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Amok

Robert Laffont
EAN : 9782221136539
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
Amok

Olivier MANNONI (Traducteur)
Collection : Bouquins
Date de parution : 21/02/2013

Dans cette nouvelle publiée en 1922, il est question de la folie, de la mort, de la dégradation que subit l’être humain dans son esprit et dans sa chair lorsqu’il est emporté par ses passions. Le cadre du récit est celui d’une colonie néerlandaise des tropiques, un lieu moite, malsain...

Dans cette nouvelle publiée en 1922, il est question de la folie, de la mort, de la dégradation que subit l’être humain dans son esprit et dans sa chair lorsqu’il est emporté par ses passions. Le cadre du récit est celui d’une colonie néerlandaise des tropiques, un lieu moite, malsain et brutal. Le personnage principal, un médecin éconduit par une belle Européenne, se lance à sa recherche dans une course insensée, comme l’un de ces fous qui, en Malaisie, dévalent parfois subitement les rues, armés de leur kriss, et poignardent tous ceux qui se trouvent sur leur chemin.

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EAN : 9782221136539
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • tolstoievski Posté le 15 Octobre 2019
    Je ne vous cache pas que je suis un peu déçu. En effet, pendant un temps, j'ai cru que Stefan Zweig allait étaler sur le papier ce qui est le plus noir en nous, faire de nos malsains penchants le coeur de sa nouvelle, un genre de Lolita de Nabokov… … et puis finalement non. J'ai le sentiment de voir un auteur fasciné par le mal mais qui s'évertue à demeurer « gentil » à la fin. Mais vas-y Stefan, bon sang ! Lâche-toi un bon coup. Ça plaira ou ça ne plaira pas mais il y aura quelque chose de fort à la clef ! Ici, on retrouve la petite mécanique propre à l'auteur, bien huilée, trop huilée peut-être (enfin trop pour moi en tout cas), où le narrateur se fait le vecteur, le porte-parole d'un autre personnage au destin « exceptionnel ». (C'était déjà le cas, par exemple, dans Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, le joueur d'échecs et tout plein d'autres nouvelles de lui.) Ensuite, comme à chaque fois, l'auteur en rajoute un peu avec « la violence extrême des passions » qui animait ce personnage ou toute autre formulation de ce genre, les tremblements de mains et tutti... Je ne vous cache pas que je suis un peu déçu. En effet, pendant un temps, j'ai cru que Stefan Zweig allait étaler sur le papier ce qui est le plus noir en nous, faire de nos malsains penchants le coeur de sa nouvelle, un genre de Lolita de Nabokov… … et puis finalement non. J'ai le sentiment de voir un auteur fasciné par le mal mais qui s'évertue à demeurer « gentil » à la fin. Mais vas-y Stefan, bon sang ! Lâche-toi un bon coup. Ça plaira ou ça ne plaira pas mais il y aura quelque chose de fort à la clef ! Ici, on retrouve la petite mécanique propre à l'auteur, bien huilée, trop huilée peut-être (enfin trop pour moi en tout cas), où le narrateur se fait le vecteur, le porte-parole d'un autre personnage au destin « exceptionnel ». (C'était déjà le cas, par exemple, dans Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, le joueur d'échecs et tout plein d'autres nouvelles de lui.) Ensuite, comme à chaque fois, l'auteur en rajoute un peu avec « la violence extrême des passions » qui animait ce personnage ou toute autre formulation de ce genre, les tremblements de mains et tutti quanti, bref, tellement forte cette passion, donc, que le narrateur, qui ne le connaissait pas cinq minutes avant, se retrouve lui-même tout bouleversé par « cette singulière destinée », telle qu'il n'en croisa jamais plus par la suite, etc., etc. Ça, c'est pour faire monter un peu les blancs en neige, car, dans le fond, quand on y regarde de vraiment près, il n'y a pas forcément grand chose dans ses histoires au père Zweig. C'est bien écrit, c'est onctueux, il y a même un petit côté précieux, un petit doigt levé, quelqu'un d'une grande délicatesse, quelqu'un qui fréquente du beau monde, quelqu'un qui se veut d'une grande sensibilité, tout le tralala… … oui mais je t'en fous ! Ce qui le branche en vérité, l'ami Stephan, ce sont les côtés les plus glauques, les plus dépravés, détraqués, les putrides, les fétides, les bien dégueulasses ensevelis au fond de chacun de nous, aussi et surtout si l'on souhaite les cacher. Alors, pudiquement, toujours avec son petit doigt levé, Stephan Zweig soulève à demi le voile, entrebâille à moitié la porte du caveau, pour qu'on voie modestement, pour qu'on sente un tout petit peu la pourriture, mais sans toucher, surtout. Sans toucher car ce ne serait pas bien élevé. J'ai cru, donc, j'ai cru, que, pour une fois, il allait y aller franchement, qu'il allait ouvrir tout en grand et nous dépeindre un bon gros pervers, un gars franchement détraqué et peu fréquentable. Après un démarrage poussif sur un paquebot en 1912, il commence à m'intéresser, je me dis : « Chouette ! Voilà le Humbert Humbert de Nabokov qui se profile. » Et puis, chlouf ! plouf, ploc ! Trois petits ricochets de rien du tout. Je m'attendais à un gros splash ! et c'est juste un petit chploc ! un petit caillou, un gravier presque, jeté dans la mer, tout ça parce que Stephan Zweig tient absolument à rester propre sur lui, gentil, bien élevé, pas dégoûtant du tout. Mais vas-y, Stephan, boudiou ! Lâche les brides, affole la cavalerie et ça fera battre mon coeur ! Mais non, non, décidément non. Alors voilà un brave type, qui rencontre un autre brave type, sur un bateau, à Calcutta. le premier brave type trouve que ça grouille et que ça pue sur ce bateau. Il y fait une chaleur à crever, rien à faire, ça vous colle de partout. Alors il se pointe de nuit sur le pont, à la fraîche. Il y croit être seul, mais non, non, absolument pas car c'est là qu'entre en scène l'autre brave type, mais dont on fait en sorte qu'il ait l'air… inquiétant ! Ouuuuuuh ! Qu'il est inquiétant… et puis finalement non, puisque c'est un brave type, je vous dis, mais on ne le savait pas. Et donc le deuxième brave type, il paraît drôlement secoué, tourneboulé par quelque chose, mais quoi ? On aimerait bien le savoir, nous, quoi, mais il paraît trop secoué pour lâcher le morceau. Et puis finalement, bon, comme il a en face de lui un brave type (le premier), le brave type (le second) décide, comme ça, par pulsion, de lui déballer tout le matos, de lui confier tout ce qui le chamboule, tout ce qui lui tortille le cervelet depuis au moins deux mille kilomètres. Il y a une femme là-dessous, vous vous en doutiez. Et le bonhomme, le brave type, j'entends, enfin le second, il est quoi ? Médecin. Bon, très bien, j'en prends note. Et la femme ? Ah, c'est une lady. Bon d'accord, j'en prend note également. Et alors ? Elle est enceinte. Aïe, pas de bol, ma jolie. Ah ? c'est ça le truc ! Elle, elle est venue voir lui, parce que justement elle était enceinte et qu'elle ne le voulait pas trop. Bon okay, je commence à piger. Maintenant, le cadre : les colonies d'avant Première guerre mondiale, plus particulièrement, la colonie néerlandaise d'Indonésie. Bon très bien, je note encore. C'est un trou perdu ; palu, fièvre jaune et chaude pisse s'y ramassent à la pelle. D'accord, je note toujours. le second brave type, c'est le médecin de l'endroit. Oui, bon, ça d'accord, j'avais compris. Mais, et la lady , là-dedans ? Ah ? C'est ça le hic, elle vient précisément de la grosse ville pour s'y faire avorter discrétos. Et après ? Après ? Vous ne croyez tout de même pas qu'un brave type comme moi va vous raconter l'histoire du brave type qui a rencontré un brave type, un soir, sur un paquebot, en rentrant de Calcutta en 1912, tout de même ? Lisez-le, bande de feignasses ! Et je dirais même plus, faites-vous-en votre propre opinion, loin de toute considération partisane, telle celle que je viens de vous soumettre. Grand bien vous fasse, plus on est de braves types, plus on rit. Enfin, je crois…
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  • angeliquethomas31 Posté le 10 Octobre 2019
    Décidément, Stefan Sweig est l'un de mes auteurs préférés. En à peine quelques lignes, il capture mon coeur de lectrice. J'ai adoré la façon dont le narrateur raconte sa rencontre avec un médecin (le "Fou de Malaisie") sur un bateau, de nuit dans une ambiance très mystérieuse. Ce médecin lui explique alors comment sa vie a basculé le jour où une femme d'une classe supérieure vient lui demander son aide pour se sortir d'une situation bien embarrassante pour une femme mariée.. Du rythme, de la tension, de l'amour, de la haine, du désespoir.... Rien de bons ingrédients! Une histoire captivante!
  • Edouardo1976 Posté le 13 Septembre 2019
    Un vrai bonheur ! L'écriture parfaite ,l'histoire passionnante ....à relire régulièrement. Quel talent ! incite à relire toute son oeuvre ... Très belle écriture, un grand talent pour la narration.
  • ClaireTol Posté le 22 Juillet 2019
    Nouvelle très romanesque sur une passion amoureuse. Terriblement bavard au milieu. On n'en peut plus des descriptions. Moi qui d'habitude aime beaucoup Stefan Zweig, j'ai été déçue par ce lyrisme échevelé et fastidieux. A part cela l'idée est belle et la nouvelle plaira aux romantiques patients. Et puis toujours très belle écriture de Stefan Zweig
  • YahnV Posté le 23 Juin 2019
    On le sait, l’exil, la passion, les destins tragiques sont des thèmes de prédilection de Zweig. On le sait aussi, Amok est une déclinaison de ces thèmes dans la moiteur fiévreuse d’un rêve halluciné. On le sait toujours ; c’est un des joyaux de son œuvre.
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