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            Par Omnibus, publié le 31/10/2018
            Omnibus fait son cinéma !

            Les éditions Omnibus font honneur au septième art en vous proposant deux ouvrages, 1 001 films et 501 réalisateurs, de quoi se plonger, pour les uns, dans un intime travail de mémoire, pour les autres, dans des découvertes étonnantes.

             

            Quel cinéphile peut entendre une musique de film, plus d’un demi-siècle après, sans reconnaître l’éblouissement de la première fois et, au fil des visions, l’entêtant parfum de la nostalgie ? Ou retrouver dans un coin de sa mémoire les splendeurs d’un générique, la mélancolie d’un finale, la verdeur d’un dialogue ?

            Les palmarès habituels ne peuvent rendre compte de toutes les merveilles cinématographiques. Il faudrait pour cela un bon millier de films, de tous les temps et de tous les pays. Plus précisément mille et un films, à voir avant de mourir.

             

            L’HOMME AU CRÂNE RASÉ (1965)

            Le premier long métrage d’André Delvaux fit entrer le cinéma belge dans le modernisme. Il marqua également l’apparition d’un style cinématographique propre à la Belgique, le réalisme magique, mélange de réalité et de fantaisie inquiétante, traitant de la mélancolie surréaliste du quotidien. La trame déroutante de L’Homme au crâne rasé va de l’histoire d’amour au thriller en passant par l’exploration de la frontière ténue entre raison et folie. Govert Miereveld (Senne Rouffaer) est un enseignant amoureux d’une élève. Celle-ci disparaît, et nous nous demandons, avec Govert lui-même, si celui-ci ne l’a pas tuée. Bien plus que d’une enquête policière, c’est d’un voyage à l’intérieur de la crise d’identité du héros qu’il s’agit. Comme Govert, le spectateur apprend progressivement à ne plus se fier à ce qu’il voit et entend, la réalité devenant un rêve. Une des scènes clefs du film montre une autopsie, mêlant le réalisme, la répulsion et l’aliénation onirique. Sur le plan stylistique, L’Homme au crâne rasé est d’une grande subtilité. D’infimes détails dans le langage, les images et le comportement des personnages sèment le doute sur la véracité de l’environnement dans lequel le héros vit et se déplace, jusqu’à ce que, finalement, on cesse de chercher la vérité et se contente, à l’instar de Govert, d’une contemplation tranquille en s’abandonnant à l’étrangeté.

             

            LA GRANDE VADROUILLE (1966)

            Après le succès du Corniaud (1964) qui avait révélé le duo Bourvil-de Funès, Gérard Oury réunit à nouveau le tandem, qu’il plonge cette fois-ci dans la période trouble de l’Occupation. Le succès est considérable : plus de 17 millions de spectateurs se rendent dans les salles applaudir La Grande Vadrouille, ce qui a fait de ce film le plus gros succès français au box-office pour plus de quatre décennies. L’irascible chef d’orchestre Stanislas Lefort (Louis de Funès) et le modeste peintre en bâtiment Augustin Bouvet (Bourvil) se trouvent par hasard obligés de convoyer trois aviateurs anglais en zone libre. Devenus résistants malgré eux, poursuivis par les Allemands, ils enchaînent les aventures et les péripéties, et mèneront à bien leur mission sans cesser de se chamailler un seul instant. La Grande Vadrouille marque l’apogée de la comédie « à la française » des années 1960, portée ici à une sorte de perfection : un scénario cousu main par Marcel Jullian, Gérard Oury et sa fille Danièle Thompson, le burlesque des situations, des répliques percutantes dont nombre sont passées à la postérité (« But alors, you are french ? » « Y a pas d’hélice, hélas ! – C’est là qu’est l’os »), le rythme effréné des rebondissements dans une mécanique parfaitement huilée, dirigée de main de maître par Gérard Oury. Et surtout la présence de ces deux monstres sacrés que sont Bourvil et de Funès dans des rôles taillés pour eux et qui jouent admirablement de leur dissemblance pour former un couple comique d’anthologie.

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