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Écriture
EAN : 9782359052145
Façonnage normé : EPUB3
Nombre de pages : 128
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Au revoir Man Tine

Date de parution : 01/05/2016
Il y eut l’époque de Man Tine, des enfants, comme José Hassam, le héros de La Rue Case-Nègres, roman de Joseph Zobel, précurseur de la Créolité, qui, grâce à la ténacité et au courage sans faille de parents ou de grands-parents, ont pu « apprendre à l’école », comme on... Il y eut l’époque de Man Tine, des enfants, comme José Hassam, le héros de La Rue Case-Nègres, roman de Joseph Zobel, précurseur de la Créolité, qui, grâce à la ténacité et au courage sans faille de parents ou de grands-parents, ont pu « apprendre à l’école », comme on disait, et sortir de la misère noire de l’Habitation.Ces enfants, dont la littérature de nos pays n’a jamais vraiment suivi la trace, ont grandi, sont devenus pour beaucoup des fonctionnaires de la classe moyenne. Mais sans conscience d’être les victimes d’un détournement de mémoire et d’histoire. Ils n’ont pas lu les pages des rescapés de l’Autre monde qui, lettre après lettre, de Césaire à Confiant en passant par Schwarz-Bart, se sont évertués à raconter leur Histoire. Ces enfants-là n’ont jamais dit au revoir à Man Tine.En douze nouvelles comme autant de madeleines,  Merine Céco revient avec un sens aigu de l’observation sur la Martinique de son enfance, composant une mosaïque, cohérente et saisissante, dans le sillage des textes d’une Créolité en devenir.Une quête à rebours de l’amnésie, un parcours nostalgique à la recherche de fantômes trop vite oubliés. 
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EAN : 9782359052145
Façonnage normé : EPUB3
Nombre de pages : 128
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • wrecksky Posté le 27 Juin 2016
    Man Tine est une belle histoire sur la Martinique des années 1980, se composant de douze nouvelles empreintes de nostalgie et de souvenirs. Ces nouvelles, toutes écrites par Mérine Céco, montrent l'évolution inexorable, inarrêtable de la Martinique. Dans ces nouvelles, la narratrice est une enfant d'une dizaine d'années, intelligente, fine, observatrice qui n'est jamais nommée. Elle évoque à la fois les expéditions à l'épicerie familiale du village, les journées à l'école, ou encore, les émissions de radiophonie qui rythment la vie des enfants. Ces "bribes de souvenirs" peignent le portrait de la Martinique et lui rendent hommage, ainsi qu'à la langue créole, qui est malheureusement en voie de disparition aujourd'hui. Le fait que les personnages ne soient jamais nommés facilitent d'autant plus la capacité à se fondre dans l'histoire - à se trouver dans la tête du personnage donc - , et le réalisme. Un grand merci aux éditions de l'Archipel et à Babelio, avec son opération de Masse Critique qui m'ont permis de lire ce livre. J'ai vraiment été heureuse de le recevoir et de le lire, et j'ai d'ailleurs appris quelques mots de créole, ainsi que plusieurs pans de la culture martiniquaise. "Instants éternels où le temps est immobile.... Man Tine est une belle histoire sur la Martinique des années 1980, se composant de douze nouvelles empreintes de nostalgie et de souvenirs. Ces nouvelles, toutes écrites par Mérine Céco, montrent l'évolution inexorable, inarrêtable de la Martinique. Dans ces nouvelles, la narratrice est une enfant d'une dizaine d'années, intelligente, fine, observatrice qui n'est jamais nommée. Elle évoque à la fois les expéditions à l'épicerie familiale du village, les journées à l'école, ou encore, les émissions de radiophonie qui rythment la vie des enfants. Ces "bribes de souvenirs" peignent le portrait de la Martinique et lui rendent hommage, ainsi qu'à la langue créole, qui est malheureusement en voie de disparition aujourd'hui. Le fait que les personnages ne soient jamais nommés facilitent d'autant plus la capacité à se fondre dans l'histoire - à se trouver dans la tête du personnage donc - , et le réalisme. Un grand merci aux éditions de l'Archipel et à Babelio, avec son opération de Masse Critique qui m'ont permis de lire ce livre. J'ai vraiment été heureuse de le recevoir et de le lire, et j'ai d'ailleurs appris quelques mots de créole, ainsi que plusieurs pans de la culture martiniquaise. "Instants éternels où le temps est immobile. Hôpital sinistre, dévoreur de vies."
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  • akcd Posté le 6 Juin 2016
    Man Tine est tout un symbole. Il représente la Martinique des années 1980, empreinte de traditions et de contradictions que le progrès et la technologie tendent à gommer. Il est un homme parmi les autres, peut-être un peu volage, patriarche en devenir. Il est une femme maîtresse, organisatrice des évènements familiaux, gardienne de l’histoire et de la gastronomie du pays. Au revoir Man Tine est un recueil de douze nouvelles empreintes de nostalgie, à travers lesquelles l’auteur immortalise ses souvenirs. La Martinique évolue, inexorablement. Pourtant, les expéditions à l’épicerie du village, les virées familiales dans le Nord, les émissions radio rythmant la journée constituaient pour les enfants des années 1980 un socle aussi solide que le chef de famille et son épouse, respectés et choyés par tous leurs descendants, qu’ils résident au pays ou en métropole. J’ai été séduite par les tranches de vie évoquées entre ces lignes. La narratrice est souvent une enfant d’une dizaine d’années, intelligente, littéraire, fine observatrice du monde qui l’entoure. Elle n’est jamais nommée, les autres personnages non plus, d’ailleurs, ou rarement. Mérine Céco a choisi de peindre le portrait d’un pays à travers des exemples génériques. A l’aide d’anecdotes d’un grand réalisme, elle transmet aux lecteurs... Man Tine est tout un symbole. Il représente la Martinique des années 1980, empreinte de traditions et de contradictions que le progrès et la technologie tendent à gommer. Il est un homme parmi les autres, peut-être un peu volage, patriarche en devenir. Il est une femme maîtresse, organisatrice des évènements familiaux, gardienne de l’histoire et de la gastronomie du pays. Au revoir Man Tine est un recueil de douze nouvelles empreintes de nostalgie, à travers lesquelles l’auteur immortalise ses souvenirs. La Martinique évolue, inexorablement. Pourtant, les expéditions à l’épicerie du village, les virées familiales dans le Nord, les émissions radio rythmant la journée constituaient pour les enfants des années 1980 un socle aussi solide que le chef de famille et son épouse, respectés et choyés par tous leurs descendants, qu’ils résident au pays ou en métropole. J’ai été séduite par les tranches de vie évoquées entre ces lignes. La narratrice est souvent une enfant d’une dizaine d’années, intelligente, littéraire, fine observatrice du monde qui l’entoure. Elle n’est jamais nommée, les autres personnages non plus, d’ailleurs, ou rarement. Mérine Céco a choisi de peindre le portrait d’un pays à travers des exemples génériques. A l’aide d’anecdotes d’un grand réalisme, elle transmet aux lecteurs d’aujourd’hui et de demain le souvenir d’une époque révolue, d’une langue en perdition. Merci à Babelio et à l’opération Masse Critique pour ce livre !
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  • moussk12 Posté le 30 Mai 2016
    Avec ce recueil de nouvelles, Mérine Céco fait un voyage dans son enfance, dans ses souvenirs, dans son pays qui l'a vu naître, la Martinique. Elle nous dépeint ce pays qui s'est, petit à petit, dénaturé au profit de la modernité après les années 1970. Elle nous raconte les gens de cette île, enfants, parents, grands-parents, les espoirs des uns pour échapper à la misère qu'ils ont connue, les efforts des autres pour ne pas décevoir les attentes des aînés, et les rêves de certains pour que ne me meurent pas les traditions ancestrales qu'ils sentent s'amenuiser au fil des ans et risquer de disparaître en même temps que les grands-parents. On sent l'urgence de la tâche. L'auteure, femme engagée dans cette cause, nous en fait prendre conscience, non pas d'une manière subtile ou nuancée, non, le message est clair; elle nous en fait prendre conscience avec intelligence et lucidité. Toutes les nouvelles m'ont énormément plu, avec une préférence pour Da Michèle, Temps Fè Tan et Les méninges. Et comme l'auteure sait aller au fond des pensées intimes ! Surtout à travers les yeux d'une enfant comme le décrivent si bien les nouvelles de la première partie. L'écriture paraît simple, car la lecture... Avec ce recueil de nouvelles, Mérine Céco fait un voyage dans son enfance, dans ses souvenirs, dans son pays qui l'a vu naître, la Martinique. Elle nous dépeint ce pays qui s'est, petit à petit, dénaturé au profit de la modernité après les années 1970. Elle nous raconte les gens de cette île, enfants, parents, grands-parents, les espoirs des uns pour échapper à la misère qu'ils ont connue, les efforts des autres pour ne pas décevoir les attentes des aînés, et les rêves de certains pour que ne me meurent pas les traditions ancestrales qu'ils sentent s'amenuiser au fil des ans et risquer de disparaître en même temps que les grands-parents. On sent l'urgence de la tâche. L'auteure, femme engagée dans cette cause, nous en fait prendre conscience, non pas d'une manière subtile ou nuancée, non, le message est clair; elle nous en fait prendre conscience avec intelligence et lucidité. Toutes les nouvelles m'ont énormément plu, avec une préférence pour Da Michèle, Temps Fè Tan et Les méninges. Et comme l'auteure sait aller au fond des pensées intimes ! Surtout à travers les yeux d'une enfant comme le décrivent si bien les nouvelles de la première partie. L'écriture paraît simple, car la lecture est fluide. Mais quand on y fait un peu attention, en fait, pas si simple. Elle est bien construite, les mots sont choisis. En tout cas, l'écriture est très belle et soignée. Un grand merci à Masse Critique à aux éditions Ecriture pour m'avoir ouvert les portes de la Martinique.
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