Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221141052
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Dans la gueule de la bête

Date de parution : 06/02/2014

« Il n’est nullement nécessaire d’avoir un cœur mauvais pour causer de grands maux. »
 Hannah Arendt

Qu’est-ce qu’elle peut bien y comprendre, Annette, à ces rendez-vous du mercredi après-midi, à l’abri des regards indiscrets, chaperonnée par des bonnes soeurs au regard doux et préoccupé ? Peut-être que si elle ne s’appelait pas en réalité Hanna, peut-être que si elle n’était pas juive, la fillette pourrait voir... Qu’est-ce qu’elle peut bien y comprendre, Annette, à ces rendez-vous du mercredi après-midi, à l’abri des regards indiscrets, chaperonnée par des bonnes soeurs au regard doux et préoccupé ? Peut-être que si elle ne s’appelait pas en réalité Hanna, peut-être que si elle n’était pas juive, la fillette pourrait voir ses parents autrement qu’en catimini…
Le peuple de Liège a beau renâcler devant la rigueur des lois antijuives, les rues de la ville, hérissées de chausse-trapes, n’en demeurent pas moins dangereuses. Un homme, en particulier, informateur zélé de l’occupant allemand hantant les bas-fonds de la cité, exilerait volontiers les parents d’Hanna vers des cieux moins cléments. Mais la trahison ne vient pas toujours du camp que l’on croit.

Comment réagissent des gens ordinaires confrontés à une situation extraordinaire ? Quelle est la frontière entre le bien et le mal, entre un héros et un salaud ? Inspiré de faits réels, Dans la gueule de la bête saisit toutes les nuances de l’âme humaine, tour à tour sombre et généreuse, et invite chaque lecteur à se demander : « Et moi, qu’aurais-je fait pendant la guerre ? »
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221141052
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • saigneurdeguerre Posté le 30 Juillet 2020
    Liège pendant l’occupation nazie. Orphelinat des Sœurs de la Miséricorde. Printemps 1943. Annette, 4 ou 5 ans est dans la cour où jouent une dizaine d’enfants du même âge. Annette ne joue pas. Annette pleure contre la poitrine de sœur Thérèse. Sœur Thérèse la sœur jeune, douce et tellement gentille ! La mère supérieure vient la chercher pour qu’elle se fasse belle. Elle a de la visite. Une femme l’attend. L’enfant se précipite dans ses bras en criant « Maman ! ». Un homme entre dans la pièce à son tour. « Papa ! » Pourtant, nous sommes bien dans un orphelinat… La religieuse qui tient le rôle de portière s’étonne. Le jour des visites, c’est le dimanche dans l’après-midi. Il y a toujours des gens qui viennent rendre visite aux orphelins et qui parfois les emmènent en balade… Mais nous ne sommes pas dimanche ! Nous sommes mercredi… Critique : Armel Job s’intéresse dans ce roman à un sujet déjà mille fois traité, le sort des juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Il ne bâtit pas son récit sur du sable ! Il part d’une histoire vraie qu’il situe à Liège. La rudesse de l’époque n’empêche pas certaines personnes de faire preuve de bonté,... Liège pendant l’occupation nazie. Orphelinat des Sœurs de la Miséricorde. Printemps 1943. Annette, 4 ou 5 ans est dans la cour où jouent une dizaine d’enfants du même âge. Annette ne joue pas. Annette pleure contre la poitrine de sœur Thérèse. Sœur Thérèse la sœur jeune, douce et tellement gentille ! La mère supérieure vient la chercher pour qu’elle se fasse belle. Elle a de la visite. Une femme l’attend. L’enfant se précipite dans ses bras en criant « Maman ! ». Un homme entre dans la pièce à son tour. « Papa ! » Pourtant, nous sommes bien dans un orphelinat… La religieuse qui tient le rôle de portière s’étonne. Le jour des visites, c’est le dimanche dans l’après-midi. Il y a toujours des gens qui viennent rendre visite aux orphelins et qui parfois les emmènent en balade… Mais nous ne sommes pas dimanche ! Nous sommes mercredi… Critique : Armel Job s’intéresse dans ce roman à un sujet déjà mille fois traité, le sort des juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Il ne bâtit pas son récit sur du sable ! Il part d’une histoire vraie qu’il situe à Liège. La rudesse de l’époque n’empêche pas certaines personnes de faire preuve de bonté, là où d’autres révèlent des penchants bien plus sombres de leur personnalité. Entre ceux qui prennent des risques et les collabos, il y a la foule de tous ceux qui ne tiennent à s’impliquer ni d’un côté ni de l’autre… On n’est jamais trop prudent ! Armel Job a le sens de la formule : « Qu’est-ce que ce monde où des gens s’acharnent à exterminer des êtres dont ils ne savent rien, que d’autres, qui n’en savent pas davantage, sont prêts à sauver au prix de leur vie ? » L’auteur pénètre dans toutes les têtes, y compris les plus nauséabondes : « En fait, ils s’entre-haïssent tous. Ce qui leur permet de supporter leur propre crapulerie, c’est qu’ils la trouvent encore pire chez les autres. » Mais Armel Job est très fort pour brouiller les pistes ! Il pourrait même nous amener à compatir sur le sort de certaines crapules à qui dame nature n’a pas fait de cadeau. Et les gentils dans tout ça ? Même si le fond est bon, face à des choix cornéliens, il arrive qu’ils prennent la mauvaise décision… Mais quel qu’eut été leur choix, il eut été mauvais…
    Lire la suite
    En lire moins
  • SergeTailler Posté le 7 Juin 2020
    Magnifique récit. Du Armel Job pur jus.
  • Apikrus Posté le 17 Mai 2020
    En 1943, dans un orphelinat belge, la petite Annette reçoit la visite de son parrain et de sa marraine. Le lecteur découvre rapidement que la fillette s'appelle en réalité Hannah, et que ses visiteurs sont ses parents, juifs eux-aussi. A cette époque, les SS offraient des primes à ceux qui permettaient la capture de Juifs. Pour certains la tentation est forte, d'autant qu'avec un peu de mauvaise foi ("qualité" fort répandue dans le genre humain), il restait possible de croire que les Juifs étaient simplement expédiés vers d'autres contrées où ils pourraient vivre entre eux. Le mutisme du Vatican concernant la Shoah n'empêcha pas quelques catholiques de pays occupés par les nazis de protéger des Juifs d'une mort certaine, au péril de leur propre vie. C'est ce que met remarquablement bien en scène Armel Job dans ce roman historique. Il le fait sans manichéisme outrancier ; il y a certes des héros et de parfait salauds dans ce livre, mais les motivations des premiers ne sont pas toujours exceptionnellement désintéressées, et nous rencontrons aussi des personnes 'ordinaires' amenées à choisir entre deux maux ou manquant simplement de courage. Parmi les nombreux romans sur la Shoah, celui-ci se distingue par un... En 1943, dans un orphelinat belge, la petite Annette reçoit la visite de son parrain et de sa marraine. Le lecteur découvre rapidement que la fillette s'appelle en réalité Hannah, et que ses visiteurs sont ses parents, juifs eux-aussi. A cette époque, les SS offraient des primes à ceux qui permettaient la capture de Juifs. Pour certains la tentation est forte, d'autant qu'avec un peu de mauvaise foi ("qualité" fort répandue dans le genre humain), il restait possible de croire que les Juifs étaient simplement expédiés vers d'autres contrées où ils pourraient vivre entre eux. Le mutisme du Vatican concernant la Shoah n'empêcha pas quelques catholiques de pays occupés par les nazis de protéger des Juifs d'une mort certaine, au péril de leur propre vie. C'est ce que met remarquablement bien en scène Armel Job dans ce roman historique. Il le fait sans manichéisme outrancier ; il y a certes des héros et de parfait salauds dans ce livre, mais les motivations des premiers ne sont pas toujours exceptionnellement désintéressées, et nous rencontrons aussi des personnes 'ordinaires' amenées à choisir entre deux maux ou manquant simplement de courage. Parmi les nombreux romans sur la Shoah, celui-ci se distingue par un savant dosage entre une contextualisation historique réussie et des analyses psychologiques fines. J'en recommande vivement la lecture.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Ziliz Posté le 6 Mai 2020
    « Il n'est nullement nécessaire d'avoir un coeur mauvais pour causer de grands maux. » Hannah Arendt (in 'Considérations morales') Nous sommes à Liège en 1943. La menace nazie grandit pour les Juifs résidant en Belgique, et des 'Justes' s'organisent pour les cacher. Parmi eux, une organisation catholique. Grâce à ce réseau, la petite Annette/Hanna est placée chez des religieuses, Grégoire/Volko exerce clandestinement ses talents de tailleur chez une veuve, et Nicole/Fannia est accueillie dans une famille de notaires... Et ces trois membres d'une même famille peuvent même se réunir furtivement, chaque mercredi. Dans ce roman brillant, Armel Job prouve de nouveau sa sensibilité et sa finesse. Malgré le contexte décrit, les protagonistes sont pour la plupart nuancés, leurs ambivalences évidentes. Chacun peut être capable du meilleur (par altruisme) et du pire - par bêtise, jalousie, égoïsme, calcul, ou simplement pour sa survie... La postface passionnante de Frédéric Saenen nous apprend qu'Armel Job est le premier auteur à évoquer cette organisation catholique d'entraide. Cette forme de résistance généreuse contraste avec l'image des hautes instances catholiques - le Pape Pie XII en tête - complices muettes du génocide juif, montrée par le film 'Amen' de Costa-Gavras (2002). Les puissants de ce monde (religieux, politiques, industriels...),... « Il n'est nullement nécessaire d'avoir un coeur mauvais pour causer de grands maux. » Hannah Arendt (in 'Considérations morales') Nous sommes à Liège en 1943. La menace nazie grandit pour les Juifs résidant en Belgique, et des 'Justes' s'organisent pour les cacher. Parmi eux, une organisation catholique. Grâce à ce réseau, la petite Annette/Hanna est placée chez des religieuses, Grégoire/Volko exerce clandestinement ses talents de tailleur chez une veuve, et Nicole/Fannia est accueillie dans une famille de notaires... Et ces trois membres d'une même famille peuvent même se réunir furtivement, chaque mercredi. Dans ce roman brillant, Armel Job prouve de nouveau sa sensibilité et sa finesse. Malgré le contexte décrit, les protagonistes sont pour la plupart nuancés, leurs ambivalences évidentes. Chacun peut être capable du meilleur (par altruisme) et du pire - par bêtise, jalousie, égoïsme, calcul, ou simplement pour sa survie... La postface passionnante de Frédéric Saenen nous apprend qu'Armel Job est le premier auteur à évoquer cette organisation catholique d'entraide. Cette forme de résistance généreuse contraste avec l'image des hautes instances catholiques - le Pape Pie XII en tête - complices muettes du génocide juif, montrée par le film 'Amen' de Costa-Gavras (2002). Les puissants de ce monde (religieux, politiques, industriels...), ne peuvent, par définition, sauver l'humanité en péril : « Jamais, nulle part, il ne faut se fier au pouvoir, ni maintenant ni plus tard. Le pouvoir corrompt infailliblement. Quiconque, si généreux soit-il, met le pied dans le marécage public ne peut prétendre en ressortir net. Il n'y a que des inconnus ça et là en qui l'on puisse espérer (...). Les obscurs ont toujours sauvé les meubles. Ils sont l'honneur de l'humanité que les honorables ne cessent de déshonorer. » Voilà qui résonne particulièrement en cette période agitée où l'on ne sait à qui se fier parmi ceux qui prêchent la bonne parole, où l'on peut se découvrir des défauts dont on se croyait exempt, où l'on voit nos nouveaux 'Justes' continuer à oeuvrer pour l'accueil des migrants - merci à ceux de Nantes, en particulier, qui bataillent encore plus depuis mi-mars contre l'absurdité et la passivité des pouvoirs publics. #9829;
    Lire la suite
    En lire moins
  • majero Posté le 23 Mars 2019
    Liège 1942, une famille juive dissimulée par le 'réseau', la mère au service du notaire Desnoyer, leur fille Hanna chez les soeurs de la Miséricorde dont elle fait craquer les coeurs, le père caché par madame Guignard, dont la fille Angèle a deviné et qui connait la prime que donne la Gestapo aux délateurs... Ambiance angoissante à la Stephen King. Comme dans ses autres livres Armel Job invente avec beaucoup de sensibilité des personnages qui sonnent juste avec leur bon côté et leurs petites mesquineries, comme Oscar, séminariste déchu ou Baumann, indic complexé.
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.