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        Coffret Marcel Proust

        Omnibus
        EAN : 9782258091634
        Façonnage normé : COFFRET
        Nombre de pages : 2000
        Format : 130 x 198 mm
        Coffret Marcel Proust
        A la recherche du temps perdu

        Date de parution : 03/11/2011

        L'ensemble d'A la Recherche du temps perdu en deux volumes présenté dans un élégant coffret.
        Un chef-d'oeuvre universel.  

        Marcel Proust, avec la gigantesque entreprise que fut l'écriture d'A la Recherche du temps perdu, a ouvert la voie au roman moderne. Rares sont les monuments de la littérature qui se sont d'emblée imposés aux yeux de l'Histoire. Voici le cycle entier, sept romans, en deux volumes sous un emboîtage élégant.

        EAN : 9782258091634
        Façonnage normé : COFFRET
        Nombre de pages : 2000
        Format : 130 x 198 mm
        Omnibus
        56.80 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • radebibliotheque Posté le 7 Octobre 2018
          Le narrateur de la Recherche est et n’est pas l’auteur. En effet, ce personnage nous partage sa vie, ses rencontres, ses voyages, ses amours (ou plutôt son amour, toujours le même, se répétant de façon différente), ses opinions, sa perception du réel, son parcours pour enfin devenir un écrivain, tout en étant imaginaire, sans prénom, ce qu’il nous prouve à quelques reprises : « Dès qu’elle retrouvait la parole elle disait : « Mon » ou « Mon chéri » suivis l’un ou l’autre de mon nom de baptême, ce qui, en donnant au narrateur le même nom qu’à l’auteur de ce livre, eût fait : « Mon Marcel », « Mon chéri Marcel ». » et « Dans ce livre où il n’y a pas un seul fait fictif, où il n’y a pas un seul personnage « à clefs », où tout a été inventé par moi selon les besoins de ma démonstration, je dois dire à la louange de mon pays que seuls les parents millionnaires de Françoise ayant quitté leur retraite pour aider leur nièce sans appui, que seuls ceux -là sont des gens réels, qui existent. ». #8203;Comme vous l’avez remarqué, les... Le narrateur de la Recherche est et n’est pas l’auteur. En effet, ce personnage nous partage sa vie, ses rencontres, ses voyages, ses amours (ou plutôt son amour, toujours le même, se répétant de façon différente), ses opinions, sa perception du réel, son parcours pour enfin devenir un écrivain, tout en étant imaginaire, sans prénom, ce qu’il nous prouve à quelques reprises : « Dès qu’elle retrouvait la parole elle disait : « Mon » ou « Mon chéri » suivis l’un ou l’autre de mon nom de baptême, ce qui, en donnant au narrateur le même nom qu’à l’auteur de ce livre, eût fait : « Mon Marcel », « Mon chéri Marcel ». » et « Dans ce livre où il n’y a pas un seul fait fictif, où il n’y a pas un seul personnage « à clefs », où tout a été inventé par moi selon les besoins de ma démonstration, je dois dire à la louange de mon pays que seuls les parents millionnaires de Françoise ayant quitté leur retraite pour aider leur nièce sans appui, que seuls ceux -là sont des gens réels, qui existent. ». #8203;Comme vous l’avez remarqué, les phrases de la Recherche ont la particularité d’être longues, de telle façon que relire une phrase parce que nous avons pris conscience en la finissant que nous avions oublié son début est très fréquent. Si à la lenteur à laquelle nous avançons dans les pages nous rajoutons le nombre de tomes (7), nous obtenons une lecture longue, qui dans mon cas m’a pris deux mois. Deux mois pendant lesquels j’ai tour à tour ressenti, envers ce livre, de l’amour et de l’agacement, car il y a quelques longueurs, peu nombreuses heureusement. De ce fait, certains passages m’ont occupés pendant plusieurs semaines, tandis que d’autres ont été engloutis en quelques heures. Ces heures frénétiques où j’oubliais le temps qui passait et les pages qui se tournaient, où j’espérais que je ne finisse jamais la Recherche, font partie des plus marquantes de mon expérience littéraire. Ces phrases donnent une atmosphère étrange, décalée, qui attire l’attention du lecteur sur les choses les plus futiles, comme la vue d’un clocher, le parfum des aubépines, le gout d’une madeleine. Cette atmosphère est accentuée par le charme des personnages, due leur manière unique de parler. Ils appartiennent à la bourgeoisie ou à la haute noblesse du début 20e, et la description de leurs milieux accompagne celle de leurs qualités et défauts, ainsi que celle de l’évolution de ceux-ci. Hypocrisie, snobisme, familiarité, conversations, art, rencontres, jeux, tout y passe pour nous représenter au mieux ce que furent les salons de cette époque. L’évolution des personnages, et donc de leurs milieux, s’installe lentement mais cause quelques surprises : un homme médiocre qui s’avère être un écrivain de talent, des mariages inattendus, et j’en passe. Je n’ai pas éprouvé que de l’étonnement, mais aussi les émotions du narrateur (à plus petite échelle que lui évidemment). Par exemple, j’ai également ressenti de la tristesse, au moment où il comprend qu’il a perdu sa grand-mère. Cependant, il m’a aussi rendu très mal à l’aise lorsqu’il surveille étroitement sa maitresse. J’ai eu du mal à finir cette partie car c’est la seule où je me suis sentie détachée du narrateur. Durant le reste du roman, je me suis sentie très proche de sa pensée et de son raisonnement. Cette presque totale empathie s’explique par le fait que le narrateur décrit des choses que nous avons tous vécues, sans savoir parfois les expliquer, comme l’état étrange qui suit le sommeil et précède le réveil, ou encore fournit des vérités inconnues, entre autres sur notre rapport à la lecture : «Car ils ne seraient pas, selon moi, mes lecteurs, mais les propres lecteurs d’eux-mêmes, mon livre n’étant qu’une sorte de ces verres grossissants comme ceux que tendait à un acheteur l’opticien de Combray : mon livre, grâce auquel je leur fournirais le moyen de lire en eux-mêmes. ». Ainsi, la Recherche se situe entre essai et roman, et les passages argumentatifs et narratifs se suivent naturellement. Le narrateur nous emmène d’un événement à une idée, d’une idée à un évènement, pour arriver à quelque chose d’entièrement différent, sans que nous puissions nous rappeler tous les enchaînements logiques qui nous ont amené là. Et parfois il lui arrive de revenir en arrière afin de poursuivre une explication entamée plusieurs dizaines de pages auparavant. En conclusion, je ne dirai pas : ‘‘Il faut lire La Recherche à tout prix !’’. Parce que ce roman est long, et que ceux qui n’aiment pas lire verraient leur dégoût se transformer en haine. Mais pour ceux qui aiment lire, ils ne perdent rien à essayer. Car la Recherche est unique. Rapha
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        • Patomahu37 Posté le 12 Décembre 2017
          Que dire, 2400 pages, l'intégrale en police "pattes de mouche" et au format B5. Dans le premier livre acheté chez Cultura il me manquait des pages (ils me l'on échangé sans problème), j'ai couru dans la ville où j'étais ce jour là pour trouver un livre dans une brocante pour compléter les pages qui me manquaient en attendant d'échanger mon livre. Peine perdue, j'ai du attendre de revenir de congés pour pouvoir lire la suite de la page 912, bref, j'ai pu aller jusqu'au bout...de la recherche. J'en avais assez d'entendre chaque jour sur France Culture, où ailleurs, une citation de Proust, de près ou de loin, dans le style "comme Proust le dit", j'ai fini par croire que j'étais passé à côté de quelque chose... Non, j'aurai pu m'en passer, bien qu'il y ait de formidables fulgurances, et de beaux moments d'histoire, notamment lors des dîners chez les Guermantes, mais bon, c'est quand même souvent de l'onanisme intellectuel, parfois pénible, car on sait quand notre Marcel commence une phrase, mais personne n'a jamais trouvé quand elle finissait ! Non, je suis un peu dur, il y a de beaux passages, mais je ne peux pas nier qu'il y ait... Que dire, 2400 pages, l'intégrale en police "pattes de mouche" et au format B5. Dans le premier livre acheté chez Cultura il me manquait des pages (ils me l'on échangé sans problème), j'ai couru dans la ville où j'étais ce jour là pour trouver un livre dans une brocante pour compléter les pages qui me manquaient en attendant d'échanger mon livre. Peine perdue, j'ai du attendre de revenir de congés pour pouvoir lire la suite de la page 912, bref, j'ai pu aller jusqu'au bout...de la recherche. J'en avais assez d'entendre chaque jour sur France Culture, où ailleurs, une citation de Proust, de près ou de loin, dans le style "comme Proust le dit", j'ai fini par croire que j'étais passé à côté de quelque chose... Non, j'aurai pu m'en passer, bien qu'il y ait de formidables fulgurances, et de beaux moments d'histoire, notamment lors des dîners chez les Guermantes, mais bon, c'est quand même souvent de l'onanisme intellectuel, parfois pénible, car on sait quand notre Marcel commence une phrase, mais personne n'a jamais trouvé quand elle finissait ! Non, je suis un peu dur, il y a de beaux passages, mais je ne peux pas nier qu'il y ait des longueurs...Enfin, lisez le au moins pour pouvoir savoir quel effet ça fait de tremper des madeleines dans une tisane de tilleul, d'ailleurs sa vrai trouvaille c'est ça : Un instant que l'on vit et qui nous remémore un autre instant plus vieux et nous fait comprendre que l'on est et que l'on a vécu. Enfin, de là à en faire 2400 pages ! Ceci-dit, ce livre à le mérite d'être une intégrale, souple, plutôt agréable si on a de bon yeux.
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        • Dilberman Posté le 31 Octobre 2017
          Merveilleuse, cette édition en un seul volume, de quoi oublier sa propre existence, ce qui certes serait peu proustien...
        • JMLire17 Posté le 30 Juillet 2017
          Qu'est-ce qui a pris à un type de 69 ans de s'être mis à lire en 2017 " A la recherche du temps perdu " de Monsieur Marcel Proust? Je le dois à plusieurs personnes : Philippe Besson, qui en parle souvent avec des mots d'admiration, qui m'a conseillé de me lancer lors d'une dédicace, et surtout à la lecture de Confitéor de Jaume Cabré, qui écrit : "lorsque qu'on a lu Proust, on est plus le même " . Donc c'est parti, avant de commencer cette chronique j'ai attendu d'avoir dégusté " Du côté de chez Swann " , " A l'ombre des jeunes filles en fleurs " et "Le côté de Guermantes". Il faut dire que je le lis par intermittence pour ne pas être déconnecté de l'actualité littéraire, mais peu importe, comme le prochain Proust n'est pas prés de sortir j'ai tout mon temps. Rapidement on est subjugué par la beauté de l'écriture, par la finesse d'analyse des sentiments, et des relations entre les personnages. D'entrée, les pages sur l'amour pour sa mère et pour le baiser qu'elle venait lui faire, ou qu'il attendait sont magnifiques, Puis arrivent celle sur les madeleines, (on les attend, rapidement elles... Qu'est-ce qui a pris à un type de 69 ans de s'être mis à lire en 2017 " A la recherche du temps perdu " de Monsieur Marcel Proust? Je le dois à plusieurs personnes : Philippe Besson, qui en parle souvent avec des mots d'admiration, qui m'a conseillé de me lancer lors d'une dédicace, et surtout à la lecture de Confitéor de Jaume Cabré, qui écrit : "lorsque qu'on a lu Proust, on est plus le même " . Donc c'est parti, avant de commencer cette chronique j'ai attendu d'avoir dégusté " Du côté de chez Swann " , " A l'ombre des jeunes filles en fleurs " et "Le côté de Guermantes". Il faut dire que je le lis par intermittence pour ne pas être déconnecté de l'actualité littéraire, mais peu importe, comme le prochain Proust n'est pas prés de sortir j'ai tout mon temps. Rapidement on est subjugué par la beauté de l'écriture, par la finesse d'analyse des sentiments, et des relations entre les personnages. D'entrée, les pages sur l'amour pour sa mère et pour le baiser qu'elle venait lui faire, ou qu'il attendait sont magnifiques, Puis arrivent celle sur les madeleines, (on les attend, rapidement elles arrivent) et l'on comprend pourquoi elles sont restées dans le souvenir de Proust, mais également dans celui des lecteurs. Est-ce qu'il existe, amour du clocher mieux décrit que celui qu'il éprouve pour Combray et son église? Sa passion pour la lecture, et pour les livres de Bergotte, notamment cette sensation d'être capable de montrer les choses que lui-même ne voit pas, alors que nous lecteur, savons qu'il fera bien mieux encore. Les soirées chez les Verdurin, avec Swann, la coqueluche de ce petit monde aristocratique, dans lequel règne les rivalités du paraître sont passionnantes. Même lorsqu'il décrit l'insignifiance des conversations de salon, il réussit à nous intéresser, car il nous montre la méchanceté et le ridicule des individus. L'évolution de l'amour est également subtilement montré avec un Swann, un peu goujat qui trouve Odette désirable, parce qu'elle ressemble à un tableau, puis en devient fou amoureux, au point de devenir un jaloux maladif . Les propos sur les juifs interpellent, mais je crois qu'il faut les replacer dans l'époque. Les réflexions sur la postérité, et sur la peinture, sur les échanges d'idées, sur l'intelligence, sur la peur de l'habitude, sont révélatrices des interrogations permanentes de l'auteur. L'installation au grand Hôtel de " Balbec " avec la défiance des notables vis à vis des nouveaux arrivants, avec les différences de classes sociales, avec ceux du dehors qui regardent les gens aisés, les rencontres, l'hypocrisie, la jalousie, le mépris, l'orgueil, la méchanceté entre les individus, voire l'avarice est une terrible description de la société. Puis il y a les jeunes filles, décrites belles mais pas attirées par la chose intellectuelle... On ne peut pas tout dire d'un tel monument, on ne peut pas parler de toutes les descriptions d'une grande beauté, j'en retiens une, l'évolution du crépuscule en fonction des saisons est magnifique. A suivre...
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        • Ovidkat Posté le 11 Juillet 2015
          Formidable
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