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Omnibus
EAN : 9782258096721
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Au rendez-vous des Terre-Neuvas

Maigret

Date de parution : 22/11/2012

Une femme à bord, catastrophes en série…  - Octave Fallut, capitaine du chalutier l'Océan, a été étranglé et jeté dans un bassin du port de Fécamp à l’arrivée de son bateau, après trois mois de pêche à la morue en mer du Nord.

Une femme à bord, catastrophes en série…
Octave Fallut, capitaine du chalutier l'Océan, a été étranglé et jeté dans un bassin du port de Fécamp à l’arrivée de son bateau, après trois mois de pêche à la morue en mer du Nord. Le télégraphiste du bateau, Le Clinche, est arrêté....

Une femme à bord, catastrophes en série…
Octave Fallut, capitaine du chalutier l'Océan, a été étranglé et jeté dans un bassin du port de Fécamp à l’arrivée de son bateau, après trois mois de pêche à la morue en mer du Nord. Le télégraphiste du bateau, Le Clinche, est arrêté. Un ancien ami de Maigret, instituteur à Quimper, qui connaît bien la fiancée de Le Clinche, demande au célèbre commissaire de prouver l'innocence de ce dernier. 
Adapté pour la télévision anglaise en 1963, sous le titre The Log of the Cap Fagnet, dans une réalisation de Michael Hayes, avec Rupert Davies (Commissaire Maigret) et pour la télévision française en 1977, par Jean-Paul Sassy, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), Catherine Allégret (Adèle).

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EAN : 9782258096721
Façonnage normé : EPUB2
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mylene76 Posté le 15 Avril 2020
    Un classique de la littérature policière bien ficelé. « Le commissaire Maigret se rend à Fécamp sur la demande d’un ancien camarade. Un jeune homme est accusé du meurtre du capitaine de « l’Océan ». Mais faut il vraiment se fier aux apparences dans le monde si particulier de la pêche ? » À lire assis-e sur le pont d’un navire à quai.
  • KiriHara Posté le 26 Septembre 2019
    Je ne vous ferais pas l’injure de vous présenter l’écrivain Georges Simenon pas plus que le personnage littéraire qui fit son succès : le commissaire Maigret. Juste quelques chiffres tout de même pour récapituler la carrière de l’un et de l’autre : Georges Simenon (1903 - 1989) est l’auteur de près de 200 romans de plus de 150 nouvelles dont les ventes dépassent le demi-milliard d’unités et est l’auteur belge le plus traduit au monde. Le commissaire Maigret est un personnage né en 1929, mais le premier roman le mettant en scène (« Pietr-le-Letton ») date de 1931. Il est présent dans 75 romans, 28 nouvelles et certaines de ses enquêtes ont été adaptées au cinéma et à la télévision. La liste des acteurs ayant interprété Maigret est longue, mais on peut citer quelques noms tels Jean Gabin, Eli Wallach, Gino Cervi, Rowan Atkinson, Bruno Cremer, Jean Richard, Harry Baur, Albert Préjean et Michel Simon, rien que ça. « Au rendez-vous des Terre-Neuvas » est le neuvième roman, dans l’ordre d’écriture, mettant en scène Maigret et a été écrit en août 1931. Alors qu’il s’apprête à partir en Alsace pour ses vacances annuelles, le commissaire Maigret reçoit un courrier d’un ancien camarade de Quimper qui lui... Je ne vous ferais pas l’injure de vous présenter l’écrivain Georges Simenon pas plus que le personnage littéraire qui fit son succès : le commissaire Maigret. Juste quelques chiffres tout de même pour récapituler la carrière de l’un et de l’autre : Georges Simenon (1903 - 1989) est l’auteur de près de 200 romans de plus de 150 nouvelles dont les ventes dépassent le demi-milliard d’unités et est l’auteur belge le plus traduit au monde. Le commissaire Maigret est un personnage né en 1929, mais le premier roman le mettant en scène (« Pietr-le-Letton ») date de 1931. Il est présent dans 75 romans, 28 nouvelles et certaines de ses enquêtes ont été adaptées au cinéma et à la télévision. La liste des acteurs ayant interprété Maigret est longue, mais on peut citer quelques noms tels Jean Gabin, Eli Wallach, Gino Cervi, Rowan Atkinson, Bruno Cremer, Jean Richard, Harry Baur, Albert Préjean et Michel Simon, rien que ça. « Au rendez-vous des Terre-Neuvas » est le neuvième roman, dans l’ordre d’écriture, mettant en scène Maigret et a été écrit en août 1931. Alors qu’il s’apprête à partir en Alsace pour ses vacances annuelles, le commissaire Maigret reçoit un courrier d’un ancien camarade de Quimper qui lui demande de prouver l’innocence d’un jeune télégraphiste accusé du meurtre du capitaine du chalutier sur lequel il venait de passer trois mois en mer. Jules Maigret décide alors de changer la destination de ses vacances et débarque, en compagnie de sa femme, sur les côtes bretonnes afin de plonger son nez dans cette triste affaire. Car, très vite, Maigret est pris à parti par la fiancée du suspect qui le conjure d’innocenter le jeune homme (19 ans). Mais le policier va se retrouver face à la superstition et à l’opacité et le silence du monde de la mer. Ce qu’il se passe en mer reste en mer. Et Maigret est persuadé que le meurtre du capitaine est lié aux évènements qui se sont déroulés durant la campagne de pêche. Les rares confidences qu’il parvient à obtenir laissent entendre que des tensions existaient entre le capitaine et le télégraphiste, que le capitaine avait un comportement étrange, loin de l’irréprochabilité et du professionnalisme pour lesquels il était connu, qu’un jeune mousse est mort durant la campagne, emporté par la houle... Ce qu’il y a de plus intéressant, dans les enquêtes du commissaire Maigret, ce sont l’ambiance des enquêtes et le caractère du personnage. Question ambiance, on peut dire que le lecteur est servi avec cette chape de plomb qui recouvre le meurtre du capitaine Fallut en particulier et de la campagne de pêche en général. Les marins sont des taiseux et des superstitieux qui ont tôt fait de mettre les étranges évènements sur le compte du mauvais œil. Puis, quand ils sont à terre, ils sont tellement alcoolisés qu’on ne peut rien en tirer. Du côté du caractère du commissaire, là aussi, le lecteur trouve de quoi se régaler. Le bonhomme se montre tout aussi taciturne que d’ordinaire, voire bourru. En plus, il faut bien avouer qu’il n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent à part son flair. Flair qui lui indique que le télégraphiste est innocent du meurtre, mais qu’il a quand même quelque chose à cacher... peut-être bien le nom de l’assassin. Flair qui lui laisse à penser que toute l’affaire prend cœur dans un évènement qui s’est déroulé à bord du bateau. Et on retrouve le commissaire Maigret dans sa principale activité, la réflexion. Il cherche à se mettre dans l’ambiance, dans la peau du capitaine, dans celle du télégraphiste et celles d’autres personnages du drame. Simenon-Maigret décortique toute cette mécanique en fin de roman afin de reconstituer les évènements et découvrir le coupable. Mais comme souvent, chez Maigret, les coupables sont parfois un peu innocents et les innocents quelque peu coupables. Et c’est alors plus une histoire de moralité qu’une histoire de Justice qui prime. Autant dire, pour conclure, que « Au rendez-vous des Terre-Neuvas » réunit à peu près tous les bons ingrédients des meilleures enquêtes de Maigret écrites jusque-là (bon, il n’y en a eu que 9 à ce stade). Une fois encore, l’eau, la brume, les embruns, ont un rôle important et confère une ambiance lourde, pesante, voire oppressante, mais surtout opaque dont le voile ne peut se déchirer qu’en revenant sur le passé, plus ou moins lointain. Une fois encore, Maigret réfléchit plus qu’il n’agit, parvient à dénouer les fils de l’intrigue en se mettant à la place des protagonistes... Une fois encore, Maigret n’est pas manichéen, borné à la stricte loi de la justice, il est un homme, un policier complexe. Et, enfin, une fois encore, l’auteur et le personnage s’attardent sur des détails, mais des détails qui font toute la différence, tant au point du dénouement de l’intrigue que du plaisir du lecteur. Au final, plus je découvre Maigret et plus j’apprécie Maigret et « Au rendez-vous des Terre-Neuvas » s’avère être un très bon roman de la série qui ne peut que participer à mon attachement grandissant à celle-ci.
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  • Nadouch Posté le 25 Avril 2019
    Déjà lu ce titre il y a de nombreuses années, il m'avait marquée de par son ambiance : Maigret choisit de ne pas aller en vacances en Alsace comme d'habitude, mais d'aller résoudre une affaire en Bretagne... L'ambiance est lourde, pleine de colère, comme l'équipage de ce bateau voué au malheur. Cela semble se communiquer à Maigret... Un opus assez sombre, où l'on sent le commissaire insatisfait, mais tellement crédible.
  • jmb33320 Posté le 24 Mai 2018
    Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu du Simenon. J'avais gardé une très bon souvenir notamment de "la fenêtre des Rouet". Celui-ci fait partie du cycle des Maigret. Le décor est le port de Fécamp pendant l'entre deux guerres. Au retour du chalutier Océan, son capitaine est assassiné. Le télégraphiste est le principal suspect, semble avoir des choses à se reprocher mais est probablement innocent du meurtre du capitaine. Appelé au secours par un ami, Maigret, pourtant en vacances avec sa femme, enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire. Les suspects ne sont pas si nombreux. Des drames se sont produits à bord pendant cette campagne de pêche à la morue, causés par la présence d'une femme fatale cachée dans la cabine du capitaine. Le fonds du roman est noir, sans illusion sur la nature humaine. Bref, une lecture plus que satisfaisante.
  • Biblioroz Posté le 5 Avril 2018
    Maigret soupire, mais à la lecture d’une lettre d’un vieil ami d’école, il demande à Mme Maigret de remplacer leurs immuables vacances en Alsace par un séjour à Fécamp. Le café du port de Fécamp baptisé « Au Rendez-vous des Terre-Neuvas », son atmosphère bruyante, enfumée, où les marins s’enivrent en rentrant de campagne. Le chalutier l’Océan est rentré après trois mois passés en mer. Cette campagne qui, dès le départ, semble placée sous le mauvais œil, se termine tragiquement par l’assassinat du capitaine dans le bassin du port. C’est le tout jeune télégraphiste Pierre Le Clinche qui est inculpé et l’ami de Maigret, impressionné par sa position et sa renommée dans la Police Judiciaire, lui demande d’innocenter le jeune homme. Mais les marins sont des taiseux lorsqu’ils ne sont plus uniquement entre eux. Maigret remarque rapidement que la colère suinte de partout dans cette histoire de marins. Son pas se fait de plus en plus lourd à mesure que le mystère pèse et plombe cette atmosphère marine poisseuse et lugubre. Mais Maigret s’obstine, à la recherche de l’essence même du drame qui lui échappe. Il tente, dans ce bar et à bord du chalutier à quai, de reconstituer le départ... Maigret soupire, mais à la lecture d’une lettre d’un vieil ami d’école, il demande à Mme Maigret de remplacer leurs immuables vacances en Alsace par un séjour à Fécamp. Le café du port de Fécamp baptisé « Au Rendez-vous des Terre-Neuvas », son atmosphère bruyante, enfumée, où les marins s’enivrent en rentrant de campagne. Le chalutier l’Océan est rentré après trois mois passés en mer. Cette campagne qui, dès le départ, semble placée sous le mauvais œil, se termine tragiquement par l’assassinat du capitaine dans le bassin du port. C’est le tout jeune télégraphiste Pierre Le Clinche qui est inculpé et l’ami de Maigret, impressionné par sa position et sa renommée dans la Police Judiciaire, lui demande d’innocenter le jeune homme. Mais les marins sont des taiseux lorsqu’ils ne sont plus uniquement entre eux. Maigret remarque rapidement que la colère suinte de partout dans cette histoire de marins. Son pas se fait de plus en plus lourd à mesure que le mystère pèse et plombe cette atmosphère marine poisseuse et lugubre. Mais Maigret s’obstine, à la recherche de l’essence même du drame qui lui échappe. Il tente, dans ce bar et à bord du chalutier à quai, de reconstituer le départ de cette campagne où le malaise s’est visiblement rapidement ressenti dans tout l’équipage. L’odeur aux alentours est tenace et salée avec toute cette morue que l’on décharge. Toujours avec des mots minutieusement choisis, sans besoin d’étalage, Simenon sait décrire les expressions faciales, les attitudes, les ressentis de peur et de malaise de ses personnages d’une manière saisissante. Une petite lecture de quelques heures dans une atmosphère pesante admirablement retranscrite, dans ce milieu de marins du temps des Terre-neuvas, avec des hommes victimes de passions destructrices. Un très bon Maigret où j’ai apprécié également la présence, bien que très discrète, de Mme Maigret.
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