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Par Lisez, publié le 30/07/2019

Rentrée littéraire 2019 : 5 premiers romans à découvrir absolument

Si la rentrée littéraire est l'occasion de retrouver des auteurs aimés et confirmés, on peut également voir dans cette grande effervescence le moment idéal pour partir à la découverte de nouvelles plumes. Cette année, cinq primo-romanciers et romancières font leur rentrée et proposent des romans chargés en émotions, parfois très drôles, singuliers, et toujours passionnants. Place aux présentations.

1. Sylvestre Bille, J'écris ton nom (Belfond)

Né à Namur, Sylvestre Sbille est journaliste à L’Écho et réalisateur de documentaires.

J'écris ton nom
« Youra convoque les forces de la nuit, comme dans un opéra magique, dans un conte maudit, un roman gothique. Il avance sans peur ni haine vers un destin déjà écrit. Il a décidé que tout était dit ; il n’y a plus qu’à faire. Les actes seront posés et advienne que pourra, son destin est en marche, et celui de tous ceux vers qui il roule. »
 
Youra est un jeune médecin bruxellois, idéaliste, interdit d’exercer car juif. Avec sa bande d’amis, il continue de défier le couvre-feu, d’écouter de la musique prohibée, de refaire le monde. Ce soir d’avril 1943, Youra va même passer à l’action. Avec deux copains d’enfance, il a décidé de tenter ce que les partisans jugent insensé : arrêter le train qui part pour les camps.
 
Séducteur, polyglotte, intellectuel jusqu’à l’obsession, Youra sait que la « nuit du train » fera de lui quelqu’un d’autre. Plongé dans les eaux troubles de la Résistance et confronté à celles de la collaboration, il interroge les motivations conscientes et inconscientes qui poussent à risquer sa vie, et à regarder l’ennemi dans le blanc des yeux.
 
Sylvestre Sbille réussit, dans un premier roman empreint de réalisme magique, le tour de force d’inoculer à son lecteur toute la fureur de vivre d’individus éblouissants, surnageant dans la vase noire de l’Occupation.

2. Albane Linÿer, J'ai des idées pour détruire ton ego (NiL)

Née à Paris, Albane Linÿer a été élevée en Russie, a fini sa licence de Cinéma à Lisbonne et son master en écriture à Londres. Passionnée de langues, de lecture et boulimique de travail, elle écrit depuis l’enfance et est aujourd’hui scénariste et auteure. Elle a aussi crée la première bibliothèque LGBTQIA+ itinérante de France, la Bibliothèqueer.

J'ai des idées pour détruire ton ego

Léonie, 27 ans, a le flegme pragmatique. Elle travaille chez McDo pendant la journée, garde la petite Eulalie le soir et se laisse porter par la vie. C’est souvent l’image d’Angela qui lui vient quand elle ferme les yeux et se laisse aller à une douce rêverie ou à des fantasmes plus crus – car Léonie a souvent la dalle. Le jour où elle se retrouve avec Eulalie sur les bras, elle met les voiles, direction le sud de la France où, croit-elle, Angela, se languit depuis dix ans…
Avec J’ai des idées pour détruire ton ego, Albane Linÿer nous offre un premier roman troublant sur le désir et ses limites. Quand la colère et la vengeance se substituent à l’amour, ne restent plus que les idées pour détruire l’ego de l’autre et la fuite en avant pour oublier.

3. Géraldine Dalban-Moreynas, On ne meurt pas d'amour (Plon)

Géraldine Dalban-Moreynas a débuté sa carrière comme journaliste, avant de prendre la tête de la communication du Ministère de la cohésion sociale et de la Parité en 2006. En 2008, elle fonde son agence de communication et de relations presse, qu’elle ferme en 2018 pour se lancer dans une nouvelle aventure : la décoration. Elle crée M.conceptstore, belle aventure entre Paris et Marrakech, et ouvre une boutique à Montmartre. Elle publie sur son fil Instagram @geraldinefromlabutte des chroniques de vie quotidienne aujourd’hui suivies par des dizaines de milliers de personnes.

On ne meurt pas d'amour
Elle vient d'emménager avec son homme. Dans un grand loft blanc qu'ils ont retapé. Elle doit se marier au mois de juin. La date est bloquée sur le calendrier de l'entrée.
Il va emménager avec sa femme et sa petite fille au deuxième étage du bâtiment B. Les travaux sont presque terminés.
Ils se croisent pour la première fois un dimanche de novembre, sous le porche de l'entrée. Elle le voit entrer, il est à contre-jour. Elle sent son corps se vider. Il la regarde. Il a du mal à parler.
Plus tard, ils se diront que c'est à ce moment-là que tout a commencé. Ils se diront qu'il était vain de lutter.
Il y a des histoires contre lesquelles on ne lutte pas.

4. Lola Nicolle, Après la fête (Les Escales)

Née en 1992, Lola Nicolle est éditrice. Elle est l’auteure d’un recueil de poésie Nous oiseaux de passage (Blancs Volants, 2017) et a participé à l’ouvrage collectif Les Passagers du RER (Les Arènes, 2019).

Après la fête
Ils se sont connus à l’université et aiment se retrouver.
Le temps est aux discussions intenses et à la fête. Jusqu’au jour où, insidieusement, ils arrivent à ce moment de transition, de bascule entre les études et le monde du travail. De rupture aussi.
Après la fête saisit cet instant, celui de la fin de l’insouciance, quand les amis s’éloignent et que les premières amours se tarissent. Même celles de Raphaëlle et Antoine.
Tous deux habitent le quartier de Château-Rouge, à Paris. Elle est issue de la petite bourgeoisie, lui vient de la cité. Elle trouve rapidement du travail quand le chemin se fait pour lui plus épineux…Et la réalité se rappelle soudain à eux. Comment faire alors pour que la vie, toujours, reste une fête ?
D’une écriture poétique, Lola Nicolle prend le pouls d’une époque, d’un âge aussi et livre un texte fort, générationnel. La grâce de l’amitié n’est jamais loin, celle des livres non plus.

« Tout était devenu lumineux, fluide. Les nuits semblaient claires et débordaient de sons
merveilleusement électroniques. Nous allions en club. Nous écoutions de vieilles chansons, celles de Niagara, celles des Rita Mitsouko – lorsque tu entendais Marcia Baila tu te précipitais vers moi : C’est une chanson tellement triste, personne n’écoute jamais les paroles, mais ça parle d’une fille qui a un cancer. Tu le savais ? Et tu me prenais la main pour que nous dansions
ensemble, comme pour conjurer le sort et éloigner le malheur de la maladie qui rôdait trop souvent autour de ta maison. La scène se répétait à chaque soirée. À mesure que le taux d’alcoolémie augmentait, la playlist se révélait de plus en plus nostalgique. Marcia Baila arrivait toujours au moment de rupture, où, titubant, tu pouvais abandonner ces minuscules émotions dans le puits d’une nuit qui paraissait ne pas trouver sa fin. »

5. Jorge Comensal, Les Mutations (Les Escales)

Né à Mexico en 1987, Jorge Comensal a été membre de la Fondation pour la littérature mexicaine et du Fonds national pour la culture et les arts. Il collabore à des magazines tels que Este PaísTierra AdentroViceLetras Libres et Variopinto.

Les Mutations
À cinquante ans, Ramón, avocat brillant et père de deux adolescents, découvre qu’il est atteint d’une forme rare de cancer. Il se voit alors obligé de subir une ablation de la langue, seule solution pour permettre la guérison.
Désormais privé de parole, Ramón se lie d’amitié avec un perroquet amateur de grossièretés et fait la connaissance de Teresa, sa psychanalyste friande de gâteaux au cannabis, et d’Aldama, son médecin, convaincu que le cas de Ramón pourra lui apporter une renommée internationale.
Confrontés à leurs incertitudes, tous les trois vont faire l’expérience des bouleversements engendrés par la simple mutation d’une cellule microscopique.

Avec un humour cinglant, Jorge Comensal, nouvelle voix de la littérature mexicaine, nous livre une tragicomédie fascinante.

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