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La Découverte
EAN : 9782707194879
Code sériel : 461
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Figures de la révolution africaine

Date de parution : 09/02/2017

Jomo Kenyatta, Aimé Césaire, Ruben Um Nyobè, Frantz Fanon, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Malcolm X, Mehdi Ben Barka, Amílcar Cabral, Thomas Sankara… Longtemps regardés avec dédain par ceux qui, au cours des trois dernières décennies, décrétèrent la mort du tiers-mondisme et le triomphe du néolibéralisme, ces figures majeures de la...

Jomo Kenyatta, Aimé Césaire, Ruben Um Nyobè, Frantz Fanon, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Malcolm X, Mehdi Ben Barka, Amílcar Cabral, Thomas Sankara… Longtemps regardés avec dédain par ceux qui, au cours des trois dernières décennies, décrétèrent la mort du tiers-mondisme et le triomphe du néolibéralisme, ces figures majeures de la libération africaine suscitent aujourd’hui un intérêt croissant chez les nouvelles générations, à la faveur de l’atmosphère de révolte qui monte aux quatre coins du monde.
Saïd Bouamama redonne corps et chair à ces penseurs de premier plan qui furent aussi des hommes d’action, mais ont trop souvent été réduits à des icônes. Leurs vies rappellent en effet que la bataille pour la libération, la justice et l’égalité n’est pas qu’une affaire de concepts et de théories : c’est aussi une guerre, où l’on se fourvoie parfois et dans laquelle certains se sacrifient. L’auteur, pour autant, n’en fait pas des martyrs absolus : c’est pourquoi ce livre s’attache, avec beaucoup de pédagogie, à inscrire ces parcours dans leurs contextes sociaux, géographiques et historiques.
À l’heure où l’on se demande comment avoir prise sur le monde, ce portrait politique collectif rappelle qu’il a toujours été possible, hier comme aujourd’hui, de changer le cours des choses.

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EAN : 9782707194879
Code sériel : 461
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • JCLDLGR Posté le 9 Mars 2019
    Ce livre présente un fiche biographique pour chaque homme dont la personnalité ou les actions ont marqué la prise de conscience de la nécessité de se débarrasser de la colonisation, puis la lutte contre l'impérialisme. On en connait quelques uns comme Senghor ou Césaire par leur carrière littéraire ou philosophique, mais on connaît moins ceux qui ont tenté de s'opposer au système imposé par l'occident en général et la CIA en particulier comme Kenyatta ou Lumumba, éliminés très vite. Très complet et très documenté, ce livre est une pièce maîtresse pour la connaissance de de la politique africaine de la fin du 20ème siècle.
  • Apoapo Posté le 25 Août 2018
    Des cinq continents, l'Afrique est celui donne l'Histoire m'est sans doute la moins familière. De plus, quelques réminiscences universitaires se sont avérées imprécises : qu'il y ait eu peu de résistance africaine à l'esclavage, à la conquête coloniale et jusqu'au moment de la décolonisation ; que celle-ci, liée à des circonstances spécifiques et brèves de la politique internationale – la perte de puissance des pays colonisateurs européens suite à la Seconde Guerre mondiale, la guerre froide, etc. - ait été remplacée aussitôt par le néocolonialisme, c-à-d. par un système de dépendance presque aussi pernicieux, car provoquant un surcroît de corruption des élites locales, des guerres civiles et d'autres atrocités ; que le marxisme ait été insignifiant ou simplement utilitaire pour les leaders africains, surtout dans le contexte de la rivalité sino-soviétique survenue pendant les guerres d'indépendance. Cet essai magistral, un véritable manuel d'Histoire des luttes anti-coloniales et anti-impérialistes africaines contemporaines, dans sa grande densité d'informations, dans la lucidité de ses analyses, précise et parfois rectifie mes connaissances. Il le fait en considérant la pensée et les luttes de dix révolutionnaires : Jomo Kenyatta (Kenya 1890-1978), Aimé Césaire (Antilles 1913-2008), Ruben Um Nyobé (Cameroun 1913-1958), Frantz Fanon (Antilles-Algérie 1925-1961), Patrice Lumumba (Congo 1925-1961), Kwame Nkrumah... Des cinq continents, l'Afrique est celui donne l'Histoire m'est sans doute la moins familière. De plus, quelques réminiscences universitaires se sont avérées imprécises : qu'il y ait eu peu de résistance africaine à l'esclavage, à la conquête coloniale et jusqu'au moment de la décolonisation ; que celle-ci, liée à des circonstances spécifiques et brèves de la politique internationale – la perte de puissance des pays colonisateurs européens suite à la Seconde Guerre mondiale, la guerre froide, etc. - ait été remplacée aussitôt par le néocolonialisme, c-à-d. par un système de dépendance presque aussi pernicieux, car provoquant un surcroît de corruption des élites locales, des guerres civiles et d'autres atrocités ; que le marxisme ait été insignifiant ou simplement utilitaire pour les leaders africains, surtout dans le contexte de la rivalité sino-soviétique survenue pendant les guerres d'indépendance. Cet essai magistral, un véritable manuel d'Histoire des luttes anti-coloniales et anti-impérialistes africaines contemporaines, dans sa grande densité d'informations, dans la lucidité de ses analyses, précise et parfois rectifie mes connaissances. Il le fait en considérant la pensée et les luttes de dix révolutionnaires : Jomo Kenyatta (Kenya 1890-1978), Aimé Césaire (Antilles 1913-2008), Ruben Um Nyobé (Cameroun 1913-1958), Frantz Fanon (Antilles-Algérie 1925-1961), Patrice Lumumba (Congo 1925-1961), Kwame Nkrumah (Ghana 1909-1972), Malcolm X (États-Unis 1925-1965), Mehdi Ben Barka (Maroc 1920-1965), Amilcar Cabral (Guinée Bissau 1924-1973), Thomas Sankara (Burkina Faso 1949-1987). Cependant, le livre ne consiste pas dans une simple suite de biographies ; au contraire, il s'articule en trois parties qui mettent en exergue un cheminement temporel de problématiques : « Réformer le colonialisme ou l'abattre ? (1945-1954) », « Le droit de légitime violence (1954-1962) », « De l'anticolonialisme à l'anti-impérialisme (1962-1975) ». Il témoigne d'une attention très opportune pour le cadre historique international, les spécificités du régime colonial local, les débats politiques en présence, et enfin les tentatives d'organisation internationale – panafricanisme, solidarité afro-asiatique, etc., en particulier au sein des conférences internationales depuis Bandung. Je retiens de cet ouvrage précieux les rectifications suivantes à mes idées de départ : - les résistances à toutes les formes et étapes de la domination subie par le continent africain ont toujours eu lieu, mais l'historiographie les a minorées et occultées ; - la composante systémique internationale est fondamentale mais complexe : après-guerre, mais aussi les trois années de tous les espoirs (1954 : victoire vietnamienne de Diên Biên Phù, 1955 : conférence de Bandung, 1956 : crise de Suez), doctrine Nixon, rivalité sino-soviétique mais aussi Che Guevara en Afrique, la « Françafrique » avec sa formule criminelle : « l'indépendance dans l'interdépendance » c-à-d. l'indépendance octroyée après signature des « accords de coopération » qui la vident de toute substance, mais aussi les débats intellectuels anticolonialistes en France (Aimé Césaire, Frantz Fanon, Sartre, etc.) et les répercussions en écho des luttes pour les droits civiques aux États-Unis (Malcolm X, Rosa Parks, etc.), cette composante systémique doit se lire dans une dialectique à trois niveau avec l'évolution des réalités africaines et des pays colonialistes ; - il est évident que dans la plupart des cas de décolonisation, celle-ci a été tronquée, amputée, aggravée encore par la crise de la dette des années 80, par le néolibéralisme, par une coopération au développement globalement critiquable, par une dépendance encore accrue, mais cela aurait été évitable... -... en particulier si les révolutionnaires dont il est question dans ces pages – tous plus ou moins influencés par le marxisme, tous ayant fait l'effort (léniniste) d'adapter la théorie marxiste au contexte concret de domination dans lequel ils évoluaient, n'avaient pas été pour la plupart supprimés prématurément dès lors que leur pensée avait eu la possibilité de se développer en action politique menaçant l'ordre colonial ou néocolonial en présence. Dans ces attentats contre des responsables politiques africains, il est très affligeant de constater que la part de fautes de la France est la plus grande, à la fois en nombre de crimes et en durée de sa compromission.
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  • TraverseesAfricaines Posté le 26 Avril 2014
    C'est un livre que j'attendais, un livre qui fait valoir ces grandes figures de la révolution africaine (un choix restreint mais signifiant) dont j'entends souvent parler sans arriver à les situer dans une histoire du continent. Pourquoi "la révolution africaine" au singulier ? C'est un point majeur de l'ouvrage de montrer que ces grands résistants ont investi un champ de recherche politique pour l'adapter à la spécificité de leur histoire. Et cette histoire africaine est partagée, au-delà du continent, vers les autres mondes noirs*. Ils ont construit, chacun tenant compte des précédents, UNE révolution africaine? un mouvement jusqu'ici maltraité par les puissants, occulté, traité par le mépris et le mensonge, opprimé jusqu'à l'assassinat. "De Jomo Kennyatta à Thomas Sankara, il faut entendre les voix des grands penseurs africains parce qu’ils sont des hommes de combat. L’indépendance, c’est aussi une guerre dans laquelle certains se sont sacrifiés et d’autres fourvoyés." J'ajoute que Saïd Bouamana est aussi l’auteur de « Les discriminations racistes : une arme de division massive » à l’Harmattan. Dans l'entretien qu'il donne à La marche du monde, sur RFI, il souligne que Sankara a su donner aux habitants du Burkina fierté et assurance. Et je crois que par cet... C'est un livre que j'attendais, un livre qui fait valoir ces grandes figures de la révolution africaine (un choix restreint mais signifiant) dont j'entends souvent parler sans arriver à les situer dans une histoire du continent. Pourquoi "la révolution africaine" au singulier ? C'est un point majeur de l'ouvrage de montrer que ces grands résistants ont investi un champ de recherche politique pour l'adapter à la spécificité de leur histoire. Et cette histoire africaine est partagée, au-delà du continent, vers les autres mondes noirs*. Ils ont construit, chacun tenant compte des précédents, UNE révolution africaine? un mouvement jusqu'ici maltraité par les puissants, occulté, traité par le mépris et le mensonge, opprimé jusqu'à l'assassinat. "De Jomo Kennyatta à Thomas Sankara, il faut entendre les voix des grands penseurs africains parce qu’ils sont des hommes de combat. L’indépendance, c’est aussi une guerre dans laquelle certains se sont sacrifiés et d’autres fourvoyés." J'ajoute que Saïd Bouamana est aussi l’auteur de « Les discriminations racistes : une arme de division massive » à l’Harmattan. Dans l'entretien qu'il donne à La marche du monde, sur RFI, il souligne que Sankara a su donner aux habitants du Burkina fierté et assurance. Et je crois que par cet ouvrage, Saïd Bouamana cherche aussi à donner aux jeunes, descendants du continent africain et de ses diasporas, des clés pour comprendre leur histoire et la regarder avec fierté. WEB - Entretien avec Saïd Bouamana sur La Marche du monde, RFI. WEB - FEUILLETER LE LIVRE ET VOIR LE SOMMAIRE : SUR LE SITE DE LA DECOUVERTE.
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