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Plon
EAN : 9782259217033
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Dictionnaire amoureux de Venise

Alain Bouldouyre (dessins de)
Date de parution : 10/10/2013

Jamais ville n'a suscité autant d'attrait et de curiosité que Venise. Il fallait tout le talent de Philippe Sollers pour nous enchanter une fois encore.

« Venise est une grande aventure historique. Elle peut être aussi une passion individuelle. C'est le cas ici. Dans ce titre : Dictionnaire amoureux de Venise, je souligne le mot amoureux. Il ne s'agit évidemment pas d'un «guide» (il y en a d'excellents), mais d'une expérience personnelle liée à ma...

« Venise est une grande aventure historique. Elle peut être aussi une passion individuelle. C'est le cas ici. Dans ce titre : Dictionnaire amoureux de Venise, je souligne le mot amoureux. Il ne s'agit évidemment pas d'un «guide» (il y en a d'excellents), mais d'une expérience personnelle liée à ma vie d'écrivain. Je suis arrivé là très jeune, j'ai passé chaque année, printemps et automne, beaucoup de temps à marcher, naviguer, regarder, respirer, dormir et m'émerveiller. Venise, voilà son secret, est un amplificateur. Si vous êtes heureux, vous le serez dix fois plus, malheureux, cent fois davantage. Tout dépend de votre disposition intérieure et de votre rapport à l'amour. L'amour ? Oui, et dans tous les sens : anges et libertinage, architecture, peinture, musique, roman, poésie, mais aussi air, pierre, eau, étoiles. Nature et culture enfin à égalité. Venise n'est pas un musée, mais une création constante. Si vous échappez aux clichés, au tourisme, aux bavardages ; si vous avez réussi à être vraiment clandestin ici, alors vous savez ce que le mot paradis veut dire. Le monde se précipite vers le chaos, la violence, la terreur, la pornographie, le calcul aveugle, la marchandisation à tout va ? Mais non, voyez, écoutez, lisez : voici le lieu magique et futur dont tous les artistes et les esprits libres témoignent. »

Philippe Sollers

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EAN : 9782259217033
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Aquilon62 Posté le 15 Juillet 2021
    Qui mieux que Philippe Sollers pour nous faire partager Sa Venise dans ce dictionnaire amoureux Lui qui nous dit : "du bon usage de Venise : choisir son quartier, son pont, son ponton, son quai, son jardin, ne plus bouger, lire ou écrire" Et bien partons avec lui lire ce Dictionnaire Amoureux Et il aura écrit sur Venise et à Venise, et dès le prologue le ton est donné : "Je me revois, à l’automne 1963, arrivant pour la première fois, de nuit, à Venise. Je viens de Florence, me voici tout à coup sur la place Saint Marc. La prévision de la scène est étonnante : debout, sous les arcades, regardant la basilique à peine éclairée, je laisse tomber mon sac de voyage, ou plutôt il me tombe de la main droite, tant je suis pétrifié et pris. J’entends encore le bruit sourd qu’il fait sur les dalles. Je sais, d’emblée, que je vais passer ma vie à tenter de coïncider avec cet espace ouvert, là, devant moi. J’ai ressenti une émotion du même genre, mais moins forte, en pénétrant, à Pékin, dans la Cité interdite et, surtout, en allant aux environs visiter le temple du Ciel au toit bleu. C’est un... Qui mieux que Philippe Sollers pour nous faire partager Sa Venise dans ce dictionnaire amoureux Lui qui nous dit : "du bon usage de Venise : choisir son quartier, son pont, son ponton, son quai, son jardin, ne plus bouger, lire ou écrire" Et bien partons avec lui lire ce Dictionnaire Amoureux Et il aura écrit sur Venise et à Venise, et dès le prologue le ton est donné : "Je me revois, à l’automne 1963, arrivant pour la première fois, de nuit, à Venise. Je viens de Florence, me voici tout à coup sur la place Saint Marc. La prévision de la scène est étonnante : debout, sous les arcades, regardant la basilique à peine éclairée, je laisse tomber mon sac de voyage, ou plutôt il me tombe de la main droite, tant je suis pétrifié et pris. J’entends encore le bruit sourd qu’il fait sur les dalles. Je sais, d’emblée, que je vais passer ma vie à tenter de coïncider avec cet espace ouvert, là, devant moi. J’ai ressenti une émotion du même genre, mais moins forte, en pénétrant, à Pékin, dans la Cité interdite et, surtout, en allant aux environs visiter le temple du Ciel au toit bleu. C’est un mouvement bref de tout le corps violemment rejeté en arrière; comme s’il venait de mourir sur place et, en vérité, de rentrer chez soi. Être dehors est peut être une illusion permanente : il n’y aurait que du dedans et nous nous acharnerions à ne pas le savoir. La nuit (il était très tard, il n’y avait personne ni sur la place ni dans les ruelles) favorisait ce choc semblable à celui qu’on ressent dans l’épaule en tirant un coup de fusil. Détonation silencieuse, vide, plein, vide : évidence intime" Tel un syndrome de Stendhal.... On comprend mieux cet amour qu'il voue à la Sérénissime et qu'il sait si bien nous transmettre, prenant le relais d'autre écrivains illustres, qui perpétuent a mon sens, le plus beau texte sur Venise, a savoir L'éloge de Venise, de Luigi Crotto Cieco d'Hadria, prononcé pour la consécration du doge sérénissime de Venise Luigi Mocenigo, le 23 août 1570. « Voici la ville qui, à tous, inspire la stupeur. Et j'ajouterai que toutes les vertus en Italie dispersées en fuyant la fureur des barbares ici se rassemblèrent, et, ayant reçu du ciel le privilège des alcyons, firent, sur ces eaux, de cette cité, leur nid. Et je conclurai ainsi : qui ne la loue est indigne de sa langue, qui ne la contemple est indigne de la lumière, qui ne l'admire est indigne de l'esprit, qui ne l'honore est indigne de l'honneur. Qui ne l'a vue ne croit point ce qu'on lui en dit et qui la voit croit à peine ce qu'il voit. Qui entend sa gloire n'a de cesse de la voir, et qui la voit n'a de cesse de la revoir. Qui la voit une fois s'en énamoure pour la vie et ne la quitte jamais plus, ou s'il la quitte c'est pour bientôt la retrouver, et s'il ne la retrouve il se désole de ne point la revoir. De ce désir d'y retourner qui pèse sur tous ceux qui la quittèrent elle prit le nom de Venetia, comme pour dire à ceux qui la quittent, dans une douce prière : Veni etiam, reviens encore. » Un texte qui exprime si bien ce qu'est Venise et qui donne envie d'y venir et d'y revenir que ce soit en vrai ou au travers de textes ou d'ouvrages et ce Dictionnaire Amoureux y contribue...
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  • valerie91230 Posté le 24 Avril 2015
    J'ai aimé ce livre pour son côté forcément partial, pour ses belles photos, et pour ce souvenir que j'ai de Venise. La collection est de toute façon superbe. Et ceci malgré l'agacement que me procure parfois l'auteur toujours si sûr de lui...
  • AndyL Posté le 2 Février 2015
    Passionnée par Venise, j'ai été un peu déçue par cet ouvrage dont j'attendais peut-être trop. Articles choisis dans une thématique très -trop- resserrée, répétitions fréquentes, bref, ce n'est pas le reflet de "ma" Venise. Dommage.
  • Lune Posté le 6 Novembre 2008
    De qui, de quoi risque-t-on de tomber amoureux? De Venise, de Sollers, des deux? L'un est continuellement présent en filigrane et se promène entre les bras de l'autre qui semble si bien fusionner avec cet amant hors du temps (XVIIIè-XXIè, parmi les siècles, à travers siècles...). Venise, telle une coquette incomprise et insoumise se love sensuelle contre le torse de son protecteur. Il nous l'offre, elle se dérobe. Il nous la dévoile, elle nous échappe. Il l'aime, elle reste pudique... Nous sommes pris dans cet élan d'amour et voulons à tout prix la rejoindre et la découvrir comme il nous la fait apercevoir. Se détourner du tourisme de masse, du pseudo-carnaval médiatique, partir à sa conquête en s'oubliant, ne se déplacer d'un chez nous à Elle, que gonflés des beautés qu'il nous a décrites, les mots sonnant à nos oreilles (Proust, Morand, Casanova,etc...), les couleurs et les perspectives noyant nos yeux (Le Titien, Bellini,Giorgione, Manet! etc...) et au bout de nos doigts fébriles tenter de toucher... Venise, un monde dans le monde : "Venise est un trésor flottant, c'est entendu, mais il y a mille trésors dans ce trésor..." Relire Proust, Hemingway, Stendhal... Ecouter et réécouter Vivaldi, Vivaldi... De qui, de quoi risque-t-on de tomber amoureux? De Venise, de Sollers, des deux? L'un est continuellement présent en filigrane et se promène entre les bras de l'autre qui semble si bien fusionner avec cet amant hors du temps (XVIIIè-XXIè, parmi les siècles, à travers siècles...). Venise, telle une coquette incomprise et insoumise se love sensuelle contre le torse de son protecteur. Il nous l'offre, elle se dérobe. Il nous la dévoile, elle nous échappe. Il l'aime, elle reste pudique... Nous sommes pris dans cet élan d'amour et voulons à tout prix la rejoindre et la découvrir comme il nous la fait apercevoir. Se détourner du tourisme de masse, du pseudo-carnaval médiatique, partir à sa conquête en s'oubliant, ne se déplacer d'un chez nous à Elle, que gonflés des beautés qu'il nous a décrites, les mots sonnant à nos oreilles (Proust, Morand, Casanova,etc...), les couleurs et les perspectives noyant nos yeux (Le Titien, Bellini,Giorgione, Manet! etc...) et au bout de nos doigts fébriles tenter de toucher... Venise, un monde dans le monde : "Venise est un trésor flottant, c'est entendu, mais il y a mille trésors dans ce trésor..." Relire Proust, Hemingway, Stendhal... Ecouter et réécouter Vivaldi, Vivaldi et l'incomparable Cecilia Bartoli... S'asseoir, rester sans bouger, assis sur un banc place San Agnese ou accoudé à la rambarde d'une fenêtre face à la Douane de mer. S'imprégner. Voilà ce qu'a réussi Philippe Sollers, nous imprégner de "son" histoire vénitienne et nous faire frissonner. C'est son livre en tête que je parcourrai Venise et que la Rencontre entre elle et moi, peut-être, aura lieu. "Je ne veux rien voir autrement que par hasard". Friedrich Nietzsche
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