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Par le cherche midi éditeur, publié le 27/04/2021

Anna McPartlin : « Je peux écrire sur le deuil sans donner à mes lecteurs l'envie de se jeter par la fenêtre… (rires) »

De retour avec Sous un grand ciel bleu, la suite des aventures de la famille Hayes, la pétulante Anna McPartlin explore cette fois-ci le deuil sous tous ses aspects, avec toute l’intelligence et l’humour qu’on lui connaît. Rencontre avec une auteure à qui la pleine galerie des émotions ne fait pas peur.

Suite au décès de Rabbit, condamnée par un cancer, ses proches font la douloureuse et étrange expérience du deuil. Au fil des 500 pages du roman, la romancière irlandaise Anna McPartlin passe d’une voix à l’autre, comme pour dire toutes les nuances que peut connaître cette phase si particulière qui accompagne la mort. Le cherche midi a questionné l’ancienne comédienne de stand-up sur ce thème au cours d’une interview exclusive.


Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire un nouveau chapitre de la vie des Hayes ? Parlez-nous de l’aventure émotionnelle et professionnelle que ce projet a représenté pour vous.

Beaucoup de lecteurs et lectrices m’avaient demandé d’écrire une suite aux Derniers jours de Rabbit Hayes et je n’envisageais pas de le faire jusqu’au jour où ma belle-mère est décédée. C’est d’elle dont était inspiré le personnage de Molly Hayes. Elle me manquait énormément et j’avais juste envie d’être à ses côtés dans ma tête, alors je me suis mise à écrire. De fil en aiguille, ça a donné un livre. S’il devait y avoir un moment parfait pour écrire Sous un grand ciel bleu, c’était bien celui-là !

Justement, Sous un grand ciel bleu explore le deuil de diverses façons. Qu’est-ce qui vous intéressait dans ce motif ?

J’avais cinq ans lorsque j’ai traversé mon premier deuil : la séparation de mes parents. Mon père est parti vivre à l’autre bout du pays et je le voyais rarement… Il n’était tout simplement plus là. Et puis ma mère a été admise dans une maison spécialisée lorsque j’avais 11 ans ; ça a constitué un deuxième deuil. Le troisième, et le pire, a été son décès ; j’avais alors 17 ans.

Comme dit précédemment, je traversais une période difficile – la disparition de ma belle-mère – quand j’ai écrit Sous un grand ciel bleu. Je sais désormais que le deuil est quelque chose qui s’opère de manière intime chez moi et que sans amour, joie et gratitude, il ne peut exister. J’ai compris que dans toute zone d’obscurité existait la lumière et je suis capable de raconter une histoire sur le deuil sans donner à mes lecteurs l’envie de se jeter par la fenêtre… (rires)

Avez-vous écrit chaque partie séparément ou avez-vous effectué un aller-retour incessant entre les personnages à l’écriture, exactement comme c’est le cas pour le lecteur. Comment avez-vous travaillé sur les dynamiques entre personnages ?

J’ai alterné entre les personnages mais je connaissais l’arc narratif de chacun d’entre eux avant de me mettre au travail. Je savais où ils commençaient, le changement qu’ils avaient besoin d’opérer en eux et l’endroit où ils arrivaient. Ensuite, je les ai simplement laissés m’emmener là où nous avions besoin d’aller. 

Quant à la dynamique entre les personnages, elle vient de leurs interactions sur la page. J’ai une histoire à raconter mais c’est en interagissant que mes personnages se font vivre les uns les autres.

Comment avez-vous travaillé sur les dialogues et répliques ? Les avez-vous répétées comme si vous les jouiez vous-même ou les avez-vous juste gardées silencieusement dans votre esprit ?

Ça va paraître un peu étrange mais les personnages parlent dans ma tête ! Je les entends s’exprimer et je n’ai plus qu’à coucher ce qu’ils disent sur le papier. Chacun de mes personnages possède une voix bien à lui ou elle. Je pourrais vous faire Molly à la perfection, par exemple.

Les descriptions et dialogues sont si vivants qu’on n’a aucun mal à imaginer une pièce de théâtre ou même un film tiré du livre. L’idée vous plaît-elle ?

Les derniers jours de Rabbit Hayes va être adapté en film ; nous y travaillons actuellement avec les agences de casting. Le réalisateur est fantastique et nous espérons pouvoir débuter le tournage début 2022. Je n’écris pas de livres dans le but qu’ils deviennent des films mais quand c’est le cas, c’est génial.

Quels sont vos projets à venir ?

Mon prochain roman s’appellera « Waiting For The Miracle ». C’est l’histoire de plusieurs femmes, en 2010, qui se rencontrent dans un groupe d’entraide autour de l’infertilité et dont les vies vont inextricablement s’interpénétrer. Il y a Caroline qui, elle le sait, ne pourra pas avoir d’enfant, Natalie, dont la compagne n’est pas très enthousiaste à l’idée d’une grossesse, Janet, dont le mari pourrait bien être en train de vivre une aventure… En parallèle, le roman nous projette en 1976 pour suivre Catherine, 16 ans, que ses parents envoient dans un couvent pour jeunes filles enceintes. Elle va devoir se battre pour sauver sa propre vie et celle de son enfant. Je suis très enthousiaste à l’idée de ce projet. Et puis je travaille également sur deux séries TV différentes.


Sous un grand ciel bleu
Rabbit Hayes est morte, laissant derrière elle une famille brisée par le chagrin.
Désespérée, sa mère Molly se questionne sur sa foi tandis que son père Jack s’enferme dans le grenier durant des heures pour se perdre dans ses journaux intimes. Et peut-être son passé.

C’est à Davey, son frère, qu’on confie la garde de Juliet, douze ans, que Rabbit élevait seule.
Mais comment aider Juliet à surmonter son chagrin quand lui-même parvient à peine à faire face au sien ?

Il faudra du temps et beaucoup de courage aux Hayes pour réinventer leur vie ensemble. Mais le souvenir radieux de Rabbit et l’amour inconditionnel qui relie chaque membre de cette famille peu conventionnelle sauront leur faire traverser cette épreuve.
Il y aura des sourires qui transperceront la tragédie et beaucoup, beaucoup de fantaisie pour que chacun profite pleinement de cette vie, comme Rabbit l’aurait voulu.

L’auteur à succès des Derniers Jours de Rabbit Hayes nous revient un roman éclatant de générosité et de résilience. Un livre émouvant sur la mort, la famille et la joie qu’il ne tient qu’à nous de faire subsister aux moments les plus désespérés.
Sous un grand ciel bleu d’Anna McPartlin vous fera rire, pleurer et hurler de joie.

le cherche midi éditeur
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