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La Découverte
EAN : 9782348042362
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Comment l'Empire romain s'est effondré

Le climat, les maladies et la chute de Rome

Philippe PIGNARRE (Traducteur), Benoît ROSSIGNOL (Préface)
Date de parution : 10/01/2019
Ce livre monumental propose un autre récit de la chute de Rome, faisant des puissances de la nature un acteur essentiel de son destin. Changements climatiques, éruptions et bactéries ont largement pesé dans la décimation de l’Empire, marquant la période qui s’étend du VIe au VIIe siècle, comme la plus grande régression de toute l’histoire de l’humanité en matière de population.
Comment Rome est-elle passée d’un million d’habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s’est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ?
On ne peut plus désormais raconter l’histoire de la chute de Rome...
Comment Rome est-elle passée d’un million d’habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s’est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ?
On ne peut plus désormais raconter l’histoire de la chute de Rome en faisant comme si l’environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L’Empire tardif a été le moment d’un changement décisif : la fin de l’Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l’évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais « les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d’une écologie des maladies qui ont assuré leur perte ». Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l’Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d’Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé.
Face à ces catastrophes, les habitants de l’Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l’islam, ont alors triomphé des religions païennes.
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EAN : 9782348042362
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Nomic Posté le 19 Octobre 2020
    Dans The Fate of Rome (2017) (en français Comment l'Empire romain s'est effondré : Le climat, les maladies et la chute de Rome), Kyle Harper fait pour l’empire Roman ce que Jared Diamond fait pour les civilisations antérieures dans De l’inégalité parmi les sociétés. En somme, il examine la chute de Rome d’un point de vue environnemental, climatique et épidémiologique. Un tableau captivant. Avant tout, il pose la toile de fond : malgré son échelle inédite et ses accomplissements, l’empire reste essentiellement rural (à 80%). La survie dépend du bon vouloir de la pluie et l’espérance de vie moyenne est très basse (peut-être 25 ou 27 ans), la faute notamment à la prégnance de toutes sortes de maladies infectieuses liées à la promiscuité et à l’absence de théorie des germes. La plupart des gens étaient petits, la faute à une nutrition imparfaite et surtout à l’assaut des maladies pendant l’enfance. Si les toilettes publiques de Rome sont célèbres, c’est oublier les toilettes privées, qui n’étaient pas reliées à un système centralisé. À Rome, la mortalité doublait à la fin de l’été et l’automne : la faute aux maladies intestinales transmises par l’eau et la nourriture, à la typhoïde et surtout... Dans The Fate of Rome (2017) (en français Comment l'Empire romain s'est effondré : Le climat, les maladies et la chute de Rome), Kyle Harper fait pour l’empire Roman ce que Jared Diamond fait pour les civilisations antérieures dans De l’inégalité parmi les sociétés. En somme, il examine la chute de Rome d’un point de vue environnemental, climatique et épidémiologique. Un tableau captivant. Avant tout, il pose la toile de fond : malgré son échelle inédite et ses accomplissements, l’empire reste essentiellement rural (à 80%). La survie dépend du bon vouloir de la pluie et l’espérance de vie moyenne est très basse (peut-être 25 ou 27 ans), la faute notamment à la prégnance de toutes sortes de maladies infectieuses liées à la promiscuité et à l’absence de théorie des germes. La plupart des gens étaient petits, la faute à une nutrition imparfaite et surtout à l’assaut des maladies pendant l’enfance. Si les toilettes publiques de Rome sont célèbres, c’est oublier les toilettes privées, qui n’étaient pas reliées à un système centralisé. À Rome, la mortalité doublait à la fin de l’été et l’automne : la faute aux maladies intestinales transmises par l’eau et la nourriture, à la typhoïde et surtout à la malaria, véhiculée par les moustiques. La grande force de Rome, c’était sa capacité à absorber les autres peuples et croyances, notamment en se liant aux aristocraties locales. Rome a été la première ville à atteindre le million d’habitants, vers le premier siècle, exploit qui ne sera pas répété avant Londres au 19#7497;. Au milieu du deuxième siècle, l’empire héberge 75 millions d’habitants, soit un quart de la population mondiale. L’auteur précise que la plupart des visions de Rome supposaient tacitement un environnement stable : or, on le verra, ce fut loin d’être le cas. L'article complet sur mon blog :
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  • DYOGENE Posté le 17 Septembre 2020
    Une comparaison avec la situation actuelle est riche d'enseignement. Une réflexion profondément écologique sur l'humanité. Dommage que la société actuelle soit aussi amnésique. La pertinence du débat excuse le style plutôt alambiqué d'un discours parfois très universitaire, à moins qu'il ne s'agisse d'une traduction inadaptée.
  • RikoPedral Posté le 3 Janvier 2020
    Ecoutée en version audio américaine de "The fate of Rome" j'ai apprécié le point de vue original de ce livre sur la (longue) fin de l'empire romain. Aux explications habituelles qu'il ne conteste pas l'auteur ajoute les conditions climatiques et épidémiologigues commes facteurs essentiels. Il s'appuie sur les recherchent les plus récentes pour étayer son propos. Au delà de la connaissance du passé, ce livre a un intérêt par rapport aux changements climatiques actuels et aux défis qu'ils posent à nos civilisations.
  • Passemoilelivre Posté le 16 Décembre 2019
    Trés gros travail d’analyse et de compilations scientifiques diverses (archéologie, carottages glaciaires, astronomie, anthropologie, histoire des climats, chronodendrologie, biologie , virologie…….) pour expliquer le déclin de l’empire romain. Dommage que cet ouvrage présente un aspect un peu trop universitaire et exhaustif qui rend sa lecture difficile. Néanmoins, très bonne mise en perspective de tous les aspects de ce déclin qui en autorise une bonne compréhension globale.
  • Anne578869 Posté le 13 Décembre 2019
    L’évolution des sciences et techniques a permis aux historiens d’avoir accès à de nouvelles données fiables, encore peu ou pas utilisées : les archives naturelles. Kyle Harper et son équipe ont analysé ces données, puis, les ont confrontés avec les faits connus. Ainsi, propose-il cette nouvelle théorie sur la fin de l’empire romain d’occident : des changements climatiques et des maladies pandémiques comme source et / ou amplificateur de crise. Un livre qui fait débat au sein des universitaires, pour certain, ce ne sont que des hypothèses farfelues et pour d’autres de nouvelles pistes à travailler, Faite votre idée, lisez le ! Un livre passionnant, prenant

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