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EAN : 9782350877778
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
Au moins le souvenir
Date de parution : 02/09/2021
Éditeurs :
Editions Héloïse D'Ormesson

Au moins le souvenir

Date de parution : 02/09/2021
Qui se souvient de Lamartine ? Qu’il a été candidat à la première élection présidentielle française ? Qu’on lui doit le suffrage universel, l’abolition de la peine de mort en politique, la... Qui se souvient de Lamartine ? Qu’il a été candidat à la première élection présidentielle française ? Qu’on lui doit le suffrage universel, l’abolition de la peine de mort en politique, la seconde abolition de l’esclavage, la conservation du drapeau tricolore et tant d’autres choses encore ? À la parution des Misérables, en... Qui se souvient de Lamartine ? Qu’il a été candidat à la première élection présidentielle française ? Qu’on lui doit le suffrage universel, l’abolition de la peine de mort en politique, la seconde abolition de l’esclavage, la conservation du drapeau tricolore et tant d’autres choses encore ? À la parution des Misérables, en 1862, Marianne de Lamartine, la discrète épouse du poète, qui a parfois tenu la plume pour lui, décide de prendre la parole pour défendre l’action de son mari résolu à se taire à tout jamais. Car, pour avoir récusé les Rouges comme les Royalistes, le candidat malheureux a pu mesurer combien nul n’est prophète en son pays.
À la manière d’une feuilletoniste, Marianne de Lamartine nous raconte la vie du plus méconnu de nos hommes illustres, poète éclatant des Méditations de 1820 mais aussi historien et homme d’État. On croise les écrivains engagés de l’époque, au premier rang desquels Victor Hugo. Tous ou presque vont d’abord s’enthousiasmer pour cette révolution pacifique où semble enfin poindre la lumière, lumière qui dura ce que dure le printemps des peuples…
 
Après son best-seller Mousseline la Sérieuse (prix littéraire des Princes et prix du Cercle de l’Union) et du très remarqué Une année folle (prix Napoléon Ier), Sylvie Yvert poursuit le roman vrai de notre histoire en retraçant la destinée d’une figure politique et littéraire qui se confond avec le génie français.
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EAN : 9782350877778
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • migdal Posté le 12 Mars 2022
    La romancière Sylvie Yvert s'incarne en Elisa de Lamartine, anglaise née Mary Ann Elisa Birch, plus connue comme Marianne de Lamartine … dont le buste serait devenu le symbole de notre république lors de la révolution de 1848. J'avoue rester songeur si notre symbole national fut emprunté à la perfide Albion, mais après tout quand je vois le ministre délégué à la Citoyenneté présenter son projet « nous sommes Toutes Marianne » avec mission d'accoucher d'une figure plus « inclusive et transgenre » pour orner les timbres-poste, je me dis que le choix improbable de nos aïeux était sage et séduisant. « Au moins le souvenir » fait revivre avec passion Alphonse de Lamartine en se penchant plus particulièrement sur son rôle politique et les vingt années 1830-1850 qui virent le diplomate, après la mort de leurs enfants, s'orienter vers la politique et l'histoire en publiant « L'histoire des Girondins ». Ce qui lui façonna une image « républicaine et socialiste » et le propulsa au premier rôle lors de la chute de Louis Philippe en 1848 et la proclamation de la seconde république. Hostile au bonapartisme, le romantique suranné fut écarté et oublié sous le second empire et mourut dans la misère. En quatre cent pages, la romancière publie une biographie historique... La romancière Sylvie Yvert s'incarne en Elisa de Lamartine, anglaise née Mary Ann Elisa Birch, plus connue comme Marianne de Lamartine … dont le buste serait devenu le symbole de notre république lors de la révolution de 1848. J'avoue rester songeur si notre symbole national fut emprunté à la perfide Albion, mais après tout quand je vois le ministre délégué à la Citoyenneté présenter son projet « nous sommes Toutes Marianne » avec mission d'accoucher d'une figure plus « inclusive et transgenre » pour orner les timbres-poste, je me dis que le choix improbable de nos aïeux était sage et séduisant. « Au moins le souvenir » fait revivre avec passion Alphonse de Lamartine en se penchant plus particulièrement sur son rôle politique et les vingt années 1830-1850 qui virent le diplomate, après la mort de leurs enfants, s'orienter vers la politique et l'histoire en publiant « L'histoire des Girondins ». Ce qui lui façonna une image « républicaine et socialiste » et le propulsa au premier rôle lors de la chute de Louis Philippe en 1848 et la proclamation de la seconde république. Hostile au bonapartisme, le romantique suranné fut écarté et oublié sous le second empire et mourut dans la misère. En quatre cent pages, la romancière publie une biographie historique et littéraire qui rappelle ce que fut l'époque dans laquelle vécut Lamartine (né en 1790 à Mâcon ; mort en 1869), analyse l'évolution de sa pensée politique et rappelle la richesse et la variété de l'oeuvre de celui qui fut poète, romancier, historien et … perpétuellement contraint de publier pour régler ses dettes. Au fil des chapitres le lecteur rencontre Chateaubriand, Dumas, Hugo, Sand, Thiers et se régale de multiples anecdotes. J'ai autant apprécié cet ouvrage que le précédent « Mousseline la sérieuse ». Sylvie Yvert s'appuie sur de solides bases historiques et rédige d'une plume élégante qui restitue le style charmant et un peu désuet du XIX siècle. Ceci incite à relire Graziella et donne envie de visiter Milly pour retrouver « Laurence » et « Jocelyn », l'abbé Dumont, le précepteur De Lamartine.
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  • mathildewm Posté le 5 Janvier 2022
    Que savons-nous de Lamartine ? C'est à peine si nous nous souvenons de quelques vers éculés "un seul être vous manque et tout est dépeuplé" ,"ô temps suspend ton vol !"... Sa silhouette et ses traits se mêlent à ceux de Chateaubriand ou de Musset, peintures d'huile sur fond orageux, la figure du romantisme... Mais qui se souvient de l'orateur magnifique, de l'homme d'action autant que de l'homme de coeur, du politique brillant (d'un feu si puissant, mais si éphémère) ? Personne, ou presque ! Et pourtant ! Lamartine visita le Moyen-Orient, la Syrie, fut député sous Louis-Philippe. Il tint à bout de bras les insurrections de 1838, construisit les fondations de la IIeme République, dont il présida le Conseil provisoire... D'une éloquence rare, il sut éviter la guerre civile, au moment où la France aurait pu si facilement basculer. Pourtant, l'Histoire l'a si peu retenu qu'il est mort dans une indigence presque complète, ayant refusé la pension offerte par Napoléon III. Il croyait en la République, cette res publica où la charité devrait figurer dans les lois. Il y croyait même après le coup d'État du "prince-président", persuadé qu'une IIIème République ne pourrait manquer de voir le jour... C'est sa... Que savons-nous de Lamartine ? C'est à peine si nous nous souvenons de quelques vers éculés "un seul être vous manque et tout est dépeuplé" ,"ô temps suspend ton vol !"... Sa silhouette et ses traits se mêlent à ceux de Chateaubriand ou de Musset, peintures d'huile sur fond orageux, la figure du romantisme... Mais qui se souvient de l'orateur magnifique, de l'homme d'action autant que de l'homme de coeur, du politique brillant (d'un feu si puissant, mais si éphémère) ? Personne, ou presque ! Et pourtant ! Lamartine visita le Moyen-Orient, la Syrie, fut député sous Louis-Philippe. Il tint à bout de bras les insurrections de 1838, construisit les fondations de la IIeme République, dont il présida le Conseil provisoire... D'une éloquence rare, il sut éviter la guerre civile, au moment où la France aurait pu si facilement basculer. Pourtant, l'Histoire l'a si peu retenu qu'il est mort dans une indigence presque complète, ayant refusé la pension offerte par Napoléon III. Il croyait en la République, cette res publica où la charité devrait figurer dans les lois. Il y croyait même après le coup d'État du "prince-président", persuadé qu'une IIIème République ne pourrait manquer de voir le jour... C'est sa vie que Sylvie Yvert nous raconte, sous les traits de Mary Ann de Lamartine, son épouse, qui veut donner de son mari "au moins le souvenir", à défaut de la reconnaissance nationale... Sous la plume affectueuse d'une femme amoureuse, Lamartine n'est plus juste une silhouette éthérée sur le rivage d'un lac, c'est un homme qui devance son siècle, profondément ancré dans sa terre, raconté dans son personnage public comme dans sa vie privée. J'ai beaucoup apprécié ce roman à la limite de la biographie, où le portrait de Lamartine dessine, en creux, celui de son épouse, qui le suivit et l'épaula dans chacunes de ces pérégrinations !! C'est avec un sentiment d'émerveillement que j'ai découvert un de nos plus grands hommes politiques ! Une lecture superbe !!
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  • Squirelito Posté le 15 Novembre 2021
    « J’ai toujours été une personne discrète, heureuse dans l’ombre de mon mari, mais ses délicatesses, son respect pour le vote l’ont déterminé au silence. J’en prends acte, mais sa résignation dépasse la mienne. Ce manuscrit sera trouvé après ma mort. La restauration de son nom sera ma dernière preuve d’amour. Je ferai d’ailleurs tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’il ne découvre jamais ces notes, afin qu’il n’est jamais à me remercier ». Ces mots auraient pu parfaitement être écrits par Mary Ann Elisa Birch alias Marianne de Lamartine tant le couple au milieu de moult désastres a su préserver ce qui les a toujours uni : l’amour. La romancière Sylvie Yvert s’est glissée dans l’âme de cette femme pour non seulement la mettre en lumière mais également rendre un vibrant hommage à l’homme de lettres et surtout à l’homme politique, Alphonse de Lamartine. Ce roman se concentre donc principalement sur les événements de 1848 même si l’ensemble de la vie de Lamartine est retracé. De nos jours, l’auteur du « Lac » est salué comme un immortel, à juste titre puisqu’il a siégé au fauteuil 7 de l’Académie française. Mais moins nombreux sont ceux qui se souviennent et... « J’ai toujours été une personne discrète, heureuse dans l’ombre de mon mari, mais ses délicatesses, son respect pour le vote l’ont déterminé au silence. J’en prends acte, mais sa résignation dépasse la mienne. Ce manuscrit sera trouvé après ma mort. La restauration de son nom sera ma dernière preuve d’amour. Je ferai d’ailleurs tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’il ne découvre jamais ces notes, afin qu’il n’est jamais à me remercier ». Ces mots auraient pu parfaitement être écrits par Mary Ann Elisa Birch alias Marianne de Lamartine tant le couple au milieu de moult désastres a su préserver ce qui les a toujours uni : l’amour. La romancière Sylvie Yvert s’est glissée dans l’âme de cette femme pour non seulement la mettre en lumière mais également rendre un vibrant hommage à l’homme de lettres et surtout à l’homme politique, Alphonse de Lamartine. Ce roman se concentre donc principalement sur les événements de 1848 même si l’ensemble de la vie de Lamartine est retracé. De nos jours, l’auteur du « Lac » est salué comme un immortel, à juste titre puisqu’il a siégé au fauteuil 7 de l’Académie française. Mais moins nombreux sont ceux qui se souviennent et font référence à l’homme politique qu’il a été, hélas sur une trop courte période. Doté d’une préscience et malgré un enthousiasme impressionnant, rapidement l’ingratitude, le mépris, la moquerie prirent le dessus face à l’ascension du piètre Louis-Napoléon, Badinguet pour les connaisseurs. Pourtant, Lamartine a été le fervent défenseur du suffrage universel, de l’adoption du drapeau tricolore, de l’abolition de la peine de mort et de l’esclavage, a toujours refusé l’extrémisme, qu’il soit rouge ou royaliste ; libéral d’esprit socialiste il estimait que seule la République était l’avenir de la France en lui donnant une constitution préservant aussi bien le droit à la propriété qu’en donnant des garanties pour les ouvriers et le monde paysan. Des souvenirs remarquablement tracés à la plume par Sylvie Yvert qui confirme à nouveau sa maîtrise et son talent pour le roman historique par ce récit brillant et émouvant. Ce qui frappe le lecteur c’est l’extrême modernité de cette histoire française en éternel recommencement. Pêle-mêle, les arrangements entre amis, les arrivistes, la corruption, le peuple manipulé au bon vouloir des puissants avec l’ingratitude des uns et des autres pour les quelques politiques intègres et sincères, le rapprochement rouge/brun pour que chaque camps arrive à ses fins, les rumeurs, les fake news de l’époque… les réseaux sociaux n’ayant rien inventé, devenant seulement des catalyseurs du nauséabond de la politique et du pouvoir. « Le livre de la vie est le livre suprême qu’on ne peut fermer ni rouvrir à son choix », celui-ci peut-être ouvert à sa guise et relu à l’infini pour s’imprégner du destin d’un couple, du destin d’un homme injustement banni à son époque, qui pourtant, était à l’image de sa divise préférée « A cœur vaillant, rien d’impossible », celle de Jacques Cœur.
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  • 94sophie947708 Posté le 24 Octobre 2021
    Un roman qui nous permet de découvrir la personnalité et la vie d'Alphonse de Lamartine, que je retenais comme étant uniquement un poète. Loin de là, Alphonse de Lamartine, sous la plume de sa femme Marianne, est raconté par sa vie politique, poétique, quotidienne. Grâce à la plume de l'autrice, on est immergé dans la vie de ce grand homme français, qui a oeuvré pour la France. C'est une belle histoire, qui remet en valeur un personnage historique, et qui est bien écrite et facile à lire.
  • Le--salon-de--Madame Posté le 14 Octobre 2021
    Moi, quand on me parle de "Lamartine", ça m'évoque de la poésie, un lac... et c'est tout à vrai dire. L'étude de la poésie (et de ce poème) remonte à bien loin et n'étant pas mon genre littéraire de prédilection, je n'ai jamais cherché plus loin. Cependant, lorsque j'ai vu que Sylvie Yvert (dont j'ai apprécié le roman Mousseline la sérieuse) s'était penché sur cette figure de la poésie je savais que je ne pouvais pas me tromper. Je parle ici de "poète" mais tout le challenge de l'auteure est de passer outre cette première idée pour mettre en lumière l'homme politique mais également le mari, le père. Lorsque j'ai vu le titre "Au moins le souvenir", ça ne m'évoquait pas forcément une biographie, encore moins Alphonse de Lamartine. Mais au final je trouve que cela prend tout son sens car on découvre sa vie à travers un journal, celui de Marianne sa femme (son amie, son bras droit). Ce choix donne une immersion intimiste dans leur vie, ce qui pour moi est un gros plus. C'est donc dans une biographie bien documentée (mention spéciale au travail de recherches de l'auteure) et intime dans laquelle on se plonge lorsqu'on commence "Au moins le souvenir".... Moi, quand on me parle de "Lamartine", ça m'évoque de la poésie, un lac... et c'est tout à vrai dire. L'étude de la poésie (et de ce poème) remonte à bien loin et n'étant pas mon genre littéraire de prédilection, je n'ai jamais cherché plus loin. Cependant, lorsque j'ai vu que Sylvie Yvert (dont j'ai apprécié le roman Mousseline la sérieuse) s'était penché sur cette figure de la poésie je savais que je ne pouvais pas me tromper. Je parle ici de "poète" mais tout le challenge de l'auteure est de passer outre cette première idée pour mettre en lumière l'homme politique mais également le mari, le père. Lorsque j'ai vu le titre "Au moins le souvenir", ça ne m'évoquait pas forcément une biographie, encore moins Alphonse de Lamartine. Mais au final je trouve que cela prend tout son sens car on découvre sa vie à travers un journal, celui de Marianne sa femme (son amie, son bras droit). Ce choix donne une immersion intimiste dans leur vie, ce qui pour moi est un gros plus. C'est donc dans une biographie bien documentée (mention spéciale au travail de recherches de l'auteure) et intime dans laquelle on se plonge lorsqu'on commence "Au moins le souvenir". Merci aux éditions Héloïse d'Ormesson et à Babelio de m'avoir donné l' occasion de le découvrir de la masse critique Littératures. PS : Si les vers De Lamartine ne vous reviennent pas à l'esprit, sachez qu'on peut découvrir des extraits, citations au fil des pages.
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