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Par Lisez, publié le 16/02/2021

Black History Month : 16 livres pour remonter le cours de l'Histoire

Comme chaque année au mois de février, le Black History Month (Mois de l'Histoire des Noirs) prend place. Cet évènement annuel est l'occasion de commémorer la diaspora africaine et se rappeler les luttes trop souvent oubliées des Noirs américains dans l'histoire.

 

 

Little Rock, 1957 : l'histoire des neufs lycéens Noirs qui ont boulversé l'Amérique, Thomas Snégaroff

Little Rock, 1957 : l'histoire des neuf lycéens noirs qui ont bouleversé l'Amérique
La photographie de l'une des Neuf, Elizabeth Eckford, 15 ans, huée et insultée, fait la une des journaux le lendemain. L'Amérique est bouleversée. Commence alors un bras de fer qui oppose le gouverneur de l'Arkansas Orval Faubus au président des États-Unis Dwight Eisenhower. Thomas Snégaroff, spécialiste des États-Unis, est allé sur place pour enquêter sur cet épisode majeur de l'histoire de la lutte pour l'égalité des droits. Grâce à des témoignages inédits et des archives publiques exploitées pour la première fois, il nous livre un récit captivant et émouvant qui brosse un portrait de l'Amérique d'hier et d'aujourd'hui.

Le temps où nous chantions, Richard Power

Le temps où nous chantions

Tout commence en 1939, lorsque Delia Daley et David Strom se rencontrent à un concert de Marian Anderson. Peut-on alors imaginer qu'une jeune femme noire épouse un juif allemand fuyant le nazisme ? Et pourtant... Leur passion pour la musique l'emporte sur les conventions et offre à leur amour un sanctuaire de paix ou, loin des hurlements du monde et de ses vicissitudes, ils élèvent leurs trois enfants. Chacun d'eux cherche sa voix dans la grande cacophonie américaine, inventant son destin en marge des lieux communs. Peuplé de personnages d'une humanité rare, Le temps ou nous chantions couvre un demi-siècle d'histoire américaine, nous offrant, au passage, des pages inoubliables sur la musique.



« On sort de ce fleuve ému, bouleversé et admiratif : sans jamais écrire un roman politique, ni polémique, Richard Powers a décrit, à voix feutrée, l'échec définitif d'un idéal. »
Christophe Mercier, Le Figaro littéraire



Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Nicolas Richard

Balèze, Kiese Laymon

Balèze
Partant de son enfance dans le Mississippi, passée aux côtés d’une mère brillante mais compliquée, Kiese Laymon retrace les événements et les relations qui l’ont façonné. De ses premières expériences de violence et de racisme jusqu’à son arrivée à New York en tant que jeune universitaire, il évoque avec une sincérité poignante et désarmante son rapport au poids, au sexe et au jeu, mais aussi à l’écriture. En explorant son histoire personnelle, Kiese Laymon questionne en écho la société américaine ; les conséquences d’une enfance passée dans un pays obsédé par le progrès mais incapable de se remettre en question.
Récit intime qui met en lumière les échecs d’un pays, Balèze est un formidable acte de défi et de courage.

Lettres de prison, Nelson Mandela

Lettres de prison de Nelson Mandela
Arrêté en 1962 par le gouvernement de l’apartheid d’Afrique du Sud, Nelson Mandela a passé vingt-sept ans en prison. Au cours de ces 10 052 jours de détention, il fut un épistolier prolifique, écrivant à ses compagnons de lutte, aux gouvernements officiels, mais aussi à sa femme Winnie, à ses cinq enfants et, plus tard, à ses petits-enfants.
Les lettres choisies dans ce livre offrent le portrait le plus intime qu’on ait lu de Nelson Mandela et un aperçu exceptionnel sur la façon dont il a vécu son isolement. Elles révèlent l’héroïsme d’un homme qui a refusé tout compromis sur ses valeurs, l’humanité de l’une des plus grandes figures du XXe siècle.


Édité par Sahm Venter
Préface de Zamaswasi Dlamini-Mandela



 

Être libre ce n'est pas seulement se débarasser de ses chaines, Nelson Mandela et Mandla Langa

Être libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes
En 1994, Nelson Mandela est devenu le premier président d’une Afrique du Sud démocratique. Dès le départ, il s’était engagé à n’accomplir qu’un seul mandat de cinq ans. Avec son gouvernement, il a fait en sorte que tous les citoyens sud-africains soient désormais égaux devant la loi, et il a posé les fondations permettant de transformer un pays déchiré par des siècles de colonialisme et d’apartheid en une démocratie pleinement opérationnelle.
Ce livre est le récit des années de présidence de Mandela, l’une des plus grandes figures du XXe siècle. Il raconte l’histoire extraordinaire d’un pays en transition et les défis que Nelson Mandela a dû affronter alors qu’il s’efforçait de faire de sa vision pour une Afrique du Sud libre une réalité.

« Ces confessions posthumes, écrites avec le plus grand désir de vérité, rendent ce document exceptionnel. » Christian Makarian – L'Express

Avant-propos de Graça Machel
 

Black America, Caroline Rolland -Diamond

Black America
Martin Luther King, Malcolm X, Rosa Parks. Dans la mémoire collective, ces trois noms résument trop souvent à eux seuls le long combat des Noirs américains pour l’égalité, la justice et la dignité. Au-delà du récit convenu centré sur ces grandes figures héroïques, Black America retrace la lutte des Afro-Américains, depuis l’émancipation des esclaves en 1865 jusqu’à nos jours, en redonnant toute leur place aux acteurs – et aux actrices – anonymes mais essentiels de cette histoire inachevée.
Proposant une analyse globale des mouvements de revendications noirs, l’auteure décrit avec talent la longue sortie de la ségrégation dans l’ancien Sud esclavagiste et les luttes radicales engagées par les Noirs pour y mettre un terme. Mais elle raconte aussi une histoire moins connue : celle de l’« apartheid américain » dans le Nord et l’Ouest et des mobilisations quotidiennes des Afro-Américains pour l’amélioration de leurs conditions de vie.
Alors que l’élection de Barack Obama en 2008 à la Maison-Blanche semblait annoncer l’avènement d’une Amérique post-raciale, le mouvement Black Lives Matter, né en réaction aux violences policières dont les Noirs sont victimes, rappelle que le problème des discriminations et des inégalités raciales reste entier.
Grâce à des recherches originales dans les archives, à une analyse minutieuse de la presse afro-américaine et à un suivi précis des recherches les plus récentes sur ces sujets, l’auteure offre avec Black America une grande fresque appelée à devenir une référence incontournable sur cette question essentielle de l’histoire des États-Unis. 

Les Noirs de Philadelphie, William E. B. Du Bois

Les Noirs de Philadelphie
Publié pour la première fois en 1899, The Philadelphia Negro : A Social Study est le résultat d’une recherche commandée par l’université de Pennsylvanie à W. E. B. Du Bois, alors âgé de vingt-huit ans. Associé à la jeune chercheuse blanche Isabel Eaton, Du Bois livre une analyse magistrale de la question raciale au moment où l’oppression des Noirs américains n’a jamais été aussi violente depuis l’abolition de l’esclavage en 1865.
Dans cette enquête de sociologie urbaine détaillant la formation de ce qui deviendra le ghetto noir de Philadelphie, Du Bois déploie tout son talent de sociologue, mais aussi d’historien et d’ethnologue. Cherchant à décrire et à expliquer les structures économiques, politiques et culturelles dans lesquelles vit la population noire de la ville, il entreprend un travail méthodique de collecte d’un vaste ensemble de données quantitatives et qualitatives. Son but : proposer un contre-feu sociologique aux explications dominantes de l’inégalité raciale alors fondées sur l’infériorité supposément « naturelle » des Africains-Américains.
Si Les Noirs de Philadelphie est aujourd’hui considéré comme un texte fondateur des sciences sociales, c’est aussi un livre de combat politique en faveur de l’émancipation de la minorité noire aux États-Unis. En mettant au jour ses conditions de vie réelles, Du Bois oppose la dignité noire aux préjugés raciaux afin de fonder la démocratie américaine sur la justice.

Les âmes du peuple noir, William E B. Du Bois

Les âmes du peuple noir

« Le problème du XXe siècle est le problème de la ligne de partage des couleurs. » Telle est l’intuition fondamentale de W. E. B. Du Bois dans Les Âmes du peuple noir, œuvre majeure de la littérature nord-américaine. Dans ce recueil d’essais publié en 1903, Du Bois évoque avec une puissance inégalée l’étendue du racisme américain et donne à voir au monde la réalité de l’expérience quotidienne africaine-américaine dans l’Amérique de la ségrégation. Cette nouvelle traduction montre, inscrits dans la langue, tous les enjeux philosophiques d’un texte qui se veut également littéraire.
L’écriture élégante et passionnée de Du Bois tisse les souvenirs autobiographiques et les paraboles épiques avec les analyses historiques et sociologiques, construisant ainsi l’unité culturelle et politique du peuple noir à partir de la multiplicité de ses âmes individuelles. Ce livre a inspiré l’essentiel de la conscience collective noire et des mouvements en faveur des droits civiques dans les années 1960, et continue d’avoir un retentissement considérable au sein de la communauté africaine-américaine et au-dehors.

Les noirs américains, Nicole Bacharan

Les Noirs américains

Ils sont arrivés au Nouveau Monde réduits à l'état de sous-hommes. Quatre siècles d'asservissement, de ségrégation, de violences, de souffrances ont suivi. Quatre siècles de combats pour reconquérir le statut d'être humain et imposer leurs droits. Il n'y a pas si longtemps, Martin Luther King était assassiné, et les Noirs d'Amérique risquaient encore le lynchage.
Nicole Bacharan a reconstitué cette histoire tumultueuse dans laquelle défilent d'immenses personnalités, de Frederick Douglass à Muhammad Ali, de Malcom X à Barack Obama. La spécialiste des Etats-Unis nous fait vivre ici chacune des étapes de la longue marche de ceux qu'on appela tour à tour « esclaves », puis « gens de couleur », « Negroes », « Noirs »,« Afro-Américains » et qui se nomment enfin « Américains ».

Nicole Bacharan, historienne, politologue, est l'auteure de nombreux livres sur la société américaine et les relations transatlantiques.Elle intervient régulièrement à la radio et à la télévision en France et aux États-Unis.
 

I'm not your negro, James Baldwin et Raoul Peck

I Am Not Your Negro - Édition française

« Ce que les Blancs doivent faire, c’est essayer de trouver au fond d’eux-mêmes pourquoi, tout d’abord, il leur a été nécessaire d’avoir un “nègre”, parce que je ne suis pas un “nègre”. Je ne suis pas un nègre, je suis un homme. Mais si vous pensez que je suis un nègre, ça veut dire qu’il vous en faut un. » James Baldwin.

Dans ses dernières années, le grand écrivain américain James Baldwin a commencé la rédaction d’un livre sur l’Amérique à partir des portraits de ses trois amis assassinés, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr. Partant de ce livre inachevé, Raoul Peck a reconstitué la pensée de Baldwin en s’aidant des notes prises par l’écrivain, ses discours et ses lettres. Il en a fait un documentaire – salué dans le monde entier et sélectionné aux Oscars – aujourd’hui devenu un livre, formidable introduction à l’oeuvre de James Baldwin. Un voyage kaléidoscopique qui révèle sa vision tragique, profonde et pleine d’humanité de l’histoire des Noirs aux États-Unis et de l’aveuglement de l’Occident.

« Attention, chef-d’oeuvre ! » La Croix (au sujet du film documentaire I Am Not Your Negro)

Blues pour l'homme blanc, James Baldwin

Blues pour l'homme blanc
James Baldwin a écrit cette pièce en 1964 en réaction à l’assassinat de son ami Medgar Evers, militant des droits civiques, abattu devant son domicile du Mississippi le 12 juin 1963 par un suprémaciste blanc.
L’accumulation des meurtres racistes aux États-Unis (dont celui de quatre jeunes filles noires dans un attentat à la bombe contre une église baptiste de Birmingham, Alabama, le 15 septembre 1963) constitue l’arrière-plan de ce cri de révolte scénique. La quasi-impunité qui suit ces actes sera l’élément déclencheur de ce travail.
C’est aussi le meurtre atroce en 1955 de l’adolescent Emmett Till qu’il décide d’évoquer : « Dans ma pièce, écrit-il, il est question d’un jeune homme qui est mort ; tout, en fait, tourne autour de ce mort. Toute l’action de la pièce s’articule autour de la volonté de découvrir comment cette mort est survenue et qui, véritablement, à part l’homme qui a physiquement commis l’acte, est responsable de sa mort. L’action de la pièce implique l’effroyable découverte que personne n’est innocent […]. Tous y ont participé, comme nous tous y participons. »

Nous les nègre, James Baldwin, Marthin Luther King et Malcom X

Nous, les Nègres

« La violence de l’opprimé n’est que le reflet de celle de l’op-presseur. […] Il n’existe pas plusieurs visages d’opprimés. King, Baldwin et Malcolm X jalonnent le même et implacable itinéraire de la révolte, dont il est rare que le ressort, une fois lâché, ne se détendra pas jusqu’au bout », écrivait Albert Memmi en 1965 dans la présentation de la première édition de ce livre, publiée aux éditions François Maspero.
Plus de cinquante ans après, la question de l’oppression et de la violence qu’elle suscite est toujours présente, dans les pays anciennement colonisés comme dans les métropoles du Nord. D’où l’intérêt de lire aujourd’hui ces entretiens, diffusés en 1963 par une chaîne de télévision américaine, avec trois des figures marquantes des mouvements noirs américains des années 1960 : l’écrivain James Baldwin, « déchiré, intelligent et passionné, qui comprend tout et pardonne beaucoup » ; le « ministre » Malcolm X, leader des Black Muslims, qui « ne comprend plus et ne veut plus comprendre personne » ; et le pasteur Martin Luther King, adepte de la non-violence et de l’amour de l’adversaire.
Un document irremplaçable pour comprendre les ressorts de la révolte et penser les moyens d’en finir avec l’oppression.

Le pouvoir noir, Malcom X

Le pouvoir noir

Malcolm X demeure l’un des plus célèbres militants noirs américains. Devenu l’un des chefs de file du mouvement des Black Muslims, il quitta celui-ci en 1964 pour créer une organisation non religieuse qu’il voulait plus politiquement engagée encore, l’Organisation de l’unité afro-américaine (OUA). Il avait découvert l’importance de relier le mouvement noir américain à ceux qui ailleurs combattaient la même forme de racisme et d’oppression. À partir de cette période, les prises de position de Malcolm X, ses analyses et ses réflexions purent évoluer très rapidement : ainsi en fut-il de ses idées de former une nation noire séparée ou d’organiser le retour en Afrique.
En avril 1964, il débuta ses grandes tournées en Afrique et au Moyen-Orient dans le but de préparer l’unité des Noirs et d’internationaliser leur lutte pour la liberté. Ce recueil retrace l’itinéraire politique de Malcolm X à partir de sa rupture d’avec les Black Muslims. Il éclaire l’évolution d’un homme profondément sensible, marqué par l’amère condition des siens, mais décidé à en finir — par tous les moyens — avec la ségrégation, la misère et le racisme.

Être esclave, Catherine Coquery-Vidrovitch et Éric Mesnard

Être esclave
En Afrique, aux Antilles et sur le continent américain, les esclaves ont été des acteurs majeurs et pourtant largement mésestimés de l’histoire. À rebours de l’historiographie dominante, ce livre, qui repose notamment sur les nombreux récits de vie qu’ils ont transmis, s’attache ainsi à montrer qu’ils ont contribué à l’évolution culturelle et sociale des côtes et de l’arrière-pays africains, à la création de nouvelles sociétés métissées aux Amériques ou à l’invention de formes de résistance.
En restituant l’intensité des échanges noués entre l’Afrique et les Amériques, et en décrivant l’importance de phénomènes tels que la traite dans l’Atlantique sud ou la généralisation de l’esclavage interne précolonial dans les sociétés africaines du XIXe siècle, Être esclave offre une synthèse particulièrement éclairante des apports les plus récents de l’historiographie internationale sur l’esclavage.

La traite des Noirs, Hugh Thomas

La traite des noirs

Tout n’a pas été dit sur la Traite des Noirs. Et notamment pourquoi un tel crime a pu durer si longtemps, près de cinq siècles. Dans ce livre, l’exposé le plus complet de la Traite transatlantique aujourd’hui disponible, Hugh Thomas tente de répondre à cette question. Il montre comment cette histoire est inextricablement liée à celle de l’Occident, dont elle occupe le centre, selon le mot de Tocqueville : « La destinée des nègres est en quelque sorte enlacée dans celle des Européens. Les deux races sont liées l’une à l’autre. » On verra comment, alors que le monde médiéval avait à peine tourné la page de l’esclavage massif, les découvertes géographiques, mais aussi l’idéal antique de la Renaissance vont le ranimer. Afrique puis Nouveau Monde font irruption dans la conscience européenne via le Portugal et l'Espagne qui mettent en place la Traite dès 1440. Peu à peu le point de gravité de l’odieux commerce - « le plus rentable des commerces », disait Louis XIV - recherche de l’énergie humaine et sucrière, se déplace vers le nord, prenant toute sa part dans les conflits déchirant l’Europe et l’Amérique, après l’Afrique où sont déversés, déjà, des millions d’armes. Enfin, l’Angleterre, la plus grande bénéficiaire du système, décide d’en devenir le gendarme : la campagne visant à l’abolir, adossée aux révoltes des esclaves, sera la première grande cause humanitaire internationale.
Traite et esclavage ne disparaîtront pas pour autant. Hugh Thomas nous livre ici les témoignages directs des acteurs du commerce d’ébène : sous sa plume s’animent des êtres de chair et de sang, flotte la pestilence des négriers parés de noms charmants ou saints. L’histoire connaît-elle un sens, comme l’ont cru les Lumières ? Toutes les Traites sont-elles équivalentes ? Quel est le legs, durable, de cette histoire dans nos sociétés ? Peut-on refermer le débat avant de l’avoir ouvert ?

Un défi pour l'Afrique, Wangari Maathai

Un défi pour l'Afrique

Avec pour devise « Nous n’avons le droit ni de fatiguer ni de renoncer », Wangari Maathai démontre que des gestes simples suffisent à engendrer des bouleversements profonds. Elle est une adepte avant la lettre du « Yes, we can ».
Activiste environnementale et militante pour la démocratie, Wangari Maathai, offre une perspective lumineuse sur le défi que doit aujourd’hui relever l’Afrique. Elle étudie la nature complexe du continent et offre « un espoir concret » et « des choix réalistes ». Face à la pauvreté, à la famine liée à la déforestation, le Prix Nobel prône de semer des arbres autant que des idées. Elle exhorte la population, culturellement déracinée, à la dérive entre les mondes, à entreprendre une révolution morale, pour accéder à la croissance. Elle analyse au niveau international, national et individuel le goulet d’étranglement du développement en Afrique. Elle multiplie les appels à l’action en direction des États, qu’elle incite à s’unir, pour prendre leurs responsabilités.

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