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Belfond
EAN : 9782714493736
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Kodjo

Date de parution : 01/10/2020
Après Enfer blanc, Max Annas s’empare de sujets d’une brûlante actualité : l’injustice sociale, le racisme et, plus largement, le sort des migrants africains en Europe. Un roman noir incisif qui fait fi des considérations politiques et morales pour ébranler son lecteur.
Dans sa vie d’avant, au Ghana, Kodjo était un historien respecté. Puis vinrent la fuite, les routes de l’exil et ce point de chute : Berlin. Un quotidien de sans-papiers, d’invisible, à vivre de jobs infâmes, des faveurs de femmes riches, en attendant désespérément des jours meilleurs.

Mais le sort n’a...
Dans sa vie d’avant, au Ghana, Kodjo était un historien respecté. Puis vinrent la fuite, les routes de l’exil et ce point de chute : Berlin. Un quotidien de sans-papiers, d’invisible, à vivre de jobs infâmes, des faveurs de femmes riches, en attendant désespérément des jours meilleurs.

Mais le sort n’a pas fini de l’entraîner vers le fond.

Témoin du meurtre d’une prostituée blanche, Kodjo devient rapidement suspect numéro un. Qui d’autre qu’un migrant, qu’un Noir, pourrait commettre un crime aussi sordide ? Acculé, Kodjo n’est pourtant pas du genre à se laisser faire. Et c’est seul qu’il tente de remonter la piste de l’assassin.
Dans cette nuit infinie, une chasse à l’homme commence, implacable et tragique…
 
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EAN : 9782714493736
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Ils en parlent

« C’est très visuel, le récit est physique : il s’attache aux gestes, aux mouvements, aux déplacements des personnages. La tension dramatique monte peu à peu. Et tout se dérègle jusqu’au chaos final... Un chaos hallucinant. »
Michel Abescat / « Le polar sonne toujours deux fois » sur France Inter

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • frueka Posté le 8 Novembre 2020
    J’ai un faible pour le journalisme d’investigation et les romans publiés par des journalistes et je m’intéresse depuis très longtemps à la question migratoire. Alors quand l’ancien journaliste allemand Max Annas écrit un roman dans lequel il se penche sur l’immigration clandestine en Allemagne, je ne peux qu’être intriguée! (...) Kodjo raconte les déboires d’un jeune trentenaire ghanéen retombé dans la clandestinité après son licenciement et son divorce avec une jeune Allemande. Issu d’une famille aisée possédant plusieurs entreprises au Ghana, Kodjo Awusi a contre l’avis de son paternel entrepris des études d’histoire avant de prendre le chemin de l’Europe. C’est à Berlin qu’il vit, survit, depuis près de dix ans lorsque débute le roman. Depuis son divorce, Kodjo travaille au noir à « L’Hibiscus », un café-restaurant tenu par une propriétaire bienveillante, et vit seul dans un petit appartement loué à bas prix par Jeannette, une quinqua allemande avec laquelle il entretient une liaison. Lorsqu’il n’est pas au travail ou avec ses amis, Kodjo se rend à la salle de fitness où il s’épuise sur un tapis de course à défaut de courir à l’air libre car « pour la police un Noir qui court est toujours un Noir qui fuit ». Toujours... J’ai un faible pour le journalisme d’investigation et les romans publiés par des journalistes et je m’intéresse depuis très longtemps à la question migratoire. Alors quand l’ancien journaliste allemand Max Annas écrit un roman dans lequel il se penche sur l’immigration clandestine en Allemagne, je ne peux qu’être intriguée! (...) Kodjo raconte les déboires d’un jeune trentenaire ghanéen retombé dans la clandestinité après son licenciement et son divorce avec une jeune Allemande. Issu d’une famille aisée possédant plusieurs entreprises au Ghana, Kodjo Awusi a contre l’avis de son paternel entrepris des études d’histoire avant de prendre le chemin de l’Europe. C’est à Berlin qu’il vit, survit, depuis près de dix ans lorsque débute le roman. Depuis son divorce, Kodjo travaille au noir à « L’Hibiscus », un café-restaurant tenu par une propriétaire bienveillante, et vit seul dans un petit appartement loué à bas prix par Jeannette, une quinqua allemande avec laquelle il entretient une liaison. Lorsqu’il n’est pas au travail ou avec ses amis, Kodjo se rend à la salle de fitness où il s’épuise sur un tapis de course à défaut de courir à l’air libre car « pour la police un Noir qui court est toujours un Noir qui fuit ». Toujours à l’affût de l’inspection du travail ou de la police, il n’a d’autre choix que de se faire discret pour ne pas éveiller les soupçons. Un jour pourtant, sa vie prend une tournure très inattendue et fort dangereuse. Après que Jeannette lui a demandé une fois de plus de quitter pour quelques jours son appartement afin qu’elle puisse y loger des amis de passage, Kodjo se réfugie dans un immeuble à l’abandon où il devient malgré lui le témoin du meurtre d’une prostituée. Acculé depuis qu’il est devenu le principal suspect, il décide de se lancer sur les traces du meurtrier. Kodjo est à la fois un polar haletant et un roman noir engagé et poignant dans lequel Max Annas livre une analyse fine et terriblement réaliste de la vie d’un immigré africain à Berlin. Tour à tour portrait de l’injustice sociale et du racisme, roman policier atypique et chasse à l’homme effrénée, Kodjo se lit avec la boule au ventre et le souffle court. Les phrases et les chapitres courts, l’écriture factuelle et visuelle confèrent au roman un rythme très dynamique, presque cinématographique. A l’image de Kodjo qui court pour sa vie, j’ai fini ma lecture épuisée et le coeur en miettes. Un roman fort lu d’une traite.
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  • Pepparshoes Posté le 21 Octobre 2020
    Aussi dynamique et captivant que son prédécesseur Enfer blanc, j’ai trouvé la situation de base un brin moins logique mais le cadre est tout aussi glaçant. Un roman d’actualité a découvrir.
  • Lalitote Posté le 12 Octobre 2020
    Un roman coup de poing qui fait une analyse fine de ce que peut être la vie d’un « sans papiers » en Allemagne. On se doutait bien que la vie d’un immigrant ghanéen n’était facile mais jamais je n’aurais imaginé tout ce à quoi il doit échapper et on ne parle pas seulement à la police. Un roman noir avec un personnage central terriblement attachant. Kodjo vit illégalement à Berlin depuis déjà dix ans. Son quotidien malgré un travail reste incertain. Au moment où il est témoin du meurtre d’une prostituée dans l’immeuble d’en face, qui n’est pas sans rappeler « Fenêtre sur cour » tout va basculer pour lui. Un scénario sombre et hautement crédible, pour ne pas être inquiété, il se lance lui-même sur la piste du coupable. L’action se situe en Allemagne mais elle pourrait tout aussi bien se situer dans un autre pays européen. Les descriptions des fouilles de la police pour le trouver font inévitablement penser aux rafles d’un autre temps. Le racisme ambiant est effrayant, les moyens mis à la disposition des policiers sont importants et ils peuvent compter sur le soutien de la population. Bref il ne fait pas... Un roman coup de poing qui fait une analyse fine de ce que peut être la vie d’un « sans papiers » en Allemagne. On se doutait bien que la vie d’un immigrant ghanéen n’était facile mais jamais je n’aurais imaginé tout ce à quoi il doit échapper et on ne parle pas seulement à la police. Un roman noir avec un personnage central terriblement attachant. Kodjo vit illégalement à Berlin depuis déjà dix ans. Son quotidien malgré un travail reste incertain. Au moment où il est témoin du meurtre d’une prostituée dans l’immeuble d’en face, qui n’est pas sans rappeler « Fenêtre sur cour » tout va basculer pour lui. Un scénario sombre et hautement crédible, pour ne pas être inquiété, il se lance lui-même sur la piste du coupable. L’action se situe en Allemagne mais elle pourrait tout aussi bien se situer dans un autre pays européen. Les descriptions des fouilles de la police pour le trouver font inévitablement penser aux rafles d’un autre temps. Le racisme ambiant est effrayant, les moyens mis à la disposition des policiers sont importants et ils peuvent compter sur le soutien de la population. Bref il ne fait pas bon être noir sans papiers là-bas. Mais finalement n’est-ce-pas partout pareil ? Une véritable étude sociale qui fait le point sur le statut des « invisibles » aujourd’hui. La narration est souvent celle de Kodjo qui s’encourage intérieurement dans les moments de grande tension. On comprend petit à petit sa façon de percevoir sa réalité qui n’est forcément pas la notre, surtout si vous êtes blancs. Le délit de faciès, les arrestations arbitraires, la peur au ventre tout le temps, compter uniquement sur soi et sa capacité à courir vite. Les scènes de poursuites sont particulièrement bien écrite, il y a là un côté tragique et dramatique qui donnera aux lecteurs des palpitations. J’ai du poser mon livre et respirer plusieurs fois tant j’étais moi-même à bout de souffle. L’auteur à clairement quelque chose à dire à propos de cette situation sordide et inextricable. Qu’on la regarde du point de vue politique, social ou humain c’est juste terrible. Je ne vous parle pas du final qui m’a bouleversée, un roman noir édifiant qui met le doigt là où cela fait mal. Bonne lecture.
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