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            Par Lisez, publié le 01/08/2019
            Rentrée littéraire 2019 : les romans français à ne pas louper

            Rendez-vous immanquable de la fin de l'été, la rentrée littéraire cuvée 2019 convoque des romans toujours plus passionnants et ambitieux. Côté francophone, 19 ouvrages sont attendus en librairie. Des histoires tragiques ou comiques, des héros magnifiques, des destins qui s'emmêlent, du banal sublimé... Auteurs confirmés et prometteurs convoquent des univers romanesques forts et inoubliables. Belles découvertes et belle rentrée !

            1. Isabelle Desesquelles, UnPur (Belfond)

            UnPur
            Garder ce qui disparaît, c’est l’œuvre d’une vie. C’est notre enfance.
             
            Benjaminquejetaime et Julienquejetaime, c’est ainsi que leur mère les appelle. Tous les trois forment une famille tournesol aux visages orientés vers le bonheur. Le destin en décide autrement quand un inconnu pose les yeux sur les jumeaux, se demandant lequel il va choisir.
             
            Quarante ans plus tard s’ouvre le procès du ravisseur, il n’est pas sur le banc des accusés, et c'est sa victime que l'on juge.
            Quand l’enfance nous est arrachée, quel humain cela fait-il de nous ?
             
            De l’Italie – Bari et Venise – au Yucatán et ses rites maya ancestraux se déploie ici l’histoire d’un être dont on ne saura jusqu’au bout s’il a commis l’impardonnable.
             
            À sa manière frontale et poétique, Isabelle Desesquelles joue avec la frontière mouvante entre la fiction et le réel, et éclaire l’indicible.
            Roman de l’inavouable, UnPur bouscule, envoûte et tire le fil de ce que l’on redoute le plus.
             


            2. Sylvestre Sbille, J'écris ton nom (Belfond)

            J'écris ton nom
            « Youra convoque les forces de la nuit, comme dans un opéra magique, dans un conte maudit, un roman gothique. Il avance sans peur ni haine vers un destin déjà écrit. Il a décidé que tout était dit ; il n’y a plus qu’à faire. Les actes seront posés et advienne que pourra, son destin est en marche, et celui de tous ceux vers qui il roule. »
             
            Youra est un jeune médecin bruxellois, idéaliste, interdit d’exercer car juif. Avec sa bande d’amis, il continue de défier le couvre-feu, d’écouter de la musique prohibée, de refaire le monde. Ce soir d’avril 1943, Youra va même passer à l’action. Avec deux copains d’enfance, il a décidé de tenter ce que les partisans jugent insensé : arrêter le train qui part pour les camps.
             
            Séducteur, polyglotte, intellectuel jusqu’à l’obsession, Youra sait que la « nuit du train » fera de lui quelqu’un d’autre. Plongé dans les eaux troubles de la Résistance et confronté à celles de la collaboration, il interroge les motivations conscientes et inconscientes qui poussent à risquer sa vie, et à regarder l’ennemi dans le blanc des yeux.
             
            Sylvestre Sbille réussit, dans un premier roman empreint de réalisme magique, le tour de force d’inoculer à son lecteur toute la fureur de vivre d’individus éblouissants, surnageant dans la vase noire de l’Occupation.


            3. Juliette Arnaud, Maintenant, comme avant (Belfond)

            Maintenant, comme avant
            Dans son village du Sud de la France, Rose a de grands projets pour célébrer son entrée officielle dans l’âge adulte. Puisque s’ouvre l’été de ses 18 ans.
             
            Lorsque débarque sans prévenir Manette.
            Qui se trouve être sa mère.
             
            Celle qui s’est éclipsée, quand Rose était bébé, pour suivre sur les routes son groupe de rock préféré.
            Abandonnant et l’enfant et le père.
             
            Si cela ne tenait qu’à elle, Rose accueillerait son chat fugueur de mère à coups de balai.
            Sauf qu’Emiliano, le père de Rose, n’a pas la même opinion des chats fugueurs en général, et de celui-là en particulier.
             
            A-t-il jamais cessé d’aimer Manette ?
             
            Débute alors un long, incertain et périlleux été.
             
            Roman initiatique et tendre, Maintenant, comme avant évoque la famille décomposée, la question taboue des mères qui n’élèvent pas leur enfant et les maux d’amour avec un humour féroce.
             


            4. Julien Dufresne-Lamy, Jolis, jolis monstres (Belfond)

            Jolis Jolis Monstres
            Certains disent qu’on est des monstres, des fous à électrocuter.
            Nous sommes des centaures, des licornes, des chimères à tête de femme.
            Les plus jolis monstres du monde.
             

            Au début des années sida, James est l’une des plus belles drag-queens de New York. La légende des bals, la reine des cabarets, l’amie fidèle des club kids et des stars underground. Quand trente ans plus tard il devient le mentor de Victor, un jeune père de famille à l’humour corrosif, James comprend que le monde et les mentalités ont changé.
             
            Sur trois décennies, Jolis jolis monstres aborde avec finesse et fantaisie la culture drag, le voguing et la scène ballroom dans un grand théâtre du genre et de l’identité. Au cœur d’une Amérique toujours plus fermée et idéologique, ce roman tendre mais bruyant est une ode à la beauté, à la fête et à la différence. Une prise de parole essentielle.


            5. Lola Nicolle, Après la fête (Les Escales)

            Après la fête
            Arpentant les rues du quartier de Château-Rouge, Lola Nicolle nous plonge dans le Paris d’aujourd’hui.
            Après la fête raconte les ruptures qui font basculer dans l’âge adulte. Il y a d’abord celle – universelle – entre deux êtres, quand Raphaëlle et Antoine se séparent. Puis celle qui survient avec l’entrée dans le monde du travail, lorsque la réalité vient peu à peu éteindre les illusions et les aspirations de la jeunesse. Comment l’écart peut-il être aussi grand entre le métier que Raphaëlle a rêvé et le quotidien qu’on lui propose ? Comment se fait-il que l’origine sociale vienne alors se faire entendre avec force et puissance ? Comment faire pour que la vie, toujours, reste une fête ?
            Lola Nicolle cartographie la ville, prend le pouls d’une époque, d’un âge aussi et livre un texte fort, générationnel, aux accents parfois féministes. La force de l’amitié n’est jamais loin, celle des livres non plus.


            6. Lionel Duroy, Nous étions nés pour être heureux (Julliard)

            Nous étions nés pour être heureux

            Depuis trente ans, Paul a fait de son histoire familiale, et du désastre que fut son enfance, la matière même de ses romans. Une démarche que ses frères et soeurs n’ont pas comprise, au point de ne plus lui adresser la parole pendant de longues années. Et puis arrive le temps de la réconciliation. Paul décide de réunir à déjeuner, dans la maison qui est devenue son refuge, tous les protagonistes de sa tumultueuse existence : ses neuf frères et soeurs, leurs enfants et les siens, et même ses deux ex-femmes.
            Viendra qui voudra. Et advienne que pourra.
            Le temps d’un singulier repas de famille, Lionel Duroy parvient à reconstituer tous les chapitres essentiels de la vie d’un homme. Avec sa profondeur psychologique habituelle et l’élégance de son style, il livre ici un récit vibrant de vérité sur les liens indestructibles de l’enfance, la résilience et la paix enfin retrouvée.



            7. Mazarine Pingeot, Se taire (Julliard)

            Se taire

            Avec pour seule expérience ses vingt ans et son talent de photographe, Mathilde est envoyée par un grand magazine chez une sommité du monde politique, récemment couronnée du prix Nobel de la paix. Quand l’homme, à la stature et à la personnalité imposantes, s’approche d’elle avec de tout autres intentions que celle de poser devant son appareil, Mathilde est tétanisée, incapable de réagir. Des années plus tard, une nouvelle épreuve la renvoie à cet épisode de son passé, exigeant d’elle qu’elle apprenne une fois pour toutes à dire non.
            Dans ce roman sombre et puissant, tendu comme un thriller, Mazarine Pingeot continue d’explorer les thèmes qui lui sont chers : le poids du secret, le scandale, l’opposition entre les valeurs familiales et individuelles… En mettant en miroir deux instantanés de la vie d’une femme contrainte au silence par son éducation et son milieu, elle démonte les mécanismes psychologiques de répétition et de domination, en même temps qu’elle construit une intrigue passionnante.



            8. Loulou Robert, Je l'aime (Julliard)

            Je l'aime

            « J’aurais pu être un millier de choses, mais j’ai choisi de consacrer ma vie à aimer. »
            Dès qu’elle le voit, elle scelle un pacte avec elle-même : il sera à elle.
            Il lui prend la main. Elle le suit à Paris. Il devient journaliste. Elle, sa groupie. Elle l’aime, le hurle, le pleure. Rien d’autre n’a d’importance. Elle est jalouse, dangereuse, prête à tous les excès. Elle veut qu’il la regarde encore, qu’il l’aime comme elle l’aime. Sans limites.
            À coups de phrases courtes et sans artifices, Loulou Robert fait ici le récit d’un amour sacrificiel, tragique et sublime, un amour au quotidien, taillé pour l’éternité. Elle raconte les failles, la folie et la dévotion d’une femme pour un homme. Elle dit la maternité, la vieillesse, la solitude, l’usure d’un couple. Elle dit la vérité d’un corps et de ses cicatrices. Toute une vie à aimer.



            9. Jérôme Attal, La petite sonneuse de cloches (Robert Laffont)

            La Petite Sonneuse de cloches

            1793. Le jeune Chateaubriand s’est exilé à Londres pour échapper à la Terreur. Sans argent, l’estomac vide, il tente de survivre tout en poursuivant son rêve de devenir écrivain. Un soir, tandis qu’il visite l’abbaye de Westminster, il se retrouve enfermé parmi les sépultures royales. Il y fera une rencontre inattendue : une jeune fille venue sonner les cloches de l’abbaye. Des décennies plus tard, dans ses Mémoires d’outre-tombe, il évoquera le tintement d’un baiser.
            De nos jours, le vénérable professeur de littérature française Joe J. Stockholm travaille à l’écriture d’un livre sur les amours de l’écrivain. Quand il meurt, il laisse en friche un chapitre consacré à cette petite sonneuse de cloches. Joachim, son fils, décide alors de partir à Londres afin de poursuivre ses investigations.
            Qui est la petite sonneuse de cloches ? A-t-elle laissé dans la vie du grand homme une empreinte plus profonde que les quelques lignes énigmatiques qu’il lui a consacrées ? Quelles amours plus fortes que tout se terrent dans les livres, qui brûlent d’un feu inextinguible le coeur de ceux qui les écrivent ?



            10. Jean-Michel Delacomptée, La Bruyère, portrait de nous-mêmes (Robert Laffont)

            La Bruyère, portrait de nous-mêmes

            Parmi les écrivains les plus illustres du XVIIe siècle, Corneille, Racine, Molière, La Fontaine, Bossuet, Boileau, Mme de Sévigné, Mme de Lafayette, figure La Bruyère. Avec Les Caractères ou les Moeurs de ce siècle, il a tendu au public de son époque un miroir qui nous reflète toujours. Bien des comportements de la société de Louis XIV ressemblent aux nôtres. Les temps changent, pas le fond des hommes.
            Jean-Michel Delacomptée explore ce miroir et ce que ses reflets disent de nous.
            De La Bruyère lui-même, on sait fort peu de choses. Quels milieux fréquentait-il ? Était-il misanthrope, misogyne ? A-t-il aimé ? Était-ce un orgueil blessé ? Quelle était la morale de cet auteur si grave et pourtant si drôle ?
            Jean-Michel Delacomptée brosse le portrait captivant de ce classique de notre littérature. Il ouvre ainsi une porte dérobée dans les Caractères, dont il rappelle avec force l’intemporelle grandeur.



            11. Sophie Fontanel, Nobelle (Robert Laffont)

            Nobelle

            « En octobre dernier, quand, par un coup de téléphone, votre Académie a agité ses clochettes, c’est le nom de Magnus qui m’est venu en premier à l’esprit. Les choses naissent bien quelque part, et comment ne pas nous revoir, lui, le jeune garçon penché sur mes poèmes, et moi, au toupet illimité, qui le regardait lire... »
            À l’occasion de son discours de réception du prix Nobel de littérature, Annette Comte se souvient de ses dix ans et de celui qui lui a donné l’envie d’écrire. Elle raconte, émerveillée, ce que le flamboyant Magnus fut pour elle – et il fut tout – l’été 1972, dans le sud de la France. Mais ce n’est qu’en osant, à Stockholm, revenir ainsi sur cette première et immense peine de coeur qu’Annette prendra la mesure de ce qu’un écrivain demande à l’amour.



            12. Dominique Forma, Coups de vieux (Robert Laffont)

            Coups de vieux

            Ils ont passé l’âge… Si ce n'est de faire justice eux-mêmes. Clovis le facho et André le gaucho. Deux frères ennemis à la longue histoire de coups tordus.
            Le soir tombe sur Le Cap d’Agde. André, la soixantaine, s’aventure dans les dunes des échangistes. Bientôt, il aperçoit l’objet de ses fantasmes : une belle femme nue allongée sur le sable. Il s’approche. Son désir s’éteint aussitôt : la belle est morte, assassinée.
            Craignant de devenir le suspect n° 1, André appelle Clovis à la rescousse. Avec l’aide d’Alexe, une libertine craquante, le duo improbable Algérie française et Gauche prolétarienne débute une sulfureuse enquête parsemée de sang, de sexe et de sales magouilles…
            Un roman noir jubilatoire qui transgresse avec brio et impertinence les codes du genre.
            « Il y a quelque chose de vertigineux et d’unique chez Dominique Forma. Ses deux enquêteurs sont d’une rare épaisseur. » Jérôme Leroy, auteur de L’Ange gardien.



            13. Jean Le Gall, L'Île introuvable (Robert Laffont)

            L'Île introuvable

            Il faut rappeler comme une loi que la vie n’est jamais pareille à la littérature et, surtout, que c’est une folie de vouloir remplir sa vie de littérature. Puisse ce livre ou un autre, mais plutôt ce livre, démontrer l’inverse. » Olivier Ravanec.
            Au-dessus d’une petite île de la Méditerranée, un hélicoptère survole un château en flammes. À son bord, un « enquêteur d’assurances » lancé sur la piste d’un écrivain passé de mode et néanmoins recherché : Olivier Ravanec. Sa disparition est d’autant plus troublante qu’elle survient quelques mois à peine après celle de sa compagne, l’éditrice Dominique Bremmer. « Une histoire d’amour, avait dit un jour Ravanec, c’est trois personnes minimum. » Songeait-il en particulier à ce roi déchu de la nuit parisienne, dont Dominique avait été longtemps éprise ? Lui s’appelle Vincent Zaid ; son intelligence est aussi vraie que dépourvue du moindre esprit, et si sa fortune lui a donné beaucoup d’amis, sa condamnation pour meurtres les a fait disparaître. Ravanec, Bremmer, Zaid : trois créatures venues d’un prétendu âge d’or – les années 80 – et qui n’ont pas retrouvé leur place dans le « monde d’après », attiédi et salement hygiéniste.
            Ici commence le roman, le vrai, celui qui déborde, celui de la vengeance, où l’on verra justement qu’une passion pour le romanesque peut vous offrir toutes ces aventures et mésaventures qu’on appelle, par commodité, « un destin ».



            14. Romain Slocombe, La Débâcle (Robert Laffont)

            La Débâcle

            Du 10 juin 1940, quand le gouvernement s’enfuit de Paris, au 17, où Pétain annonce la demande d’armistice, huit jours qui ont défait la France.
            « Le niveau d’essence dans le réservoir baissait dangereusement. Mme Perret se plaignait en permanence, se disputait avec Bernard qui voulait lui prendre la carte. À l’horizon en face de la colonne montaient de grandes lueurs orangées : un bombardement ? des dépôts de carburant en flammes ? Exténuée, sentant le mal au coeur revenir, gênée dans ses vêtements moites de transpiration, sa combinaison trop serrée, Jacqueline a fini par s’endormir, la tête sur l’épaule de la domestique et le chien sur ses genoux, bercée par les grincements d’essieux, les hennissements et le claquement des sabots, et un choeur de filles qui, quelque part derrière, chantaient du Tino Rossi… »
            Jetés sur les routes de l’exode, une famille de grands bourgeois, un soldat, un avocat fasciste, une femme seule et beaucoup d’autres, dans une vaste chasse à courre à l’échelle d’un pays où nul ne sait encore qui sonnera l’hallali.
            Avec La Débâcle, tout à la fois fresque au vitriol, road-trip hyperréaliste, chronique d’une débandade et récit initiatique, Romain Slocombe ajoute une pièce maîtresse à son grand roman noir national.



            15. Abd Al Malik, Méchantes blessures (Plon)

            Méchantes blessures
            Et si notre vie n'était que le résultat d'une succession de traumatismes ? Et si tout ce qui est vrai pour un être l'était également pour une ville, un pays ou un continent ? Alors les différentes blessures qu'inflige l'existence aux individus s'apparenteraient aux crises que connaissent de tout temps les nations.
            Kamil n'est pas seulement un rappeur esthète, musulman et noir aux racines congolaises, né à Strasbourg et assasssiné à Washington, en plein jour, dans le parking d'une boîte de strip-tease, il est aussi l'incarnation d'une certaine idée du génie français. Méchantes blessures raconte la vie et la mort de ce Français du XXIe siècle.
            Dans ce récit subtilement tissé, entre roman noir, conte philosophique et spirituel, Abd Al Malik imprègne durablement l'esprit et transmet par son écriture sa vision d'un avenir commun.


            16. François Simon, L'esprit des vents (Plon)

            L'esprit des vents
            « Tateru apprend les vents. Sur une île, rien n'est plus important. Le vent, c'est un peu la majuscule de l'air. Elle lui donne un sens, une direction, le brasse, l'embrasse. Il affole les oreilles, domine la tâte. le vent, c'est son frère. L'île, sa soeur. Il les protège, calme la mer, nettoie les cieux. Il les tient par les épaules. »

            Au printemps 1945, contraints à prendre la route de l'exode, le jeune Tateru, sa famille et son meilleur ami Ryu quittent la ville chinoise de Qingdao. La colonie japonaise doit fuir. Cela signe pour eux le retour dans un Japon dévasté, empreint d'illusions perdues.
            Au coeur d'un Tokyo inflammable et déstabilisé par la présence américaine, les destins se chevauchent. Tateru n'est que vibrations, Ryu tout en observation, dans cette ville repeuplée, éruptive, assassine.

            L'Esprit des vents est une ode à l'amitié dans un pays traumatisé mais renaissant.


            17. Géraldine Dalban-Moreynas, On ne meurt pas d'amour (Plon)

            On ne meurt pas d'amour
            Elle vient d'emménager avec son homme. Dans un grand loft blanc qu'ils ont retapé. Elle doit se marier au mois de juin. La date est bloquée sur le calendrier de l'entrée.
            Il va emménager avec sa femme et sa petite fille au deuxième étage du bâtiment B. Les travaux sont presque terminés.
            Ils se croisent pour la première fois un dimanche de novembre, sous le porche de l'entrée. Elle le voit entrer, il est à contre-jour. Elle sent son corps se vider. Il la regarde. Il a du mal à parler.
            Plus tard, ils se diront que c'est à ce moment-là que tout a commencé. Ils se diront qu'il était vain de lutter.
            Il y a des histoires contre lesquelles on ne lutte pas.


            18. Emmanuelle Pirotte, D'innombrables soleils (cherche midi)

            D'innombrables soleils
            Il regagna sa chambre dans la nuit, se mit à écrire tout en buvant. Il plongea avec Léandre dans les abysses, en rapporta quelques trésors naufragés dont les images, dans l’ivresse, l’éblouissaient comme un enfant. Il pensait à elle, c’était elle qu’il voulait émerveiller, qu’il voulait ravir. Il lui avait menti, car il brûlait de l’enlever à son ennui, à son Dieu, à Walter, à tout ce qui l’empêchait d’être à lui. Ou plutôt, et avant tout, à elle-même.

            Walter a recueilli chez lui son ami Christopher Marlowe, laissé pour mort après une rixe. Dans le manoir au bord de la falaise, le poète en sursis rencontre Jane, l’épouse de son hôte. Entre ces deux insoumis naît une passion rare. Les corps et les esprits s’unissent dans un élan charnel et artistique, un amour hanté par la création et l’urgence du temps qui reste.

            D’innombrables soleils est à la fois une plongée dans l’intimité de deux amants, l’évocation d’un des poètes les plus fascinants de l’Angleterre élisabéthaine, et un vibrant hommage à la littérature. Porté par une écriture incandescente, le quatrième roman d’Emmanuelle Pirotte fait la preuve de son talent inclassable, se jouant de toute frontière littéraire.


            19. Denis Drummond, La Vie silencieuse de la guerre (cherche midi)

            La Vie silencieuse de la guerre
            Jeanne,
            Je pars demain pour Damas. Voilà tant d’années que je ne suis pas allé voir la guerre pour montrer son visage. Et j’ai peur, de nouveau, depuis ce que j’ai vu au Rwanda, peur de ne pas réussir à capter son regard, peur de ne faire que des instantanés qui ne montrent pas la guerre et ne représentent que ses fruits. Alors, tout en livrant aux agences ces clichés mineurs qui feraient les unes de la presse, j’ai prolongé une œuvre, restée secrète, constituée de quatre négatifs. Ce que cette œuvre donne à voir et que tu seras la première à découvrir ne se réduit à rien. Elle ouvre une dimension vertigineuse sur notre nature humaine.
            Je te confie ce travail et te demande de le présenter à Gilles Lespale. Il tient une galerie sur les quais de Seine. Va le voir. Dans chacune des enveloppes, tu trouveras un négatif, le journal que j’ai tenu durant cette période, ainsi que des notes. Je n’ai réalisé aucun tirage papier de ces négatifs. Tu es seule détentrice des images. Mais s’agit-il encore d’images ?
            Pardon d’ajouter du mystère à ta peine.
            Et lorsque tu liras cela, sache que je serai à tes côtés.
            Enguerrand


            Rwanda, Bosnie, Afghanistan, Irak.
            Une quête, une enquête.
            Quatre carnets de guerre, quatre négatifs.
            Quatre jours, un huis clos.
            Une œuvre hors du commun, à la frontière de l’horreur et de la beauté.


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