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Les Escales
EAN : 9782365694858
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Après la fête

Collection : Domaine français
Date de parution : 22/08/2019
Dans le Paris d’aujourd’hui, Raphaëlle et Antoine s'aiment, se séparent, se retrouvent... pour mieux se séparer et s'engouffrer dans l'âge adulte. En quête de sens, ils ont du mal à trouver leurs repères.
Un premier roman d'une grâce absolue. Une écriture éblouissante et sensorielle. La force d'un roman générationnel.
Ils se sont connus à l’université et aiment se retrouver.
Le temps est aux discussions intenses et à la fête. Jusqu’au jour où, insidieusement, ils arrivent à ce moment de transition, de bascule entre les études et le monde du travail. De rupture aussi.
Après la fête saisit cet instant, celui de la...
Ils se sont connus à l’université et aiment se retrouver.
Le temps est aux discussions intenses et à la fête. Jusqu’au jour où, insidieusement, ils arrivent à ce moment de transition, de bascule entre les études et le monde du travail. De rupture aussi.
Après la fête saisit cet instant, celui de la fin de l’insouciance, quand les amis s’éloignent et que les premières amours se tarissent. Même celles de Raphaëlle et Antoine.
Tous deux habitent le quartier de Château-Rouge, à Paris. Elle est issue de la petite bourgeoisie, lui vient de la cité. Elle trouve rapidement du travail quand le chemin se fait pour lui plus épineux…Et la réalité se rappelle soudain à eux. Comment faire alors pour que la vie, toujours, reste une fête ?
D’une écriture poétique, Lola Nicolle prend le pouls d’une époque, d’un âge aussi et livre un texte fort, générationnel. La grâce de l’amitié n’est jamais loin, celle des livres non plus.

« Tout était devenu lumineux, fluide. Les nuits semblaient claires et débordaient de sons
merveilleusement électroniques. Nous allions en club. Nous écoutions de vieilles chansons, celles de Niagara, celles des Rita Mitsouko – lorsque tu entendais Marcia Baila tu te précipitais vers moi : C’est une chanson tellement triste, personne n’écoute jamais les paroles, mais ça parle d’une fille qui a un cancer. Tu le savais ? Et tu me prenais la main pour que nous dansions
ensemble, comme pour conjurer le sort et éloigner le malheur de la maladie qui rôdait trop souvent autour de ta maison. La scène se répétait à chaque soirée. À mesure que le taux d’alcoolémie augmentait, la playlist se révélait de plus en plus nostalgique. Marcia Baila arrivait toujours au moment de rupture, où, titubant, tu pouvais abandonner ces minuscules émotions dans le puits d’une nuit qui paraissait ne pas trouver sa fin. »
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EAN : 9782365694858
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
Les Escales

Ils en parlent

Un premier roman empreint de poésie de lyrisme.
Mégane Heulard / ActuaLitté

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Marech20 Posté le 23 Mars 2020
    Contrairement à beaucoup, je n'ai pas trop apprécié ce livre. J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire qui se veut absolument nostalgique avec l'utilisation incessant de l'imparfait. Surtout, la narratrice m'a plus énervée que touchée, trop condescendante...
  • BruC Posté le 14 Mars 2020
    Lola Nicolle signe avec Après La Fête (éd. Les Escales) un de ces romans emblématiques de la génération Y et un véritable récit sur le désenchantement, la séparation et les amitiés que l’on tient encore à bout de bras mais que l’on sait sur le déclin. Il n’est du reste pas anodin de préciser que le roman de Lola Nicolle démarre le 13 novembre 2015, date historique, tragique et funèbre. Raphaëlle, brillante étudiante en lettres, s’apprête à se jeter dans le grand bain du monde professionnel, plus précisément dans l’édition, et non sans réussite il faut le dire. Ce passage capital dans l’âge adulte marque aussi la fin des fêtes étudiantes, de rêves, d’amitiés mais aussi, pour elle, d’une relation compliquée avec un petit ami qui semble toujours naviguer entre deux eaux ("Sans le savoir, tu gis là, innocent dans mon regard. Comme par le trou d'une serrure, j'observe la vie que nous n'aurons jamais. Les choix qui font bifurquer. Cette case de notre passé dans laquelle je t'avais rangé"). La narratrice, jeune femme chanceuse et gâtée par la vie, propose un regard aiguisé et acide sur son pays et sur une capitale devenue un monstre à la fois attirant et repoussant... Lola Nicolle signe avec Après La Fête (éd. Les Escales) un de ces romans emblématiques de la génération Y et un véritable récit sur le désenchantement, la séparation et les amitiés que l’on tient encore à bout de bras mais que l’on sait sur le déclin. Il n’est du reste pas anodin de préciser que le roman de Lola Nicolle démarre le 13 novembre 2015, date historique, tragique et funèbre. Raphaëlle, brillante étudiante en lettres, s’apprête à se jeter dans le grand bain du monde professionnel, plus précisément dans l’édition, et non sans réussite il faut le dire. Ce passage capital dans l’âge adulte marque aussi la fin des fêtes étudiantes, de rêves, d’amitiés mais aussi, pour elle, d’une relation compliquée avec un petit ami qui semble toujours naviguer entre deux eaux ("Sans le savoir, tu gis là, innocent dans mon regard. Comme par le trou d'une serrure, j'observe la vie que nous n'aurons jamais. Les choix qui font bifurquer. Cette case de notre passé dans laquelle je t'avais rangé"). La narratrice, jeune femme chanceuse et gâtée par la vie, propose un regard aiguisé et acide sur son pays et sur une capitale devenue un monstre à la fois attirant et repoussant : "Impossible pour les jeunes Parisiens de choisir un quartier. Ce sont les quartiers qui les trouvent, en fonction de la somme de toute façon exorbitante qu’ils sont prêts chaque mois à débourser… Bientôt les grandes villes européennes ressembleraient à des halls d’aéroport. Le chant des valises à roulettes résonnant chaque matin, chaque soir, dans les rues bien endormies de la capitale." Délaissant la facture bobo, que le roman laissait craindre, au profit de la nostalgie et d’une touchante mélancolie, Lola Nicolle avance aussi à pas feutrés sur le terrain social lorsqu’elle parle de la famille de celui qui ne sera bientôt plus qu’un ex. D’une plume à la fois précise et imagée, l’auteure évoque l’éblouissement de la culture dans les milieux populaires ("Jamais tu ne t’arrêtais de lire. Tu achetais les livres par cinq, dix, de poche et d’occasion, chez les revendeurs qui bordaient le boulevard. Lorsque nous croisions une librairie, c’était plus fort que toi ; tu entrais, embrassais du regard l’ensemble des rayonnages. Tu aurais aimé avoir tout lu"), de la barrière symbolique entre le Paris fantasmé et les banlieues des deuxième, troisième ou cinquième zones, des rêves de réussites déçus ("À cette époque, on encourageait les plus jeunes à intégrer des écoles de commerce, à se laisser des portes ouvertes : généraliste en rien, spécialiste en vide") ou de son goût générationnel pour la culture urbaine et rap (50 Cents, PNL, NTM, Ménélik ou IAM). Lola Nicolle se fait observatrice d’un désamour qui va croissant, sans pour autant abandonner la tendresse qu’elle porte encore à celui qui a accompagné les derniers temps de sa prime jeunesse et qu’elle veut fixer à jamais ("Je faisais des clichés de ton corps fragmenté. En gros plan, ta bouche. Tes merveilleuses lèvres. Les tâches de rousseurs constellant tes épaules. Tes pieds, lorsque tu étais allongé… Ton corps meuble-Ikea"). Raphaëlle, navigue, à la fois consciente d’être une privilégiée mais aussi terrifiée par un futur peu réjouissant : les avertissements terrifiants du GIEC, les barrières sociales et la "corruption" des modèles anciens. Comment être heureux dans un monde marchandisé ? Comment être femme et féministe au milieu de modèles imposés ? Comment aussi réinventer la fête et comment la faire durer si c’est encore possible ? Adieu, chère adolescence et prime jeunesse, semble écrire Lola Nicolle qui n’entend pas non plus enterrer ses toutes jeunes années : "Et aussi, pour toujours, il y aurait le premier baiser, les bateaux chavirés, l’ivresse des beaux jours… même si chacun s’était éloigné."
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  • sandra_etcaetera Posté le 24 Février 2020
    Désenchantement L'histoire commence par une séparation- un amour qui fut et ne sera plus. Raphaëlle est la narratrice, celle qui a vécu puis perdu cet amour. Alors elle s'adresse à Antoine comme pour éviter encore un peu de s'éloigner de lui. Raphaëlle/Antoine: deux origines sociales éloignées que l'amour avait su avec élégance oublier et que Lola résume en ces mots superbes: "et les frontières de nos vies se dissipèrent" au moment où leurs corps se rencontrent et fusionnent. Ils sont étudiants, leur vie est celle de l'insouciance, du plaisir, des amis, des soirées bien arrosées- danser beaucoup, chanter NTM- la vie comme une fête- carpe diem, quartier de la Goutte d'or. Mais le temps passe et l'âge de la liberté doit laisser place à celui des responsabilités. L'insouciante jeunesse s'éclipse peu à peu au profit d'une vie d'adulte tant redoutée mais dans laquelle Raphaëlle et Antoine doivent inexorablement plonger. Quitter la légèreté, s'alourdir du poids d'un monde vertigineux- rechercher un emploi, subir le chômage, la réussite des autres, l'attente, la solitude, l'envie de revenir en arrière, de s'aimer allègrement: "je voulais t'aider, te ramener dans notre vie d'avant...". Mais l'amour vacille "après la fête". La réalité sociale vient égratigner leurs fougueuses certitudes de jeunesse et bien-sûr... Désenchantement L'histoire commence par une séparation- un amour qui fut et ne sera plus. Raphaëlle est la narratrice, celle qui a vécu puis perdu cet amour. Alors elle s'adresse à Antoine comme pour éviter encore un peu de s'éloigner de lui. Raphaëlle/Antoine: deux origines sociales éloignées que l'amour avait su avec élégance oublier et que Lola résume en ces mots superbes: "et les frontières de nos vies se dissipèrent" au moment où leurs corps se rencontrent et fusionnent. Ils sont étudiants, leur vie est celle de l'insouciance, du plaisir, des amis, des soirées bien arrosées- danser beaucoup, chanter NTM- la vie comme une fête- carpe diem, quartier de la Goutte d'or. Mais le temps passe et l'âge de la liberté doit laisser place à celui des responsabilités. L'insouciante jeunesse s'éclipse peu à peu au profit d'une vie d'adulte tant redoutée mais dans laquelle Raphaëlle et Antoine doivent inexorablement plonger. Quitter la légèreté, s'alourdir du poids d'un monde vertigineux- rechercher un emploi, subir le chômage, la réussite des autres, l'attente, la solitude, l'envie de revenir en arrière, de s'aimer allègrement: "je voulais t'aider, te ramener dans notre vie d'avant...". Mais l'amour vacille "après la fête". La réalité sociale vient égratigner leurs fougueuses certitudes de jeunesse et bien-sûr leur amour. La nostalgie s'installe jusque dans l'écriture. La vie n'est plus une fête... la désillusion... et Lola Nicolle sait raconter avec mélancolie la banalité lancinante de la vie qui s'ouvre à cette jeunesse désenchantée, ce quotidien sans nuances, sans folie qu'Antoine subit, mutique. Raphaëlle/Antoine... leurs corps s'éloignent au rythme d'un amour en pleine asphyxie. Le chagrin se réfugie en elle, cherchant un nouveau souffle tardant à venir. D'abord poétesse, Lola Nicolle signe ici son premier roman dans une écriture poétique tout simplement belle et solaire. D'un poncif littéraire, elle parvient à nous toucher par une écriture occupée par des analogies qui nous transportent et nous émeuvent- de celles qu'on rêve secrètement de savoir écrire!
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  • Descollinesdepapier Posté le 22 Février 2020
    Dans un roman à la première personne, on découvre Raphaëlle, puis Antoine, qu'elle rencontre au lycée. Ils grandissent, se fréquentent, font la fête, se séparent, se retrouvent, étudient, évoluent... Ils partagent les mêmes études littéraires, mais n'ont pas le même vécu : lui vient d'une cité HLM de banlieue parisienne, elle est issue de la petite bourgeoisie. Après les études supérieures, le poids de la classe sociale semble plus prégnant et leur couple se fragilise... Raphaëlle trouve un emploi mais lui, cherche encore et encore. Si tout semblait leur sourire, peu à peu, ils s'éloignent. Après la fête est un beau roman sur la fin des études et l'entrée dans la vie adulte. C'est un roman de son époque, qui décrit Paris et sa jeunesse avec justesse. J'ai été bluffée par l'écriture très délicate et poétique de Lola Nicolle. Certains passages sont si beaux que je les ai notés dans un carnet... C'est aussi une formidable histoire d'amour et de sentiments, mise à l'épreuve de la vie active. Je l'ai lu comme une étape dans la vie de ces deux jeunes gens, qui les construit et leur permet de sortir doucement de leurs vies d'ados.
  • Emmas_books Posté le 5 Février 2020
    C'est un charmant roman de Lola Nicolle sorti pour la rentrée littéraire. Les premières pages ont été plutôt difficiles parce que les chapitres ne sont pas chronologiques, mais que l'écriture est belle ! C'est le premier roman de Lola Nicolle, mais elle avait déjà écrit un recueil de poésie et ça se sent dans ma douceur de ses mots. On se laisse vite porter par l'autrice. La camaraderie, l’amitié et l’amour. Raphaëlle et Antoine se sont rencontrés sur les bancs de la fac ainsi que leurs amis. Au fil des mois et des années, les relations changent et la vie fait son chemin. Une fois les difficultés des études passées, les jeunes prennent en main leur vie professionnelle et déchantent un peu. Antoine, lui, n’arrive pas à décrocher de poste et il se noie dans le chômage et ses illusions déchues. Le tout dans un univers musical urbain qui offre un rythme nouveau à cette histoire actuelle.
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