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            Par Lisez, publié le 02/08/2019
            Rentrée littéraire 2019 : 13 romans étrangers à suivre de près

            Un roman hors normes frôlant les 900 pages, un recueil de nouvelles qui explore les relations humaines, une histoire choc déjà auréolée d'un prix prestigieux... Cette année, la littérature étrangère électrise la rentrée littéraire. De Richard Powers à Susan Kreller, de Jorge Comensal à Kristen Roupenian, découvrez les 13 plumes venues d'ailleurs qui pourraient bien faire partie de vos coups de coeur littéraires de la rentrée.


            1. Chris Kraus, La Fabrique des salauds (Belfond)

            La Fabrique des salauds
            Dans la lignée des Bienveillantes de Jonathan Littell ou de Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez, un roman hors normes, une fresque exubérante et tragique, pleine de passion, de sang et de larmes, qui retrace tout un pan du XXe siècle, de Riga à Tel Aviv en passant par Auschwitz et Paris.
            À travers l’histoire de Koja, Hubert et Ev Solm, deux frères et leur sœur, sorte de ménage à trois électrique, Chris Kraus nous entraîne dans des zones d’ombre où morale et droiture sont violemment bafouées, et dresse en creux le portrait d’une Europe à l’agonie, soumise à de nouvelles règles du jeu.

            Une œuvre impressionnante, magnum opus sur le déclin d’une époque et la naissance d’une nouvelle ère.

            2. Yiyun Li, La douceur de nos champs de bataille (Belfond)

            La Douceur de nos champs de bataille
            Le suicide d’un adolescent, le deuil d’un parent. Le dialogue qu’imagine une mère avec son enfant pour continuer à lui parler, à l’entendre, à le faire exister. Le cache-cache intellectuel de deux esprits marqués par le sceau de la création.

            Après le très brillant Cher ami, de ma vie je vous écris dans votre vie, qui fut en lice pour le prix Médicis et le prix du Meilleur livre étranger, Yiyun Li rend un hommage plein de tendresse, de poésie et de pudeur à son fils, et mêle magnifiquement l’intime à l’universel : la douleur après la perte d’un être cher, le refuge que constituent les mots et, plus largement, la puissance cathartique de la littérature.

            3. Viet Thanh Nguyen, Les Réfugiés (Belfond)

            Les Réfugiés
            Dans un pays où tout était affaire de possessions, nous ne possédions rien d’autre que nos histoires.

            Vietnamiens, ils ont fui le communisme à la fin des années 1970 pour s’exiler de l’autre côté du Pacifique, en Californie. Ils vivent entre deux rives, entre pays d’adoption et pays de naissance, pas encore Américains, plus tout à fait Vietnamiens. Certains sont figés dans le passé, hantés par les fantômes, effarés par l’hédonisme occidental ; d’autres veulent aller de l’avant, pour eux, pour les enfants, pour la possibilité d’une autre vie. Pour n’être plus simplement des réfugiés.

            4. Ayelet Gundar-Goshen, La menteuse et la ville (Presses de la Cité)

            La menteuse et la ville
            Nymphea porte un nom de fleur mais son quotidien est loin d’être rose. À dix-sept ans, elle traîne ses complexes et souffre d’une vie insignifiante, où rien ne lui arrive jamais. En vendant des glaces pendant l’été, elle espère enfin sentir souffler le vent de l’aventure. Mais rien ne se passe… Jusqu’au jour où Avishaï Milner, chanteur populaire sur le retour, franchit le seuil de son échoppe. Pressé et méprisant, le play-boy déchu agresse verbalement Nymphea, puis la poursuit dans l’arrière-cour où elle s’est enfuie. Lorsqu’il la saisit par le bras, elle hurle et, l’instant d’après, toute la ville est là. En quelques secondes, la jeune fille récrit l’histoire, et Avishaï se retrouve en garde à vue pour tentative de viol sur mineure. Quant à la pseudo-victime, elle est propulsée au rang d’icône, Cendrillon en croisade contre les violences masculines.
            Pendant ce temps, une autre femme est elle aussi entraînée dans un mensonge dont elle ne mesure pas encore les retombées : Raymonde, vieille juive issue de l’immigration marocaine en Israël, prend l’identité de Rivka, sa meilleure amie, rescapée des camps…

            Fidèle au thème qu’elle ne cesse de sonder de livre en livre – le mensonge et la façon dont il referme ses griffes sur des individus même dépourvus de mauvaises intentions –, Ayelet Gundar-Goshen signe ici une fable urbaine subversive, caustique et tendre à la fois, aux mille et un retournements de situation. Le témoignage d’une littérature israélienne vivace, libre et engagée.
             

            5. Susan Kreller, Villa Pirasol (Presses de la Cité)

            Villa Pirasol
            Gwendoline, quatre-vingt-quatre ans, veuve effacée d’un riche papetier, habite villa Pirasol avec Thea, d’une quinzaine d’années sa cadette. Trente ans plus tôt, son fils unique a fait les frais de la sévérité de son mari. Contraint de quitter Pirasol, il n’est plus jamais revenu, et la vieille femme porte un deuil sans sépulture.
            Un jour, pourtant, la rumeur court qu’il est réapparu en ville. Thea, qui mène Gwendoline à la baguette, décide aussitôt de transformer la villa en forteresse par crainte que ce fils répudié ne réclame son héritage. Bouleversée par la nouvelle, mais soumise à son agressive pensionnaire, Gwendoline préfère se terrer dans ses souvenirs : son enfance berlinoise, la disparition de ses parents pendant la Seconde Guerre mondiale, son quotidien d’épouse malheureuse avec Willem, pervers et manipulateur, la perte de son fils. Mais il n’y a pas d’âge pour grandir, et Gwendoline trouvera peut-être la force de reprendre sa vie en main.

            Portrait d’une femme soumise, Villa Pirasol est aussi celui d’un pays, l’Allemagne, balafré par la mémoire de ses crimes et de sa propre violence. Mais si ce roman sur trois époques, à la prose scintillante et virtuose, raconte le poids du passé, il raconte surtout un affranchis-sement, une libération. Et qui mieux qu’une femme marquée par le nazisme, la déportation et la frénésie de la reconstruction capitaliste, par les maltraitances conjugales et les injures faites à son sexe, pour témoigner de l’incroyable pouvoir de la résilience ?
             

            6. Tayari Jones, Un mariage américain (Plon)

            Un mariage américain
            Celestial et Roy viennent de se marier. Elle est à l’aube d’une carrière artistique prometteuse, il s'apprête à lancer son business. Ils sont jeunes, beaux et incarnent le rêve américain... à ceci près qu'ils sont noirs, dans un État sudiste qui fait peu de cadeaux aux gens comme eux. Un matin, Roy est accusé de viol. Celestial sait qu'il est innocent, mais la justice s'empresse de le condamner.
            Les années passent, et la jeune femme tient son rôle d'épouse modèle jusqu'au jour où cet habit devient trop lourd à porter. Elle trouve alors du réconfort auprès d'Andre, son ami d'enfance. À sa sortie de prison, Roy retourne à Atlanta, décidé à reprendre le fil de la vie qu’on lui a dérobée… 

            Avec ce portrait de la classe moyenne noire du sud des États-Unis, Tayari Jones radiographie le couple et signe une histoire d'amour tragique et contemporaine qui explore les thèmes de la famille, de la loyauté, du racisme. Caustique et rigoureuse observatrice de son temps, cette auteure reconnue outre-Atlantique s'attaque en femme de lettres aux maux qui rongent la société américaine, et parvient à donner à ce texte fulgurant et âpre tous les atours d'un grand roman.

            Traduit de l'anglais (États-Unis) par Karine Lalechère

            7. Jim Fergus, Les Amazones (cherche midi)

            Les Amazones
            1875. Un chef cheyenne propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches, afin de les marier à ses guerriers. Celles-ci, « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays, intègrent peu à peu le mode de vie des Indiens, au moment où commencent les grands massacres des tribus.
             
            1876. Après la bataille de Little Big Horn, quelques survivantes décident de prendre les armes contre cette prétendue « civilisation » qui vole aux Indiens leurs terres, leur mode de vie, leur culture et leur histoire. Cette tribu fantôme de femmes rebelles va bientôt passer dans la clandestinité pour livrer une bataille implacable, qui se poursuivra de génération en génération.
             
            Dans cet ultime volume de la trilogie Mille femmes blanches, Jim Fergus mêle avec une rare maestria la lutte des femmes et des Indiens face à l’oppression, depuis la fin du xixe siècle jusqu’à aujourd’hui. Avec un sens toujours aussi fabuleux de l’épopée romanesque, il dresse des portraits de femmes aussi fortes qu’inoubliables.

            8. Richard Powers, Opération âme errante (cherche midi)

            Opération âme errante
            Richard Kraft est interne en chirurgie pédiatrique au Carver Hospital, à Los Angeles. Au cœur de cette mégalopole, qui a renoncé à l’idée même de service public, la pression est permanente. Maladie du corps social, maladie du corps physique : tout est sur le point de se défaire, de voler en éclats. Dans cette atmosphère explosive, Richard et sa collègue thérapeute Linda essaient de soigner un groupe d’enfants malades, des enfants qui semblent en savoir plus long qu’eux sur l’âme humaine et recèlent tous des secrets étonnants. À leur contact, la thérapie peut basculer dans l’enquête, et l’Amérique révéler ses failles les plus noires.
             
            Avec un humour grinçant et une empathie bouleversante, Richard Powers explore dans ce roman sous pression les racines de la survie et la mémoire de l’Amérique, grâce à une tribu d’enfants blessés mais, surtout, providentiels.

            9. Steve Sem-Sandberg, Lettres de pluie (Robert Laffont)

            Lettres de pluie

            Les années 1960, une petite île suédoise. Minna et Andreas ont été confiés pour la journée à leur voisin, Johannes. Mais le soir, leurs parents ne rentrent pas. Toute trace d’eux a disparu. On sait seulement qu’ils sont américains. Alors on parle d’espionnage, on exhume des histoires de la dernière guerre et de l’occupation nazie… Étrangers, sans famille, élevés par un alcoolique soupçonné d’avoir été collabo, les deux enfants sont la cible toute désignée des haines qui rongent les insulaires.
            Devenu adulte, Andreas revient solder ses comptes. Dans ce petit monde étouffant où la pluie brouille les frontières du réel, le passé ténébreux de l’île acquiert une intense présence. Et le drame semble inévitable.

            10. Jorge Comensal, Les Mutations (Les Escales)

            Les Mutations
            À cinquante ans, Ramón, avocat brillant et père de deux adolescents, découvre qu’il est atteint d’une forme rare de cancer. Il se voit alors obligé de subir une ablation de la langue, seule solution pour permettre la guérison.
            Désormais privé de parole, Ramón se lie d’amitié avec un perroquet amateur de grossièretés et fait la connaissance de Teresa, sa psychanalyste friande de gâteaux au cannabis, et d’Aldama, son médecin, convaincu que le cas de Ramón pourra lui apporter une renommée internationale.
            Confrontés à leurs incertitudes, tous les trois vont faire l’expérience des bouleversements engendrés par la simple mutation d’une cellule microscopique.

            Avec un humour cinglant, Jorge Comensal, nouvelle voix de la littérature mexicaine, nous livre une tragicomédie fascinante.

            11. Kristen Roupenian, Avoue que t'en meurs d'envie (NiL)

            Avoue que t'en meurs d'envie

            Un couple bien sous tous rapports héberge un ami qui tente d’échapper à une relation toxique – pour mieux sombrer dans une autre que personne n’avait vue venir et qui le détruira. Une célibataire sceptique qui suit la recette d’un vieux grimoire pour trouver l’amour est dépassée par l’apparition d’un homme parfait dans sa cave. L’anniversaire d’une petite fille inquiétante prend une tournure dramatique après qu’elle a « souhaité » le mal. Une jeune femme se retrouve au lit avec un homme qu’elle a rencontré peu de temps auparavant et se demande s’il ne s’agit pas d’un psychopathe déguisé en « mec à chats »…
            Kristen Roupenian plonge dans nos fantasmes et délires à travers douze nouvelles qui explorent avec une écriture très réaliste et un humour impitoyable et souvent sombre les relations humaines. Une voix impétueuse et mortelle.

            12. Rhidian Brook, L'étrange histoire du collectionneur de papillons (Fleuve)

            L'étrange histoire du collectionneur de papillons
            "Un divertissement fabuleux... Un livre irrésistiblement excentrique, à lire absolument." The Times

            "Une comédie douce-amère sur l'éducation sentimentale d'une drôlerie hors du commun." Daily Mail

            1980, États-Unis.
            Llew Jones, jeune Gallois d’une vingtaine d’années, souhaite voir les États-Unis et écrire le roman de sa vie.
            Installé depuis peu dans la demeure de sa tante dans les montagnes Catskills, il passe son temps à flâner, fumer de l’herbe et lire.
            Un beau matin, alors qu’il est plongé dans sa lecture au bord d’une rivière, un homme étrange l’aborde. Joe Bosco, vendeur de papillons aussi charismatique qu’exaspérant, lui propose de l’accompagner à travers le pays pour développer son commerce de specimens rares.
            Commence alors un voyage extraordinaire qui finit pourtant par échapper à leur contrôle, le jour où Joe disparaît. Llew se retrouve en prison et il n’a plus qu’une seule chance pour s’en sortir : convaincre tout le monde que sa version des faits est la bonne.
             

            13. Zygmunt Miłoszewski, Te souviendras-tu de demain ? (Fleuve)

            Te souviendras-tu de demain?
            Ludwik et Grazyna ont à nouveau trente ans.
            Après une rencontre dévorante, plus rien ne peut les séparer. Ou presque.
            Car les jeunes amoureux ont également l’expérience d’une vie commune longue d’un demi-siècle.
            Jusqu’à hier, ils vivaient en 2013 et approchaient les quatre-vingts ans. Or, pour des raisons obscures, le lendemain du 50e anniversaire de leur rencontre, le couple se réveille en 1963, jeune et beau, avec en prime les souvenirs de leur passé.
            Cependant la Pologne dans laquelle ils se trouvent n’est plus celle qu’ils ont connue. La Seconde Guerre mondiale est certes passée par là, mais leur patrie a désormais entamé une union de force… avec la France !
            Bien décidés à ne pas tomber dans la routine et commettre les mêmes erreurs, Ludwik et Grazyna s’ouvrent à des aventures nouvelles.
            Mais leur amour résistera-t-il à cette seconde vie ?

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            • Par Presses de la Cité

              La rentrée littéraire des Presses de la Cité

              La rentrée littéraire est un moment important pour les Presses de la Cité, l'occasion de faire entendre de nouvelles voix ou de retrouver celles que vous avez pu découvrir au fil des ans. Cette année, ce sont Villa Pirasol, de Susan Kreller, et La Menteuse et la ville, d'Ayelet Gundar-Goshen, qui composent le duo de rentrée. Deux romans magnifiques qui convoquent passé et présent, brossent le portrait de femmes, au crépuscule ou au commencement de leur vie, victimes de l'Histoire ou des injures faites à leur sexe. Deux romans dont l'intrigue, surprenante, inattendue, vous tiendra en haleine jusqu'à la fin.


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