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            Par Plon, publié le 12/06/2019
            Découvrez la vie sensible et intelligente des animaux

            Vous êtes-vous déjà imaginé dans la peau des bêtes ? Aline Richard Zivohlava l’a fait et de cette expérience ressort l’étonnant bestiaire Dans la peau des bêtes. L'auteure y a mené une enquête scientifique qui s'appuie sur les derniers résultats de la recherche animale. Voici un condensé des choses les plus surprenantes que vous trouverez dans ce livre.

            Le poulpe, une intelligence des mers

            Le poulpe, vous l’aimez comment ? Avec une pointe d’ail ? Saupoudré de paprika ? Au barbecue ? Pourtant, il est bien plus qu’un mets de choix, c’est un animal doté d’une incroyable intelligence.

            Les poulpes ont par exemple une impressionnante dextérité au maniement des outils, que nous, humains, avons tendance à croire réservée aux animaux supérieurs. En 2009, quatre poulpes des eaux chaudes du Pacifique ouest ont ainsi été filmés en train de manipuler des coquilles de noix de coco pour s’en faire une armure de protection contre les prédateurs.

            Ils sont également capables de jouer, un comportement très évolué pour des invertébrés. C’est ainsi que la biologiste anglaise Sarah Zylinski a pu observer un poulpe en train de jouer au jeu du chat et de la souris avec un crabe !

            Toutes ces capacités sont permises par des organes sensoriels contrôlés par un énorme cerveau, chose extraordinaire pour un invertébré. En comparaison, ce serait comme si une moule était dotée d’un cerveau de souris. Le cerveau des poulpes (ou plutôt ces neuf cerveaux, l’un présent dans l’encéphale central, les huit autres dans chacun des bras) comprend 500 millions de cellules nerveuses, comparé à 100 000 pour l’escargot, 960 000 pour l’abeille et 636 millions pour le ouistiti !

             

            Le corbeau, oiseau de malice

            Cervelles de piaf, têtes de linotte, les corvidés seraient en réalité bien loin de ces idées reçues. Ils seraient même très futés !

            Si vous voulez des preuves, lisez plutôt l’histoire des corneilles noires de la ville de Sendai au Japon. À des branches de noyer plantés le long des routes, pendaient de savoureuses noix, impossibles à manger pour les corbeaux du fait de leurs épaisses protections. Mais c’était sans compter l’ingéniosité des corneilles qui ont appris… le code de la route. Au feu rouge, les oiseaux déposent leurs noix devant la voiture qui l’écrase au feu vert et dont les fragments sont ensuite récupérés au feu rouge suivant.

            Autre expérience, celle de corbeaux mis face à deux tubes en verre, un large et l’autre étroit, reliés entre eux par un mécanisme de vases communicants et à moitié remplis d’eau. Dans le premier, un morceau de viande flottant sur un morceau de liège. Tube trop étroit pour y mettre le bec. Les oiseaux doivent alors trouver un moyen de récupérer la nourriture. Leur technique : se saisir de petits cailloux qu’ils ont introduits dans le tube large ne contenant pas la viande pour faire monter la viande de l’autre côté ! Incroyable quand on sait que les petits humains ne réussissent cette expérience que vers l’âge de 7 ans.

             

            Le rat, farandoles en sous-sol

            Considéré, au mieux, comme une déplaisante vermine, au pire comme un animal dangereux vecteur de terribles maladies, le rat n’a pas belle réputation. C’est pourtant une espèce particulièrement ingénieuse dont on ne cesse de découvrir de nouveaux savoir-faire. En groupe, les rats ont par exemple compris que l’entraide était payante. Placés dans deux cages contiguës dont l’une est restée ouverte, le rat en liberté délivre son congénère emprisonné et partage ensuite avec ce même congénère le chocolat déposé par le scientifique. Eh oui, il n’y a pas que les primates qui sont capables de comportements pro-sociaux !

            Mais leur ressemblance avec les humains ne s’arrête pas là puisque les rats sont également capables de… rire. Nos oreilles humaines ne peuvent malheureusement pas les entendre car leurs gloussements sont dans la gamme des ultrasons (autour de 50 kilohertz). C’est le neuroscientifique Jaak Panksepp qui a le premier fait le rapprochement entre le rire humain et les couinements du jeune rat auquel on gratouille le ventre !

            Le chat, un si mignon prédateur

            Tour à tour adoré puis détesté au cours de l’histoire, le chat a désormais le vent en poupe. À tel point qu’il s’est largement invité sur Internet autant que dans nos foyers. Il y aurait 82 millions de chats domestiques aux États-Unis, 7 millions au Japon, 76 millions en Europe. Mais cet amour humain pour ces adorables petits félins n’est pas sans conséquences. Saviez-vous que le chat était, chaque année, à l’origine de la disparition d’entre 1,3 et 1,4 milliards d’oiseaux dans le monde et de plus de 12 millions de petits mammifères et de reptiles ?

            Aux États-Unis par exemple, davantage d’oiseaux et de mammifères meurent sous les griffes des chats que pour toutes autres causes liées à la présence de l’homme (éoliennes, hauts bâtiments, automobiles, pesticides ou autres produits toxiques). Ils sont la première espèce invasive avec, à leur actif, la disparition de 63 espèces.

            Un impact surtout catastrophique dans les îles, comme l’Australie, où la faune locale ne connaissait pas de prédateurs avant l’arrivée des matous. Après un comptage fait en 2017 sur ce continent, on a estimé qu’ils étaient présents sur 99,8 % du territoire et menaceraient ainsi la survie de 124 espèces locales. Pour contrer l’invasion, les pouvoirs publics ont dévoilé une méthode radicale qui ne plaira pas à tous les amoureux des chats : l’éradication de 2 millions d’entre eux d’ici à 2020 !

            Si cet article vous a intéressé, découvrez le livre pour en savoir plus ! 

            Plon