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            Homo Domesticus

            La Découverte
            EAN : 9782348042379
            Façonnage normé : EPUB3
            DRM : Watermark (Tatouage numérique)
            Homo Domesticus
            Une histoire profonde des premiers États

            Jean-Paul DEMOULE (Préface), Marc SAINT-UPÉRY (Traducteur)
            Date de parution : 10/01/2019
            Servi par une érudition étourdissante, une plume agile et un sens aigu de la formule, Homo domesticus nous offre une synthèse brillante et sans équivalent de l’histoire des premiers États, de la naissance de l’agriculture aux premiers centres urbains, démontant implacablement le grand récit de la naissance de l’État antique comme étape cruciale de la civilisation humaine.
            Aucun ouvrage n’avait jusqu’à présent réussi à restituer toute la profondeur et l’extension universelle des dynamiques indissociablement écologiques et anthropologiques qui se sont déployées au cours des dix millénaires ayant précédé notre ère, de l’émergence de l’agriculture à la formation des premiers centres urbains, puis des premiers États.
            C’est ce tour...
            Aucun ouvrage n’avait jusqu’à présent réussi à restituer toute la profondeur et l’extension universelle des dynamiques indissociablement écologiques et anthropologiques qui se sont déployées au cours des dix millénaires ayant précédé notre ère, de l’émergence de l’agriculture à la formation des premiers centres urbains, puis des premiers États.
            C’est ce tour de force que réalise avec un brio extraordinaire Homo domesticus. Servi par une érudition étourdissante, une plume agile et un sens aigu de la formule, ce livre démonte implacablement le grand récit de la naissance de l’État antique comme étape cruciale de la « civilisation » humaine.
            Ce faisant, il nous offre une véritable écologie politique des formes primitives d’aménagement du territoire, de l’« autodomestication » paradoxale de l’animal humain, des dynamiques démographiques et épidémiologiques de la sédentarisation et des logiques de la servitude et de la guerre dans le monde antique.
            Cette fresque omnivore et iconoclaste révolutionne nos connaissances sur l’évolution de l’humanité et sur ce que Rousseau appelait « l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes ».

            La préface de cet ouvrage est rédigée par Jean-Paul Demoule, spécialiste du Néolithique et de l’âge du Fer, professeur émérite de protohistoire européenne à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, parmi lesquels Mais où sont passés les Indo-Européens ? Aux origines du mythe de l’Occident et, avec Dominique Garcia et Alain Schnapp (dir.), Une histoire des civilisations. Comment l’archéologie bouleverse nos connaissances.
             
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            EAN : 9782348042379
            Façonnage normé : EPUB3
            DRM : Watermark (Tatouage numérique)

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • ATOS Posté le 22 Juillet 2019
              Ce que nous apprenons et ce qui nous a été enseigné….Ce que nous prenons pour acquis et ce que nous ignorons...Ainsi avons nous des idées toutes faites sur le monde. Nous associons État et civilisation, État et modernité, État et progrès, État et évolution. Mais si nous connaissons bien les grandes civilisations, les premiers états, nous ignorons presque tout de l'histoire de la plus grande majorité de l'humanité. Et sans « ce presque tout » force est de se dire que nous ne savons rien. Les sciences humaines lorsqu'elles sont intelligemment étudiées, mènent à des recherches qui sont des outils nécessaires à l'émancipation de la pensée. De là découle très certainement l'aversion de toutes dictature pour ces sciences…Tant il est vrai qu'il ne peut y avoir de bonnes sciences sans liberté de pensée, … La représentation du monde fait toujours surgir une réalité. Est elle pour autant juste ? Est elle toujours vraie ? Ceux qui ont laissé des vestiges, faits de temples, de murs, de murailles, de tablettes, de têtes rois, de palais, ceux qui ont laissé traces de leurs comptes, de leurs inventaires semblent avoir régner, tels des phares éclairant l'obscurité dans laquelle les hommes étaient nés. Non, l'émergence d'un État n'est... Ce que nous apprenons et ce qui nous a été enseigné….Ce que nous prenons pour acquis et ce que nous ignorons...Ainsi avons nous des idées toutes faites sur le monde. Nous associons État et civilisation, État et modernité, État et progrès, État et évolution. Mais si nous connaissons bien les grandes civilisations, les premiers états, nous ignorons presque tout de l'histoire de la plus grande majorité de l'humanité. Et sans « ce presque tout » force est de se dire que nous ne savons rien. Les sciences humaines lorsqu'elles sont intelligemment étudiées, mènent à des recherches qui sont des outils nécessaires à l'émancipation de la pensée. De là découle très certainement l'aversion de toutes dictature pour ces sciences…Tant il est vrai qu'il ne peut y avoir de bonnes sciences sans liberté de pensée, … La représentation du monde fait toujours surgir une réalité. Est elle pour autant juste ? Est elle toujours vraie ? Ceux qui ont laissé des vestiges, faits de temples, de murs, de murailles, de tablettes, de têtes rois, de palais, ceux qui ont laissé traces de leurs comptes, de leurs inventaires semblent avoir régner, tels des phares éclairant l'obscurité dans laquelle les hommes étaient nés. Non, l'émergence d'un État n'est pas forcément un bienfait. Oui, l‘agriculture a précédé la naissance de l'État, oui l'écriture fut inventée pour compter, oui l'État est un système « opportuniste », Non l'humain n'est pas de nature sédentaire, oui la céréale fut la base de l'économie étatique et sa monoculture la cause de notre dénutrition, non les « barbares » ne le furent pas de naissance mais également d'adoption, oui il y a une quantité de peuples qui ont refusé volontairement l'hégémonie de l'État nation. Il fallait une agriculture, il fallait des régions fertiles, des voies navigables, il fallait compter, taxer, prélever, forcer, négocier, échanger, calibrer, peser, s'approprier, posséder pour que puissent s'établir des états nations et qu'ils puissent progresser, pour qu'une élite prenne le pouvoir. Dans cette ouvrage il s'agit de l'histoire d'une prise de pouvoir mais également de l'opposition au pouvoir. Anarchie = an -arché. ( arché signifiant pouvoir). C'est le domaine d'études de James C. Scott. Oui, tous les états se sont construits grâce à un système esclavagistes. Céréale et esclavagisme furent les deux mamelles de l'État et cela depuis toujours. « Les premiers états n'ont certainement pas inventé l'institution de l'esclavage, mais ils l'ont codifiée et organisée en tant que projet étatique. » Oui, la sédentarisation des hommes et des animaux, pour faire simple disons leur domestication, a eu des conséquences écologiques, sanitaires, biologiques, sociologiques qui ont bouleversé l'ordre naturel du monde, qui ont modifié la nature de l'homme et des animaux et des plantes qu'il a domestiqué. Oui depuis des millénaires l'homme en se sédentarisant fut responsable de catastrophes écologiques, fut responsable de désertification, d'inondations, de ravinement, de déforestation, de colmatage des cours d'eau. « L'Anthropocène « faible » remonte aux premiers usages du feu par Homo erectus »...Oui, cela ne date pas d'hier...( et ce n'est pas une raison pour continuer!) Oui, le sort des chasseurs cueilleurs pêcheurs n'était pas ,pour bien des peuples vivant à l'intérieur des états, à envier. Non, la sédentarisation ne s'est pas faite sans mal. Oui, la taux de natalité a explosé lorsque l'homme s'est sédentarisé. Oui les « barbares » furent les jumeaux des états nations... Sans états, point de « barbares »…. Oui les « barbares » au contact des états nations en se transformant en mercenaires, garantissant une paix aux frontières, et en participant au système esclavagiste ont creusé leur propres tombes. Oui, famine, épidémie sont le résultat de la sédentarisation. Oui, l'histoire de l'humanité est constellée d'apparitions et de disparitions d'états, petits ou grands. Les humains ont migré, de force ou de gré, ayant ainsi ensemencé plus loin l'émergence d'autres états ou donnèrent naissance à des zones refuges ( montagnes, forêts, mers…) Oui la majorité de cette histoire nous est encore inconnue. Du néolithique jusqu'au 17e siècle de notre ère, il fut un un monde où peuples «  civilisés » et « barbares » co-existés. Aujourd'hui force est de constater que nous n'imaginons pas un planisphère sans frontières sans états. Chaque morceau, chaque parcelle de terre se rattache à un état. Reste peut être encore les océans,...qui eux restent sans drapeaux, sans hymne, sans armée… Oui aucun État ne peut s'établir, prospérer, sans impôts….et cela, depuis des millénaires. Et quelque fut sa nature : monarchie, république, empire... Oui après chaque disparition de grands états, de grandes cités, comme Athènes par exemple, s'en sont suivies des périodes que nous nommons temps obscurs, non pas en raison d'une nuit qui se serait soudainement abattue sur les hommes, consécutivement à la disparition de la souveraineté d'un état, mais parce que nous ne savons rien de ce qui vint après. C'est notre vision et non le temps qui est obscure. Seul l'Odyssée, justement rédigée en ces « temps obscurs » nous permet de penser qu'un monde a perduré ; a évolué, ne s'est pas effondré. Donc rien ne doit être tenu pour acquis. Il faut toujours s'intéresser à la lacunarité de faits, et à l'incohérence de certains, qu'occultent trop pompeusement certains récits dictés par ceux qui ont, ou eurent, un jour le pouvoir sur un territoire et sur un groupe d'humains. Tout est mouvant, imbriqué, consécutif, tout est affaire d'opportunité chez le vivant, le bien aussi bien que le mal. Homo domesticus, c'est une partie de notre Histoire là où un ordre économique et politique du monde a émergé, a pris place. Un monde où la notion de civilisation a donné naissance à « un autre » : le barbare , le sauvage. L'auteur n'a pas la prétention de tout savoir, de tout connaître, mais à partir de ce qui est connu, et avec érudition, il nous interroge. Une autre dimension apparaît, un autre regard, qui nous permet aujourd'hui de réfléchir avec plus de sagesse, plus de calme au devenir de notre humanité. L'ordre du monde que nous connaissons n'a pas toujours existé. Il évoluera. Comment ? Vers quoi ? Nous n'en savons rien. Quelles opportunités s'offriront demain ? Un vrai régal de lecture, une immersion dans l'état antique, là où l'épopée civilisationnelle a pris naissance. James C. Scott, anthropologue anarchiste, est un auteur, un chercheur, un politiste dont les écrits bousculent l'idée d'un ordre que l'on a cru trop longtemps aller de soi. Astrid Shriqui Garain
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            • ATOS Posté le 22 Juillet 2019
              Ce que nous apprenons et ce qui nous a été enseigné….Ce que nous prenons pour acquis et ce que nous ignorons...Ainsi avons nous des idées toutes faites sur le monde. Nous associons État et civilisation, État et modernité, État et progrès, État et évolution. Mais si nous connaissons bien les grandes civilisations, les premiers états, nous ignorons presque tout de l'histoire de la plus grande majorité de l'humanité. Et sans « ce presque tout » force est de se dire que nous ne savons rien. Les sciences humaines lorsqu'elles sont intelligemment étudiées, mènent à des recherches qui sont des outils nécessaires à l'émancipation de la pensée. De là découle très certainement l'aversion de toutes dictature pour ces sciences…Tant il est vrai qu'il ne peut y avoir de bonnes sciences sans liberté de pensée, … La représentation du monde fait toujours surgir une réalité. Est elle pour autant juste ? Est elle toujours vraie ? Ceux qui ont laissé des vestiges, faits de temples, de murs, de murailles, de tablettes, de têtes rois, de palais, ceux qui ont laissé traces de leurs comptes, de leurs inventaires semblent avoir régner, tels des phares éclairant l'obscurité dans laquelle les hommes étaient nés. Non, l'émergence d'un État n'est... Ce que nous apprenons et ce qui nous a été enseigné….Ce que nous prenons pour acquis et ce que nous ignorons...Ainsi avons nous des idées toutes faites sur le monde. Nous associons État et civilisation, État et modernité, État et progrès, État et évolution. Mais si nous connaissons bien les grandes civilisations, les premiers états, nous ignorons presque tout de l'histoire de la plus grande majorité de l'humanité. Et sans « ce presque tout » force est de se dire que nous ne savons rien. Les sciences humaines lorsqu'elles sont intelligemment étudiées, mènent à des recherches qui sont des outils nécessaires à l'émancipation de la pensée. De là découle très certainement l'aversion de toutes dictature pour ces sciences…Tant il est vrai qu'il ne peut y avoir de bonnes sciences sans liberté de pensée, … La représentation du monde fait toujours surgir une réalité. Est elle pour autant juste ? Est elle toujours vraie ? Ceux qui ont laissé des vestiges, faits de temples, de murs, de murailles, de tablettes, de têtes rois, de palais, ceux qui ont laissé traces de leurs comptes, de leurs inventaires semblent avoir régner, tels des phares éclairant l'obscurité dans laquelle les hommes étaient nés. Non, l'émergence d'un État n'est pas forcément un bienfait. Oui, l‘agriculture a précédé la naissance de l'État, oui l'écriture fut inventée pour compter, oui l'État est un système « opportuniste », Non l'humain n'est pas de nature sédentaire, oui la céréale fut la base de l'économie étatique et sa monoculture la cause de notre dénutrition, non les « barbares » ne le furent pas de naissance mais également d'adoption, oui il y a une quantité de peuples qui ont refusé volontairement l'hégémonie de l'État nation. Il fallait une agriculture, il fallait des régions fertiles, des voies navigables, il fallait compter, taxer, prélever, forcer, négocier, échanger, calibrer, peser, s'approprier, posséder pour que puissent s'établir des états nations et qu'ils puissent progresser, pour qu'une élite prenne le pouvoir. Dans cette ouvrage il s'agit de l'histoire d'une prise de pouvoir mais également de l'opposition au pouvoir. Anarchie = an -arché. ( arché signifiant pouvoir). C'est le domaine d'études de James C. Scott. Oui, tous les états se sont construits grâce à un système esclavagistes. Céréale et esclavagisme furent les deux mamelles de l'État et cela depuis toujours. « Les premiers états n'ont certainement pas inventé l'institution de l'esclavage, mais ils l'ont codifiée et organisée en tant que projet étatique. » Oui, la sédentarisation des hommes et des animaux, pour faire simple disons leur domestication, a eu des conséquences écologiques, sanitaires, biologiques, sociologiques qui ont bouleversé l'ordre naturel du monde, qui ont modifié la nature de l'homme et des animaux et des plantes qu'il a domestiqué. Oui depuis des millénaires l'homme en se sédentarisant fut responsable de catastrophes écologiques, fut responsable de désertification, d'inondations, de ravinement, de déforestation, de colmatage des cours d'eau. « L'Anthropocène « faible » remonte aux premiers usages du feu par Homo erectus »...Oui, cela ne date pas d'hier...( et ce n'est pas une raison pour continuer!) Oui, le sort des chasseurs cueilleurs pêcheurs n'était pas ,pour bien des peuples vivant à l'intérieur des états, à envier. Non, la sédentarisation ne s'est pas faite sans mal. Oui, la taux de natalité a explosé lorsque l'homme s'est sédentarisé. Oui les « barbares » furent les jumeaux des états nations... Sans états, point de « barbares »…. Oui les « barbares » au contact des états nations en se transformant en mercenaires, garantissant une paix aux frontières, et en participant au système esclavagiste ont creusé leur propres tombes. Oui, famine, épidémie sont le résultat de la sédentarisation. Oui, l'histoire de l'humanité est constellée d'apparitions et de disparitions d'états, petits ou grands. Les humains ont migré, de force ou de gré, ayant ainsi ensemencé plus loin l'émergence d'autres états ou donnèrent naissance à des zones refuges ( montagnes, forêts, mers…) Oui la majorité de cette histoire nous est encore inconnue. Du néolithique jusqu'au 17e siècle de notre ère, il fut un un monde où peuples «  civilisés » et « barbares » co-existés. Aujourd'hui force est de constater que nous n'imaginons pas un planisphère sans frontières sans états. Chaque morceau, chaque parcelle de terre se rattache à un état. Reste peut être encore les océans,...qui eux restent sans drapeaux, sans hymne, sans armée… Oui aucun État ne peut s'établir, prospérer, sans impôts….et cela, depuis des millénaires. Et quelque fut sa nature : monarchie, république, empire... Oui après chaque disparition de grands états, de grandes cités, comme Athènes par exemple, s'en sont suivies des périodes que nous nommons temps obscurs, non pas en raison d'une nuit qui se serait soudainement abattue sur les hommes, consécutivement à la disparition de la souveraineté d'un état, mais parce que nous ne savons rien de ce qui vint après. C'est notre vision et non le temps qui est obscure. Seul l'Odyssée, justement rédigée en ces « temps obscurs » nous permet de penser qu'un monde a perduré ; a évolué, ne s'est pas effondré. Donc rien ne doit être tenu pour acquis. Il faut toujours s'intéresser à la lacunarité de faits, et à l'incohérence de certains, qu'occultent trop pompeusement certains récits dictés par ceux qui ont, ou eurent, un jour le pouvoir sur un territoire et sur un groupe d'humains. Tout est mouvant, imbriqué, consécutif, tout est affaire d'opportunité chez le vivant, le bien aussi bien que le mal. Homo domesticus, c'est une partie de notre Histoire là où un ordre économique et politique du monde a émergé, a pris place. Un monde où la notion de civilisation a donné naissance à « un autre » : le barbare , le sauvage. L'auteur n'a pas la prétention de tout savoir, de tout connaître, mais à partir de ce qui est connu, et avec érudition, il nous interroge. Une autre dimension apparaît, un autre regard, qui nous permet aujourd'hui de réfléchir avec plus de sagesse, plus de calme au devenir de notre humanité. L'ordre du monde que nous connaissons n'a pas toujours existé. Il évoluera. Comment ? Vers quoi ? Nous n'en savons rien. Quelles opportunités s'offriront demain ? Un vrai régal de lecture, une immersion dans l'état antique, là où l'épopée civilisationnelle a pris naissance. James C. Scott, anthropologue anarchiste, est un auteur, un chercheur, un politiste dont les écrits bousculent l'idée d'un ordre que l'on a cru trop longtemps aller de soi. Astrid Shriqui Garain
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            • lehibook Posté le 20 Mai 2019
              « Homo Domesticus » de James C.Scott . Un livre sur « L’histoire profonde des premiers Etats » (c’est le sous-titre) et qui parle de notre temps ! Non , ce n’est pas un paradoxe car l’auteur appartient à la catégorie de ceux qui pensent en dehors du troupeau, ces anarchistes de la connaissance qui remettent en cause dogmes et certitudes. Ainsi la belle histoire de l’ascension de l’homme hors de la barbarie vers les délices de l’Etat serait une « fake-new » ! On ne pourrait y voir que la progressive domestication de l’homme par l’homme … Savez-vous que ce processus a entraîné chez les animaux une baisse drastique de l’intelligence et une réduction du potentiel d’adaptation…Comment ne pas penser aux constatations actuelles sur la baisse du QI des humains ( processus d’Hanounisation) …. Un essai stimulant .
            • lehibook Posté le 20 Mai 2019
              « Homo Domesticus » de James C.Scott . Un livre sur « L’histoire profonde des premiers Etats » (c’est le sous-titre) et qui parle de notre temps ! Non , ce n’est pas un paradoxe car l’auteur appartient à la catégorie de ceux qui pensent en dehors du troupeau, ces anarchistes de la connaissance qui remettent en cause dogmes et certitudes. Ainsi la belle histoire de l’ascension de l’homme hors de la barbarie vers les délices de l’Etat serait une « fake-new » ! On ne pourrait y voir que la progressive domestication de l’homme par l’homme … Savez-vous que ce processus a entraîné chez les animaux une baisse drastique de l’intelligence et une réduction du potentiel d’adaptation…Comment ne pas penser aux constatations actuelles sur la baisse du QI des humains ( processus d’Hanounisation) …. Un essai stimulant .
            • Achillevi Posté le 4 Avril 2019
              Il y quatre siècles à peine, un tiers seulement de la population mondiale vivait dans des Etats. Homo Domesticus est un essai très intéressant qui s'intéresse à deux énigmes de l'histoire de l'humanité. La première, la révolution "néolithique", est celle de l'origine de l'agriculture qui a transformé de petits groupes de chasseurs-cueilleurs nomades en villageois sédentaires à la démographie galopante. La seconde, succédant à la première plusieurs millénaires après, est la révolution urbaine qui a permis l'apparition des premiers Etats centralisés. L'émergence de l'agriculture s'est étalée sur des siècles, voire des millénaires. Elle a connu des retours en arrière et l'on peut s'interroger sur les raisons qui ont vu des groupes de chasseurs-cueilleurs s'asservir au travail lent et pénible de la terre, gourmand en main d'oeuvre, exigeant des soins quotidiens, quand, au préalable, la recherche de leur pitance ne les occupait que quelques heures par jour . L'Etat s'est quant à lui développé à partir des foyers de monoculture céréalières dont la concentration de la production les rendait propices au prélèvement fiscal, à l'appropriation, au stockage, au rationnement et aux registres cadastraux raison première de l'invention de l'écriture. L'Etat, c'est le contrôle des populations que la culture céréalière permet.... Il y quatre siècles à peine, un tiers seulement de la population mondiale vivait dans des Etats. Homo Domesticus est un essai très intéressant qui s'intéresse à deux énigmes de l'histoire de l'humanité. La première, la révolution "néolithique", est celle de l'origine de l'agriculture qui a transformé de petits groupes de chasseurs-cueilleurs nomades en villageois sédentaires à la démographie galopante. La seconde, succédant à la première plusieurs millénaires après, est la révolution urbaine qui a permis l'apparition des premiers Etats centralisés. L'émergence de l'agriculture s'est étalée sur des siècles, voire des millénaires. Elle a connu des retours en arrière et l'on peut s'interroger sur les raisons qui ont vu des groupes de chasseurs-cueilleurs s'asservir au travail lent et pénible de la terre, gourmand en main d'oeuvre, exigeant des soins quotidiens, quand, au préalable, la recherche de leur pitance ne les occupait que quelques heures par jour . L'Etat s'est quant à lui développé à partir des foyers de monoculture céréalières dont la concentration de la production les rendait propices au prélèvement fiscal, à l'appropriation, au stockage, au rationnement et aux registres cadastraux raison première de l'invention de l'écriture. L'Etat, c'est le contrôle des populations que la culture céréalière permet. Avec son émergence, vient également l'esclavage. Et les premières guerres, sont moins motivées par des désirs de conquête territoriale que par le besoin de main d'oeuvre essentielle à la survie des premiers Etats. Rien ne pouvait cependant laisser supposer que l'Etat allait finir par dominer le mode d'organisation social et politique que l'humanité connait aujourd'hui. Et de fait, jusqu'au début du XVIIième siècle, ce n'est qu'une fraction minoritaire de l'humanité qui vit sous sa férule. L'Etat, à sa naissance est fragile, sujet à bien des péripéties : prédation des tribus pastorale nomades alentour, épidémies, catastrophes écologique. Là également, son émergence s'est étalée sur plusieurs millénaires et a connu bien des expérimentations malheureuses. Il semble toutefois que les périodes d'effondrement des premiers Etats, n'étaient finalement pas pour les hommes, un retour aux âges sombres de l'humanité, tel qu'on peut le percevoir au prisme de notre fascination pour les grandes réalisations architecturales qui ont contribué à glorifier leur grandeur, mais plutôt une libération. Et c'est enfin une réflexion plus profonde sur les relations entre périphérie nomade, les barbares, et centres étatiques, les deux étant finalement en compétition pour conserver leur capacité de prédation des économies villageoises à même de composer au mieux avec l'environnement. C'est de la nature même de ces relations interdépendantes que les barbares ont fini par creuser leur propre tombe en reconstituant pour les Etats les reserves de main d'oeuvre qu'ils leurs livraient ou en leur fournissant les mercenaires dont il avait besoin pour garantir sa survie. James C.Scott s'intéresse essentiellement au Croissant Fertile qui a vu émerger les premieres villes du monde, puis les cités-Etats, d'abord indépendantes et par la suite regroupées en royaumes et en empires. Mais il note des parallèles intéressants en Chine, en Inde, en Europe et sur le continent américain. Parfois répétitif, par moment très érudit, ce livre se lit néanmoins facilement et offre finalement quelques clés de lectures intéressantes pour comprendre les logiques géopolitiques qui traversent notre monde actuel.
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