîtresses sur l’échiquier politique et mystique de la royauté. La symbolique plurielle de leur corps féminin, à la fois fécond, pacifique et gracieux, s’ajustait à l’autorité virile, martiale et chevaleresque du roi. Cette complémentarité, avec ses crises, ses mutations et ses permanences, s’est déployée, du Moyen Âge au XIXe siècle, au sein d’une évolution plus globale de la monarchie.
À partir d’archives parfois inédites et d’images souvent méconnues, l’historien Stanis Perez nous invite à suivre la grande épopée sensible et stratégique d’un pouvoir féminin trop longtemps occulté.
 
Le corps du roi
Le corps du roi
L’autorité a besoin de s’incarner dans un individu de chair et d’os. Loin de se réduire à une simple enveloppe charnelle, le corps des souverains a joué un rôle déterminant dans l’exercice du pouvoir, du Moyen Âge au XIXe siècle. On découvre dans cet ouvrage les ressorts vitaux d’un régime politique constamment tributaire du physique, de l’apparence et des représentations d’un individu à la fois banal et extraordinaire, à la fois éphémère et légendaire. Entre la cérémonie fondatrice du sacre et les funérailles qui cultivent le paradoxe d’une royauté « qui ne meurt point », mariages, cérémonies curiales, rituels thaumaturgiques et épisodes de maladie rappellent, chacun à leur manière, que la nature mortelle des monarques a toujours posé problème.
Stanis Perez retrace avec maestria, archives à l’appui, la longue histoire d’un corps à la fois biologique et politique qui s’est efforcé d’incarner l’État, puis la Nation, en gérant les fatigues, les crises et les aléas d’une existence souvent hors du commun.
 
Robespierre
Robespierre (collection BnF)
« Aucun nom ne restera de cette époque, excepté Robespierre. Il n’était cependant, ni plus habile, ni plus éloquent que les autres, mais son fanatisme politique avait un caractère de calme et d’austérité qui le faisait redouter de tous ses collègues. » Plus de deux siècles après sa mort, le jugement de Germaine de Staël demeure d’actualité. Si tous les protagonistes de la période sont parfaitement connus des historiens, et si l’on sait que la décennie révolutionnaire fut particulièrement féconde en personnalités hautes en couleur – qu’il suffise d’évoquer Danton, Marat, Hébert ou Mirabeau –, c’est sans conteste la figure de l’Incorruptible qui surgit d’emblée lorsqu’on interroge la mémoire collective des Français.
Bien davantage que dans la puissance qui lui fut conférée par les institutions, la fascination exercée par Robespierre réside dans son exceptionnel pouvoir d’incarnation. Nul autre révolutionnaire ne personnifia davantage la défense des droits et l’homme et l’exigence de la démocratie. Ses combats pour le suffrage universel masculin ou la liberté de la presse, ses prises de position contre la loi martiale ou la peine de mort en matière judiciaire, ses innombrables interventions en faveur du « peuple bon, patient et généreux » le créditèrent progressivement d’une popularité sans égale dans une large fraction de l’opinion.
Personnification d’un peuple en quête de sa souveraineté, "l'Incorruptible" porte tout autant le poids d'une Terreur dont la véritable nature n’a jamais cessé de faire débat. Sa dénonciation permanente des « traîtres » et des « conspirateurs » trouva dans la situation dramatique de l’an II l’occasion de se déployer au plus haut sommet de l’État. Sa froideur, son dogmatisme et son intransigeance, nourries d’un sentiment de persécution attesté par de nombreux contemporains, contribuent plus encore à noircir son image.
 À la fois défenseur des droits du peuple et théoricien d’une Terreur fanatique, Robespierre demeure donc le symbole achevé d’une révolution à la fois fraternelle et fratricide qui ne cesse de faire débat depuis deux siècles. C’est bien cette double identité qu’entend restituer la présente biographie, inspirée des travaux les plus récents et servie par une iconographie rare issue des prestigieuses collections de la Bibliothèque nationale de France.
 
 
Marie-Antoinette
Marie-Antoinette (collection BNF)
Tout n’a pas été dit sur Marie-Antoinette, et tout n’a pas été montré non plus. En s’appuyant sur les extraordinaires collections de la Bibliothèque nationale de France, Hélène Delalex a repris le dossier pour un salutaire retour aux sources : documents d’archives, livres, lettres, gravures et dessins, méconnus ou inédits, confèrent un éclairage original à cette biographie centrée sur la femme, sa vie quotidienne et son entourage, encore enrichie par des documents rares provenant des Archives nationales et des œuvres prestigieuses du château de Versailles.
Ce rapport particulier aux documents d’époque permet de faire émerger un portrait fidèle de la souveraine dans sa jeunesse, à l’apogée de son règne puis à son déclin, de montrer les lieux où elle a vécu, les événements auxquels elle a pris part, ses proches et certains objets qui lui ont appartenu.
Tout l’art d’Hélène Delalex consiste à rendre la parole aux témoins qui l’ont le mieux connue, et surtout à laisser Marie-Antoinette nous parler d’elle-même grâce à sa correspondance. Outre le destin tragique d’une souveraine, l’iconographie permet aussi de revenir sur la légende noire, née à la veille de la Révolution, et sur le mythe apparu après son exécution, qui font de la dernière reine de France une énigme de l’Histoire, à la fois aimée et détestée, admirée et conspuée, sans jamais lasser le public et ce depuis plus de deux siècles.
 
Le Grand Siècle au féminin
Le Grand Siècle au féminin
Il existe de nombreuses biographies de femmes célèbres au XVIIe siècle, gravitant immanquablement autour de Versailles. Mais la présentation d’une galerie de onze portraits thématique, rassemblant à la fois de grandes dames de la spiritualité, de la vie culturelle et littéraire et de la politique, est une démarche originale et qui n’a pas d’équivalent. Alors que le thème de la femme est très largement abordé dans l’édition contemporaine, tous siècles confondus, sous l’angle de la condition féminine, le propos tenu par Marie-Joëlle Guillaume, spécialiste du XVIIe siècle, se décentre, voire se renverse : c’est la force de leur empreinte sur la civilisation du XVIIe siècle qui est mise en valeur. S'ajoutent aux portraits fameux des figures moins illustres mais tout aussi essentielles : Barbe Acarie, Louise de Marillac, Marie de l'Incarnation, Angélique Arnauld, Catherine de Rambouillet, Madeleine de Scudéry, Mme de Sévigné, Mme de Lafayette, duchesse de Longueville, Anne d'Autriche et Mme de Maintenon.  Ils permettent une plongée concrète et très humaine dans les mentalités de l’époque, de Corneille à Port-Royal. Enfin, cet ouvrage enlevé offre une « défense et illustration » de la civilisation du Grand Siècle, dont l’appellation suggère l’excellence. Une excellence incarnée par des femmes d’élite qui en furent les actrices et les inspiratrices.


 
 
Mazarin
Mazarin (Collection BNF)
Cardinal et principal ministre de la France de 1642 à 1661, le Romain Jules Mazarin (1602-1661) a accompagné l’avènement complexe d’un État qu’il a enrichi de son art du gouvernement, notamment en distinguant très tôt des personnalités exceptionnelles comme Colbert ou Fouquet.
Cet homme d’État à la fois passionné et froidement calculateur, qui manifesta ses premiers talents de diplomate francophile auprès de Richelieu, incarne une modernité politique méconnue qui se déploie au service de son filleul Louis XIV, de la paix de Westphalie de 1648 au traité des Pyrénées de 1659 en passant par la crise de la Fronde, qui le prit pour cible principale pendant près de cinq ans comme en témoignent les « mazarinades ». Ce mécène fastueux et bibliophile averti, héros de roman par la grâce d’Alexandre Dumas, laissa en mourant au Roi-Soleil un royaume agrandi, pacifié et propre à passer pour le premier de l’Europe.

Le voici comme jamais mis en lumière par la conjugaison d’un texte limpide et d’une iconographie rare.
 
Le Japon d'Edo
Le Japon d'Edo
Dans l’histoire du Japon, l’ère Edo (1603-1868) repose entre deux périodes antinomiques, la belliqueuse ère Sengoku, déchirée par les seigneurs de guerre, et la Restauration Meiji, qui redonne tout pouvoir à l’empereur, signe la fin des samouraïs et ouvre le pays au monde occidental. Encore empreinte de féodalité, Edo, dominée par la dernière dynastie shogunale des Tokugawa, s’avère pourtant le creuset du Japon moderne.
Ce guide historique de référence propose au lecteur un voyage dans le temps et l’espace pour découvrir une société dynamique et empreinte d’une extraordinaire potentialité, à travers plusieurs thèmes qui sont autant d’entrées dans la culture nippone : le territoire, la religion, l’organisation politique, la vie économique et culturelle, les arts, l’innovation scientifique, les loisirs et le soin du corps. 
 
Crécy 1346
Crécy 1346
Ce samedi 24 août 1346, la nuit est tombée depuis longtemps. Il est près de minuit. Une petite troupe d’hommes à cheval arrive devant le château de Labroye, à 5 km au nord-est de Crécy-en-Ponthieu. La porte est fermée, le pont-levis relevé – des fuyards de l’armée française ont déjà prévenu la garnison que la bataille était perdue et les Anglais vainqueurs. Les cavaliers appellent le châtelain qui monte aux créneaux et demande qui donc veut entrer à une heure si tardive. La voix de Philippe de Valois lui répond, pathétique : « Ouvrez, ouvrez, châtelain : c’est l’infortuné roi de France ! » Cette scène composée par Jean Froissart n’a jamais eu lieu. Le célèbre chroniqueur a plaqué sur les événements réels une scène qu’il avait lui-même composée pour un roman de chevalerie de son cru. Reste que son génie littéraire réussit en quelques mots à suggérer l’invraisemblable issue de la sanglante bataille de Crécy : la transformation du plus puissant prince d’Occident en un misérable fuyard.
Avec une France si peuplée, si riche et si forte, et une Angleterre si pauvre et si faible, Crécy aurait dû en toute logique marquer la fin précoce de la guerre de Cent Ans, tant la victoire semblait promise au Valois. Et pourtant, au soir d’un affrontement particulièrement meurtrier pour les Français, c’est bien Philippe VI qui fut contraint à la fuite pour éviter la capture.
Écrire l’histoire de cette bataille mythique, c’est donc tenter d’expliquer une défaite incompréhensible aux yeux de nombre de ses contemporains. Bien des historiens se sont attelés à cette tâche, mais les travaux en français sont bien rares et bien succincts en regard des contributions anglo-saxonnes qui se sont succédé depuis les années 1950. L’objet du présent livre est d’offrir non seulement au public français un état de la recherche étrangère, mais aussi d’arbitrer un nombre important de désaccords par un réexamen minutieux des sources. Fort d’un corpus si large qu’un historien ne peut prétendre en épuiser les richesses, et grâce à une écriture fluide et passionnée, servie par des cartes en couleurs de très grande qualité – conformément aux canons de cette nouvelle collection « Champs de bataille » –, David Fiasson rend lumineuse la première grande défaite terrestre des Français dans la guerre de Cent Ans.
 
Une année en Grèce antique 
Une année en Grèce antique - Plongez dans la vie quotidienne des habitants de la Grèce antique
Nous sommes en 248 avant J.-C., soixante-quinze ans après la mort d’Alexandre le Grand. Le monde hellénistique s’étend de l’Italie à l’Afghanistan, de l’Égypte à la Bulgarie, et comprend toute la Turquie.
Le quotidien des Grecs de cette époque varie donc énormément. Ils ne vénèrent pas toujours les mêmes dieux, les uns vivent en démocratie, les autres en monarchie, et, régulièrement, des guerres éclatent entre les différents peuples. Mais, tous les quatre ans, lors des Jeux olympiques, une trêve est déclarée et des Grecs des quatre coins du monde hellénistique se rendent à Olympie pour assister à des prouesses sportives, artistiques et faire la fête.
Cette année-là, Iphita, l’agricultrice ; Persaios, le diplomate ; Thratta, l’esclave ; Symilos de Naples, le sprinteur ; Apphia, la future mariée ; Méton, le constructeur de temple ; Sakion, le marchand ; Kallia, la joueuse de lyre, s’y rendent et s’y rencontrent.
Mois après mois, découvrez les parcours de ces huit personnages, racontés comme dans un roman, et plongez dans la vie quotidienne des Grecs de l’Antiquité, reconstituée grâce aux dernières découvertes archéologiques.
 
L'Egypte ancienne - Vérités et légendes 
L'Egypte ancienne - Vérités et légendes
Le « mystère » a toujours été attaché à l’Égypte des Pharaons. Malgré l’avancée des connaissances, cette grande civilisation continue de charrier des théories pseudo-scientifiques ou ésotériques. Ce livre effectue un tri salutaire entre celles-ci et l’état du savoir des égyptologues et archéologues.
Avec clarté, Florence Quentin démonte une à une les affirmations infondées et éclaire les aspects les moins connus de cette glorieuse civilisation. L’Égypte fut-elle le premier Etat centralisé ? La chimie y est-elle née ? Sait-on prononcer cette langue connue par ses hiéroglyphes ? La sortie d’Égypte a-t-elle eu lieu ? Les Égyptiens buvaient-ils de la bière ? Étaient-ils noirs de peau ? les femmes bénéficiaient-elles d’un régime de séparation des biens ?...
 
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