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        Et soudain, la liberté

        Les Escales
        EAN : 9782365693479
        Façonnage normé : EPUB3
        DRM : Watermark (Tatouage numérique)
        Et soudain, la liberté

        ,

        Collection : Domaine français
        Date de parution : 31/08/2017
        Une incroyable traversée du XXe siècle : l’histoire romancée d’Evelyne Pisier et de sa mère, deux femmes puissantes en quête de liberté.
        "L'OVNI" littéraire de la rentrée !
        Mona Desforêt a pour elle la grâce et la jeunesse des fées. En Indochine, elle attire tous les regards. Mais entre les camps japonais, les infamies, la montée du Viet Minh, le pays brûle. Avec sa fille Lucie et son haut-fonctionnaire de mari, un maurrassien marqué par son engagement pétainiste,... Mona Desforêt a pour elle la grâce et la jeunesse des fées. En Indochine, elle attire tous les regards. Mais entre les camps japonais, les infamies, la montée du Viet Minh, le pays brûle. Avec sa fille Lucie et son haut-fonctionnaire de mari, un maurrassien marqué par son engagement pétainiste, elle fuit en Nouvelle-Calédonie.
        À Nouméa, les journées sont rythmées par la monotonie, le racisme ordinaire et les baignades dans le lagon. Lucie grandit ; Mona bovaryse. Jusqu’au jour où elle lit Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. C’est la naissance d’une conscience, le début de la liberté.
        De retour en France, divorcée et indépendante, Mona entraîne sa fille dans ses combats féministes : droit à l’avortement et à la libération sexuelle, égalité entre les hommes et les femmes. À cela s’ajoute la lutte pour la libération nationale des peuples. Dès lors, Lucie n’a qu’un rêve : partir à Cuba. Elle ne sait pas encore qu’elle y fera la rencontre d’un certain Fidel Castro...
         
        Et soudain, la liberté, c’est aussi l’histoire d’un roman qui s’écrit dans le silence, tâtonne parfois, affronte le vide. Le portrait d’une rencontre entre Evelyne Pisier et son éditrice, Caroline Laurent – un coup de foudre amical, plus fou que la fiction. Tout aurait pu s’arrêter en février 2017, au décès d’Evelyne. Rien ne s’arrêtera : par-delà la mort, une promesse les unit.
         
         
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        EAN : 9782365693479
        Façonnage normé : EPUB3
        DRM : Watermark (Tatouage numérique)
        Les Escales
        11.99 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • secondo Posté le 1 Juin 2018
          Pour Ki aime les sagas familiales mi-biographiques insérées dans un suivi historique, facile à lire. Pour Koi : Pour notamment comprendre cette histoire de la France hors les murs, en Indochine par exemple. Pour Kan : Un temps tranquille Caroline Laurent, agrégée de lettres modernes, romance la vie d’Évelyne Pisier et de sa mère à partir d’ébauches de roman et de notes d’Évelyne. Elle complète le livre avec sa propre correspondance de mails issue de sa rencontre d’amitié déterminante avec Évelyne et enfin elle comble les « blancs » par du mortier fiction. Voilà pourquoi le genre du roman est choisi et que les prénoms sont changés. « De biographie, Évelyne avait choisi la fiction, paradis de l’imaginaire, qui est trahison, peut-être, liberté, assurément. ». Le ton est donné et dès le début on connait déjà la triste fin avec le suicide d’Évelyne à 66 ans. Démarrage du récit quand le Vietnam s’appelait Indochine et que la colonisation était une normalité, avec son lot de racisme décomplexé, de rabaissement constant de celui qui est pourquoi chez lui. Rabaissement également de la femme, la mère d’Évelyne, femme riche et soumise, en acceptation totale des idées de son mari, André, imbuvable et intransigeant.... Pour Ki aime les sagas familiales mi-biographiques insérées dans un suivi historique, facile à lire. Pour Koi : Pour notamment comprendre cette histoire de la France hors les murs, en Indochine par exemple. Pour Kan : Un temps tranquille Caroline Laurent, agrégée de lettres modernes, romance la vie d’Évelyne Pisier et de sa mère à partir d’ébauches de roman et de notes d’Évelyne. Elle complète le livre avec sa propre correspondance de mails issue de sa rencontre d’amitié déterminante avec Évelyne et enfin elle comble les « blancs » par du mortier fiction. Voilà pourquoi le genre du roman est choisi et que les prénoms sont changés. « De biographie, Évelyne avait choisi la fiction, paradis de l’imaginaire, qui est trahison, peut-être, liberté, assurément. ». Le ton est donné et dès le début on connait déjà la triste fin avec le suicide d’Évelyne à 66 ans. Démarrage du récit quand le Vietnam s’appelait Indochine et que la colonisation était une normalité, avec son lot de racisme décomplexé, de rabaissement constant de celui qui est pourquoi chez lui. Rabaissement également de la femme, la mère d’Évelyne, femme riche et soumise, en acceptation totale des idées de son mari, André, imbuvable et intransigeant. Coup de théâtre avec le soulèvement Viet-Minh et premier ressort terriblement romanesque : Évelyne et sa mère sont internées dans un camp de concentration (la faim, le viol, les coups) et leurs vies vont radicalement changer de rail. C’est le début de l’affranchissement, la graine de liberté est plantée. Puis c’est le retour en catastrophe en France, et le nouveau départ en Nouvelle-Calédonie, les amours, les enfants, les révélations révolutionnaires, les révélations sur toutes les inégalités de races, de sexes, de classes sociales, de déterminismes. Ces révélations vont conduire Évelyne vers une certaine forme de liberté, mais qui sera très vite muselée : Sa relation avec Fidel Castro en est l’exemple le plus révélateur. Évelyne devient follement amoureuse du «Commandante en Jefe » alors qu’il ressemble tellement à son propre père, André : Machiste, homophobe, guidé par une idée fixe, qui ne s’embarrasse pas d’état d’âme, qui contraint, qui décide et qui n’admet pas de décisions féminines. Toute éprise de liberté qu'elle, Évelyne suit le pré-dictateur en herbe Castro même si elle voit les incohérences l’éblouir dangereusement. Évelyne reste une « éternelle mineure » même dans cette relation. Sa vie d’après avec le Dr Kouchner, les enfants, la famille semble bien fade malgré l’agrégation, malgré sa réussite professionnelle. Le roman se lit très facilement, l’écriture est limpide et souple comme un ruban de soie qui se déroulerait sur soixante ans de vie. Cependant la partie personnelle de Caroline Laurent, qui s’intercale entre les différents chapitres ne présentent que peu d’intérêt. De plus le style est quelquefois quasi-enfantin, un peu trop naïf et ponctué de poncifs lourdauds qui désarticulent le roman. C’est comme si Caroline Laurent ne savait pas trop comment combler les espaces vides et avait un peu bâclé la tâche. Par ailleurs le suicide annoncé au début du livre n’est pas du tout expliqué et là aussi on a l’impression que l’on passe vite sur une partie décisive parce qu'en manque d'informations. C’est donc un roman d’un grand intérêt biographique et historique notamment pour les chapitres en Indochine et à Cuba, mais maladroitement servi par une écriture encore jeune
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        • Lolokili Posté le 14 Mai 2018
          Point n'était besoin de romancer l'existence déjà si romanesque d'Evelyne Pisier (sœur d'une certaine Marie-France, pour les ceusses qui s'en souviennent), intellectuelle française aux multiples facettes, gracieuse enfant née dans les années quarante au cœur de l'Indochine en guerre. Témoin, victime ou militante engagée, bercée par l'émergence des mouvements féministes, elle aura mené son émancipation au rythme des grands basculements du siècle dernier, de la seconde guerre mondiale à Mai 68 en passant par la révolution cubaine ou la décolonisation. Ça nous fait un pitch plus que concis, je sais, et c'est exprès. Car le destin peu ordinaire d'Evelyne et de sa famille mérite que l'on s'attarde en détail sur cette autobiographie romancée et non sur un résumé forcément réducteur. Avant de mourir soudainement l'année dernière, l'auteure avait fait promettre à Caroline Laurent, sa jeune éditrice et amie, d'achever son roman. Au cas où… Il en résulte aujourd'hui cet intéressant travail à deux voix où les réflexions de Caroline se mêlent au passionnant témoignage d'Evelyne. Un cheminement conjoint vers la liberté, dans la touchante connivence d'une amitié par-delà l'au-delà.
        • mademoisellechristelle Posté le 13 Mai 2018
          Mais quels destins ! Quelles vies ! Je referme ce bouquin avec les larmes aux yeux, émue par le destin des personnages et triste d’avoir fini le roman de leurs vies. On recommence ? Evelyne Pisier (la sœur de Marie-France Pisier ndlr) a voulu raconter son histoire et celle de sa mère. Pour cela, elle a fait appel à une éditrice, Caroline Laurent, qui l’aide à écrire l’histoire de sa vie. En pleine écriture du livre (mi-autobiographie, mi-roman), Evelyne Pisier décède. L’histoire aurait pu s’arrêter là mais, en hommage à celle qui est devenue son amie, Caroline Laurent choisit de terminer le livre. Evelyne ou « Lucie » dans le roman, est née en Indochine où elle a connu les camps de prisonniers durant les premières années de sa vie. Son père est un haut fonctionnaire, ancien partisan du régime de Vichy, antisémite, raciste et maurassien. Lucie remettra en question les convictions de son père dès son enfance et les aura en horreur à l’adolescence. Même si elle est éperdument amoureuse de son mari, Mona, la mère de Lucie, se sent prisonnière de sa belle cage dorée et aspire à une liberté que son mari refuse de lui donner. D’amants en disputes, Mona choisit de retrouver sa liberté... Mais quels destins ! Quelles vies ! Je referme ce bouquin avec les larmes aux yeux, émue par le destin des personnages et triste d’avoir fini le roman de leurs vies. On recommence ? Evelyne Pisier (la sœur de Marie-France Pisier ndlr) a voulu raconter son histoire et celle de sa mère. Pour cela, elle a fait appel à une éditrice, Caroline Laurent, qui l’aide à écrire l’histoire de sa vie. En pleine écriture du livre (mi-autobiographie, mi-roman), Evelyne Pisier décède. L’histoire aurait pu s’arrêter là mais, en hommage à celle qui est devenue son amie, Caroline Laurent choisit de terminer le livre. Evelyne ou « Lucie » dans le roman, est née en Indochine où elle a connu les camps de prisonniers durant les premières années de sa vie. Son père est un haut fonctionnaire, ancien partisan du régime de Vichy, antisémite, raciste et maurassien. Lucie remettra en question les convictions de son père dès son enfance et les aura en horreur à l’adolescence. Même si elle est éperdument amoureuse de son mari, Mona, la mère de Lucie, se sent prisonnière de sa belle cage dorée et aspire à une liberté que son mari refuse de lui donner. D’amants en disputes, Mona choisit de retrouver sa liberté et rentre en France avec ses enfants sous le bras et son désir d’indépendance. Lucie fait ses études supérieures dans les années 60 et épouse les idées communistes, tout comme sa mère, avec laquelle elle milite au sein du planning familial. Le lecteur est alors plongé dans l’ambiance révolutionnaire de l’époque : le fort engagement politique de la jeunesse, le militantisme, la lutte pour l’égalité des chances etc… Le point culminant du roman se situe lorsque Lucie se rendra à Cuba dans le cadre de son engagement politique et qu’elle deviendra la maîtresse de Fidel Castro en personne… au détriment d’un amoureux transi de l’époque qui n’est autre que Bernard Kouchner… « Et soudain la liberté » est avant tout une histoire de femmes et raconte comment deux femmes se sont battues pour avoir le droit d’être libre, de travailler, d’avorter. Le livre recouvre soixante années d’histoire politique, de colonies, de remise en cause du patriarcat et surtout de féminisme C’est aussi une histoire d’amitié, entre Caroline et Evelyne, et une histoire d’amour, entre Evelyne et sa mère. C’est un roman tellement riche, tellement intense que je ne sais pas si j’arriverai à trouver les mots justes pour en parler. Il est à mettre entre les mains de toutes les femmes et les jeunes femmes de France pour qu’elles comprennent que la condition de la femme d’aujourd’hui a été un combat d’hier. L’histoire d’Evelyne et de sa mère m’a littéralement touché en plein cœur (de femme). Et mon petit cœur a même éprouvé un petit pincement lorsque Caroline fait un parallèle avec sa propre mère, native de l’île Maurice (étant originaire moi-même de l’ile Maurice). Merci à Caroline Laurent d’avoir terminé le livre de son amie et de nous faire partager autant d’émotions. Son livre me marquera à vie.
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        • LiliaTakTak Posté le 10 Avril 2018
          " 16 septembre 2016. Ce devait être un rendez-vous professionnel, un simple rendez-vous comme j'en ai souvent ". " … J'appartenais à l'autre famille, celle des éditeurs garagistes, heureux de plonger leurs mains dans le ventre des moteurs, … Mais là, ce n'était pas n'importe quel texte, et encore moins n'importe quel auteur. " " Pour une fois, ce n'était ni le style ni la construction qui avait retenu mon attention mais bien la femme que j'avais vue derrière. " " Et soudain la liberté " c'est avant tout la rencontre exceptionnelle entre deux femmes, Caroline Laurent, une éditrice passionnée et Evelyne Pisier, une grande militante féministe. Une de celles qui vous marque à vie. Riche d'une vie remplie de politique, de combats, d'amour et de drame, Evelyne alors âgée de 74 ans, souhaite raconter l'histoire de sa mère et à travers elle la sienne. A cet effet, elle contacte Caroline Laurent. Une très belle amitié débute alors entre les deux femmes qui se mettent d'accord pour écrire ce roman à quatre mains. Malheureusement, la santé d'Evelyne Pisier se dégrade et elle fait promettre à Caroline Laurent de finir leur roman. Un sacré défi que Caroline Laurent relève à merveille. Avec une écriture sublime,... " 16 septembre 2016. Ce devait être un rendez-vous professionnel, un simple rendez-vous comme j'en ai souvent ". " … J'appartenais à l'autre famille, celle des éditeurs garagistes, heureux de plonger leurs mains dans le ventre des moteurs, … Mais là, ce n'était pas n'importe quel texte, et encore moins n'importe quel auteur. " " Pour une fois, ce n'était ni le style ni la construction qui avait retenu mon attention mais bien la femme que j'avais vue derrière. " " Et soudain la liberté " c'est avant tout la rencontre exceptionnelle entre deux femmes, Caroline Laurent, une éditrice passionnée et Evelyne Pisier, une grande militante féministe. Une de celles qui vous marque à vie. Riche d'une vie remplie de politique, de combats, d'amour et de drame, Evelyne alors âgée de 74 ans, souhaite raconter l'histoire de sa mère et à travers elle la sienne. A cet effet, elle contacte Caroline Laurent. Une très belle amitié débute alors entre les deux femmes qui se mettent d'accord pour écrire ce roman à quatre mains. Malheureusement, la santé d'Evelyne Pisier se dégrade et elle fait promettre à Caroline Laurent de finir leur roman. Un sacré défi que Caroline Laurent relève à merveille. Avec une écriture sublime, Caroline Laurent nous plonge dans le destin fabuleux de deux femmes éprises de liberté : Mona, la mère, qui bovaryse jusqu'au jour où elle lit " le deuxième sexe " de Simone de Beauvoir, puis Lucie, la fille (représentant Evelyne), sur les traces de sa mère jusqu'au jour où elle s'engage en se rendant à Cuba où elle devient l'amante de Fidel Castro. Un roman passionnant qui nous fait voyager, découvrir les premiers combats féministes et tant d'autres facettes des années cinquante, de la révolution cubaine à mai 68. Ce roman est lumineux, un hommage bouleversant à cette grande femme qu'était Evelyne Pisier. Un véritable coup de cœur pour moi, je le recommande absolument !
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        • supernova7 Posté le 10 Avril 2018
          Un roman étonnant par sa forme et son histoire ! Évelyne Pisier y raconte sa vie mouvementée de l’Indochine à Cuba en passant par Nouméa. Elle décède en 2007 avant de l’achever et son éditrice, Caroline Laurent, décide alors de le terminer et de le publier dans la foulée. Pour cela, elle s’appuie sur la partie déjà écrite par l’autrice et sur les nombreux récits de vie que cette dernière lui a racontés lors de leurs soirées de discussions à propos du livre. Caroline Laurent raconte ces moments dans le livre entre les chapitres consacrés à la biographie d’Évelyne. S’il était en effet nécessaire d’expliquer au lecteur la genèse de ce livre et les décisions de l’éditrice vis-à-vis du roman inachevé, les incursions de Caroline Laurent dans le récit m’ont quelque peu dérangée et ont cassé mon rythme de lecture. Il aurait peut-être été plus judicieux d’exposer cela sous forme de prologue ou en postface du roman afin d’éclairer le lecteur sans nuire à son immersion dans l’histoire. Je parle d’éclairage car ses digressions sont très intéressantes et permettent de comprendre le contexte de l’écriture. En revanche, j’ai beaucoup mieux aimé le fond que la forme. On découvre la vie très... Un roman étonnant par sa forme et son histoire ! Évelyne Pisier y raconte sa vie mouvementée de l’Indochine à Cuba en passant par Nouméa. Elle décède en 2007 avant de l’achever et son éditrice, Caroline Laurent, décide alors de le terminer et de le publier dans la foulée. Pour cela, elle s’appuie sur la partie déjà écrite par l’autrice et sur les nombreux récits de vie que cette dernière lui a racontés lors de leurs soirées de discussions à propos du livre. Caroline Laurent raconte ces moments dans le livre entre les chapitres consacrés à la biographie d’Évelyne. S’il était en effet nécessaire d’expliquer au lecteur la genèse de ce livre et les décisions de l’éditrice vis-à-vis du roman inachevé, les incursions de Caroline Laurent dans le récit m’ont quelque peu dérangée et ont cassé mon rythme de lecture. Il aurait peut-être été plus judicieux d’exposer cela sous forme de prologue ou en postface du roman afin d’éclairer le lecteur sans nuire à son immersion dans l’histoire. Je parle d’éclairage car ses digressions sont très intéressantes et permettent de comprendre le contexte de l’écriture. En revanche, j’ai beaucoup mieux aimé le fond que la forme. On découvre la vie très romanesque d’Evelyne Pisier et ses engagements dans la lutte pour les droits des femmes et sa liberté. Un sacré personnage ! La figure du père raciste et colonialiste est très présente et l’autrice mettra un point d’honneur à combattre ces préjugés et son père et à s’émanciper tout au long de sa vie. On parcourt le vingtième siècle à travers l’invasion japonaise de l’Indochine, la décolonisation, mai 68, Cuba et Castro, la lutte pour la contraception des femmes. Je suis restée pendue aux plumes des autrices tout au long du roman tant la vie d’Évelyne est pleine de rebondissement et de rencontres inattendues. Sa quête de liberté et d’indépendance vis-à-vis des hommes est admirable et passionnante, j’ai découvert une femme épatante. Je me suis plongée à chaque fois avec plaisir dans cette vie hors du commun et pourtant, je ne suis pas amatrice d’autobiographie en général. Un roman magnifique à découvrir sans plus attendre !
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        Ils en parlent

        « Et soudain, la liberté est un roman bouleversant aux mille facettes qui porte en lui la rencontre de deux femmes, de deux générations, celle d'un auteur et de son éditrice.
        La transmission, l'émancipation, l’amour sont les sujets de ce magnifique texte, où la force se mêle à la douceur. De l’Indochine à la Nouvelle-Calédonie, Évelyne Pisier nous emmène sur les traces de son enfance, entre rêve et cauchemar. Caroline Laurent nous ouvre la porte d’un monde de partage et de création.
        Sans aucun doute l’un des plus beaux romans de cette rentrée 2017 et un coup de cœur monumental. »
         
        Librairie Nouvelle Asnières
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