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            J'ai longtemps eu peur de la nuit

            Robert Laffont
            EAN : 9782221196113
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : Watermark (Tatouage numérique)
            J'ai longtemps eu peur de la nuit

            Date de parution : 18/08/2016

            Tout commence lorsque Suzanne, qui anime des ateliers d’écriture, demande à chacun de ses élèves d’apporter un objet de famille susceptible d’illustrer sa vie personnelle. L’un d’entre eux, Arsène, un orphelin rwandais réfugié en France après avoir réussi à échapper aux massacres qui ont ensanglanté son pays, doit avouer qu’il...

            Tout commence lorsque Suzanne, qui anime des ateliers d’écriture, demande à chacun de ses élèves d’apporter un objet de famille susceptible d’illustrer sa vie personnelle. L’un d’entre eux, Arsène, un orphelin rwandais réfugié en France après avoir réussi à échapper aux massacres qui ont ensanglanté son pays, doit avouer qu’il ne possède rien d’autre qu’une valise qui lui a servi d’abri durant sa fuite. C’est à partir de cet objet singulier que Suzanne va le convaincre de lui raconter son itinéraire et de lui livrer le secret de sa jeune existence. L’exercice devient pour Arsène le moyen d’exorciser sa « peur de la nuit » et de renouer les fils d’une identité dévastée, tandis que Suzanne accomplit son propre rituel du souvenir en revenant, pour un ultime adieu, sur les traces d’un père prématurément disparu. Par la grâce de l’écriture et de l’imaginaire.

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            EAN : 9782221196113
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : Watermark (Tatouage numérique)
            Robert Laffont
            9.99 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Ladybirdy Posté le 15 Août 2019
              Suzanne, professeur de français, demande à ses élèves de choisir un objet fétiche, ancien, un objet qui aurait quelque chose à raconter, une histoire, un lien, un vécu. Pour Arsène, l'objet choisi sera une valise, celle qui lui sauvera sa vie lors de son périple pour fuir le génocide rwandais. On suit dans ce roman le passé de cet adolescent en proie à la peur, caché en foetus dans sa valise et en parallèle le deuil de Suzanne pour son père décédé lorsqu'elle était petite. On peut reconnaître un parallélisme entre les deux personnages dans leur deuil respectif, l'un pour son pays natal, l'autre pour son père. Avec son lot de souffrances à traîner pour l'un et l'autre. Je n'ai pas été embarquée davantage par ces deux histoires dont le procédé narratif ne m'a pas entièrement convaincue. J'ai perçu comme un kaléidoscope reflétant une suite d'images sans fin, sans réel cadre spatio-temporel ni cette émotion qui m'aurait permis de faire un arrêt sur l'image. Narration à la deuxième personne de l'indicatif, en italique, entrecoupée sur un présent à l'école sans lien évident ni émotion palpable. Cela reste néanmoins un roman agréable et certainement davantage pour peu qu'on s'immerge dans cette... Suzanne, professeur de français, demande à ses élèves de choisir un objet fétiche, ancien, un objet qui aurait quelque chose à raconter, une histoire, un lien, un vécu. Pour Arsène, l'objet choisi sera une valise, celle qui lui sauvera sa vie lors de son périple pour fuir le génocide rwandais. On suit dans ce roman le passé de cet adolescent en proie à la peur, caché en foetus dans sa valise et en parallèle le deuil de Suzanne pour son père décédé lorsqu'elle était petite. On peut reconnaître un parallélisme entre les deux personnages dans leur deuil respectif, l'un pour son pays natal, l'autre pour son père. Avec son lot de souffrances à traîner pour l'un et l'autre. Je n'ai pas été embarquée davantage par ces deux histoires dont le procédé narratif ne m'a pas entièrement convaincue. J'ai perçu comme un kaléidoscope reflétant une suite d'images sans fin, sans réel cadre spatio-temporel ni cette émotion qui m'aurait permis de faire un arrêt sur l'image. Narration à la deuxième personne de l'indicatif, en italique, entrecoupée sur un présent à l'école sans lien évident ni émotion palpable. Cela reste néanmoins un roman agréable et certainement davantage pour peu qu'on s'immerge dans cette histoire plutôt que de se sentir spectateur étranger comme je l'ai ressenti de mon côté.
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            • Biblioroz Posté le 8 Juillet 2019
              Je suis un petit roman. Une poignée d'heures est suffisante pour me découvrir mais je reste de nombreux jours à vous occuper l'esprit. Je raconte Arsène alors qu'il termine sa scolarité de collégien. Pour qu'il expulse son passé de Rwandais, bien enfoui depuis huit ans, il a suffi d'une intervenante, Suzanne, qui est venue proposer un atelier d'écriture. Suzanne aime faire parler les objets anciens, ces objets témoins de vies de familles et qui traversent parfois plusieurs générations. Arsène ne possède qu'un seul objet avec lequel il a fui sa famille condamnée, sa maison, son village, son pays. Il exhume la valise en cuir dissimulée derrière un drap blanc, remisée tout en haut d'un placard. Cette vieille valise, toute défraîchie, fut l'habitacle pour sa survie. Ses doigts crispés sur sa poignée, Arsène s'est cramponné à elle. En ouvrant la valise, c'est une parcelle du Rwanda et toute la douloureuse histoire d'Arsène qui s'en exhale. C'est la peur, la faim et la soif de ce petit bonhomme de huit ans, ce petit être tutsi qui, sur les recommandations de sa grand-mère, a dû fuir les abominables massacres de son peuple. Je raconte aussi les souvenirs de Suzanne liés à un appartement quitté depuis trente ans et... Je suis un petit roman. Une poignée d'heures est suffisante pour me découvrir mais je reste de nombreux jours à vous occuper l'esprit. Je raconte Arsène alors qu'il termine sa scolarité de collégien. Pour qu'il expulse son passé de Rwandais, bien enfoui depuis huit ans, il a suffi d'une intervenante, Suzanne, qui est venue proposer un atelier d'écriture. Suzanne aime faire parler les objets anciens, ces objets témoins de vies de familles et qui traversent parfois plusieurs générations. Arsène ne possède qu'un seul objet avec lequel il a fui sa famille condamnée, sa maison, son village, son pays. Il exhume la valise en cuir dissimulée derrière un drap blanc, remisée tout en haut d'un placard. Cette vieille valise, toute défraîchie, fut l'habitacle pour sa survie. Ses doigts crispés sur sa poignée, Arsène s'est cramponné à elle. En ouvrant la valise, c'est une parcelle du Rwanda et toute la douloureuse histoire d'Arsène qui s'en exhale. C'est la peur, la faim et la soif de ce petit bonhomme de huit ans, ce petit être tutsi qui, sur les recommandations de sa grand-mère, a dû fuir les abominables massacres de son peuple. Je raconte aussi les souvenirs de Suzanne liés à un appartement quitté depuis trente ans et qui abritait son enfance jusqu'au décès de son père. Mon écriture posée, délicate, donne, à travers les objets, toute leur lumière aux souvenirs douloureux. Ils sont là, parce qu'ils se sont déroulés, tels quels, suivant les événements qui jalonnent le temps et les pays. Par des passages sensibles, je restitue les habitations brûlées qui ne sont plus qu'habitées par des cadavres. Sur le chemin d'Arsène, seules les bêtes sauvages, les oiseaux et les insectes reflètent encore la vie. Je vous chuchote aussi toute la délicatesse et la patience des parents adoptifs qui ont recueilli Arsène et l'ont aidé à surmonter son traumatisme. Je suis ce petit roman, qui vous raconte la fuite vers la vie d'un tout jeune Rwandais, pour que vous sachiez que cet affreux génocide a existé, loin de chez vous, loin des siens et loin de chez lui désormais.
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            • Lucilou Posté le 5 Mai 2019
              Il y a des livres dont on attend rien ou pas grand chose parce qu'ils se retrouvent entre vos mains un peu par hasard et qui finissent par vous hanter. Qui vous font du mal, qui vous mettent un coup de poing dans le ventre. "J'ai longtemps eu peur de la nuit", c'est Suzanne, blessée par l'absence et le deuil qui anime des ateliers d'écriture avec des adolescents. Et c'est Arsène, un orphelin rwandais. Il est le seul de sa famille à avoir survécu aux massacres qui ont détruit son pays et son enfance. Réfugié en France, il est adopté par un couple de parents aimants. Il a amené avec lui une vieille valise, tout ce qui lui reste de sa vie d'avant. Souvent, la nuit, l'enfant se réfugie à l'intérieur pour dormir, attendre le jour surtout. C'est à partir de cette valise que Suzanne va pousser puis aider Arsène à raconter son histoire et à s'en guérir. Ce roman trop peu connu est une oeuvre bouleversante et d'une grande sensibilité sur l'exil, les racines, la résilience. L'amour aussi.
            • missparker18 Posté le 22 Avril 2019
              Un roman émouvant où on découvre l'histoire de ce petit garçon qui a échappé au massacre de son village et sa famille. C'est un livre qui permet de mettre des mots sur le génocide rwandais à travers le récit de ce garçon et notamment à travers sa valise.
            • prune42 Posté le 21 Février 2019
              Suzanne, une femme écrivain, anime un atelier d'écriture dans un collège pour des 3ème. Elle demande à chaque élève de lui apporter un objet symbolique de sa famille et de son passé. Arsène, originaire du Rwanda, va évoquer sa valise avec laquelle il a fui son pays après le massacre de sa famille d'où il est le seul survivant. L'adolescent va se confier à Suzanne pour écrire ses souvenirs tandis que Suzanne elle, va revoir l'appartement qu'elle a dû quitter enfant avec sa mère, après le décès de son père. J'ai emprunté ce court roman de 150 pages à la médiathèque de ma commune, attirée par son titre et sa 4ème de couverture. En effet, je trouvais cette histoire originale et cette idée d'atelier d'écriture m'avait séduite. J'ai tout de suite été surprise par le style de Yasmine Ghata avec la moitié des chapitres du livre écrits à la deuxième personne du singulier et en italique. Si l'idée de prêter la parole à Arsène pour qu'il raconte son histoire justement est bonne, pour ma part j'ai été un peu dérangée par ce procédé stylistique. J'aurais apprécié aussi que le roman s'attache plus au présent, à la rencontre et au travail entre Suzanne... Suzanne, une femme écrivain, anime un atelier d'écriture dans un collège pour des 3ème. Elle demande à chaque élève de lui apporter un objet symbolique de sa famille et de son passé. Arsène, originaire du Rwanda, va évoquer sa valise avec laquelle il a fui son pays après le massacre de sa famille d'où il est le seul survivant. L'adolescent va se confier à Suzanne pour écrire ses souvenirs tandis que Suzanne elle, va revoir l'appartement qu'elle a dû quitter enfant avec sa mère, après le décès de son père. J'ai emprunté ce court roman de 150 pages à la médiathèque de ma commune, attirée par son titre et sa 4ème de couverture. En effet, je trouvais cette histoire originale et cette idée d'atelier d'écriture m'avait séduite. J'ai tout de suite été surprise par le style de Yasmine Ghata avec la moitié des chapitres du livre écrits à la deuxième personne du singulier et en italique. Si l'idée de prêter la parole à Arsène pour qu'il raconte son histoire justement est bonne, pour ma part j'ai été un peu dérangée par ce procédé stylistique. J'aurais apprécié aussi que le roman s'attache plus au présent, à la rencontre et au travail entre Suzanne et Arsène plutôt que d'avoir tous ces chapitres sur le passé d'Arsène au Rwanda. Certes, cette partie est intéressante, touchante et bien écrite, avec beaucoup de pudeur, mais j'étais plus attirée par le côté atelier d'écriture que par le conflit meurtrier au Rwanda. De même, je trouve que la quête de Suzanne quant à ses souvenirs d'enfant dans son ancien appartement un peu en décalage par rapport au reste du roman, même s'il s'agit là aussi de souvenirs. Ce roman est malgré tout plaisant à lire, rapide et surtout original par le thème abordé.
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