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            Par Cherche midi, publié le 28/03/2019

            Le cherche midi éditeur à la rencontre de Cali

            Le 14 mars 2019, Cali publiait « Cavale, ça veut dire s'échapper », son second roman. A cette occasion, le cherche midi éditeur est allé à la rencontre de cet auteur dont la plume douce et intime touche tous les coeurs.  

            Cali, c’est des mots plein le cœur et le cœur sur la main.

            Vous le connaissez sans doute à travers ses chansons (C'est quand le bonheur, Je te veux, Elle m’a dit…) mais depuis 2018, ses mots ne sont plus seulement mis en musique, ils sont aussi couchés sur le papier. Cali a publié son premier ouvrage autobiographique en 2018. Le titre, Seuls les enfants savent aimer, est tiré de l’une de ses chansons éponymes. Après nous avoir raconté son enfance endeuillée par la perte de sa mère lorsqu’il n’avait que 6 ans, il publie aujourd’hui Cavale, ça veut dire s’échapper, un portrait explosif de son « moi » adolescent avec toutes les émotions qui accompagnent ces années si intenses.

            Le cherche midi est allé à la rencontre de cet artiste aux multiples talents dont la gentillesse n’a d’égale que son habileté à décrire les sentiments qu’il a ressentis tout au long de sa vie.

            Vous êtes le petit dernier d’une grande fratrie. Rugbyman entre Vernet-les-Bains, Prades et Perpignan, mais aussi champion de France de pétanque et chanteur dans un groupe de rock au lycée, vous avez vécu de très beaux moments que vous racontez notamment dans Cavale, ça veut dire s’échapper.

            Pouvez-vous nous raconter le plus beau souvenir de votre adolescence ? Et votre plus grand regret ?

            La rencontre avec le chanteur de U2… J’en parle dans ce livre ! C’était un moment incroyable. J’étais au Palais des Sports de Toulouse le 20 octobre 1984 pour le concert de U2 et je suis tombé nez à nez avec Bono ! Le groupe était en balance, il répétait, et j’ai pu discuter avec lui… Il y a des milliers de souvenirs mais je choisis celui-ci.

            Mon plus grand regret… C’est sûrement d‘avoir eu ce filtre – que je n’ai plus aujourd’hui – et de ne pas avoir osé dire aux gens que je les aimais. Il y a des filles qui m’ont fait pleurer et qui ne le savent pas… Et ça, c’est peut-être mon plus grand regret. Si je revenais aujourd’hui avec ce que j’ai dans le cœur et dans le ventre, j’irais leur dire.

             

            « Je fais ce métier car j’ai besoin d’amour ».

            Qu’ils soient chantés ou lus, tous vos mots ont quelque chose en commun. Parfois mélancoliques, souvent très intimes, ils racontent votre histoire personnelle.

            Le triptyque littéraire de votre vie se dessine peu à peu sous nos yeux. Après nous avoir raconté votre enfance et votre adolescence, vous imaginez-vous écrire un troisième récit sur votre vie d’adulte ?

            J’ai démarré quelque chose… Est-ce que c’est une suite ? J’ai très envie de retrouver mes amis, qui ont vieilli, qui ont grandi comme moi, mais qui sont peut-être toujours aussi fous… J’ai envie de les retrouver et de leur faire vivre des choses complètement dingues. Donc, oui, j’envisage de raconter comme c’est important d’avoir le corps qui vieillit, qui se fripe, qui se fatigue. Mais le cœur qui a toujours cette force de la jeunesse…

             

            « Quand elle est partie, je suis tombé du nid ».

            Il est difficile de ne pas comparer Seuls les enfants savent aimer avec La Vie devant soi de Romain Gary. Ces deux très jeunes garçons se retrouvent seuls face au vide immense du deuil maternel. Toute leur innocence se dévoile, explose même, à travers une plume douce et candide. Oublions un instant les écrivains et concentrons-nous sur ces deux voix, celle de Momo, 8 ans, et celle de Bruno, 6 ans, tous deux orphelins de leur figure maternelle.

            La toute première citation de Seuls les enfants savent aimer vient d’ailleurs de Romain Gary : « On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. »

            Nous vous retrouvons dans le magazine Marianne, il y a un an. Vous écriviez : « Je ne suis pas un grand lecteur. Mais quand je plonge dans un livre, je le dévore. »

            Quels écrivains vous ont influencé dans l’écriture de ces romans ?

            Je suis tombé dans Charles Bukowski très jeune. Ça m’a permis de passer à l’âge adulte. C’était une période assez folle, je ne lisais pas assez et j’ai tiré au hasard trois livres dans la bibliothèque de mon père. Ces trois livres, je me suis imposé de les lire. Il y avait La Métamorphose de Kafka, Le Pantalon d’Alain Scoff et Women de Bukowski.

            C’est d’ailleurs Bukowski qui m’a aidé à assumer mes désirs. Après eux, j’ai découvert John Fante et L’Attrape-cœur de Salinger… La passion de Philippe Djian… L’amour fou et la poésie intouchable de Gabriel García Márquez. L’Amour aux temps du choléra est un chef-d’œuvre absolu pour moi. Oscar Wilde et Mathias Malzieu. ll y en a beaucoup d’autres, bien sûr…

             

            Ce deuxième roman nous offre un Bruno un peu grandi. Vous avez 15 ans, « de trop grandes jambes et de trop grands pieds au bout ». Vous cavalez. Vous cavalez dans l’adolescence à la recherche d’explosions de sentiments, à la recherche d’amitié, d’amour, de rencontres. Vous cavalez en rythme, car la musique ne vous quitte pas. Vous cavalez vers Louise, Fabienne, Patricia et puis les autres filles (« J’ai dû tomber amoureux des milliers de fois… »).

            Vos deux titres sont considérés comme des romans mais ils sont finalement très autobiographiques. Avez-vous pris quelques libertés, imaginé certaines scènes dans l’écriture de Seuls les enfants savent aimer et Cavale, ça veut dire s’échapper ?

            Oui ! La vérité, finalement, on s’en moque ! C’est pour ça que c’est un roman. Ce qui est sûr, c’est que la vie du petit Bruno de Seuls les enfants savent aimer est très proche de celle que j’ai vécue. Les gens qui sont cités dans ce livre sont des gens réels. En revanche, il y a des vraies personnes à qui j’ai fait faire des choses inventées… Certaines choses se sont passées… et d’autres non !

             

            La fidélité est une notion très importante pour vous. Nous le remarquons d’ailleurs dans vos romans : on y retrouve les mêmes personnages, ils grandissent en même temps que vous. Vous ne vous entourez que des personnes en qui vous avez une confiance aveugle. Des amitiés fusionnelles, fraternelles. Le temps passe et il n’a aucun impact sur vos relations. Êtes-vous toujours aussi proches des personnages de vos romans aujourd’hui ?

            Oui, Alec et Fernand, Nico, Bubu, Jean-Mi, Denis, Didier… tous ces gens-là sont toujours mes proches aujourd’hui. J’ai d’ailleurs toujours une petite appréhension. Que vont-ils dire en lisant ce livre ? Et puis, mes amoureuses sont aussi toujours là. J’ai besoin de les imaginer, de les aimer. Peut-être que j’ai dû changer un nom ou deux mais c’était pour ne pas blesser ces personnes-là. Je ne suis même pas sûr. Le mystère…

            Cherche midi
            Cherche midi

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