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12-21
EAN : 9782265095045
Code sériel : 2
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Des kilomètres de linceuls

Date de parution : 19/07/2012

Les Nouveaux Mystères de Paris : 2e arrondissement

« La rue des Petits-Champs est parmi celle où l’on rencontre les plus jolies femmes de Paris »…, songeait rêveusement Nestor Burma lorsque entra dans son bureau Esther Lévyberg. Elle venait demander, contre le fantôme de son amant, la protection du détective...

Les Nouveaux Mystères de Paris : 2e arrondissement

« La rue des Petits-Champs est parmi celle où l’on rencontre les plus jolies femmes de Paris »…, songeait rêveusement Nestor Burma lorsque entra dans son bureau Esther Lévyberg. Elle venait demander, contre le fantôme de son amant, la protection du détective pour elle et son frère. Son frère qui vendait, rue des Jeûneurs, de la toile au kilomètre. De la toile dont on fait des linceuls…

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EAN : 9782265095045
Code sériel : 2
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Marti94 Posté le 12 Août 2019
    Je suis un peu fan de Nestor Burma et de ses déambulations dans le Paris des années 50 alors je me fais régulièrement plaisir en relisant un des polars de la série Les nouveaux mystères de Paris imaginée par Léo Malet. "Des kilomètres de linceuls" il en faut pour les quatorze cadavres sur lesquels le privé va trébucher durant son enquête. Nestor Burma va accepter de protéger sa cliente Esther Levyberg que le détective a fréquentée dans sa jeunesse. Lorsqu'elle vient le trouver à l'agence Fiat lux qui se situe rue des Petits-Champs dans le 2e arrondissement de Paris, elle semble inquiète. Pourtant, celui qui la menace est mort depuis longtemps. Entre les marchands de tissus du Sentier et les prostituées de la rue Saint-Denis, Nestor Burma va être embringué dans ce qui lui semble être une affaire de chantage. Mais le Sentier c'est surtout le quartier juif de Paris et les horreurs de la déportation ne sont pas occultées par Léo Malet. Pour autant, certains juifs ont un passé trouble. Personnellement, je n'y ai pas vu d'antisémitisme (comme j'ai pu le lire ailleurs) car il y a des malfrats dans tous les milieux. Il faut dire que l'intrigue est un peu complexe et... Je suis un peu fan de Nestor Burma et de ses déambulations dans le Paris des années 50 alors je me fais régulièrement plaisir en relisant un des polars de la série Les nouveaux mystères de Paris imaginée par Léo Malet. "Des kilomètres de linceuls" il en faut pour les quatorze cadavres sur lesquels le privé va trébucher durant son enquête. Nestor Burma va accepter de protéger sa cliente Esther Levyberg que le détective a fréquentée dans sa jeunesse. Lorsqu'elle vient le trouver à l'agence Fiat lux qui se situe rue des Petits-Champs dans le 2e arrondissement de Paris, elle semble inquiète. Pourtant, celui qui la menace est mort depuis longtemps. Entre les marchands de tissus du Sentier et les prostituées de la rue Saint-Denis, Nestor Burma va être embringué dans ce qui lui semble être une affaire de chantage. Mais le Sentier c'est surtout le quartier juif de Paris et les horreurs de la déportation ne sont pas occultées par Léo Malet. Pour autant, certains juifs ont un passé trouble. Personnellement, je n'y ai pas vu d'antisémitisme (comme j'ai pu le lire ailleurs) car il y a des malfrats dans tous les milieux. Il faut dire que l'intrigue est un peu complexe et que j’ai parfois eu du mal à m’y retrouver. Heureusement, il y a le clin d’œil à l'actrice Martine Carol et des lieux à faire pâlir les touristes que nous sommes, entre la rue Réaumur et ses imprimeries de presse et surtout l'étrange passage du Caire. Lu en août 2019
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  • KiriHara Posté le 30 Octobre 2016
    Léo Malet revisite les arrondissements de Paris à travers à travers la collection « Les Nouveaux Mystères de Paris ». Deuxième roman de la série, 2ème arrondissement, le compte est bon. L'avantage des aventures de Nestor Burma c'est que, même quand on ne rentre pas totalement dans l'histoire, même quand on ne suit pas intégralement l'intrigue, il demeure l'ambiance particulière des Burma et la plume savoureuse de Léo Malet. Pour exemple, je vous livre une métaphore qui a retenu mon attention. C'est simple, bien amené, et c'est efficace : Elle livra passage à un personnage duquel émanait cette chaleureuse cordialité qui a fait le succès de tant de portes de prisons. D'aucuns se seraient contenté d'un : « Il était aimable comme une porte de prison », une formulation usée jusqu'à la corde, Léo Malet, lui, nous tourne la phrase à sa manière. C'est tout con, mais moi, ça me ravit. Pour le reste, l'histoire m'a un peu dépassé, non pas qu'elle soit complexe au possible, mais juste, je n'étais pas dans l'ambiance et j'aurais dû garder cet ouvrage pour un autre jour. Pas de soucis, ce ne sont pas les aventures de Nestor Burma qui manquent. Au final, une lecture agréable malgré le fait que... Léo Malet revisite les arrondissements de Paris à travers à travers la collection « Les Nouveaux Mystères de Paris ». Deuxième roman de la série, 2ème arrondissement, le compte est bon. L'avantage des aventures de Nestor Burma c'est que, même quand on ne rentre pas totalement dans l'histoire, même quand on ne suit pas intégralement l'intrigue, il demeure l'ambiance particulière des Burma et la plume savoureuse de Léo Malet. Pour exemple, je vous livre une métaphore qui a retenu mon attention. C'est simple, bien amené, et c'est efficace : Elle livra passage à un personnage duquel émanait cette chaleureuse cordialité qui a fait le succès de tant de portes de prisons. D'aucuns se seraient contenté d'un : « Il était aimable comme une porte de prison », une formulation usée jusqu'à la corde, Léo Malet, lui, nous tourne la phrase à sa manière. C'est tout con, mais moi, ça me ravit. Pour le reste, l'histoire m'a un peu dépassé, non pas qu'elle soit complexe au possible, mais juste, je n'étais pas dans l'ambiance et j'aurais dû garder cet ouvrage pour un autre jour. Pas de soucis, ce ne sont pas les aventures de Nestor Burma qui manquent. Au final, une lecture agréable malgré le fait que je n'étais pas bien concentré sur le roman, la preuve d'une belle plume qui retient l'attention du lecteur même le plus retors.
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  • GentlemanW Posté le 13 Août 2015
    Paris, ambiance noir et gris, la ville, un détective, une belle aux bas nylon, un style fifties dans les coins et recoins des quartiers avec voyous beaux gosses et méchants en cols blancs. Malet excelle pour décrire un film noir, un polar avec des mots.
  • caryatide Posté le 5 Juin 2015
    Avec ce livre, c'est dans le 2 ème arrondissement que nous allons circuler, c'est à dire dans le Sentier. Le Sentier c'est La Vérité si je Mens, sauf que dans les années cinquante, on ne rigole pas dans le Sentier, les souvenirs de la guerre sont encore trop proches. Du reste, le livre est à peine commencé que Nestor Burma se trouve au milieu d'une fusillade : des corses contre des membres de l'équipe d'un gangster connu et recherché, un certain Peronnet. Sa cliente, Nestor l'a bien connue quand ils étaient jeunes : elle était jolie, joyeuse et très amoureuse de son copain Moreno; mais elle était juive et sa famille n'a pas accepté cet amour pour un non-juif et l'a forcée à avorter de l'enfant qu'elle attendait. Maintenant Esther est vieille, laide (elle est défigurée par des cicatrices de brûlures) et elle est amère, très amère. Bien sûr sa famille possède une grosses entreprise de tissus. Elle appelle Burma au secours pour qu'il la protège contre Moreno qui est revenu pour se venger. mais Burma le sait, Moreno est mort pendant la guerre d'Espagne. Quelqu'un veut-il terroriser cette famille, est-ce Esther elle même qui imagine l'histoire pour se venger de son frère qu'elle... Avec ce livre, c'est dans le 2 ème arrondissement que nous allons circuler, c'est à dire dans le Sentier. Le Sentier c'est La Vérité si je Mens, sauf que dans les années cinquante, on ne rigole pas dans le Sentier, les souvenirs de la guerre sont encore trop proches. Du reste, le livre est à peine commencé que Nestor Burma se trouve au milieu d'une fusillade : des corses contre des membres de l'équipe d'un gangster connu et recherché, un certain Peronnet. Sa cliente, Nestor l'a bien connue quand ils étaient jeunes : elle était jolie, joyeuse et très amoureuse de son copain Moreno; mais elle était juive et sa famille n'a pas accepté cet amour pour un non-juif et l'a forcée à avorter de l'enfant qu'elle attendait. Maintenant Esther est vieille, laide (elle est défigurée par des cicatrices de brûlures) et elle est amère, très amère. Bien sûr sa famille possède une grosses entreprise de tissus. Elle appelle Burma au secours pour qu'il la protège contre Moreno qui est revenu pour se venger. mais Burma le sait, Moreno est mort pendant la guerre d'Espagne. Quelqu'un veut-il terroriser cette famille, est-ce Esther elle même qui imagine l'histoire pour se venger de son frère qu'elle déteste... ou bien les épreuves qu'elle a traversées l'ont-elles rendu folle ? Nestor enquête. Et s'aperçoit que le frère emploie aussi un détective. Il serait victime d'un maître chanteur. Il veut se lancer dans la politique et donc (c'est comme ça qu'on fait à cette époque) acheter un quotidien; Aurait-il quelque chose à cacher qui nuirait à sa future carrière de patron de presse et de député ? Et qui est ce Monsieur Bonfils, son bras droit, qu'il a ramené d'un camp de concentration après qu'il lui ait sauvé la vie et qui rôde partout dans l'entreprise ? A la suite des morts de la première fusillade, d'autres morts, beaucoup d'autres morts vont commencer à s'aligner pour lesquels il faudra déployer des kilomètres de linceuls. Mais Nestor mettra le "mystère KO comme il se doit.
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  • NOIRdePOLARS Posté le 11 Novembre 2011
    Nestor Burma vaut bien plus que son personnage de télé. Non pas que Guy Marchand, qui interpréta le rôle, soit mauvais acteur, mais rien dans la série ne permet de retrouver le jus des « nouveaux mystères de Paris » imaginés par Léo Malet. Car pour l’amoureux de Paname que je suis, et particulièrement pour un rat de la rive droite, ce polar est un vrai bonheur. De la rue d’Aboukir à la rue du Cygne, on déambule dans le Paris des années cinquante, on surveille sec rue des Jeûneurs, on trépasse rue Feydeau et l’on baise rue de la Lune. On baise dans un clandé, bien évidemment, un bien moche qu’a rien à voir avec le One Two Two. Là, on rencontre Marion, ce qu’on appelait auparavant « une chouette fille ». Léo Malet aime bien les péripatéticiennes : il en parsème ses romans, comme le fit également Simenon, qui pensait sans doute leur âme plus humaine et attendrissante que celle de la plupart de leurs clients. Nestor Burma va être confronté à un chantage en règle mettant en situation des juifs non déportés, d’autres qui le furent, d’autres enfin qui s’en accommodèrent très bien. Le deuxième, c’est aussi pour... Nestor Burma vaut bien plus que son personnage de télé. Non pas que Guy Marchand, qui interpréta le rôle, soit mauvais acteur, mais rien dans la série ne permet de retrouver le jus des « nouveaux mystères de Paris » imaginés par Léo Malet. Car pour l’amoureux de Paname que je suis, et particulièrement pour un rat de la rive droite, ce polar est un vrai bonheur. De la rue d’Aboukir à la rue du Cygne, on déambule dans le Paris des années cinquante, on surveille sec rue des Jeûneurs, on trépasse rue Feydeau et l’on baise rue de la Lune. On baise dans un clandé, bien évidemment, un bien moche qu’a rien à voir avec le One Two Two. Là, on rencontre Marion, ce qu’on appelait auparavant « une chouette fille ». Léo Malet aime bien les péripatéticiennes : il en parsème ses romans, comme le fit également Simenon, qui pensait sans doute leur âme plus humaine et attendrissante que celle de la plupart de leurs clients. Nestor Burma va être confronté à un chantage en règle mettant en situation des juifs non déportés, d’autres qui le furent, d’autres enfin qui s’en accommodèrent très bien. Le deuxième, c’est aussi pour Léo Malet le quartier juif : ses allusions sont parfois gênantes, et on pourrait le taxer parfois d’antisémitisme pas primaire du tout, c’est très regrettable. Si on accepte d’occulter certaines réminiscences malodorantes, il s’agit d’un très grand roman noir et d’un immense Léo Malet. Immense, parce que l’atmosphère de ces petites rues du deuxième est merveilleusement rendue : si la cour des miracles n’existait plus lorsque Malet trempa sa plume en 1955, le quartier des Halles existait lui bel et bien, et n’était pas devenu le piège à touristes fauchés qu’il est aujourd’hui. A signaler : Léo Malet a été réédité dans la collection Bouquins (Robert Laffont éditeur) il y a peu : précipitez-vous !
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