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Par Cherche midi, publié le 02/04/2020

"Comment ne pas aller voir un psy avec son enfant" : les clefs pour un dialogue retrouvé

Auréolé du succès d’Éloge de l'imperfection parentale (Flammarion, 2019), le psychothérapeute et journaliste Valentin Spitz propose un nouvel ouvrage pratique fluide et documenté, nourri de son expérience et de ses réflexions sur la relation entre enfants et parents. Comment ne pas aller voir un psy avec son enfant (en dix histoires et en dix épisodes) remet les questions essentielles sur la table pour une redéfinition pérenne de ces liens si importants.

Déjà auteur de sept livres, Valentin Spitz est psychothérapeute de profession et a également officié en tant que chroniqueur au sein de « La nouvelle édition », de 2016 à 2017. En se basant sur des histoires qui sont autant de cas pratiques rencontrés dans son cabinet, l’écrivain entend faire vivre au lecteur une expérience immersive dans laquelle il pourra se confronter à ses questions et à ses angoisses. Comment ne pas aller voir un psy avec son enfant se partage en 10 chapitres se terminant chacun par 3 points à retenir à l’attention des parents, et offre des clefs pour dédramatiser et avancer au quotidien.


« Hier encore, un parent me laisse un message, désemparé, perdu. Il dit son urgence, fait état de la gravité de la situation ; il me demande un rendez-vous dans la journée… Bien souvent, pourtant, je remarque qu'une discussion téléphonique suffit à calmer les motifs de l'appel : l'angoisse et la culpabilité de ne pas être les parents qu'ils devraient être, ou que leurs enfants ne soient pas comme les autres. Ils attendent de moi que je leur dise ce qu'ils doivent faire, ou que je leur confie la recette pour devenir des parents parfaits. C'est-à-dire : bienveillants, à l'écoute, présents, drôles, toujours calmes et d'humeur égale – ce qui est plus proche de la définition du robot de Google Home que des êtres humains que nous sommes, avec des hauts, des bas, des forces, des failles, un corps, des émotions… » Une entrée en matière qui permet de remettre les parents au centre du jeu en leur montrant qu’ils incarnent les meilleurs spécialistes de leurs enfants et que la famille possède, dans de nombreux cas, de quoi se renouveler en son propre sein.


S’il ne s’agit pas de décourager les parents de consulter un spécialiste, il est question pour Valentin Spitz de proposer des pistes pour ne pas tout voir sous l’angle de la psychothérapie. « Je veux enfin et surtout dire que la meilleure manière de ne pas emmener son enfant chez le psy, c'est d'en consulter un soi-même, de s'occuper de soi, de s'écouter », concède-t-il d’ailleurs. Car l’éducation d’un enfant, et surtout d’un adolescent, renvoie souvent le parent à sa propre existence, à ses réussites et à ses échecs. Le livre de Valentin Spitz, décomplexant et libérateur, est aussi bien documenté qu’il est rassurant pour le parent en détresse. Comment ne pas aller voir un psy avec son enfant se parcourt d’une traite ou en se plongeant dans l’un des chapitres abordant un thème précis : « Les vingt minutes où on se dit tout », « Comment l'autonomiser », « Quand s'inquiéter vraiment ?...


Comment ne pas aller voir un psy avec son enfant
« Hier encore, un père m’appelle, désemparé, faisant état de la “gravité” de la situation avec son fils… Bien souvent, cependant, je remarque qu’une simple discussion suffit à calmer ce qui a motivé l’appel : l’angoisse et la culpabilité de ne pas être les parents qu’il “faudrait” être. Ils souhaiteraient que je le leur dise quoi faire pour être de “bons” parents, voire des parents parfaits, c’est-à-dire : bienveillants, à l’écoute, drôles, toujours calmes… Ce qui ne correspond en rien aux êtres humains que nous sommes, avec des hauts et des bas.
Il ne s’agit pas ici d’affirmer que nos enfants ne doivent plus aller voir de psy, je sais combien ce peut être utile. Mais plutôt de souligner que, dans bien des situations, la meilleure manière de ne pas avoir à les y emmener, c’est de chercher dans sa famille les ressources nécessaires pour s’en sortir et, bien entendu, de s’écouter et de savoir s’occuper de soi.
Alors, on essaie ? »
 
Pour le psychothérapeute Valentin Spitz, l’essentiel est donc de remettre les parents au centre du jeu : les spécialistes les plus avisés de leur enfant, ce sont eux-mêmes.
Ce livre, fondé sur dix cas réels, offre ainsi, en dix épisodes, des ficelles pour dédramatiser, et avancer.

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