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Robert Laffont
EAN : 9782221136539
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Amok

Olivier MANNONI (Traducteur)
Collection : Bouquins
Date de parution : 21/02/2013

Dans cette nouvelle publiée en 1922, il est question de la folie, de la mort, de la dégradation que subit l’être humain dans son esprit et dans sa chair lorsqu’il est emporté par ses passions. Le cadre du récit est celui d’une colonie néerlandaise des tropiques, un lieu moite, malsain...

Dans cette nouvelle publiée en 1922, il est question de la folie, de la mort, de la dégradation que subit l’être humain dans son esprit et dans sa chair lorsqu’il est emporté par ses passions. Le cadre du récit est celui d’une colonie néerlandaise des tropiques, un lieu moite, malsain et brutal. Le personnage principal, un médecin éconduit par une belle Européenne, se lance à sa recherche dans une course insensée, comme l’un de ces fous qui, en Malaisie, dévalent parfois subitement les rues, armés de leur kriss, et poignardent tous ceux qui se trouvent sur leur chemin.

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EAN : 9782221136539
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • DonQuirano Posté le 5 Juillet 2020
    Nous sommes en 1912, deux hommes sont en conversation, la nuit, sur le pont d'un paquebot qui relie Calcutta a Naples. Que se disent-ils? Pourquoi fuient-ils les regards des passagers? Zweig dans son style impeccable et précis aborde les thèmes de l'Amour-Haine, du sens du devoir et du désespoir et pose au lecteur la question de savoir pourquoi nous cherchons a posséder ce qui semble inaccessible quitte a s'enfoncer dans un labyrinthe dont on ne sortira pas intact. Mais au fond que signifie Amok? Il y a des récits que vous souhaiteriez voir adapter au cinéma et pour lesquels vous avez en tant que lecteur un casting précis en tête. Lisez la nouvelle et on reparle. A noter que la traduction de Bernard Lhortolary est excellente. On oublie trop souvent que les traducteurs sont des écrivains a part entière.
  • Noemie67 Posté le 24 Mai 2020
    Peut-on encore écrire une critique sur Stefan Zweig ? Je dois faire, néanmoins, un mea culpa... J'avais débuté mes lectures de S. Zweig avec 24 heures dans la vie d'une femme, que je n'avais pas aimé du tout... Maintenant que je cerne de mieux en mieux cet auteur, j'apprends à l'aimer et apercevoir son style, ses pensées... J'avoue avoir été chaviré par le joueur d'échec ! Amok me laisse la même saveur... Comme quoi il ne faut jamais passer à côté des grands classiques... Maintenant je vais sûrement relire 24 heures dans la vie d'une femme afin de me faire un second avis...
  • blandine5674 Posté le 10 Mai 2020
    Je viens de voir que 2 de mes amis, je nomme Rabanne et berni29 l’ont lu ou relu dernièrement. Amusant ! Encore un qui ne se périme pas. Et dire que j’ai pensé que Stefan Zweig resterait une lecture d’ados ! Comme souvent chez l’auteur, l’histoire démarre sur un bateau qui enclenche une confidence. Cette fois, c’est celle d’un médecin qu’un amour fou a porté jusqu’au ridicule en se fichant des conséquences. Le lecteur est vite embarqué dans cette obsession...
  • berni_29 Posté le 3 Mai 2020
    C'est la toute récente chronique d'Anne, amie d'ici, qui m'a invité à venir à ce magnifique et bouleversant texte de Stefan Zweig, Amok ou le fou de Malaisie. Le livre, une version en poche de 1986, m'attendait dans ma bibliothèque, comportant deux autres textes, Lettre d'une inconnue et La Ruelle au clair de lune, ainsi qu'une préface de Romain Rolland. Stefan Zweig a ce don de toucher avec justesse et lucidité les tréfonds de l'âme humaine. Ce sont des chemins qui souvent mènent au bord du vertige, parfois certains de ces chemins vont bien plus au-delà, comme ce texte-ci par exemple, une manière d'en visiter les abimes les plus abyssaux. Nous sommes au début du vingtième siècle, en 1912 précisément. Le narrateur se retrouve sur un navire de croisière, de retour vers l'Europe. Ayant une cabine très inconfortable et bruyante, une nuit il décide d'aller faire un tour sur le bateau. Ce soir-là, il rencontre un inconnu sur le pont, à l'allure secrète et tourmentée, l'inconnu semble apeuré, traqué par quelqu'un ou quelque chose, un souvenir peut-être... Le lendemain soir ils se retrouvent de nouveau sur le pont, l'inconnu offre au narrateur un verre de whisky et c'est là qu'une confession commence,... C'est la toute récente chronique d'Anne, amie d'ici, qui m'a invité à venir à ce magnifique et bouleversant texte de Stefan Zweig, Amok ou le fou de Malaisie. Le livre, une version en poche de 1986, m'attendait dans ma bibliothèque, comportant deux autres textes, Lettre d'une inconnue et La Ruelle au clair de lune, ainsi qu'une préface de Romain Rolland. Stefan Zweig a ce don de toucher avec justesse et lucidité les tréfonds de l'âme humaine. Ce sont des chemins qui souvent mènent au bord du vertige, parfois certains de ces chemins vont bien plus au-delà, comme ce texte-ci par exemple, une manière d'en visiter les abimes les plus abyssaux. Nous sommes au début du vingtième siècle, en 1912 précisément. Le narrateur se retrouve sur un navire de croisière, de retour vers l'Europe. Ayant une cabine très inconfortable et bruyante, une nuit il décide d'aller faire un tour sur le bateau. Ce soir-là, il rencontre un inconnu sur le pont, à l'allure secrète et tourmentée, l'inconnu semble apeuré, traqué par quelqu'un ou quelque chose, un souvenir peut-être... Le lendemain soir ils se retrouvent de nouveau sur le pont, l'inconnu offre au narrateur un verre de whisky et c'est là qu'une confession commence, sous la voûte des étoiles, la constellation magique de la Croix du Sud, entre minuit et trois heures du matin... Si le temps de la narration est un huis-clos, figé durant un morceau de nuit sur le pont d'un bateau de croisière, il nous transporte brusquement dans la torpeur tropicale... Les cieux étoilés basculent alors dans l'envers d'un tout autre décor, c'est l'histoire d'une folie, hantée par le remord d'un homme. C'est une passion qui brûle, celle d'un homme désormais presque terré comme un animal sur le pont d'un bateau et qui se souvient... Chez Stefan Zweig la passion rime souvent avec l'enfer. Le récit laisse alors place à un second narrateur, cet inconnu qui se livre, un médecin allemand qui rentre lui aussi en Europe, qui a séjourné durant six ans en Asie, qui se souvient d'une patiente venue un jour le consulter... Nous sommes au seuil de la folie, celle de l'Amok... Il y a l'histoire et la manière qu'a Stefan Zweig de nous entraîner dans son intrigue de manière progressive, haletante, presque étouffante. Il y a ici un sens et un art de la narration, une manière ciselée de faire monter la tension au fil du récit, de nous amener à vouloir passer de l'autre côté de la page, de nous entendre presque crier : « non pas ça ! pas ça ! »... Chez Stefan Zweig, je trouve que l'humanité est magnifique dans ce qu'elle est capable de receler de beau et de tragique à la fois, éprise de vertige et de doute, oscillant comme un objet posé sur un fil ténu, hésitant un instant à basculer d'un côté comme de l'autre du paysage, le temps d'une brûlure... À la découverte de cet auteur, ses mots me brûlent à chaque fois encore un peu plus...
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  • leilabourogaa Posté le 25 Avril 2020
    Bouleversant, jamais folie n'a été aussi palpable
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