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Par Lisez, publié le 18/12/2019

Rentrée littéraire d'hiver 2020 : une nouvelle cuvée de romans à découvrir

Qui dit nouvelle année, dit nouvelles lectures ! Des romans magnifiques venus d'ici ou d'ailleurs, des confirmations littéraires, des thrillers inquiétants, des histoires essentielles... Laissez la rentrée littéraire d'hiver vous emporter et enchanter votre entrée dans l'année 2020.


Côté romans français

Quand on parle du diable

Dans le Paris de 1917, tandis que la Grande Guerre s’éternise, démons et sorciers se livrent une lutte sans merci pour s’emparer d’un tableau aux pouvoirs terrifiants. Embarqué malgré lui dans cette bataille, le jeune Aimé Grandin n’a que son ingéniosité et sa bravoure pour contrer un déchaînement de forces maléfiques.
Fantasmagorie historique au suspense envoûtant, Quand on parle du diable est un roman d’aventures traversé par des personnages réels (Mata Hari, Méliès, Modigliani ou Crowley, célèbre occultiste britannique), qui tourne en dérision l’effroyable attirance de l’humanité pour la barbarie. Une relecture saisissante de ce tournant du XXe siècle, marqué par la découverte de la plus dévastatrice des armes : le pouvoir de l’image.

James et Talia

Rue La Fayette, à Paris, au fond d’un jardin, s’élève un charmant hôtel particulier un peu décati que ses habitants nomment affectueusement la « Roulotte ». Annette Rahbani et son mari Maurice en sont les heureux propriétaires. Ils y accueillent quelques résidents farfelus : un retraité sans ressources, une actrice dont la carrière stagne, un jeune peintre amateur de poker, une Afghane sans papiers et un mystérieux Libanais qui paye sans rechigner un loyer conséquent. La dernière venue, une jeune Israélienne prénommée Talia, s’est installée là dans un but bien précis. Son arrivée va provoquer une cascade d’événements cocasses ou dramatiques. James, le chat de la maison, ne perd pas une miette de ces imbroglios qu’il raconte avec délectation.
Béatrice Shalit nous livre ici une comédie sentimentale pleine d’humanité avec des personnages tous plus attachants les uns que les autres.

Le Chemin des amoureux

De la soirée du vendredi 13 novembre 2015, où Joseph, leur fils, vient au monde à la maternité de la Pitié- Salpêtrière, à la journée du dimanche 15 juillet 2018, où elle perd brutalement Jérôme, l’homme de sa vie, Juliette se souvient. De tout. Des minuscules comme des énormes choses.
Et comme rien, dans sa nature, ne la prédispose à la tragédie, elle nous entraîne par la grâce de son regard tendre, cocasse et décalé dans l’histoire d’un amour plus fort que la mort où éclate à chaque page un formidable goût de vivre.
La dessinatrice Louison signe ici un premier roman à la générosité contagieuse, à l’image de ses BD.

Hors d'ici
Elle se souvient de ce moment, et d’avoir pensé nettement : « Il nous détruit. » Elle avait onze ans, sa sœur n’était pas loin, elle a compris qu’elle avait déjà été écrabouillée par le vieux, et que c’était son tour. Il hurlait, déchaîné, pour une bricole, et prononçait des mots affreux qui avaient rompu quelque chose. C’était comme casser du cristal, une membrane fragile, quelque chose qui aurait pu grandir.
 

Rien ne peut enfermer Jeanne. Ni la violence du père qui lamine sa famille ni l’amour de Matt, qui lui offre les Grands Lacs et la clef d’une maison. Maintenant, alors qu’elle n’a pas vingt ans, elle va devoir choisir ce qu’elle abandonne.
Mais peut-on se défaire de tout ? Qui est-il vraiment, cet homme malheureux à en frapper ses enfants ?
Sur fond de bourgeoisie déchue et toxique, de rêves anéantis par l’Histoire, Hors d’ici interroge, avec finesse, les meurtrissures de l’enfance et de l’adolescence, et leurs stigmates.

Monsieur le maire
Lorsqu’il est élu maire du village qui l’a vu naître, dans les Ardennes, Paul jubile : il va agir concrètement et auprès des siens.
Quinze ans plus tard, le « terrain » et un drame personnel l’ont usé. Sa vie bascule. Il est reconnu coupable d’un meurtre et condamné à vingt ans de prison ferme.
Comment a-t-il pu en arriver là ?
Sur le chemin qui le mène vers sa cellule, Paul se souvient, de son idéalisme avant la désillusion, d’une existence d’homme de plus en plus fragile.
Critique du monde politique à la française, Monsieur le maire retrace avec force et réalisme l’histoire si ordinaire et pourtant essentielle de ces citoyennes et citoyens qui vouent leur vie à leur commune.

Déjeuner en paix
Paris, une terrasse de café ensoleillée. C’est l’heure du déjeuner, les gens font la queue. Les salades sont immangeables, une tasse de thé coûte huit euros, le personnel est abject. Mais les gens font la queue.
Une jeune provinciale est attablée, seule. À ses côtés, une Parisienne attend son amoureux qui tarde à la rejoindre.
Deux femmes qui n’ont a priori rien en commun. Si ce n’est que l’une et l’autre se regardent, se jaugent, se moquent.
Peut-on parler fort, ne jamais sourire, et porter un panier en osier avec autant d’assurance et d’aplomb ? se demande la première.
Peut-on boire un verre de vin en trinquant… avec soi-même, et sembler heureuse malgré tout ? se demande la seconde.
Mais sont-elles si différentes ? Et qui sont-elles pour se juger si durement ?
Charlotte Gabris s’amuse ici de la rivalité féminine avec malice.
Et si nous essayions, nous aussi, de déjeuner en paix ?

Je ne veux pas être jolie
« Tout le monde m’appelle Jo. Mon frère, ma sœur, mon oncle, ma tante.
Je déteste.
Jo, c’est un raccourci pour ne pas flâner en chemin, c’est le dernier des frères Dalton, un boxeur, une peluche, un chien, mais ce n’est pas Georgia.
Pour aller vite, ma mère aussi m’appelle Jo. Georgia c’est trop long à dire, et il y aurait tant à dire.
" Jo, mets ta chemise ! Tu es très jolie avec."
Ça aussi je déteste. 
Si j’avais pu ne pas être jolie, rien, peut-être, ne serait arrivé.»

Georgia aurait dû rester, pleurer. Pleurer sa mère. Cette mère dont elle a attendu, espéré, pendant plus de trente ans, un geste, un mot. Cette mère pour qui aujourd'hui, elle revient à l'Hôtel du Bord des vagues où justement tout est arrivé. Elle rejoint sa famille qui ne sait rien. Mais voudra-t-elle vraiment savoir? 

Plunk
« Le Paris-Londres de 10 h 17. Trois minutes après le déraillement.
Harry aimerait bien chuchoter une formule magique. La même, trois fois de suite. Murmurer à l’oreille de son chat une incantation, une prière, comme il le faisait enfant. Ainsi, il pourrait s’extraire de ce wagon.
— Je veux qu’on me sorte de là.
Il l’a prononcée à quatre reprises. Mais quatre fois, ça ne marche jamais. Trois, oui. C’est comme avaler sa salive sans respirer quand on est pris de hoquet. Trois fois, ça marche toujours. Quatre jamais… »

À quel moment perd-on son enfance, sa candeur, sa légèreté, sa spontanéité ? Quand devient-on un adulte obsédé par l’argent, le pouvoir, les conventions sociales ? C’est à ces questions que Harry Plunk, marchand tout puissant du monde de l’art, doit répondre, coincé dans un train qui vient de dérailler. Plunk, en proie à ses propres démons, a seulement quelques heures pour échapper à son destin et retrouver le petit garçon qu’il était.
 

Nus
Mathilde est modèle vivant de nu artistique en ateliers et écoles d’art. Son métier la pose et la comble, malgré la rupture avec sa mère que ce choix de vie lui a value dix ans plus tôt.
Drôle de métier pourtant, lorsqu’on tombe enceinte et qu’on peut difficilement cacher son corps qui change. Du jour où Mathilde attend un enfant, ses repères sont bouleversés, dans sa vie de muse comme dans sa vie de couple.
Son intimité lui échappe. Mais elle se sent aussi habitée, plus que jamais. Parée d’une nudité épaisse, lui donnant des forces inattendues pour affronter un monde qui a perdu ce qui lui restait d’insouciance, et où d’une balle de kalachnikov on peut perdre un ami.
Un premier roman sensible et poétique sur la création et l’expérience de donner la vie, envers et contre tout.

Les Fluides
 
Cet après-midi-là, Julie passe quelques heures à la piscine municipale avec Charlotte, sa fille de sept ans dont elle n'a plus la garde. Ce moment privilégié est une chance pour elle de regagner le cœur de Charlotte et elle voudrait tout bien faire. Mais, dans le bassin, ses angoisses remontent à la surface. Rien ne lui paraît plus difficile qu'être mère.
Car, depuis trois ans, Julie surnage. Un épisode du passé qu'elle a gardé secret l'a plongée dans un profond désarroi. Comment prendre soin d’un enfant quand l’horreur obsède l’âme ?
Pourtant, ce jour-là, tandis que Charlotte multiplie les prouesses dans le grand bassin, quelque chose se produit, qui va tout changer.

Dans ce troisième roman, Alice Moine décrit avec subtilité les répercussions dans la vie d’une jeune mère d’une agression passée sous silence. Plongée cathartique, Les Fluides raconte la blessure des corps, la puissance de l'amour et l'espoir d'une renaissance.

Rivage de la colère
Certains rendez-vous contiennent le combat d’une vie.
Septembre 2018. Pour Joséphin, l'heure de la justice a sonné. Dans ses yeux, le visage de sa mère…
Mars 1967. Marie-Pierre Ladouceur vit à Diego Garcia, aux Chagos, un archipel rattaché à l’île Maurice. Elle qui va pieds nus, sans brides ni chaussures pour l’entraver, fait la connaissance de Gabriel, un Mauricien venu seconder l’administrateur colonial. Un homme de la ville. Une élégance folle.
Quelques mois plus tard, Maurice accède à l’indépendance après 158 ans de domination britannique. Peu à peu, le quotidien bascule et la nuit s’avance, jusqu’à ce jour où des soldats convoquent les Chagossiens sur la plage. Ils ont une heure pour quitter leur terre. Abandonner leurs bêtes, leurs maisons, leurs attaches. Et pour quelle raison ? Pour aller où ?
Après le déchirement viendra la colère, et avec elle la révolte.
 
Roman de l’exil et de l’espoir, Rivage de la colère nous plonge dans un drame historique méconnu, nourri par une lutte toujours aussi vive cinquante ans après.

À propos de Et soudain, la liberté :
« Singulier et attachant. Un ouvrage né d’une promesse du crépuscule. »
Olivia de Lamberterie, Elle
« Un hymne à la vie, une vie dont on se souvient longtemps après avoir refermé le livre. » Françoise Dargent, Le Figaro

L'Intemporalité perdue et autres nouvelles

Comment raconter le désir – désir sexuel, appétit pour la vie, l’art… – d’une femme mariée, apprentie écrivaine au début du siècle dernier ? C’est à ce projet qu’Anaïs Nin semble s’atteler dans ces seize nouvelles inédites, écrites pour la plupart entre 1929 et 1931. On y croise une jeune femme qui, parée comme pour un grand voyage, largue les amarres d’un bateau attaché à un arbre au fond d’un jardin, une petite fille abandonnant ses poupées pour se consacrer à l’étude du goût de ses larmes, et bien d’autres personnages hantés par la dualité entre l’être et le paraître.
Ce recueil de nouvelles dévoile, grâce à la très belle traduction d’Agnès Desarthe, la genèse de l’oeuvre d’une des auteures les plus modernes et admirées du XXe siècle.

La Tête sous l'eau
Quand Léa a disparu, ils ont tous arrêté de respirer. La tête sous l’eau. D’un coup.
Elle s’ennuyait à Saint-Lunaire, Léa, c’est sûr. Quitter Paris pour ce bled breton, sur le coup de sang d’un père dépressif, ça n’a fait plaisir à personne. Mais de là à fuguer ? A-t-elle vraiment fugué d’ailleurs ? Son frère, Antoine, n’y croit pas. Ses parents non plus. Ils ont tout envisagé, même le pire.
Et puis comme la marée, Léa est revenue. En ramenant de loin des horreurs et des silences. On a sorti la tête de l’eau. Et la tempête est arrivée. Déferlante sur déferlante. La vie comme un esquif.

« Olivier Adam nous plonge ʺla tête sous l’eauʺ et nous rince le cœur, mais par la magie de la littérature, on en ressort lavé. » Femme actuelle

« Un roman captivant qui traite de la famille et de l’adolescence avec sensibilité. » Frédérique Franco – Page des Libraires

Côté romans étrangers

La Couleur du trois
Quinn, la trentaine passée, est célibataire, sans enfants, et sur le point de perdre son emploi. Comme si sa précarité financière n’était pas suffisamment angoissante, elle doit faire face au retour en ville de Cam, son premier petit ami, dont elle s’est séparée dans des circonstances qu’elle préférerait oublier. Cette réapparition fait remonter à la surface le traumatisme de ses années adolescentes  ̶  la mort violente de sa sœur cadette  ̶ , qu’elle croyait pourtant avoir enfoui au plus profond d’elle-même par des tactiques toutes personnelles…
Hypnotique et dérangeant, La Couleur du trois explore un monde fait de souvenirs chers et de blessures ouvertes qui dessinent la présence vacillante d’un fantôme. Sur fond de musique grunge, ce roman introspectif décalé, à l'héroïne marquée du sceau de la tragédie, nous parle de ce qui est tapi dans l’ombre. Et affirme le talent d’une auteure incandescente, dont l’œuvre est à la fois intime et engagée.

 

Long Island Story
En cet été caniculaire 1953, les Grossman déménagent, préférant quitter l’agitation politique de Washington pour une tranquille vie de banlieue à Long Island.

L’occasion pour eux de s’éloigner de la paranoïa anticommuniste, de regarder enfin grandir les enfants, de se retrouver.

Mais cet été qui n’en finit plus de languir va révéler de profondes failles. L’ennui s’installe et, avec lui, les non-dits, les infidélités, les frustrations. Quoi ? Est-ce là tout ce que la vie a à leur offrir ? Pourquoi le couple est-il venu se terrer ici ? Que partagent-ils encore qui vaille la peine de se battre ?

 

La Route 117
La neige et la glace ont envahi la route 117. Au milieu de ce décor lunaire, Ben, chauffeur routier, s’accroche à son volant comme à une planche de salut, pour oublier la disparition brutale, quelques semaines plus tôt, de la femme qu’il aimait.

Mais un matin, à la station-service, un étrange colis l’attend… Un gamin et son chien, laissés là avec ce mot : « S’IL TE PLAÎT, BEN. GROSSE GALÈRE. MON FILS. EMMÈNE-LE AUJOURD’HUI. CONFIANCE À TOI SEULEMENT. PEDRO. »

Pourquoi ce Pedro, un quasi-inconnu qu’il n’a pas revu depuis des mois, tient-il tant à lui confier son enfant mutique ?

Tandis que Ben reprend la route en quête de réponses, accompagné de ses improbables passagers, un drame l’oblige à interrompre ses recherches : son ami John, prédicateur qui arpente la 117 avec une croix sur le dos, vient d’être laissé pour mort sur le bord de la chaussée.

Dans ce coin perdu de l’Utah, les mystères et les dangers collent à l’asphalte. Pour Ben, c’est le début d’une enquête ahurissante, aux troublantes ramifications…


 

Écorces
Nour, 23 ans, étudiant en mathématiques, vit avec son arrière-grand-mère, Baya, sa grand-mère, Fatima, et sa mère, Meriem, dans un minuscule appartement d’Alger. Baya, 95 ans, née pendant la colonisation, est une femme courage qui a bravé les interdits et les mœurs de son temps. Jour après jour, elle transmet la mémoire de la famille à Nour. Élevé dans ce gynécée étouffant, celui-ci s’ouvre au monde et à l’amour, qu’il trouve en Mouna, jeune femme à l’« inquiétante étrangeté ». Pourquoi le trouble-t-elle autant ? Est-elle celle qu’elle prétend être ? À son insu, Nour va se retrouver au cœur d’une incroyable vengeance familiale reposant sur des secrets que Baya avait bien gardés.

Dans ce premier roman qui déjoue les codes de la saga familiale avec ampleur et modernité, Hajar Bali entrecroise les destins de ses personnages et les moments clés de l’histoire de l’Algérie du xxe siècle, explorant avec force et délicatesse la question de l’indicible. Ou comment rendre compte de l’humain, de sa complexité, de ses paradoxes, au-delà du langage et de ses axiomes, dans ce qui ne peut être nommé.

Kim Jiyoung, née en 1982

Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d’un prénom commun – le plus donné en Corée du Sud en 1982, l’année de sa naissance. Elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. Elle a un travail qu’elle aime mais qu’il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d’autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ?
En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de son personnage, d’une écriture précise et cinglante, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste contre laquelle elle ne parvient pas à lutter. Mais qu’on ne s’y trompe pas : Kim Jiyoung est bien plus que le miroir de la condition féminine en Corée – elle est le miroir de la condition féminine tout court.

Les Optimistes
À Chicago, dans les années 1980, au coeur du quartier de Boystown, Yale Tishman et sa bande d’amis – artistes, activistes, journalistes ou professeurs… – vivent la vie libre qu’ils s’étaient
toujours imaginée. Lorsque l’épidémie du sida frappe leur communauté, les rapports changent, les liens se brouillent et se transforment. Peu à peu, tout s’effondre autour de Yale, et il ne lui reste plus que Fiona, la petite soeur de son meilleur ami Nico.

Révélant un immense talent, Rebecca Makkai brosse le sublime portrait de personnages brisés qui, au milieu du chaos, n’auront pourtant de cesse de trouver la beauté et l’espoir.

Lauréat de la Andrew Carnegie Medal et finaliste du National Book Award et du prix Pulitzer, Les Optimistes a déjà conquis des dizaines de milliers de lecteurs aux États-Unis et ailleurs.

« Rebecca Makkai met en lumière cette tragédie de l’Amérique moderne que beaucoup
cherchent à oublier. Un roman habile, puissant et d’une grande beauté. »
Chicago Review of Books
« Un voyage saisissant… Rebecca Makkai livre une réflexion inoubliable, non sur la mort, mais sur le pouvoir de la vie. » Publishers Weekly

Dans son sillage
Au cours de son enfance faite de hauts et de bas au sein de la classe ouvrière du nord de l’Angleterre, Lucy a toujours pu compter sur sa mère  ̶  mystérieuse et réconfortante, férocement aimante, inlassablement dévouée. Une mère dont les choix, souvent difficiles, ont façonné le désir de sa fille et son rapport à la séduction, son sens du devoir, son inextinguible soif d’insouciance.
Lorsqu’elle arrive à Londres à l’aube des années 2000 pour y poursuivre ses études, la jeune femme y voit une promesse, un endroit où elle pourra devenir une version plus scintillante d’elle-même. Mais cette ville est celle de tous les désenchantements, et Lucy s’y perd, s’éloignant de plus en plus de celle qui était jusque-là sa boussole. Il faudra une énième disparition de son père et la mort de son grand-père pour qu’elle comprenne enfin qu’il est temps de grandir, et se réfugie dans le cottage irlandais où ce dernier a vécu, pour renouer avec ses racines. Et, qui sait, avec elle-même…

Le Petit Garçon qui voulait être Mary Poppins
C’est l’histoire d’un petit garçon débordant d’imagination qui voue un amour sans bornes à Mary Poppins.
L’histoire d’un père un peu bougon, qui vit seul avec ce fils sensible et rêveur dont il a du mal à accepter le caractère.
D’une institutrice qui s’inquiète confusément pour l’un de ses élèves qui vit un peu trop dans ses rêves.
D’une psychologue scolaire à qui on envoie un petit garçon qui a l’air d’aller beaucoup trop bien.
 
Quel mystère se cache derrière cette apparence si tranquille, et pourtant si fragile ?
Un roman choral aussi tendre que bouleversant, qui emprunte à l’enfance toute sa sincérité désarmante pour dire l’amour, le vide, le rêve et la puissance de l’imaginaire.

Après Une mère et Tout sur mon chien, Alejandro Palomas nous surprend encore avec cette histoire qui peut faire penser à Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer, tant elle est hors norme.

Je suis le fleuve
Depuis la fin de la guerre du Vietnam, Israel Broussard survit tant bien que mal à Bangkok. Cinq ans plus tôt, il a participé à la mystérieuse opération Algernon, au cœur de la jungle laotienne. Ce qui s’est passé là-bas ? Il ne s’en souvient plus, il ne veut plus s’en souvenir.
Et pourtant, l’heure est venue de s’expliquer...
 
L’intensité et la crudité dérangeante de sa prose font de Je suis le fleuve une expérience de lecture à nulle autre pareille. Ce voyage halluciné et sans retour à travers les méandres d’une psyché dévastée évoque irrésistiblement Apocalypse Now.
 

La Cité de feu
France, 1562. Les tensions entre catholiques et protestants s'exacerbent, le royaume se déchire. Le prince de Condé et le duc de Guise se livrent un combat sans merci. Les huguenots sont persécutés, les massacres se succèdent. À Carcassonne, Marguerite Joubert, la fille d'un libraire catholique, fait la connaissance de Piet, un protestant converti dont la vie est en danger. Alors que la violence commence à se déchaîner dans la région, le couple se retrouve bientôt au centre d’un vaste complot lié à une sainte relique. Leur quête va les mener vers une ancienne forteresse, où sommeille un secret enterré depuis des décennies.
 
Après Labyrinthe, vendu à plusieurs millions d’exemplaires, Kate Mosse nous propose une nouvelle fresque érudite et captivante. Elle y donne la parole à ces figures féminines trop souvent oubliées par l’histoire officielle. D’une efficacité redoutable, La Cité de feu confirme l’inimitable maestria narrative de son auteur.
 

L'empreinte
Etudiante en droit à Harvard, Alexandria Marzano-Lesnevich est une farouche opposante à la peine de mort. Jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un tueur emprisonné en Louisiane, Rick Langley, dont la confession l'épouvante et ébranle toutes ses convictions. Pour elle, cela ne fait aucun doute : cet homme doit être exécuté. Bouleversée par cette réaction viscérale, Alexandria ne va pas tarder à prendre conscience de son origine en découvrant un lien tout à fait inattendu entre son passé, un secret de famille et cette terrible affaire qui réveille en elle des sentiments enfouis. Elle n'aura alors cesse d'enquêter inlassablement sur les raisons profondes qui ont conduit Langley à commettre ce crime épouvantable.

Dans la lignée de séries documentaires comme Making a Murderer, ce récit au croisement du thriller, de l'autobiographie et du journalisme d'investigation, montre clairement combien la loi est quelque chose d'éminemment subjectif, la vérité étant toujours plus complexe et dérangeante que ce que l'on imagine. Aussi troublant que déchirant. 

De si bons amis
Quand Ava et Swift Havilland, couple de philanthropes fortunés, décident de prendre Helen McCabe sous leur aile, celle-ci est au plus bas. À quarante ans, elle a récemment perdu la garde de son fils Oliver, huit ans, et partage sa semaine entre rencontres aux Alcooliques Anonymes, petits boulots pour un traiteur, et soirées à faire défiler sur son écran les profils d’hommes célibataires de sa région. S’étant réfugiée depuis son enfance derrière des récits de vies fantasmées – un jour orpheline, le lendemain petite-fille d’Audrey Hepburn –, elle trouve auprès des Havilland ce qu’elle a toujours recherché : se sentir unique.

Couverte de cadeaux et d’attentions, Helen n’a jamais été autant choyée. Vulnérable, impressionnable, elle tombe rapidement sous l’influence du couple, les laissant régir jusqu’à sa vie intime et amoureuse, tandis qu’ils lui promettent la seule chose qui compte à ses yeux : récupérer la garde à temps plein de son fils. Mais lorsque Oliver, témoin d’un accident impliquant Swift, est accusé par ce dernier d’en être à l’origine, Helen se retrouve confrontée à un grave conflit de loyauté. Jusqu’où est-elle prête à aller pour garder la confiance des Havilland ?

Dans un style fluide et percutant, Joyce Maynard offre un roman saisissant sur l’amitié, la trahison et l’amour maternel. Remarquablement construit, De si bons amis est le récit d’un drame inévitable, qui nous tient en haleine du début à la fin.

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