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            Par Plon, publié le 27/02/2019
            Découvrez la vraie vie en République islamique d'Iran

            En ce mois de février, l’Iran fête les 40 ans de la révolution qui a renversé le shah et ouvert la voie à la République islamique. Un printemps à Téhéran écrit par le journaliste Armin Arefi vous offre un voyage dans ce pays aussi fascinant que déconcertant pour essayer de mieux le comprendre et de mieux appréhender ses changements.

            UN PAYS EN PLEIN CHANGEMENT

            En 2007, Armin Arefi, ancien correspondant franco-iranien à Téhéran pour la presse française est expulsé du pays à cause de ses articles qui n’ont pas plu au gouvernement. Depuis il ne rêve que d’une chose, aussi folle qu’interdite, y revenir. En 2016, par un revirement inexpliqué de la situation propre à l’administration iranienne, il réussit à obtenir un visa pour retourner dans son pays. Commence alors un voyage de 2 ans en Iran, raconté au fil des chapitres, révélant changements et contradictions au sein de la société, dans des domaines aussi variés que l’amour, le droit des femmes, la politique, la religion, la culture ou encore l’économie.

            Dès son arrivée à l’aéroport de Téhéran, le reporter est surpris par l’hyperconnectivité des jeunes. Tous ont les yeux rivés à leurs portables, utilisant comme il l’apprendra plus tard, des applications comme Telegram ou Instagram mais aussi Twitter et Facebook, qui malgré leur interdiction restent très plébiscitées. Des applications qui les relient au monde extérieur pour accéder aux dernières informations, mais qui sont, aussi, des lieux de rencontre et de drague en ligne dans un pays où la liberté de la presse est limitée et les relations hors mariage interdites. Lors de sa première soirée en Iran dans l’appartement d’un ami, il est étonné de constater que la vodka y coule à flot et que les filles y sont largement dévoilées. Comment une telle situation est-elle possible dans le pays des mollahs ?

             « C’est comme le cannabis en Europe, c’est interdit mais tu ne vas jamais en prison ! » lui confie son ami pour justifier son absence de crainte de voir débarquer des miliciens chez lui. Le pays est effectivement en pleine ouverture, et il est aujourd’hui un des plus moderne et occidentalisé du Moyen-Orient. Si les règles y restent en apparence strictes, elles sont bien moins appliquées qu’avant. Un jeune milicien interrogé par le reporter sur la question de l’arrestation de personnes en état d’ébriété le lui confirmera d’ailleurs : « D’après le Coran, celui qui a bu doit être puni. Il arrive que l’on donne des coups de fouet mais normalement on pardonne. »

            Ce relâchement semble toucher de nombreux pans d’une société qui aspire à plus de liberté. Les mariages n’échappent pas à cet esprit. Si les jeunes sont de moins en moins nombreux à se marier, les « mariages blancs », cohabitation – interdite – entre deux personnes non mariées, sont de plus en plus fréquents.

            UN PEUPLE MECONTENT 

            Malgré ces changements sociétaux, beaucoup d’Iraniens ne trouvent toujours pas leur compte dans un pays à l’économie en berne qui manque d’avenir pour les jeunes et où les règles restent étouffantes. 70 % de la population a moins de 35 ans, et nombreux sont les jeunes Iraniens qui confient vouloir partir pour se construire un plus bel avenir ailleurs. Beaucoup également regrettent le temps de la civilisation perse préislamique, dont les traditions continuent à être perpétuées malgré les interdictions des autorités. « Je suis si fière de ce que j’ai vu, mais je suis si pessimiste quant à notre avenir. Regardez ce que nous étions et ce que nous sommes devenus », déplore une jeune étudiante lors d’une visite de l’antique capitale de l’Iran, Persépolis.

            Si les artistes réinvestissent désormais les rues, il ne faut pas oublier ce groupe de sept jeunes qui s’était mis en scène sur YouTube en chantant « Happy » de Pharell Williams, et qui s’était vu condamner à un an de prison et quatre-vingt-onze coups de fouets pour « diffusion illégale de film » et « relations illicites ».

            L’Iran est ce pays plein de contradictions, ce pays dont on ignore s’il va continuer à s’ouvrir ou se refermer sur lui-même dans les prochaines années, ce pays qu’on a dans tous les cas envie de découvrir et de comprendre depuis qu’Armin Arefi a commencé à nous en parler dans Un Printemps à Téhéran. 

            Plon

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            • Par Plon

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