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Bouquins
EAN : 9782221136539
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Amok

Olivier MANNONI (Traducteur)
Date de parution : 21/02/2013

Dans cette nouvelle publiée en 1922, il est question de la folie, de la mort, de la dégradation que subit l’être humain dans son esprit et dans sa chair lorsqu’il est emporté par ses passions. Le cadre du récit est celui d’une colonie néerlandaise des tropiques, un lieu moite, malsain...

Dans cette nouvelle publiée en 1922, il est question de la folie, de la mort, de la dégradation que subit l’être humain dans son esprit et dans sa chair lorsqu’il est emporté par ses passions. Le cadre du récit est celui d’une colonie néerlandaise des tropiques, un lieu moite, malsain et brutal. Le personnage principal, un médecin éconduit par une belle Européenne, se lance à sa recherche dans une course insensée, comme l’un de ces fous qui, en Malaisie, dévalent parfois subitement les rues, armés de leur kriss, et poignardent tous ceux qui se trouvent sur leur chemin.

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EAN : 9782221136539
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Allantvers Posté le 15 Septembre 2021
    Double dose de bonheur dans ce petit recueil, où l'on retrouve le talent inimitable de Zweig à la fois à construire des nouvelles parfaitement ciselées et à donner vie à des pages d'histoire, du sombre Moyen-âge allemand aux troubles de la révolution françaises, en passant par les fastes de la cour de France. Ici une courtisane répudiée, là deux amoureux sous l'échafaud, là encore quelques pauvres hères juifs fuyant la mort, tous ces personnages sont profondément émouvants, rendus proches et palpables par la plume pleine de grâce de cet auteur dont je ne me lasserai jamais.
  • LivresseDeLire Posté le 8 Septembre 2021
    Comme d’habitude, la plume de Zweig m’a emportée au long de cette nouvelle qui dépeint la passion tue d’une femme envers un homme qui a passé sa vie à la croiser sans jamais la reconnaître d’années en années. Bien que je ne sois pas sensible à cette passion qui échappe complètement à toute logique, à cet amour totalement fantasmé, je suis toujours aussi admirative de la capacité de Zweig à décrire la psychologie humaine, les addictions aliénantes (le jeu dans Le joueur d’échecs ou Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, l’amour absolu et dévorant ici). Cette nouvelle fut donc une excellente lecture que je recommande !
  • Ana_Kronik Posté le 6 Septembre 2021
    Tout a été dit sur ce roman. Son style châtié, précis, qui fait un peu penser aux romans du 19ème, entre réalisme et romantisme. Son histoire, qui est immorale pour les uns et totalement banale pour les autres. À tel point que l'intrigue paraît bien mince et désuète de nos jours. Tout est dans la manière de la raconter... Un aspect peu mis en avant est la figure du jeune homme. Déchiré entre son addiction pour le jeu et la promesse d'y renoncer; promesse qu'il a faite à cette femme, Mme C. Deux sortes d'amour qui se combattent? On peut faire le même parallèle du côté de la femme. Son amour n'est-il pas motivé par le désir de le sauver? Dans ce cas, n'est-on pas plus proche de l'amour maternel? Petite pique au passage pour la religion catholique, lorsque Mme C. explique qu'étant anglicane, elle n'a pas pu obtenir l'absolution de sa faute. Eh oui, la confession, c'était bien commode encore à cette époque-là. Trois Pater et deux Avé, et hop, on peut passer autre chose...
  • Mamyfran Posté le 5 Septembre 2021
    Stefan Zweig relate un souvenir (réel ou fictif) d’une anecdote arrivée alors qu’il séjournait dans un hôtel cossu… Une des clientes y a disparu du jour au lendemain, abandonnant mari et enfants (ainsi qu’une situation sociale confortable) pour suivre son jeune amant. Chacun des pensionnaires y va de son commentaire, du simple jugement jusqu’au mépris… Seuls l’auteur et une vieille dame anglaise, Mrs C., tentent de comprendre, voire même approuver, cette fuite amoureuse, ce qui provoque évidemment les foudres de leurs compagnons de villégiature. Plus tard dans la soirée, Mrs C. va retrouver Stefan Zweig dans sa chambre pour lui raconter « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme », ses vingt-quatre heures à elle, un épisode de sa vie alors qu’elle était tout jeune mariée, une tranche de vie semblable à l’événement qui vient de se produire dans cette pension, vingt-quatre heures durant lesquelles elle a éprouvé un violent coup de foudre, une passion immédiate, fulgurante et indomptable pour un jeune dandy, un jeune homme pour qui elle était déjà prête à tout quitter. Bien que prévisible et sans surprise, cette histoire se lit avec toute l’intensité et la sensibilité propres à l’auteur. Un classique qu’il faut avoir lu.
  • denis76 Posté le 3 Septembre 2021
    Troisième lecture d'Amok ! Sur un transatlantique ramenant des passagers d'Asie, un touriste, le narrateur, rencontre, la nuit sur le pont, un homme qui se terre. La deuxième nuit, il lui raconte son histoire épouvantable : médecin au fin fond de la Malaisie (ou de l'Indonésie, le livre est flou là-dessus ), il est abordé par une riche femme Anglaise qui lui demande, à mots couverts, de se faire avorter par lui, moyennant une grosse somme d'argent, pour éviter le scandale, car le foetus n'est pas de son mari. Irrité par l'arrogance de la femme, il refuse. La femme s'en va, chargée de morgue. C'est alors que « l'amok » s'empare du médecin. Il demande au touriste sur le pont du navire : . -- Savez-vous ce que c'est que l'amok ? -- Amok ? ... je crois me souvenir...c'est une espèce d'ivresse chez les Malais... -- C'est plus que de l'ivresse... c'est de la folie, une sorte de rage humaine... une crise de monomanie meurtrière et insensée, à laquelle aucune intoxication alcoolique ne peut se comparer. » . La sensibilité de l'auteur, son style...nous font prendre conscience de la transformation intérieure du médecin, à la base "posé". Au contact de cette femme hautaine, et de ses réactions. va se créer une attirance répulsion... Troisième lecture d'Amok ! Sur un transatlantique ramenant des passagers d'Asie, un touriste, le narrateur, rencontre, la nuit sur le pont, un homme qui se terre. La deuxième nuit, il lui raconte son histoire épouvantable : médecin au fin fond de la Malaisie (ou de l'Indonésie, le livre est flou là-dessus ), il est abordé par une riche femme Anglaise qui lui demande, à mots couverts, de se faire avorter par lui, moyennant une grosse somme d'argent, pour éviter le scandale, car le foetus n'est pas de son mari. Irrité par l'arrogance de la femme, il refuse. La femme s'en va, chargée de morgue. C'est alors que « l'amok » s'empare du médecin. Il demande au touriste sur le pont du navire : . -- Savez-vous ce que c'est que l'amok ? -- Amok ? ... je crois me souvenir...c'est une espèce d'ivresse chez les Malais... -- C'est plus que de l'ivresse... c'est de la folie, une sorte de rage humaine... une crise de monomanie meurtrière et insensée, à laquelle aucune intoxication alcoolique ne peut se comparer. » . La sensibilité de l'auteur, son style...nous font prendre conscience de la transformation intérieure du médecin, à la base "posé". Au contact de cette femme hautaine, et de ses réactions. va se créer une attirance répulsion qui vont avoir des conséquences pour les deux personnages ! La relation quasi normale entre le docteur et la femme anglaise se transforme alors en une « tornade de sentiments » que seul, à mon avis, Stefan Zweig sait traduire en mots ! Dans une relation « amok », les deux protagonistes ont beaucoup de mal à sortir indemnes. Je comprends la force de ce phénomène car je l'ai vécu. J'ai eu une relation amok avec une femme, l'un de nous deux aurait pu y passer, j'y ai sérieusement songé ( voir ma critique de « Le Harcèlement moral : la violence perverse au quotidien» de Marie-France Hirigoyen ) ; je pense que l'amok et le harcèlement sont très proches. Nous en avons réchappé tous les deux, mais j'y ai perdu l'amour de ma fille aînée, c'est la honte de ma vie. . C'est ma troisième lecture, et ma troisième critique de ce livre fascinant, une critique plus « incorporée », très sensiblement différente à chaque fois. Dois-je supprimer ma deuxième critique ?
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