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        Par Les Escales, publié le 15/05/2018
        Astuces d'écriture : Les 3 conseils de Rosie Walsh

        Rosie Walsh est l'auteure britannique du livre Les jours de ton absence. Dans cet article, elle vous dévoile ses conseils et astuces d'écriture !

        "Je n'ai jamais étudié l'écriture créative. Je n'ai jamais non plus assisté à des conférences ni lu de livres sur le sujet, ni pris de cours en ligne. Je travaille uniquement avec mes intestins ! C'est pourquoi je ne vais pas vous conseiller sur la façon d'écrire. Ce que je vais partager, cependant, c'est le cadre disciplinaire dans lequel j'écris un livre ainsi que les outils que j'utilise. Il m'a fallu des années pour arriver à trouver cette formule, mais cela en valait la peine : Prenez ce que vous aimez et laissez le reste...

        1. L'ESPACE DE TRAVAIL

        J’ai écrit dans des dortoirs d’auberges de jeunesse, dans des gares bondées ou appuyée sur des étagères pleines de trophées. Pendant une période, j’ai même écrit dans un très joli, mais très bruyant, café d’artistes de Buenos Aires. Ces endroits avaient tous leurs charmes propres mais je ne m’y suis jamais vraiment sentie sereine et d’humeur créative. Au contraire, ils me rendaient anxieuse au point d’avoir tout un tas de petites douleurs physiques. J’ai donc fait quelques changements qui ont fonctionné à merveille. Voici quelques trucs que vous pouvez essayer :

        • TENEZ-VOUS DROIT(E) ! Pas besoin d’un bureau luxueux : j’ai travaillé sur des tables en plastique bon marché. Le plus important, c’est de sortir de son lit et se lever de son canapé et surtout, de garder une bonne posture. La psychologue Amy Cuddy a fait un super Ted Talk expliquant l’influence de la posture sur les sentiments positifs et le pouvoir. Le simple fait de relever la tête peut changer votre état d’esprit !
        • UN PEU D’ORDRE. Les gens se moquent souvent de mon bureau très ordonné. Et, il y a de ça quelques années, j’aurais sûrement eu la même réaction. Mais depuis que je m’oblige à avoir un bureau rangé, mes séances d’écriture sont devenues beaucoup plus agréables. Un certain Einstein aurait dit qu’un bureau vide est peut-être le signe d’un esprit vide, mais qu’est-ce qu’il en sait au juste ? D’ailleurs mon bureau n’est pas vide. Il est juste rangé.
        • CHANGEZ D’AIR. L’une de mes amies écrit un roman pendant sa pause déjeuner. A 13 heures, elle range tout ce qu’il y a sur son bureau dans une boîte, qu’elle met de côté. Elle sort une photo de vacances, une plante et allume une lampe. Et soudain, même au milieu d’un bureau très animé, elle dispose d’un espace agréable. Elle branche ses écouteurs et se met à écrire à une vitesse folle et, de cette façon, elle abat un boulot monstre. Elle a trouvé une super méthode ! Ayez sous la main un tube de crème, une bougie parfumée, une plante, des photos, un joli carnet, des fleurs ou votre livre préféré. Peu importe, du moment que ça rend votre espace plus chaleureux. L’écriture ce n’est pas toujours facile. Et même par une bonne journée, vous aurez besoin d’une petite récompense.

        2. L’ORGANISATION

        L’organisation est un sujet clivant. Il y a ceux qui planifient leur livre dans les moindres détails et ceux qui commencent à travailler sans même l’ombre d’une idée. Et puis il y a le reste, une grande majorité, ceux qui démarrent avec une vague idée du début, du milieu et de la fin et espèrent être capables de raccorder les morceaux.

        J’ai tout essayé. Chaque méthode m’a rendue dingue à sa façon, mais plus j’écris de livres plus je m’aperçois qu’une bonne organisation est la clef d’une bonne écriture. Alors voilà ce que je fais :

        1. Je m’installe dans un environnement agréable, de préférence avec quelque chose à grignoter. (Comme sur la photo). J’écris librement pendant l’équivalent de trois quarts d’heures, en esquissant les contours des actions principales.
        2. Je sors mes post-it. Julie Cohen est la pro de l’organisation par les post-it. Si jamais vous avez l’occasion de l’écouter parler de post-it (ou de n’importe quoi d’ailleurs), foncez ! J’écris les contours d’une scène sur des post-it et je les colle au mur. Je choisi un code couleur, je les déplace, je gribouille dessus et je les réarrange constamment. Et assez vite, une histoire complète émerge. La première fois, j’ai été épatée par la vitesse à laquelle une simple idée est devenue le plan complet d’un roman. Ça m’a pris environ trois jours. Les autres méthodes, qui impliquaient des plans compliqués de plusieurs milliers de mots, me prenaient trois semaines – parfois trois mois. La taille du post-it c’est la clef de son succès. Ça et son aspect repositionnable. Bref, c’est génial !
        3. Je me mets à écrire.
        4. Évidemment, après un certain temps, le livre lui-même prend le dessus et vos post-it devront être mis à jour. Quand j’arrive à peu près au milieu du roman, je transforme mes post-it en tableau, dans lequel une description détaillée de chaque scène rejoint des dates, des heures, ce genre de détails. Je garde ce tableau à jour jusqu’à ma dernière relecture et je m’y réfère constamment. C’est particulièrement utile quand mon éditeur m’envoie un petit mot pour me dire que l’un de mes personnages secondaires est enceinte depuis deux ans et demi ou que trois d’entre eux portent le même nom.
        5. Je n’utilise pas Scrivener. Tout le monde me dit que ça va me changer la vie, que ça va pratiquement planifier et écrire le livre à ma place, mais je trouve tout ça un peu intimidant. Peut-être que je m’y mettrai pour mon prochain roman. Probablement pas.

        3. L'ATTITUDE MENTALE

        Là, c’est la tête que je fais quand je me dis : « Hmm, quelque chose ne va pas dans cette phrase. »

        Quand on est coincé dans une pièce silencieuse avec un manuscrit désastreux et aucune idée pour l’améliorer, ça peut vite mal tourner. Plus jeune, je m’arrachais les cheveux quand les choses n’allaient pas (et, de façon générale, il faut environ un an pour que tout se mette en ordre. Ce qui fait pas mal d’occasions de s’affoler.)

        Ecrire, c’est mon métier : j’ai des délais et des contrats à respecter. L’affolement met tout ça en péril. En plus, la qualité de mon travail baisse et j’en viens à penser que je déteste écrire (alors que non, bien au contraire !) Rester calme et positive c’est donc aussi important pour moi que d’avoir un ordinateur ou de prendre le temps de manger le midi.

        À mon avis, on raconte pas mal de bêtises sur la pensée positive. Ça n’a rien à voir avec afficher un grand sourire pendant un deuil ou remercier quelqu’un qui vient juste de vous frapper. Ce n’est pas non plus réprimer ses émotions ou prétendre que tout va bien quand ce n’est pas le cas. La pensée positive c’est simplement essayer d’être dans le meilleur état mental possible pour la situation dans laquelle vous êtes. Un état qui va vous aider. Un état qui va vous être utile. De façon générale, les pleurs hystériques ne vous seront d’aucune aide face à un problème d’intrigue – j’ai suffisamment essayé pour en être certaine. Certains jours, vous ne pourrez pas espérer plus qu’une détermination austère, mais c’est toujours mieux que rien.

        Je ne vais pas m’attarder sur les outils que j’utilise pour me sortir de ma panique. Ce sont juste des trucs qui marchent pour moi, et chacun a sa façon de se remonter le moral : la méditation, l’affirmation positive, la musique, les donuts, le yoga, un coup de téléphone à un ami, la programmation neurolinguistique, la visualisation créatrice – si ça marche pour vous, c’est la bonne solution. Le plus important c’est de s’y mettre !"

        _____

        Un article de Rosie Walsh, auteure de Les jours de ton absence

        Toutes les photos proviennent du site de Rosie Walsh 

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