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Robert Laffont
EAN : 9782221247525
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Dieu, le temps, les hommes et les anges - Prix Nobel de littérature

Christophe GLOGOWSKI (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 24/10/2019

Antan a tout l’air de n’être qu’un paisible village polonais. L’existence y est ponctuée par le temps : le temps d’aimer, de souffrir puis de mourir. Antan est situé au centre de l’univers – coeur du monde, coeur des hommes, coeur de l’histoire. Mais qui préside à son destin ?...

Antan a tout l’air de n’être qu’un paisible village polonais. L’existence y est ponctuée par le temps : le temps d’aimer, de souffrir puis de mourir. Antan est situé au centre de l’univers – coeur du monde, coeur des hommes, coeur de l’histoire. Mais qui préside à son destin ? Dieu, qui du haut des cieux lui envoie les maux et les bonheurs dévolus aux humains, ou le châtelain Popielski, envoûté par le Jeu du labyrinthe que lui a offert le rabbin et qui, d’un coup de dés, renverse peut-être l’ordre des choses ? Un homme se transforme en bête, les âmes des morts errent dans le bourg jusqu’à se croire vivantes, des animaux parlent à une vieille folle… Au cours ordinaire de la vie se substitue brutalement la guerre avec son cortège d’événements diaboliques.
Un conte ponctué de purs moments d’émotion, de fragiles instants de vérité saisis au vol par une plume d’une fraîcheur et d’une originalité peu communes, celle d’Olga Tokarczuk, la romancière polonaise contemporaine la plus traduite dans le monde, récompensée du prix international Man Booker 2018.

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EAN : 9782221247525
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ils en parlent

« Magnifiquement inspirée, Tokarczuk déroule un conte empli de gestes du quotidien, de bouts de vie, d'émotions, de fraîcheur et d'originalité. »
Serge Bressan / Le Quotidien

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ingannmic Posté le 11 Mars 2020
    Il est des textes qui vous enchantent... qui vous emportent avec évidence, avec naturel, dans le flux de leur musicalité, qui vous subjuguent par leur capacité à faire se volatiliser les barrières entre profondeur et légèreté, entre magie et prosaïsme. ****** Difficile, donc, de définir le deuxième roman d'Olga Tokarczuk. Disons, pour simplifier, qu'il s'agit d'une chronique. La chronique d'Antan, "endroit situé au milieu de l'univers" -plus précisément en Pologne-, et dont le territoire s'étend, aussi bien du sud au nord que d'est en ouest, sur une distance qui se parcourt en une heure de marche, un archange veillant sur chacune des frontières qui, aux quatre points cardinaux, le délimite. Deux rivières le parcourt, la Noire et la Blanche, qui s'unissent au pied de son Moulin. Antan compte par ailleurs un château dont le châtelain est obsédé par l'étrange et labyrinthique jeu de société que lui a donné un vieux juif pour le guérir de son mal-être existentiel, une colline aux hannetons envahie chaque été par les coléoptères lui ayant donné son nom, une forêt habitée par un être nu et velu, surnommé "le Mauvais bougre"... De la première à la seconde guerre mondiale, nous y suivons trois générations. D'abord celle de Geneviève... Il est des textes qui vous enchantent... qui vous emportent avec évidence, avec naturel, dans le flux de leur musicalité, qui vous subjuguent par leur capacité à faire se volatiliser les barrières entre profondeur et légèreté, entre magie et prosaïsme. ****** Difficile, donc, de définir le deuxième roman d'Olga Tokarczuk. Disons, pour simplifier, qu'il s'agit d'une chronique. La chronique d'Antan, "endroit situé au milieu de l'univers" -plus précisément en Pologne-, et dont le territoire s'étend, aussi bien du sud au nord que d'est en ouest, sur une distance qui se parcourt en une heure de marche, un archange veillant sur chacune des frontières qui, aux quatre points cardinaux, le délimite. Deux rivières le parcourt, la Noire et la Blanche, qui s'unissent au pied de son Moulin. Antan compte par ailleurs un château dont le châtelain est obsédé par l'étrange et labyrinthique jeu de société que lui a donné un vieux juif pour le guérir de son mal-être existentiel, une colline aux hannetons envahie chaque été par les coléoptères lui ayant donné son nom, une forêt habitée par un être nu et velu, surnommé "le Mauvais bougre"... De la première à la seconde guerre mondiale, nous y suivons trois générations. D'abord celle de Geneviève et Michel, propriétaires du moulin, et de la Glaneuse, belle vagabonde aux pieds nus, libre et effrontée. Puis celle de leurs enfants : Misia et son frère Isidor, dont la grosse tête et l'attitude contemplative occultent une intelligence et une sensibilité hors du commun, qu'a pourtant su reconnaître Ruth, fille de la Glaneuse, à moins qu'elle ne soit celle de Geneviève, car à Antan, les évidences sont susceptibles de fluctuer sous l'influence du surnaturel ou d'insensées certitudes dont se toquent certaines de ses âmes. Vient ensuite le temps des petits-enfants... au fil de tranches de vie qui nous immergent, par sauts de puce, d'un personnage à l'autre, dans le quotidien de ce monde rural, avec ses habitudes, ses drames, et les détails d'une routine qui fixent et rendent palpables hommes et femmes, enfants et vieillards, Olga Tokarczuk nous ancre dans son univers à la fois simple et foisonnant, mêlant l'intime aux tragédies ou aux bouleversements que suscitent les secousses du monde, tout en les dépassant, par l'ampleur d'une vision qui sonde l'existentiel, dans ce qu'il a à la fois d'infime et d'infini. Aussi, on ne s'étonnera pas de trouver dans ses pages un ange gardien assistant à la naissance de sa protégée, ou des endroits de "génération spontanée", où la matière se crée toute seule à partir de rien, sous la forme de pierres semblables à nulle autre, de grains dotés de piquants, ou de mouches orange... Ne refusant aucune hypothèse sur l'ossature du monde, Olga Tokarczuk questionne aussi bien sur l'essence des objets ou l'intériorité des arbres, que sur les croyances sur lesquelles reposent l'équilibre de l'homme. En fil rouge de ses réflexions, de ses explorations, le temps, et les différentes manières de l'appréhender par tout ce qui compose le monde et l'environnement, relativisant ainsi la façon dont il est jugulé et perçu par l'homme. Est-ce l'humain qui, vivant dans un éternel présent, mais déterminant sa pensée par la manière dont il ingurgite le temps, "s'étranglant avec en permanence", le rythme et le fragmente ? Ou bien le temps "passe"-t-il réellement, indépendamment de toute conscience, annihilant toute trace du passé ? Pour autant, "Dieu, le temps, les hommes et les anges" ne verse jamais dans l'opacité d'une métaphysique absconse. La démarche de l'auteure, empreinte d'une franche curiosité, est avant tout marquée par son évidente passion pour le vivant, et en tissant des liens entre le familier et l'invisible, elle met à notre portée les clés d'un monde plus riche qui soudain nous devient accessible. Indispensable.
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  • donaldguertin Posté le 7 Mars 2020
    « La fuite du temps chagrinait » (276). En tant que lecteur, à la lecture de cette oeuvre, je suis assis à un métier à tisser... je coince les fibres, comme des fils d’Ariane, à la texture des cordes de guitare : des historiettes, des anecdotes, de courts contes, des fabulations, des rêves, de courtes fictions... s’éveillent et illustrent la vie d’un faubourg polonais, Antan... Oui, d’Antan! Oui! J’entends la musique et les chants des gens, des plantes, des objets et des animaux. Tout s’harmonise dans la fuite du temps perdu! L’année suivante, tout sera plus vieux. Nul « n’échappait au sort de tout ce qui subit l’emprise du temps. » (278) «  À Antan, comme partout, il y a des endroits où la matière se crée toute seule à partir de rien. » (321) Du début au milieu du 20e siècle, les personnages fictifs et réels survivent dans ce coin de pays presque inhospitalier, obscur! Les lieux du village ténébreux sont les repères qui relient la vie des gens. Le temps ponctue tout le sens de l’histoire et la présence de Dieu! Temps du passage de la vie dite traditionnelle à la « modernité ». La métaphore du jeu de labyrinthe caractérise les liens qui existe entre... « La fuite du temps chagrinait » (276). En tant que lecteur, à la lecture de cette oeuvre, je suis assis à un métier à tisser... je coince les fibres, comme des fils d’Ariane, à la texture des cordes de guitare : des historiettes, des anecdotes, de courts contes, des fabulations, des rêves, de courtes fictions... s’éveillent et illustrent la vie d’un faubourg polonais, Antan... Oui, d’Antan! Oui! J’entends la musique et les chants des gens, des plantes, des objets et des animaux. Tout s’harmonise dans la fuite du temps perdu! L’année suivante, tout sera plus vieux. Nul « n’échappait au sort de tout ce qui subit l’emprise du temps. » (278) «  À Antan, comme partout, il y a des endroits où la matière se crée toute seule à partir de rien. » (321) Du début au milieu du 20e siècle, les personnages fictifs et réels survivent dans ce coin de pays presque inhospitalier, obscur! Les lieux du village ténébreux sont les repères qui relient la vie des gens. Le temps ponctue tout le sens de l’histoire et la présence de Dieu! Temps du passage de la vie dite traditionnelle à la « modernité ». La métaphore du jeu de labyrinthe caractérise les liens qui existe entre l’existence de Dieu et le monde dans lequel évoluent les humains, la nature et les objets. « Le penser humain est indissociablement lié à l’ingurgitation du temps. » (334) L’auteure mobilise des repères culturels et sociaux pour tisser sur la trame d’un fond historique l’existence parfois peu enviable des gens de ce paisible village polonais. Même les animaux et les objets y jouent un rôle décent. Morts et vivants s’y coudoient. Le châtelain se perd dans son jeu de labyrinthe, Geneviève, la meunière, décide de ne plus parler, que dire de la Glaneuse. La fiction sert le récit tout réel qu’il soit. Que dire de Paul, d’Isidor, etc. Le coudoiement des personnages, dû à la proximité des lieux, n’altère en rien la distance que chacun garde l’un par rapport à l’autre, car chaque personnage a son « temps », temps d’être, temps de penser, temps de fuir, temps de rester, temps de vivre, temps de prier, temps de mourir, temps d’engendrer.
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  • Nicolas290 Posté le 14 Février 2020
    J'ai découvert Olga avec "sur les ossements des morts" et j'ai trouvé ce livre suffisamment bon pour poursuivre avec celui considéré comme son meilleur roman. On retrouve cette écriture innimitable, d'une originalité rare. Je pense ne jamais avoir lu quelquechose d'approchant en tout cas. L'écriture a donc une véritble identité. De la personnalité même. Olga doit être un sacré personnage en vrai ! J'ai trouvé le livre brillant dans les 200 premières pages, puis beaucoup moins enchantant ensuite. Trop de personnages à mon gôut aussi, ce qui affaiblit considérablement le récit. Reste un univers vraiment à part et de belles réflexions philosophiques.
  • ledevorateur Posté le 7 Février 2020
    Olga Tokarczuk, prix Nobel de littérature 2018, met en scène dans Dieu, le temps, les hommes et les anges une multitude de personnages vivant dans le village fictif d'Antan, en Pologne, aux prises avec les forces du destin. L'autrice polonaise a écrit un très beau roman, aux frontières du conte et de la fable, pour mieux raconter l'histoire polonaise du XXe siècle et son impact sur les corps et les esprits des Polonais et des Polonaises. Il est difficile de résumer le livre tant l’histoire est riche et multiple. Au début du livre, la Première guerre mondiale éclate, des hommes meurent, des enfants naissent. Et puis le monde continue de tourner, d’autres guerres éclatent, d’autres hommes meurent et d’autres enfants naissent. Par petites touches, Olga Tokarczuk raconte ce que Dieu et le temps font aux hommes et aux femmes d’Antan. J’ai adoré cette lecture ! J’ai retrouvé le monde étrange d’Olga Tokarczuk que j’avais découvert dans Les enfants verts, bien ancré dans le réel, mais pour autant emprunt de magie et de mystères. J’ai retrouvé la plume magnifique de l’autrice, qui nous fait rêver et réfléchir à chaque ligne. J’ai aimé les réflexions morales, esthétiques, politiques, religieuses, métaphysiques, magiques. J’ai aimé plus... Olga Tokarczuk, prix Nobel de littérature 2018, met en scène dans Dieu, le temps, les hommes et les anges une multitude de personnages vivant dans le village fictif d'Antan, en Pologne, aux prises avec les forces du destin. L'autrice polonaise a écrit un très beau roman, aux frontières du conte et de la fable, pour mieux raconter l'histoire polonaise du XXe siècle et son impact sur les corps et les esprits des Polonais et des Polonaises. Il est difficile de résumer le livre tant l’histoire est riche et multiple. Au début du livre, la Première guerre mondiale éclate, des hommes meurent, des enfants naissent. Et puis le monde continue de tourner, d’autres guerres éclatent, d’autres hommes meurent et d’autres enfants naissent. Par petites touches, Olga Tokarczuk raconte ce que Dieu et le temps font aux hommes et aux femmes d’Antan. J’ai adoré cette lecture ! J’ai retrouvé le monde étrange d’Olga Tokarczuk que j’avais découvert dans Les enfants verts, bien ancré dans le réel, mais pour autant emprunt de magie et de mystères. J’ai retrouvé la plume magnifique de l’autrice, qui nous fait rêver et réfléchir à chaque ligne. J’ai aimé les réflexions morales, esthétiques, politiques, religieuses, métaphysiques, magiques. J’ai aimé plus que tout la construction du roman, avec ses très nombreux petits chapitres qui nous font reconstituer cette histoire petit à petit. Bref, je le recommande !
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  • fbrenier Posté le 3 Février 2020
    Ce livre ne ressemble à aucun autre. Il a une singularité et une profondeur qui transforment sa lecture en performance. C'est une sorte de puzzle dont les pièces ne s'emboîtent pas facilement mais qui à la fin dévoilent un paysage de vérité. Je conseille de le lire par étape, sans se presser, pour se laisser imprégner par la voix d'Olga Tokarczuk qui est simple et directe mais aussi poétique et envoûtante. Les trajets entremêlés de toutes les femmes du livre tiraillent le lecteur en le laissant au milieu de la rivière...
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