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            Par Plon, publié le 27/03/2019

            "Moi, le dernier Tutsi", 25 ans après le génocide rwandais

            Le 7 avril 2019 a eu lieu la commémoration du 25è anniversaire du génocide des Tutsis au Rwanda. A cette occasion, nous vous proposons de découvrir le récit de Charles Habonimana, « Moi, le dernier Tutsi ». Un livre dans lequel il raconte comment il a été le témoin de ce que ses yeux n’auraient jamais dû voir, l’extermination des siens.  

            C’est une histoire terrible, parmi tant d’autres, qu’a connu le Rwanda pendant ces 3 mois de 1994, que celle de Charles Habonimana. L’auteur du récit « Moi, le dernier Tutsi » y raconte comment, à l’âge de 12 ans, il a été le témoin de ce qu’aucun être humain ne devrait jamais voir : l’extermination des siens, des Tutsis de son village par ses voisins et amis Hutus. Dans la folie qui s’est emparée des hommes du mois d’avril à celui de juillet, ses bourreaux décident de faire de lui le symbole du génocide en marche et de le tuer en dernier, pour qu’il soit le dernier témoin du massacre. Sauvé à temps par des soldats du FPR (Front Patriotique Rwandais), il raconte ces 100 jours du génocide qui a fait environ 800 000 victimes en majorité Tutsis, au Rwanda.

            Celui qui a vécu tant d’horreur est pourtant à l’image de son pays, tourné vers l’avenir, vers la reconstruction et le pardon. « S’enfermer dans une position victimaire, s’aigrir, se dessécher, ne plus nouer avec les autres que des relations utilitaires sans plus jamais donner sa confiance peut-il être une voie satisfaisante pour les victimes ? N’est-ce pas alors se trahir soi-même ? Laisser triompher ce qu’on pense combattre ? » Ce pardon n’est pour lui, comme pour son pays, ni oubli ni faiblesse mais plutôt une opportunité donnée à chacun de se réinsérer dans la communauté sans la menacer à nouveau.

            Interrogé sur France Inter le 26 mars dernier sur ce qu’il attend des commémorations cette année, Charles Habonimana affirme que si le Rwanda a réussi à se reconstruire, il attend désormais une reconnaissance des Nations Unies et notamment de la France pour les fautes commises. « J’aimerais avoir une reconnaissance qui est intime, qui vient du cœur et pas des mots » confie-t-il.  

             

             

             

            Plon