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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350874241
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 253
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Je peux me passer de l'aube

Date de parution : 07/09/2017
On sourit souvent dans cette tragédie, parce qu’Angel ne perd jamais son humour, ni son sens de la répartie. On suit, porté par une écriture lumineuse, son histoire avec passion, comme si on n’en connaissait pas le dénouement dramatique.
 
Un perdant magnifique
 
Juillet 39. La guerre d'Espagne est officiellement finie. Angel Alcalà Llach, 16 ans, rentre chez lui. Après dix mois au front et quatre au camp de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales), il croit retrouver les siens. Mais rien ne se passe comme prévu. L’Espagne franquiste est une prison à ciel ouvert...
Un perdant magnifique
 
Juillet 39. La guerre d'Espagne est officiellement finie. Angel Alcalà Llach, 16 ans, rentre chez lui. Après dix mois au front et quatre au camp de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales), il croit retrouver les siens. Mais rien ne se passe comme prévu. L’Espagne franquiste est une prison à ciel ouvert et Angel ne sera finalement relâché qu’après un an de travaux forcés. Il rejoint enfin sa famille en juillet 1940 tandis que la répression fait rage. Il doit alors s’adapter à un monde inconcevable pour lui : sans droits, sans liberté, où tout devient risque, et où tout risque est mortel. Il choisit de continuer la lutte, et entre en résistance. Malgré la portée modeste de leurs actions, ses camarades vont colorer ces années de violence de toutes les teintes de l'espoir et de l'amitié.

En avril 44, son refus du service militaire le contraint à la clandestinité. Il rejoint Madrid. Les Alliés vont gagner la guerre, balayer Franco... Des temps nouveaux s'annoncent. La République va revenir, c'est sûr...
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EAN : 9782350874241
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 253
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Thierrydiegolea Posté le 15 Juin 2020
    Le communiqué signé par Franco, en avril 1939, stipule que la guerre est terminée, pourtant, elle continue, sans répit, sans trêve et sans pitié pendant plus de trente ans. la dernière exécution remonte au 2 avril 1974. Des drapeaux partout, mutilés, avec en moins la bande violette de la République, affublé d'un aigle noir en plein milieu. Des portraits de Franco se retrouvent dans les vitrines des magasins. en avril 1939, les vainqueurs ne se sont pas contentés uniquement de triompher, mais ils se sont acharnés à écraser les vaincus. Ce roman est passionnant, un plaisir de lecture. Une histoire toutefois difficile......... Après, "Je mourrai une autre fois", avec "je peux me passer de l'aube" Isabelle Alonso continue de rendre un hommage vibrant à son grand-père Gelin et toute sa famille espagnole républicaine, elle rend un hommage marquant à la fraternité d'un peuple et son courage, dans sa bataille pour la liberté.
  • ZeroJanvier79 Posté le 2 Septembre 2018
    La guerre civile d'Espagne est un sujet qui m'intéresse beaucoup, comme prélude de la Seconde Guerre Mondiale et illustration parfaite des lâchetés et compromissions des démocraties européennes face à un coup d'état militaire fasciste. Ce roman nous fait suivre un jeune espagnol qui a combattu pour la République et qui revient dans l'Espagne franquiste après un court exil. Tout n'est pas parfait dans ce roman, mais le cadre historique est suffisamment passionnant pour en faire un récit intéressant.
  • Zippo Posté le 28 Mai 2018
    Ce livre est une plongée dans l'Espagne franquiste après la défaite de la République : délation, répression, pauvreté, chômage, mensonge... Après la chute de la République espagnole, les vaincus sont parqués dans des camps en France. Angel décide, malgré le danger, de rentrer en Espagne. Après avoir été emprisonné et condamné à effectuer des travaux, il réussit après bien des péripéties à retrouver sa famille. Son père étant mort, il ne pourra donc pas s'expliquer avec lui sur son engagement dans l'armée républicaine auquel son père était opposé. Ce sera le regret éternel de notre héros. Il y a du souffle, de la bravoure, de l'espoir dans ce livre car Angel va s'engager dans un militantisme clandestin avec un groupe de jeunes communistes. Que de risques pour coller une affichette...mais cet engagement, ces dangers sont le prix à payer pour l'espoir. Emotion, courage et dignité. Merci Isabelle Alonso.
  • Dominique_Lin Posté le 3 Février 2018
    Ce roman est la suite de Je mourrai une autre fois. La guerre civile est finie, Franco est au pouvoir, a tous les pouvoirs. Nous retrouvons Gelìn, devenu Angel, au camp de Saint-Cyprien, en Catalogne. Tous ses rêves sont brisés, il n’aspire plus qu’à une chose : rentrer au pays, avec une promesse d’amnistie. Il retrouve « le soleil qui le chauffe de ses rayons ibériques ». L’air qu’il respire est enfin celui de son Espagne. Mais là s’arrête la poésie de l’instant, car tout est plus difficile que prévu. On ne relâche pas les Rojos comme ça dans la nature ! Il devient chair à travaux forcés, pour reconstruire ce que les Républicains avaient détruit. Malgré les brimades, la fatigue et l’enfermement, il aspire toujours à retrouver sa famille, expliquer son départ à la guerre à son père, tout recommencer, comme avant. Mais son père est mort, et il n’y aura pas de pardon. Enfin, il peut retrouver sa mère, sa sœur et tenter de recommencer une vie sous la dictature des fachas, avec la peur de la dénonciation, d’émettre la moindre idée, mais avec toujours l’envie de résister, de ne pas accepter que tout est terminé, car sinon, à... Ce roman est la suite de Je mourrai une autre fois. La guerre civile est finie, Franco est au pouvoir, a tous les pouvoirs. Nous retrouvons Gelìn, devenu Angel, au camp de Saint-Cyprien, en Catalogne. Tous ses rêves sont brisés, il n’aspire plus qu’à une chose : rentrer au pays, avec une promesse d’amnistie. Il retrouve « le soleil qui le chauffe de ses rayons ibériques ». L’air qu’il respire est enfin celui de son Espagne. Mais là s’arrête la poésie de l’instant, car tout est plus difficile que prévu. On ne relâche pas les Rojos comme ça dans la nature ! Il devient chair à travaux forcés, pour reconstruire ce que les Républicains avaient détruit. Malgré les brimades, la fatigue et l’enfermement, il aspire toujours à retrouver sa famille, expliquer son départ à la guerre à son père, tout recommencer, comme avant. Mais son père est mort, et il n’y aura pas de pardon. Enfin, il peut retrouver sa mère, sa sœur et tenter de recommencer une vie sous la dictature des fachas, avec la peur de la dénonciation, d’émettre la moindre idée, mais avec toujours l’envie de résister, de ne pas accepter que tout est terminé, car sinon, à quoi auraient servi ces années de lutte, tous ces morts, ces sacrifices ? Mais rejoindre la résistance n’est pas facile. Personne ne parle, personne n’ose. Il faut faire semblant, être invisible, tout en essayant de retisser les réseaux, dans la plus grande clandestinité, en courant le danger immédiat d’être abattu. C’est le retour dans les rues de son enfance, les repères, les odeurs, tout lui parle, mais c’est aussi les petits boulots, la misère, la faim, la débrouille. C'est aussi aussi l'amitié, la notion de compagnons, de camarades… Ce n’est pas un roman rose, encore une fois, mais c’est le sujet qui veut ça. Vivre en dictature n’est pas de tout repos quand on a une conscience. Heureusement, l’espoir est là, toujours présent qui lui permet de continuer d’avancer, de croire en un lendemain meilleur, même si l’Histoire nous dit que cela va durer très longtemps… On retrouve l’écriture d’Isabelle Alonso, poignante, forte. On sait que le sujet la taraude… peut-être un peu trop, car on sent parfois trop l’intention de dénoncer. Le lecteur peut se faire sa propre idée sans être guidé dans son jugement. Merci encore à l’auteur de nous rappeler de l’intérieur ce qu’était cette dictature si proche de nous, dans le temps et dans l’espace. 36 années de fascisme à notre porte, de l’autre côté des Pyrénées, ce n’est pas anodin. Et on peut se poser des questions quand on voit la montée de cette peste brune autant en Espagne que dans de nombreux pays d’Europe, malgré l’Histoire récente ! Après ces deux romans, j’espère qu’Isabelle nous offrira son écriture dans des sujets plus légers, plus heureux…
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  • DOMS Posté le 16 Novembre 2017
    Dans Je peux me passer de l’aube nous retrouvons Gélin, que nous avions découvert dans « Je mourrai une autre fois » à 16 ans. C’est la fin de la guerre civile espagnole et il est toujours interné au camp de Saint Cyprien, côté français. Dans les camps de ce côté des Pyrénées, les espagnols ont le choix entre rester ou repartir au pays. Angel choisi de revenir en Espagne, mais le voyage ne sera ni paisible, ni rapide. A son arrivée en Espagne, il est condamné à faire des travaux, reconstruire ces ponts qu’il avait aidé à détruire dans la résistance. Après plus d’une année, il va enfin rejoindre sa famille. Entre temps, son père est mort, il ne pourra s’expliquer avec lui. Il découvre le quotidien dans l’Espagne franquiste. La peur de la délation, la misère, le manque de travail, la crainte d’être pris pour ces « Rojos » qui ont tout à craindre du pouvoir en place. Malgré cette situation, Gélin espère des jours meilleurs, découvre la fraternité faite de petite résistance, pour se prouver qu’une démocratie reste un rêve accessible. Il va rejoindre un groupe de clandestins communistes, les seuls un... Dans Je peux me passer de l’aube nous retrouvons Gélin, que nous avions découvert dans « Je mourrai une autre fois » à 16 ans. C’est la fin de la guerre civile espagnole et il est toujours interné au camp de Saint Cyprien, côté français. Dans les camps de ce côté des Pyrénées, les espagnols ont le choix entre rester ou repartir au pays. Angel choisi de revenir en Espagne, mais le voyage ne sera ni paisible, ni rapide. A son arrivée en Espagne, il est condamné à faire des travaux, reconstruire ces ponts qu’il avait aidé à détruire dans la résistance. Après plus d’une année, il va enfin rejoindre sa famille. Entre temps, son père est mort, il ne pourra s’expliquer avec lui. Il découvre le quotidien dans l’Espagne franquiste. La peur de la délation, la misère, le manque de travail, la crainte d’être pris pour ces « Rojos » qui ont tout à craindre du pouvoir en place. Malgré cette situation, Gélin espère des jours meilleurs, découvre la fraternité faite de petite résistance, pour se prouver qu’une démocratie reste un rêve accessible. Il va rejoindre un groupe de clandestins communistes, les seuls un tant soit peu organisés, ces jeunes hommes qui par des actions souvent dérisoires prouvent que la guerre contre Franco n’est pas terminée. Bel espoir porté par ces jeunes hommes qui espèrent en la fin de la seconde guerre mondiale pour voir tomber tous les dictateurs, de Hitler à Mussolini, en passant par Franco. Le sentiment qui s’impose à la fin de la lecture est celui d’un immense espoir et d’une grande foi en l’homme, en une fraternité dans la lutte pour préparer un avenir meilleur. Si vous aimez l’histoire, l’Espagne et le contexte de la seconde guerre un roman ni trop dur ni trop noir, écrit avec humour et dérision, celui-ci est pour vous. Isabelle Alonso évoque le quotidien des espagnols, trouver à manger, s’habiller, travailler en échange d’un salaire, laissant de côté la partie la plus sombre, celle des arrestations, tortures, exécutions (même si ces thèmes sont également abordés).
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