Lisez! icon: Search engine
Sonatine
EAN : 9782355842382
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La ballade du voleur au whisky

Clément BAUDE (Traducteur)
Date de parution : 13/02/2014

Quand la réalité dépasse toutes les fictions…

Attila Ambrus a toujours affiché un goût prononcé pour le Johnnie Walker, les voitures de luxe et les filles en pantalon léopard. Arrivant de Transylvanie, il s’est installé à Budapest en 1988 et a cumulé bon nombre de petits boulots : fossoyeur, contrebandier de peaux d’animaux, joueur de hockey professionnel,...

Attila Ambrus a toujours affiché un goût prononcé pour le Johnnie Walker, les voitures de luxe et les filles en pantalon léopard. Arrivant de Transylvanie, il s’est installé à Budapest en 1988 et a cumulé bon nombre de petits boulots : fossoyeur, contrebandier de peaux d’animaux, joueur de hockey professionnel, etc., avant de se dire que le meilleur moyen de joindre les deux bouts serait sans doute de braquer des banques. Attila est alors devenu un véritable gentleman cambrioleur, poli et plein de charme, ne versant jamais une goutte de sang, offrant des fleurs aux employées des banques qu’il dévalisait et laissant des bouteilles de champagne à l’attention de ses poursuivants. Dans un pays gangrené par la corruption la plus surréaliste, en pleine transition entre la fin du communisme et l’irruption d’un capitalisme sauvage, prétexte aux absurdités les plus délirantes, notre homme est vite devenu un héros national, surnommé « Le Robin des bois des pays de l’Est ». Évadé de prison en 1999, il est alors confronté à une véritable chasse à l’homme, largement médiatisée, menée par l’inspecteur Lajos Varju, un inconditionnel de la série Columbo, qui s’identifiait étrangement au célèbre policier à l’imperméable.

Avec cette aventure aussi irrésistible que palpitante, qui évoque autant Mesrine que La Panthère rose, Julian Rubinstein a mis la main sur une histoire en or qui ravira tous les amateurs de romans noirs bien frappés.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782355842382
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Benco67 Posté le 30 Août 2014
    Attila Ambrus est une célébrité en Hongrie: braqueur de banques e de bureaux de poste ou d'agences de voyage par nécessité, sa simplicité, sa franchise et ses manières lui ont gagné le coeur des Hongrois alors que leur pays était la proie de requins bien plus féroces, bien plus gourmands et brutaux. Formidable d'amateurisme, Attila le Sicule (du nom de l'un des deux groupes ethno-linguistiques de langue hongroise présents en Transylvanie (Roumanie) réussit à franchir le rideau de fer de Ceau#537;escu, à se débrouiller dans la Hongrie pré-libérale, à rejoindre une équipe de hockey sur glace, à trouver l'amour et à échapper à la police après plus de vingt braquages. Sous la plume de Julian Rubinstein, Attila le malfaiteur est confondant d'honnêteté.
  • Ianouch Posté le 18 Avril 2014
    personnage haut en couleur que cet Atilla Ambrus ,"traîne savate" au grand coeur qui deviendra le héros de toute une nation dans les années 90. A la fois joueur de hockey professionnel d'une nullité affligeante ,vendeur de stylo,contrebandier et surtout braqueur de banques à ces heures perdues. On rit beaucoup à suivre cette galerie de personnages et on en apprends un peu plus sur l'histoire de la Hongrie et de la Transylvanie. pas étonnant que Johnny depp est racheté les droits pour en faire un film car il y a matière avec ce voleur au whisky !
  • jeannedesaubry Posté le 28 Février 2014
    Attila Ambrus… Un prénom beaucoup donné en Transylvanie, semble-t-il, aujourd’hui encore. Cet Attila-là n’est pas méchant, et il lui arrive même d’offrir des fleurs aux employées des banques qu’il dévalise. Et avant de « monter au braco », ce grand casseur picole pour se donner du courage. Ce n’est pourtant pas non plus un trouillard : il a fui la Roumanie pour la République Tchèque en prenant de sérieux risques physiques, et comme gardien remplaçant d’une équipe de hockey sur glace, il en prend plus souvent qu’à son tour en pleine figure. Pendant plusieurs années, Attila, secondé par des complices d’un amateurisme incroyable, va rançonner les bureaux de postes, dévaliser les agences de voyages, braquer les banques, ridiculisant la police tchèque. Il y aura quelques blessés, mais pas de mort, car quand Attila se sert de son arme, c’est pour tirer en l’air. C’est à la découverte de la vie de ce voleur ayant tenu la vedette des journaux télévisés pendant plusieurs années, que nous convie Julian Rubinstein. Ses rapports avec sa famille, ses bricolages adolescents, ses premières tentations… ses amours, ses évasions rocambolesques. lire la suite sur le blog de Jeanne Desaubry
  • encoredunoir Posté le 16 Février 2014
    Durant les années 1990, alors que la Hongrie sort du communisme, un jeune transylvanien en exil décide de se lancer dans le hockey sur glace professionnel et, bientôt, dans le braquage de bureaux de postes, agences de voyages et banques. Pendant plusieurs années Attila Ambrus va faire tourner en bourrique la police de Budapest et se forger, sous le surnom de « voleur au whisky », une véritable réputation de Robin des bois de l’ancien bloc de l’Est. À la différence près que, contrairement au brigand médiéval, s’il a réussi à échapper au régime de Ceausescu et à entrer de plain-pied dans le libéralisme, ça n’est pas pour redistribuer son butin mais bien pour en profiter. Il fallait aller la chercher, cette drôle d’histoire de braqueur-looser dans la Hongrie post-soviétique, c’est certain. Surtout il fallait arriver à la rendre intelligible et suffisamment accrocheuse cette litanie de vingt-neuf braquages sans grande originalité et servis avant tout par la chance d’Ambrus et l’incompétence chronique de la police. Journaliste expérimenté et habitué des enquêtes au long cours, Julian Rubinstein y est arrivé avec brio. En 400 pages qui nous entraînent des montagnes de Transylvanie aux prisons hongroises en passant par de calamiteux... Durant les années 1990, alors que la Hongrie sort du communisme, un jeune transylvanien en exil décide de se lancer dans le hockey sur glace professionnel et, bientôt, dans le braquage de bureaux de postes, agences de voyages et banques. Pendant plusieurs années Attila Ambrus va faire tourner en bourrique la police de Budapest et se forger, sous le surnom de « voleur au whisky », une véritable réputation de Robin des bois de l’ancien bloc de l’Est. À la différence près que, contrairement au brigand médiéval, s’il a réussi à échapper au régime de Ceausescu et à entrer de plain-pied dans le libéralisme, ça n’est pas pour redistribuer son butin mais bien pour en profiter. Il fallait aller la chercher, cette drôle d’histoire de braqueur-looser dans la Hongrie post-soviétique, c’est certain. Surtout il fallait arriver à la rendre intelligible et suffisamment accrocheuse cette litanie de vingt-neuf braquages sans grande originalité et servis avant tout par la chance d’Ambrus et l’incompétence chronique de la police. Journaliste expérimenté et habitué des enquêtes au long cours, Julian Rubinstein y est arrivé avec brio. En 400 pages qui nous entraînent des montagnes de Transylvanie aux prisons hongroises en passant par de calamiteux matches de hockey et des braquages foireux, Rubinstein dresse non seulement le portrait attachant d’un Attila Ambrus plus proche de Denis la Malice que de Mesrine, mais aussi celui d’un pays dont on ne sait pas très bien s’il se recompose ou se décompose et dans lequel le quotidien le plus cruel prend une teinte absurde : « Au cours des cinq premiers moi de son mandat, le nouveau chef de la police de Budapest se fit voler sa voiture à deux reprises. Les taux de suicide et d’alcoolisme grimpaient en flèche. Parmi ceux qui se suicidèrent en 1993, figuraient douze des plusieurs milliers d’individus qui avaient été entraînés à leur perte dans une chaîne de Ponzi, en l’occurrence une entreprise d’élevage et de vente de teignes. » Par ce ton loufoque avec lequel il mène une description pourtant minutieuse du contexte socio-économique et politique de l’époque, Julian Rubinstein donne à son roman une ampleur insoupçonnable de prime abord pour qui s’arrêterait à la quatrième de couverture. Car à travers l’histoire d’Attila Ambrus, c’est bien celle de la découverte du libéralisme par la Hongrie qu’il nous raconte là. Tout est affaire de décalage : entre l’époque communisme et celle du libéralisme sauvage, entre les aspirations de tout un chacun à la réussite et à la reconnaissance et la réalité d’un pays encore sclérosé et où la loi demeure celle du plus fort. Cela donne au final un livre hilarant, bourré d’humour, de surprises, de scènes aussi loufoques que pathétiques avec un héros « bigger than life » qui aurait plus sa place dans un film des frères Coen que dans la vraie vie mais qui ne peut qu’éveiller la bienveillance chez le lecteur. C’est un roman éminemment rafraîchissant que cette Ballade du voleur au whisky.
    Lire la suite
    En lire moins
Ne manquez aucune sortie de Sonatine Éditions
Abonnez-vous à notre newsletter et recevez nos actualités les plus noires !