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12-21
EAN : 9782823868838
Code sériel : UGE
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Du sang sur Vienne

Michèle VALENCIA (Traducteur)
Date de parution : 04/10/2018

Mutilations obscènes et symboles ésotériques : au cœur de l’hiver 1902, un serial killer rôde dans les rues de Vienne. L'enquête mène l'inspecteur Oskar Rheinhardt et son ami le psychiatre Max Liebermann dans le monde ténébreux des sociétés secrètes. Derrière le comportement énigmatique du tueur, un raisonnement cruel et invraisemblable...

Mutilations obscènes et symboles ésotériques : au cœur de l’hiver 1902, un serial killer rôde dans les rues de Vienne. L'enquête mène l'inspecteur Oskar Rheinhardt et son ami le psychiatre Max Liebermann dans le monde ténébreux des sociétés secrètes. Derrière le comportement énigmatique du tueur, un raisonnement cruel et invraisemblable se profile.

 

« Enfin un serial killer sur fond de strudels, de lapsus et de valse viennoise. » Alain Rubens, Lire

 

Traduit de l’anglais par Michèle Valencia

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EAN : 9782823868838
Code sériel : UGE
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sharon Posté le 27 Mars 2020
    Le livre était dans ma PAL depuis au moins six ans. Je l'ai lu depuis deux mois, et c'est seulement maintenant que je prends le temps de rédiger mon avis – de mémoire, donc, comme je le fais souvent. En le lisant, j'ai pensé à Sissi, à sa soeur Sophie, à toutes ces femmes nobles, riches, qui se sont retrouvées enfermées dans des asiles parce qu'elles étaient qualifiées d'hystériques – et il ne fallait pas grand chose pour être qualifiées ainsi. Oui, Sissi n'a pas été internée, mais sa soeur si, la soeur de sa belle-fille également. Les jeunes filles, les femmes dont on nous décrit les symptômes dans ce roman sont-elles souffrantes ? Oui, certainement. Mais de quoi souffrent-elles ? Qu'expriment leur corps que leurs paroles ne peuvent exprimer ? Ils expriment les contraintes, les souffrances, les violences qu'elles ont subies. Elles sont coincées, parce que la déchéance est à craindre, pour elles, pour leurs enfants, parce que personne ne veut écouter ce qu'elles ont à dire, parce que la société donne toujours raison à l'homme contre la femme, forcément faible, forcément sujettes à inventer, à ne pas comprendre ce qui s'est passé. Il n'existe pas de solutions : les femmes... Le livre était dans ma PAL depuis au moins six ans. Je l'ai lu depuis deux mois, et c'est seulement maintenant que je prends le temps de rédiger mon avis – de mémoire, donc, comme je le fais souvent. En le lisant, j'ai pensé à Sissi, à sa soeur Sophie, à toutes ces femmes nobles, riches, qui se sont retrouvées enfermées dans des asiles parce qu'elles étaient qualifiées d'hystériques – et il ne fallait pas grand chose pour être qualifiées ainsi. Oui, Sissi n'a pas été internée, mais sa soeur si, la soeur de sa belle-fille également. Les jeunes filles, les femmes dont on nous décrit les symptômes dans ce roman sont-elles souffrantes ? Oui, certainement. Mais de quoi souffrent-elles ? Qu'expriment leur corps que leurs paroles ne peuvent exprimer ? Ils expriment les contraintes, les souffrances, les violences qu'elles ont subies. Elles sont coincées, parce que la déchéance est à craindre, pour elles, pour leurs enfants, parce que personne ne veut écouter ce qu'elles ont à dire, parce que la société donne toujours raison à l'homme contre la femme, forcément faible, forcément sujettes à inventer, à ne pas comprendre ce qui s'est passé. Il n'existe pas de solutions : les femmes sont toujours perdantes. Toujours. La preuve : la victime est une femme. Une femme qui a essayé de survivre, de s'en sortir, avec les moyens qui étaient les siens. Max Liebermann croise d'autres femmes qui, elles aussi, veulent s'en sortir, et n'ont pas vraiment d'espoir. D'autres s'accommodent d'une vie faite de réceptions, de dîner, de goûter, de potins divers et variés. Celles-ci iront toujours bien, à moins d'être confrontées à des drames puisqu'elles s'accommodent d'une vie assez vide. Ce n'est pas le cas de Lydia, une jeune femme qui n'a pas reçu la même éducation que les autres, qui a des ambitions scientifiques, et qui doit lutter contre une société presque unanimement misogyne. J'en oublie presque de vous parler de l'enquête, et pourtant, elle est là, et bien là. Oskar et Max ont bien l'intention de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé, et ils y arrivent. Plus que l'enquête, ce qui compte à mes yeux est l'exploration de cette société d'avant la première guerre mondiale, cette société où l'antisémitisme ne gène presque pas, où la thérapie par la parole n'en est qu'à ses premiers mots, où les militaires jouissent d'un très grand prestige.
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  • Tbilissi Posté le 13 Octobre 2019
    Un roman policier historique qui, en plus de recréer à la perfection l'atmosphère de Vienne au début du XXème siècle, s'avère truffé de références culturelles ne peut que me plaire ! Les héros de l'intrigue, le médecin Max Liebermann et l'enquêteur Oskar Rheinardt, sont en effets des musiciens amateurs de haut niveau, et livrent volontiers lors de leurs répétitions régulières des analyses très intéressantes sur Schubert, Beethoven ou Wagner, tout en citant Liszt et en croisant Malher. Non contents de revisiter l'histoire de la musique, ils font également référence à Shakespeare, Platon, Jérôme Bosch et à la mythologie germanique. L'enquête qui anime ce tome est de plus en lien très étroit avec "La flûte enchantée" de Mozart et l'univers maçonnique qui habite cet opéra. Je me suis donc délectée de ces nombreuses références culturelles donnant de la profondeur à un roman par ailleurs fort bien construit. Un subtil mélange entre suspense, horreur, psychanalyse (on croise à nouveau Sigmund Freud, mentor du jeune Max), collecte de preuves, et juste ce qu'il faut de romance. Un bien bel équilibre pour un roman convaincant.
  • lehibook Posté le 16 Juillet 2019
    Deuxième tome des aventures Psychanalytico-policières de Max Lieberman dans la Vienne décadente où grouillent les secrets , où grenouillent les proto-nazis , où rodent les serials killers sur fond de pâtisserie viennoise et d’opéra mozartien. Très bon .
  • chris973 Posté le 8 Décembre 2017
    J'ai (re)lu ce livre avec délectation. Hildegard a été assassinée : la tête d'un côté, la queue de l'autre et le corps au milieu ! L'inspecteur Rheinhardt est chargé de l'enquête car l'Empereur "appréciait" Hildegard. Mais dès le lendemain l'inspecteur est face à une nouvelle tuerie : une mère maquerelle et trois de ses "filles" ont été sauvagement assassinées; pour mener à bien cette enquête l'inspecteur aura bien besoin de son ami le médecin (psychiatre) Liebermann. Ce livre est une mine d'informations sur la médecine en général, la psychiatrie voire la psychanalyse (qui pour moi n'est ni une médecine ni une science !) On trouvera aussi de nombreuses références à la musique (Mozart omni-présent avec la "Flûte enchantée" notamment) mais aussi Nietzsche, Freud, Wagner, Jérôme Bosch, Klimt. A noter aussi sur la fin des développements sur la misogynie et l'antisémitisme ambiants alors à Vienne.
  • LePamplemousse Posté le 6 Août 2015
    J’ai commencé par lire ce volume car il me tentait, mais il s’agit du deuxième tome d’une série qui en comporte six, toutefois, cela n’a en rien gêné ma compréhension de l’intrigue. Nous sommes à Vienne en 1902, des meurtres horribles sont commis, et la particularité de ces enquêtes, c’est qu’elles sont menées à la fois par un policier mais aussi par un de ses amis, un jeune médecin spécialiste de cette science nouvelle qu’est la psychiatrie. Les meurtres sont spectaculaires mais semblent avoir un sens pour son auteur, de nombreux indices vont ainsi nous permettre de nous plonger dans le monde des rites secrets, de la mythologie, des symboles, de l’ésotérisme... L’auteur est érudit, il nous emmène dans un univers très riche où la musique côtoie la littérature, où les protagonistes passent leurs soirées à l’opéra ou à visiter des expositions de peintures après avoir dégusté de nombreuses spécialités gastronomiques, où les associations secrètes sont légions, où l’on rencontre des francs-maçons et des passionnés d’histoire antique, on peut même y croiser Freud et le professeur Charcot… Un vrai régal que ce roman policier à la fois historique et culturel.
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