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Par Lisez, publié le 23/01/2022

Rentrée littéraire d'hiver : 9 romans étrangers à dévorer

Une jeune fille à la recherche de ses origines. Un vieil homme solitaire qui se révolte. Un fils qui raconte sa mère. Une femme hantée par sa soeur disparue. Laissez-vous emporter par les romans étrangers de cette rentrée littéraire d’hiver.

 

Nos vies en flammes, David Joy

Nos vies en flammes
Veuf et retraité, Ray Mathis mène une vie solitaire dans sa ferme des Appalaches. Dans cette région frappée par la drogue, la misère sociale et les incendies ravageurs, il contemple les ruines d’une Amérique en train de sombrer. Le jour où un dealer menace la vie de son fils, Ray se dit qu’il est temps de se lever. C’est le début d’un combat contre tout ce qui le révolte. Avec peut-être, au bout du chemin, un nouvel espoir.

Au sommet de son art, David Joy nous offre avec Nos vies en flammes une oeuvre magistrale. Après Ce lien entre nous (2020), unanimement salué par la critique et les libraires, il nous prouve une fois de plus l’étendue de son talent.

 

Quand il fait triste Bertha chante, Rodney Saint-Eloi

Quand il fait triste Bertha chante
Dans ce récit admirablement écrit, l’auteur rend hommage à sa mère, Bertha. Cette grande dame noire à l’énergie et à la générosité exemplaires, « amoureuse de l’amour », vient de mourir. Rodney, son fils aîné, raconte l’enfance bleue au pays natal, leur chemin d’exil, elle à New York, lui à Montréal. Le fils dialogue avec la mère. Il est celui qui a grandi sous la dictature, qui rêvait d’être écrivain et qui parvient à mettre des mots sur la colère, la peine, la joie, le courage et l’amour. Elle est la mère qui porte la mémoire du « pays-pourri » et la lumière de l’espoir. La parole de Bertha, poignante et belle, fait entendre la musique et la dignité de cet art d’être mère.

Tout en nous racontant la vie de Bertha, son fils Rodney nous offre un portrait en creux de lui-même. Celui d’un homme qui a grandi sous la dictature.

La vie selon Hope Nicely, Caroline Day

La vie selon Hope Nicely
L’esprit de Hope Nicely est différent de la plupart des gens. Chez elle, les pensées ont du mal à rester en ligne droite. Les mots semblent s’échapper comme à travers un fi let de pêche. Mais Hope peut compter sur sa détermination et son entêtement pour s’adapter au monde.
À vingt-cinq ans, persuadée que rédiger son autobiographie lui permettra de retrouver sa mère biologique, elle s’inscrit à un atelier d’écriture. Elle espère ainsi obtenir des réponses aux questions qui la tourmentent : pourquoi a-t-elle été abandonnée ? Sa mère était-elle consciente que boire de l’alcool pendant la grossesse pouvait avoir des conséquences irréversibles ?
Ce cours d’écriture va transformer la vie de Hope en aventure, et elle découvrira que d’autres leçons l’attendent…

Les Neuf vies de Rose Napolitano, Donna Freitas

Les Neuf vies de Rose Napolitano
Rose Napolitano se dispute avec son mari, Luke, à propos de vitamines prénatales. Elle lui avait promis qu’elle en prendrait mais ne l’a pas fait. De son côté, lui assurait, avant leur mariage, qu’il ne voudrait jamais d’enfant, mais il a changé d’avis. La suite de leur relation dépend maintenant de cette seule question : Rose se résoudra-t-elle à devenir mère ? La dispute prend fin et, avec elle, le mariage de Rose et Luke.
Mais le récit se poursuit - Rose est à nouveau en pleine dispute avec son mari. Seulement, cette fois, les choses prennent une tournure légèrement différente, et le destin de Rose aussi. Alors que la jeune femme hésite à abandonner la seule certitude qu’elle ait sur elle-même, elle se demande si elle pourrait imaginer son futur autrement. Neuf fois, Rose réinvente ainsi sa vie.

Avec Les Neuf Vies de Rose Napolitano, Donna Freitas soulève une question encore taboue dans nos sociétés : celle du non-désir d’enfant et de ses conséquences. Mais explore aussi ce que devenir mère peut engendrer de surprises, de bouleversements, de retournements.

Un si joli nulle part, Alexis Schaitkin

Un si joli nulle part
Hiver 1995. Richard et Ellen Thomas, accompagnés de leurs filles de dix-huit et sept ans, Alison et Claire, partent pour des vacances de rêve dans les Caraïbes. La famille Thomas arrive à quatre. Une semaine plus tard, c’est à trois qu’ils quittent ce si joli nulle part ; le corps d’Alison a été retrouvé sans vie.
 
Des années plus tard, Claire croise par hasard Clive Richardson, soupçonné à l’époque d’avoir tué sa sœur. Cette rencontre ravive chez elle le souvenir douloureux de la tragédie. Elle se lance alors dans une quête de vérité qui tourne vite à l’obsession. Désormais adulte, elle porte un regard nouveau sur le drame et sur la personnalité de cette sœur dont elle n’a que des souvenirs d’enfant. Elle veut savoir ce qu’il est arrivé à Alison, mais également comprendre qui était cette jeune femme de dix-huit ans, belle, provocante et imprévisible.
 
Alors que Claire fait tout pour gagner la confiance de Clive et comprendre ce qu’il s’est vraiment passé sur l’île paradisiaque, une étrange relation se noue entre eux. Claire n’est pas la seule à être hantée par son passé…

Première Personne du singulier, Haruki Murakami

Première Personne du singulier
Un homme se souvient
De la femme qui criait le nom d’un autre pendant l’amour
Du vieil homme qui lui avait révélé le secret de l’existence, la « crème de la crème de la vie »
De Charlie Parker qui aurait fait un merveilleux disque de bossa-nova s’il en avait eu le temps
De sa première petite amie qui serrait contre son cœur le vinyle With the Beatles
Des matchs de base-ball si souvent perdus par son équipe préférée
De cette femme si laide et si séduisante qui écoutait le Carnaval de Schumann
Du singe qui lui avait confessé voler le nom des femmes qu’il ne pouvait séduire
De ces costumes qu’on endosse pour être un autre ou être davantage nous-même.
 
Un homme, Murakami peut-être, se souvient que tous ces instants, toutes ces rencontres, anodines ou essentielles, décevantes ou exaltantes, honteuses ou heureuses, font de lui qui il est.

Sachez que nous sommes toujours là, Esther Safran Foer

Sachez que nous sommes toujours là
Esther Safran Foer a grandi dans une famille dans laquelle le passé n’existait pas. Ses parents, rescapés de la Shoah, ne parlaient jamais de ce qu’ils avaient vécu. Ce n’est qu’à l’âge adulte qu’elle parvient à combler les silences de son enfance.
 
Esther apprend fortuitement qu’avant la guerre, son père était marié avec une autre femme et qu’ensemble, ils avaient eu une fille. Elle est bouleversée d’apprendre l’existence de cette femme et de cette sœur inconnues, assassinées par les nazis. Esther décide alors de se mettre à la recherche de ce passé familial insoupçonné et de redonner une existence à ces deux personnes rayées de l’histoire.
 
Munie de quelques photos et d’une carte dessinée à la main, elle se met en quête de réponses et se rend en Ukraine. C’est ce voyage, empreint de tristesse et d’illuminations, qui l’aidera à donner une vie et un visage à ces inconnues, à les sortir de l’oubli et faire vivre leur souvenir. Une quête de vérité qui a inspiré à son fils Jonathan Safran Foer l’écriture de son best-seller Tout est illuminé.

Journal de la peste, Gonçalo M. Tavares

Journal de la peste
En mars 2020, déboussolé par les images venant d’Italie, je me suis senti, comme beaucoup, bombardé par un bombardier inexistant. Les actualités et la pandémie captaient toute mon attention.
Au cours de ces semaines, mon attention latérale a été mise en suspens et une tension a surgi pour ne plus s’éloigner. Face à cette tragédie et à cette intensité, l’écriture devait être présente. Faire un pas en avant tandis que progressait ce violent événement.
Je me suis mis à écrire tous les jours, suivant ce qui se passait avec la sensation d’assister à quelque chose d’unique et de terrible.
J’ai écrit chaque texte comme si c’était le dernier, non pas parce que je pensais que j’allais mourir ou que la fin du monde approchait, bien sûr, mais dans le sens où je mettais toute l’énergie de la journée dans le texte — ne pas garder des munitions pour le jour suivant : c’est maintenant ou jamais. Et le lendemain je me réveillais et j’adoptais la même attitude : c’est maintenant ou jamais.

W. ou la guerre, Steve Sem-Sandberg

W. ou la guerre
Woyzeck, c’était le nom d’un ancien soldat arrêté en 1821 pour avoir poignardé sa maîtresse. Condamné à mort, il fut exécuté trois ans plus tard, après une longue controverse psychiatrique. Ce fait divers a inspiré une pièce de théâtre inachevée à Georg Büchner, classique de la littérature allemande, avant que Steve Sem-Sandberg n’y puise à son tour la matière de son nouveau roman, chef-d’oeuvre récompensé en Suède du prestigieux prix August.
Entre les quatre murs de sa cellule, au gré des courses de la lumière sur les parois, Woyzeck se rappelle. Les années, les jours, les heures qui ont précédé sa crise, nourrie par un amour fou pour son amante Christiane Woost, qu’il poignarda en pleine rue, à la vue de tous les passants.
Pendant trois ans, il attend : le prochain interrogatoire qui lui ôtera un peu plus de son humanité ; la mort.

Un vertigineux roman historique, dans lequel Steve Sem-Sandberg, l’auteur des Élus, couronné du prix Médicis étranger en 2016, affronte une fois de plus la sanglante et violente histoire européenne.

Chez Steve Sem-Sandberg, la frontière est toujours ténue entre le bien et le mal. Fasciné par le psychisme, [il] en décrit les zones grises. » Le Monde des livres
 

 

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