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Les Escales
EAN : 9782365690577
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 400
DRM : DRM Adobe

California Dream

Karine REIGNIER-GUERRE (Traducteur)
Collection : Domaine étranger
Date de parution : 03/01/2013

« Un premier roman impressionnant, troublant et puissant à la fois. » The New York Times

Un des meilleurs livres de l'année selon The New York Times, Prix du meilleur premier roman du Los Angeles Times, une œuvre coup de poing à l’humour décapant, qui nous entraînes des abris antiaériens de Tuzla au ciel trop bleu de la côte Ouest. L’incroyable odyssée d’un jeune Bosniaque qui...

Un des meilleurs livres de l'année selon The New York Times, Prix du meilleur premier roman du Los Angeles Times, une œuvre coup de poing à l’humour décapant, qui nous entraînes des abris antiaériens de Tuzla au ciel trop bleu de la côte Ouest. L’incroyable odyssée d’un jeune Bosniaque qui rêvait de la Californie…

À 18 ans, entre deux alertes à la bombe, Ismet a trouvé un moyen de fuir la guerre : le théâtre. Et, quand sa troupe est invitée en Écosse, il réussit à quitter le pays. Destination finale : la Californie.

Là-bas, Ismet devient Izzy, tout en restant hanté par ceux qu’il a laissés. Il se met alors à écrire, à tout écrire : de ses jeux d’enfant obsédé par les ninjas au cheddar offert à son arrivée sur le sol américain, de la visite médicale où il croise un certain Mustafa au destin qu’il imagine à ce jeune homme resté en Bosnie, envoyé au front et blessé…

Déchiré entre sa face A(méricaine) et sa face B(osniaque), Ismet porte un roman aussi beau que bouleversant sur une jeunesse en temps de guerre et la douleur de l’exil.

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EAN : 9782365690577
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 400
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Zoraline73 Posté le 11 Septembre 2020
    Je qualifierais ce roman d’étrange. Je pensais rentrer dans une biographie plutôt romancée mais non. Tout au long de ce livre, on passe d’Ismet à Mustafa, de la Bosnie à la Californie, en passant par l’Ecosse, de la folie à la clairvoyance. Les histoires, les destins de ces 2 personnages se mélangent tellement que parfois je me demandais si les 2 n’étaient pas qu’un seul... Difficile également de différencier la partie imaginée de la partie réelle vécue par l’auteur. Sur un fond de guerre, on y trouve de l’amour, de la peur, du désespoir, de la fougue, de la folie, etc... Nos émotions sont chamboulées tellement tous ces morceaux de vie, réels ou imaginés, nous emmènent dans l’horreur de la guerre, l’espoir de s’en échapper, la peur de l’exil. Bref, difficile « d’expliquer » ce livre. Je peux juste vous affirmer que tout s’éclaire à la fin. Alors vous savez ce qu’il vous reste à faire... Bonne lecture.
  • Davpunk Posté le 3 Mai 2020
    Ismet Prcic est l'auteur, mais aussi le personnage principal de ce livre semi-autobiographique. Pourquoi Semi ? On va voir ça... Ismet est bosniaque. Et dans les Balkans, ce n'est pas la joie. La guerre fait rage, Ismet est jeune. Lorsqu'il voit une opportunité de suivre le chemin de son oncle et de rejoindre la Californie, il va tenter sa chance... Pour autant, ce roman n'est pas celui de l'arrivée d'un immigré bosniaque en terre américaine. Une grande partie du roman tient surtout au difficile trajet qui va finir par le mener chez l'oncle Sam. Bien entendu, ce trajet n'est déjà pas simple à l'origine, alors quand en plus il doit être accompli par un jeune homme censé être dans l'armée, et qui va connaitre ses premiéres amours, autant dire que cela donne une histoire franchement intéressante. Ce qui rend le roman, cependant, plus compliqué à aborder, parfois foutraque, c'est qu'Ismet Prcic est encore atteint aujourd'hui par les traumatismes qu'il a vécu. De fait, une part du roman est aussi fantasmé, l'auteur reconnaissant lui même avoir du mal à distinguer et la réalité et la fiction créé par son propre esprit. Ce qui peut se comprendre, mais s'avére parfois problématique à la lecture.... Ismet Prcic est l'auteur, mais aussi le personnage principal de ce livre semi-autobiographique. Pourquoi Semi ? On va voir ça... Ismet est bosniaque. Et dans les Balkans, ce n'est pas la joie. La guerre fait rage, Ismet est jeune. Lorsqu'il voit une opportunité de suivre le chemin de son oncle et de rejoindre la Californie, il va tenter sa chance... Pour autant, ce roman n'est pas celui de l'arrivée d'un immigré bosniaque en terre américaine. Une grande partie du roman tient surtout au difficile trajet qui va finir par le mener chez l'oncle Sam. Bien entendu, ce trajet n'est déjà pas simple à l'origine, alors quand en plus il doit être accompli par un jeune homme censé être dans l'armée, et qui va connaitre ses premiéres amours, autant dire que cela donne une histoire franchement intéressante. Ce qui rend le roman, cependant, plus compliqué à aborder, parfois foutraque, c'est qu'Ismet Prcic est encore atteint aujourd'hui par les traumatismes qu'il a vécu. De fait, une part du roman est aussi fantasmé, l'auteur reconnaissant lui même avoir du mal à distinguer et la réalité et la fiction créé par son propre esprit. Ce qui peut se comprendre, mais s'avére parfois problématique à la lecture. En effet, en arrivant aux Etats-Unis, dans une (relative) sécurité, il semble qu'il se soit divisé en deux, voulant mettre son passé de côté sans pouvoir s'en détacher. C'est aussi le théme du livre, ce qui en fait sa construction, ce qui peut le rendre fort, mais aussi ce qui en éloigner le lecteur. Pour ma part, si j'en garde un bon souvenir, ces quelques difficultés me restent également en tête. C'est malgré tout une lecture appréciable, pleines de moments, de joie parfois, de tristesse souvent, de découvertes toujours.
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  • oOamandineOo Posté le 21 Juin 2019
    J'ai adoré ce livre que je trouve passionnant surtout que l'histoire du pays je l'ai vécue à travers le journal télévisé à l'époque. Mais la fin m'a laissé comme un goût d'inachevé, dommage.
  • Jenta3 Posté le 17 Mars 2018
    C'est un roman intéressant mais j'ai eu du mal à suivre l'auteur dans son organisation et sa structure. J'ai trouvé assez brouillonne sa façon de raconter son histoire. Je pense que cette façon de faire voulait montrer les difficultés énormes qu'un être humain doit ressentir pour surmonter et gérer les traumatisme causés par tout ce que le héros a vécu. C'est une histoire bouleversante et traumatisante, mais la forme ne m'a pas aidée à bien entrer dans cette histoire.
  • LeCombatOculaire Posté le 19 Octobre 2017
    Ce roman, en partie autobiographique, retrace la jeunesse et le parcours semé d'embuches de Ismet Prcic, qui a vécu en Bosnie de la fin des années 70 au milieu des années 90, en pleine période de guerre. Pris en sandwich entre un père qui manque d'autorité et une mère dépressive, avec son jeune frère, enraciné dans la culture musulmane, il prend pour la première fois conscience des conflits de son pays suite à une blague qui a mal tourné. Ensuite viennent les obus, les déflagrations, la peur et la panique, l'enfermement dans des sous-sols d'immeuble, la fuite chez des cousins éloignés, la clandestinité, et puis le retour et l'indifférence. Ce qui le sauve du service militaire et de perdre tout à fait la boule, c'est le théâtre. Engagé dans une petite troupe sous le joug d'un metteur en scène farfelu et original, il sera invité à un festival de théâtre en Ecosse, ce qui leur donnera à tous une porte de sortie. C'est ainsi que tous deviennent alors des immigrés, dans différentes parties du monde. Et bien sûr, ça ne sera pas sans difficultés. On voit bien, et de plus en plus aujourd'hui, les enjeux de vie et de mort que... Ce roman, en partie autobiographique, retrace la jeunesse et le parcours semé d'embuches de Ismet Prcic, qui a vécu en Bosnie de la fin des années 70 au milieu des années 90, en pleine période de guerre. Pris en sandwich entre un père qui manque d'autorité et une mère dépressive, avec son jeune frère, enraciné dans la culture musulmane, il prend pour la première fois conscience des conflits de son pays suite à une blague qui a mal tourné. Ensuite viennent les obus, les déflagrations, la peur et la panique, l'enfermement dans des sous-sols d'immeuble, la fuite chez des cousins éloignés, la clandestinité, et puis le retour et l'indifférence. Ce qui le sauve du service militaire et de perdre tout à fait la boule, c'est le théâtre. Engagé dans une petite troupe sous le joug d'un metteur en scène farfelu et original, il sera invité à un festival de théâtre en Ecosse, ce qui leur donnera à tous une porte de sortie. C'est ainsi que tous deviennent alors des immigrés, dans différentes parties du monde. Et bien sûr, ça ne sera pas sans difficultés. On voit bien, et de plus en plus aujourd'hui, les enjeux de vie et de mort que subissent les migrants des pays en guerre : ballottés à droite et à gauche, en attente, en sursis, jetés dans des grands pays industrialisés qui ne ressemblent en rien à ce qu'ils ont connu jusqu'ici, vus de haut, considérés comme des fardeaux et des moins que rien, traversant des mers au péril de leur vie. Un récit qui s'inscrit donc naturellement dans l'actualité, un récit poignant, dérangeant, mais qui cherche avant tout à établir une sorte de détachement, à instaurer un climat humoristique, afin de palier aux troubles posttraumatiques induits par la guerre. Ce qui ressort d'autant plus ici avec de nombreux flashbacks et la dissociation de personnalité, traduite par un personnage imaginaire du nom de Mustafa, une sorte de jumeau terrible d'Ismet, qui lui a connu la guerre, les tranchées, a vu la mort de si près qu'elle a failli lui tomber dessus. Le roman est découpé en plusieurs formes narratives différentes, entre les mémoires, le journal intime, les deux personnages principaux, et parfois une écriture très décousue, rapide et sans phrase distincte. Les temps s'entremêlent et on a parfois du mal à savoir de qui on suit le parcours, mais la lecture se fait de façon limpide et le livre se lit d'une traite. On plonge dans l'intimité et le calvaire d'Ismet comme si on y était, on y tremble, on y rit, on y connaît nos premiers émois, nos premières séparations, on se retrouve dans des pays dont on ne parle pas la langue. C'est poignant, d'autant plus que c'est réel, malgré la fiction qui suinte par tous les côtés comme des souvenirs que l'on romance pour éviter les émotions trop fortes, pour éviter d'en souffrir. Encore une fois, c'est bien l'Art qui sauve. L'Art qui dénonce. L'Art qui donne un but, une porte de sortie. Malgré tout, il ne soigne pas toutes les blessures, et c'est à un profond déchirement que l'on assiste, à un fatalisme sanglant, au rugissement plaintif de ne pas se sentir faire partie de l'humanité, à l'ultime envie de s'en sortir, coûte que coûte, à l'horreur de la guerre devenue pratiquement fait divers.
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