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La Découverte
EAN : 9782707159854
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Algérie, les années pieds-rouges

Des rêves de l'indépendance au désenchantement (1962 - 1969)

Collection : Cahiers libres
Date de parution : 02/12/2010

Indépendance algérienne de 1962 : médecins, agronomes ou artistes, beaucoup de Français militants s'improvisent instituteurs, journalistes, éducateurs. « Alger, c'était La Havane », résume l'un de ceux qu'on désigne alors sous le terme de « pieds-rouges ». Cette histoire de passions - et de violentes désillusions - totalement méconnue, est ici racontée pour la première fois, après deux ans d'enquête et de témoignages. L'histoire d'une génération.

Que s'est-il passé après l'indépendance de l'Algérie en 1962 ? À quoi ressemblait le pays au sortir de la guerre, une fois disparus les bateaux des pieds-noirs, une fois l'improbable tandem Ahmed Ben Bella/Houari Boumediene installé au pouvoir ? Quelles ont été les espérances de ces années-là, qui résonnaient des...

Que s'est-il passé après l'indépendance de l'Algérie en 1962 ? À quoi ressemblait le pays au sortir de la guerre, une fois disparus les bateaux des pieds-noirs, une fois l'improbable tandem Ahmed Ben Bella/Houari Boumediene installé au pouvoir ? Quelles ont été les espérances de ces années-là, qui résonnaient des mots de révolu-tion, de socialisme, d'autogestion ? En quoi éclairent-elles le destin de l'Algérie et de ses relations avec la France ? Fort mal connue, cette période est, pour la première fois, retracée dans ce livre, à travers la mémoire vive d'étrangers « amis de l'Algérie nouvelle », français le plus souvent.
Qu'ils soient médecins, instituteurs, artistes ou journalistes, qu'ils veuillent « répa-rer les dégâts » du colonialisme ou qu'ils rêvent de révolution mondiale, tous se veu-lent du bon côté du monde. Plus précisément : du tiers monde et de ses chambarde-ments. « Alger, c'était La Havane », résume l'un de ceux qu'on désigne sous le terme de « pieds-rouges ». À travers leurs récits, une société se révèle. On y croise des équi-piers de la Cimade et des coopérants, on y suit les aventures de la Cinémathèque d'Alger, les pérégrinations des instituteurs du bled. On y entend aussi les témoignages des torturés du colonel Houari Boumediene et les mots, terribles, du désenchantement.
Le coup d'État de Boumediene, le 19 juin 1965, a signé la fin d'un cycle. Le festival panafricain d'Alger de 1969 clôt symboliquement cette période : c'est sur ce « feu d'artifice » que s'achève le livre-enquête de Catherine Simon, solidement documenté et fondé sur les témoignages de dizaines d'acteurs de l'époque. Il est la fresque d'une époque, d'un pays, d'une aventure humaine.

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EAN : 9782707159854
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ils en parlent

« Que s'est-il passé après l'indépendance de l'Algérie ? Comment naît l'Etat, son administration, comment s'installe le gouvernement Ben Bella ? Le climat qui règne dans ces années soixante résonne des mots révolution, socialisme. Alger, c'est alors la Havane. Une période brouillonne et bouillonnante où l'on croise des Français qu'on appelle les "pieds-rouges", venus soutenir le jeune pays. Catherine Simon, dernière reporter du journal Le Monde à Alger, au débutdes années 1990, nous en trace la fresque à travers de nombreux témoignages. »
OUEST FRANCE

« La force du récit de la journaliste du Monde repose sur les témoignages. L'entreprise relève de l'exploit. Jusqu'ici les pieds-rouges s'étaient tus. »
L'EXPRESS

« Ce livre propose un récit quasi inédit de ces "années pieds-rouges" dont les acteurs conservent encore aujourd'hui l'"empreinte". En retraçant leurs parcours multiples et parfois douloureux, Catherine Simon montre les enjeux complexes d'une expérience restée jusqu'ici plus ou moins "sans bilan" et, précise-t-elleavec modestie, dont "l'histoire politique reste à faire". Elle concourt avec brio à son esquisse. »
POLITIS

« Le 19 mars 1962, lorsque les accords d'Évian sont signés, une époque de convulsions, de sang, d'exactions, de tortures et de crimes de guerre s'achève. Malgré la politique de "la terre brûlée" de l'OAS, on s'achemine vers la paix, une paix encore armée, déchirée ça et là par des règlements de comptes, des liquidations, notamment de harkis, et endeuillé aussi par l'implosion du FLN, à l'été 1962. Grand reporter au quotidien Le Monde, Catherine Simon ne se propose pas de décrire les derniers instants de l'occupation française en Algérie; elle entreprend de restituer les faits d'une nouvelle histoire qui commence en 1962, quand "le filse casse", au moment où l'Algérie et la France "font mine de se tourner le dos".
LA QUINZAINE LITTÉRAIRE

« Si la période de la guerre d'Algérie (1954-1962) a fait l'objet de nombreuses études, les années qui ont suivi la proclamation de l'indépendance sont moins connus du public français. Une histoire en particulier reste largement occultée: celle des "pieds-rouges",ces militants arrivés en Algérie afin d'aider à l'édification du socialisme. Qu'ils aient été révolutionnaires professionnels ou tout simplement médecins, enseignants, journalistes, techniciens ou artistes, tous étaient convaincus quese jouait à ce moment-là une partie cruciale. "Alger, c'était la Havane", se souvient Pierre Avot-Meyers, militant trotskiste. Catherine Simon, ancienne correspondante du Monde en Algérie, a interrogé ces hommes et ces femmes qui n'ont pas hésité pour certains à tout quitter pour le nouvel eldorado auto-gestionnaire. »
TÉMOIGNAGE CHRÉTIEN

« Estimant que cette période est fort mal connue, elle [Catherine Simon] veut rappeler, dans ce contexte, les itinéraires de ceux qui ont souhaité "réparer les dégâts" du colonialisme. Elle leur donne la parole, réveille le passé. Les souvenirs fusent dans la mémoire de ceux qui rêvaient de "révolution mondiale". Elle propose une introspection humaine, comme elle l'écrit dans son introduction. »
EL WATAN

« C'est une plongée dans un trou de mémoire, l'exploration d'un interminable silence. Dans cette enquête à la fois savante et sensible, nourrie de multiples témoignages, Catherine Simon retrace l'aventure de ceux que l'on a appelés les "pieds-rouges", ces femmes et ces hommes qui se sont engagés au service de la jeune République algérienne, au lendemain de son indépendance. Retracer cette histoire, ce n'est pas seulement raconter un cycle d'espérances et de désillusions. C'est aussi jeter une lumière nouvelle sur tout un pan méconnu de la mémoire anticolonialiste. »
LE MONDE

« Cette importante contribution à l'étude d'une période complexe et d'un phénomène oubliée est d'une lecture aisée. Les notices biographiques nombreuses aident à comprendre les parcours contrastés d'hommes et de femmes qui se sont engagés courageusement aux côtés des algériens dans un moment crucial et tragique. »
LE QUOTIDIEN D'ORAN

« Pendant quelques années, l'URSS a été remplacée pour quelques jeunes révolutionnaires en rupture de ban par l'Algérie indépendante. C'est leur histoire que propose de retracer Catherine Simon. Née des résidus des réseaux d'aide au FLN - principalement Jeanson et Curiel - cette communauté d'expatriés participe à partir de l'été 1962 à la "révolution algérienne". L'auteure raconte sur la base de leurs témoignages oraux leur installation à Alger, l'espoir qu'ils mettent dans les institutions nouvelle et aussi leur rapide désillusion. En effet, ces jeunes gens déchantent très vite, la nature du FLN revient au galop: censure et interdiction en tout genre se multiplient. Ces révolutionnaires deviennent les faire valoir d'un pouvoir où la "tchéka algérienne", formée par les sbires du KGB, prend une place déterminante. Face aux exactions, Catherine Simon évoque le silence étourdissant de cette gauche révolutionnaire comme un bilan tragique des révolutions du XX° siècle. »
L'OURS

PRESSE
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