Lisez! icon: Search engine
La Découverte
EAN : 9782707159212
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Globalisation, le pire est à venir

,

Collection : Cahiers libres
Date de parution : 09/12/2010

Une analyse percutante des cinq grandes menaces imminentes sur une globalisation devenue folle - et d'autant plus dangereuse.

Depuis la chute du Mur, la globalisation a déchaîné des forces d'autant plus indomptables qu'elles ne sont pas régulées de manière coopérative et qu'elles sont devenues le champ clos de tous les égoïsmes. En 2007, la crise des « subprimes » a mis en lumière l'extrême fragilité du système financier...

Depuis la chute du Mur, la globalisation a déchaîné des forces d'autant plus indomptables qu'elles ne sont pas régulées de manière coopérative et qu'elles sont devenues le champ clos de tous les égoïsmes. En 2007, la crise des « subprimes » a mis en lumière l'extrême fragilité du système financier international : des milliers de milliards de dollars se sont évaporés en quelques jours. Cette crise, manifestation de la folie d'un monde où l'argent coule à flots, n'est sans doute que le premier signal annonciateur de plus grands bouleversements. Dans tous les domaines.
Car, expliquent les auteurs de cet essai aussi clair que précisément informé, le pire est à venir de la conjonction de cinq caractéristiques majeures de la globalisation : une machine inégalitaire qui mine les tissus sociaux et attise les tensions protectionnistes ; un chaudron qui brûle les ressources rares, encourage les politiques d'accaparement et accélère le réchauffement de la planète ; une machine à inonder le monde de liquidités et à encourager l'irresponsabilité bancaire ; un casino où s'expriment tous les excès du capitalisme financier ; une centrifugeuse qui peut faire exploser l'Europe.
Ce diagnostic lucide et sombre vaut aussi comme un avertissement aux responsables politiques et économiques, comme à tous les citoyens : des mesures radicales sont nécessaires pour enrayer la course folle de la globalisation, cette énorme machine à prendre du revenu aux uns pour le redistribuer aux autres.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782707159212
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ils en parlent

« Si vous pensez que Joseph Stiglitz est un féroce critique de la mondialisation, lisez donc le nouveau livre d'Artus et Virard. Dans un style très Cassandre (dont on rappellera que le problème venait du fait que ses prédictions - justes - n'étaient pas écoutées), les deux auteurs décrivent la globalisation comme une machine inégalitaire qui emballe la consommation des ressources rares. Elle dégrade la planète, inonde le monde de liquidités, nourrit un casino financier producteur de risques et écartèle l'Europe qu'elle menace de dislocation. Chapitre après chapitre, le constat revient: ces processus sont à l'oeuvre, s'accroissent et réclament, pour être maîtrisés, une coordination internationale des politiques publiques, sur laquelle on ne peut compter. De ce décalage entre une mondialisation étatique restée à l'âge de pierre et une mondialisation économique sans frein pourraient sortir les pires scénarios d'affrontement. Le livre reste court en propositions politiques pour remédier à la situation. Mais il appelle urgemment à se saisir du sujet. »
ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES

« En 2007, la crise du subprime a mis en lumière la fragilité du système financier international: des milliers de milliards se sont évaporés en quelques jours. Cette crise, manifestation d'un monde où l'argent coule à flot, n'est sans doute que le premier signal annonciateur de plus grands bouleversements. Patrick Artus et Marie-Paule Virard expliquent dans leur essai que le pire est à venir. Leur diagnostic lucide et sombre est aussi un avertissement aux responsables politiques et économiques: des mesures radicales sont nécessaires pour enrayer la course folle de la globalisation, cette machine à prendre du revenu aux uns pour le redistribuer aux autres. »
LE FIGARO

« Voici un essai bien documenté et bien écrit qui se lit comme un thriller. Sauf que la réalité dépasse la fiction: inégalités croissantes,gaspillage des ressources, spéculation financière, explosion du prix des denrées alimentaires et du pétrole, retour de l'inflation ! Les deux auteurs, Patrick Artus et Marie-Paule Virard, mettent à u les soubresauts inquiétants de la machine infernale, sans vrai pilote, qu'est devenu la mondialisation. Une période très instable faite de désordres, en rupture totale avec les 50 dernières années de prospérité, risque de s'installer, pronostiquent-ils. Il semble loin le temps où les chantres de la mondialisation nous promettaient un monde meilleur. »
COURRIER CADRES

« Depuis la chute du mur, la globalisation a déchaîné des forces d'autant plus indomptables qu'elles ne sont pas régulées de manière coopératives et qu'elles sont devenues le champ clos de tous les égoïsmes. En 2007, la crise des "subprimes" a mis en lumière l'extrême fragilité du système financier international: des illiers de milliards de dollars se sont évaporés en quelques jours. Cette crise, manifestation de la folie d'un monde où l'argent couleà flots, n'est sans doute que le premier signe annonciateur de plus grands bouleversements. Dans tous les domaines. »
LE JOURNAL DE GIEN - LE BIEN PUBLIC

« Les altermondialistes n'ont plus le monopole de la critique de la mondialisation. Auparavant partisans d'une accélération des échanges, les économistes les plus orthodoxes voient aujourd'hui la montée des périls; dans un petit livre au style sans fioritures, Patrick Artus et Marie-Paule Virard analysent les ressorts de la globalisation, et ses multiples dangers: elle mine, le tissu social, attise les tentations protectionnistes, épuise les ressources rares tout en réchauffant la planète, fabrique du risque financier, et menace de faire exploser l'Europe. Faut-il revenir en arrière ? Ce n'est pas le propos des auteurs qui mettent notamment en exergue le milliard de personnes sorties de la pauvreté grâce à la mondialisation. En revanche, ils dénoncent l'absence dramatique d'action collective des gouvernements, centrés sur des préoccupations étroitement nationales, alors que les problèmes ne sont plus que mondiaux. »
CHALLENGE

« Globalisation, un scénario catastrophe. "La globalisation est une formidable machine inégalitaire." Tel est le constat sans appel du dernier ouvrage de l'économiste Patrick Artus et de la journaliste Marie-Paule Virard, qui fut longtemps rédactrice en chef d'Enjeux-Les Échos. Ici, pas de discours anti-capitaliste, mais un "cri d'alarme" contre une globalisation faite "d'instabilité, de désordres et de craintes de toutes sortes" parce que "livrée à elle-même". [...] Sans jamais tomber dans le jargon économique et avec pédagogie, les auteurs dressent un bilan en cinq points aussi lucide que sombre: "inégalités croissantes, gaspillage des ressources, spéculation financière, course absurde aux profits et implosion de l'Europe". L'angélisme n'est pas leur fort ! Patrick Artus et Marie-Paule Virard n'envisagent qu'une porte de sortie: la mise en place, d'urgence, d'une nouvelle coopération internationale. »
SYNDICALISME HEBDO

« Après Le capitalisme est en train de s'autodétruire (2005) et Comment nous avons ruiné nos enfants (2006), Patrick Artus (économiste) et Marie-Paule Virard (journaliste) tirent de nouveau la sonnette d'alarme. La mondialisation que d'aucuns qualifiaient d'"heureuse", vire au cauchemar. Chiffres et faits d'actualité à l'appui, ils montrent comment elle se transforme tout à la fois en "machine" à produire des inégalités entre pays et au sein des pays (du Sud comme du Nord), en "chaudron" qui consume les ressources rares, en "casino" où tous les risques sont permis, en "moteur à implosion" pour le système monétaire international, en "centrifugeuse" qui menace l'Union européenne d'éclatement... »
ALTERNATIVES INTERNATIONALES

« Il y eut une mondialisation heureuse. Devenue globalisation, elle nous promet une chaîne infinie de souffrances économiques et morales. C'est cette chaîne dont l'économiste Patrick Artus et la journaliste Marie-Paule Virard détaillent les maillons. D'où un livre-Cassandre déduisant de la situation actuelle une généralisation systématique des désastres. Terrible lucidité. »
LE QUOTIDIEN DU MEDECIN

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • BruC Posté le 21 Mars 2020
    Un livre déprimant à souhait comme on peut le deviner, mais aussi très instructif et à lire pour garder les yeux ouverts sur les dangers extrêmes du Libéralisme économique. Ce livre sorti durant le premier semestre 2008 fait le point sur la crise financière déclenchée par les "subprimes" américains, ces prêts immobiliers à risque. Contrairement aux affirmations rassurantes ici ou là dans la presse, les deux auteurs (pas des novices, ni non plus des communistes aguerris : P. Artus est expert pour Natixis et MP Virard a été rédactrice en chef de la revue économique Enjeux-Les Echos) mettent en garde le public : cette crise financière n'est pas un épiphénomène qui se résoudra de lui-même mais bien la preuve d'un emballement du libéralisme. On apprend ainsi qu'après la bulle de l'Internet (1995-2000), a suivi celle de l'immobilier (2000-2007) puis la bulle sur les matières premières et le pétrole, bien plus dangereuse. Pire, d'autres bulles financières, toujours plus importantes et dangereruses risquent d'advenir si des freins ne sont pas mis en place. Le libéralisme est une machine folle qui demande toujours plus, au risque de mettre en danger la terre elle-même (un ex président de Citigroup déclarait durant l'été 2007, dans... Un livre déprimant à souhait comme on peut le deviner, mais aussi très instructif et à lire pour garder les yeux ouverts sur les dangers extrêmes du Libéralisme économique. Ce livre sorti durant le premier semestre 2008 fait le point sur la crise financière déclenchée par les "subprimes" américains, ces prêts immobiliers à risque. Contrairement aux affirmations rassurantes ici ou là dans la presse, les deux auteurs (pas des novices, ni non plus des communistes aguerris : P. Artus est expert pour Natixis et MP Virard a été rédactrice en chef de la revue économique Enjeux-Les Echos) mettent en garde le public : cette crise financière n'est pas un épiphénomène qui se résoudra de lui-même mais bien la preuve d'un emballement du libéralisme. On apprend ainsi qu'après la bulle de l'Internet (1995-2000), a suivi celle de l'immobilier (2000-2007) puis la bulle sur les matières premières et le pétrole, bien plus dangereuse. Pire, d'autres bulles financières, toujours plus importantes et dangereruses risquent d'advenir si des freins ne sont pas mis en place. Le libéralisme est une machine folle qui demande toujours plus, au risque de mettre en danger la terre elle-même (un ex président de Citigroup déclarait durant l'été 2007, dans une boutade amère : "Tant que la musique joue, vous devez vous lever et danser..."). La qualité de cet essai est qu'en plus d'être concis et (relativement) simple, les auteurs expliquent pédagogiquement les principales notions de la finance et de son fonctionnement : que sont les subprimes, qu'ont apporté les accords de Bâle II, qu'entend-on par "fonds souverains", que recouvre la liquidité mondiale. C'est si intéressant que l'on regrette presque de ne pas en savoir plus. Bref, un parfait livre de vulgarisation que je vous conseille.
    Lire la suite
    En lire moins
ABONNEZ-VOUS À LA LETTRE D'INFORMATION DE LA DÉCOUVERTE
Nouveautés, extraits, agenda des auteurs et toutes les semaines les sorties en librairie !