Lisez! icon: Search engine
Archipoche
EAN : 9782352874645
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 324
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La Bienfaitrice

Marguerite de Vaudreuil (Traducteur), Geraldine Barbe (Traducteur), Isabelle Vieville degeorges (Préface)
Date de parution : 01/06/2013
Anna Estcourt, vingt-cinq ans, emménage dans une petite propriété du Nord de l'Allemagne dont elle hérite à la mort de son oncle. Jolie, intelligente mais sans fortune, elle a grandi jusque-là avec son frère, sous la coupe de la femme de celui-ci, Susie.Désormais en possession d'un revenu confortable, elle contrevient... Anna Estcourt, vingt-cinq ans, emménage dans une petite propriété du Nord de l'Allemagne dont elle hérite à la mort de son oncle. Jolie, intelligente mais sans fortune, elle a grandi jusque-là avec son frère, sous la coupe de la femme de celui-ci, Susie.Désormais en possession d'un revenu confortable, elle contrevient aux convenances de l'époque en ne se mariant pas, afin de conserver son indépendance. Mieux, elle propose généreusement un toit aux dames en détresse de sa nouvelle contrée, afin que celles-ci puissent faire de même - altruisme dont elle ne tardera pas à peser les inconvénients...D'autant qu'Axel Lohm, un gentleman de la région que son oncle espérait lui voir épouser, est tombé amoureux d'elle. Il va tenter de la faire changer d'avis...
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782352874645
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 324
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Biblioroz Posté le 3 Novembre 2020
    Bien que fort jolie, Anna n'a guère l'insouciance habituelle de son âge pour profiter de la vie. La fortune familiale n'est qu'un vague souvenir, ne demeure que le nom, témoin unique de sa bonne naissance. Elle vit chez son frère, à ses dépens, enfin plus précisément aux dépens de sa belle-soeur Susie qui détient la fortune du ménage. Anna songe à son indépendance, sa belle-soeur lui serinant amèrement le fait qu'elle lui soit redevable pour tout. Plutôt qu'aspirer au mariage, contrecarrant ainsi tous les efforts concédés par Susie pour lui trouver un bon parti, elle préfèrerait gagner son indépendance en balayant les rues ! Susie appuie avec toute la franchise qui la caractérise sur le coût de ses démarches pour attirer les prétendants. Le problème majeur reste qu'elles sont loin d'avoir la même vision du bonheur, Susie se ralliant à celle de l'époque qui veut que toute femme, c'est-à-dire un être faible, doit trouver appui sur un mari et se complaire dans les travaux ménagers du foyer. Eh bien, ce n'est pas du tout le sens qu'Anna veut donner à son existence ! Et voilà qu'une merveilleuse lettre vient changer le cours des choses avec l'héritage inespéré d'un domaine en Allemagne. Débordante de... Bien que fort jolie, Anna n'a guère l'insouciance habituelle de son âge pour profiter de la vie. La fortune familiale n'est qu'un vague souvenir, ne demeure que le nom, témoin unique de sa bonne naissance. Elle vit chez son frère, à ses dépens, enfin plus précisément aux dépens de sa belle-soeur Susie qui détient la fortune du ménage. Anna songe à son indépendance, sa belle-soeur lui serinant amèrement le fait qu'elle lui soit redevable pour tout. Plutôt qu'aspirer au mariage, contrecarrant ainsi tous les efforts concédés par Susie pour lui trouver un bon parti, elle préfèrerait gagner son indépendance en balayant les rues ! Susie appuie avec toute la franchise qui la caractérise sur le coût de ses démarches pour attirer les prétendants. Le problème majeur reste qu'elles sont loin d'avoir la même vision du bonheur, Susie se ralliant à celle de l'époque qui veut que toute femme, c'est-à-dire un être faible, doit trouver appui sur un mari et se complaire dans les travaux ménagers du foyer. Eh bien, ce n'est pas du tout le sens qu'Anna veut donner à son existence ! Et voilà qu'une merveilleuse lettre vient changer le cours des choses avec l'héritage inespéré d'un domaine en Allemagne. Débordante de bonheur, enfin détentrice d'un revenu, Anna désire le partager avec d'autres femmes de bonne naissance mais malheureuses et complètement désargentées en leur offrant un asile et un avenir heureux. Cette première découverte d'Elizabeth von Arnim m'a enchantée. Tout d'abord le cadre, dans ses belles descriptions explicites, m'a tout de suite attirée. Une bâtisse dans un écrin forestier propice au bonheur, comme le pressent Anna. L'intérieur y est pourtant miteux avec une décoration hideuse. Mais Anna aime cette maison perdue, nichée entre le rivage de la mer baltique et cette forêt de pins qui l'apaise. Rien ne peut ternir sa fierté ni n'entamer la magie d'être propriétaire. L'originalité de son projet fou est charmante même si l'on se doute bien qu'apporter lumière et bonheur à des femmes inconnues mais scrupuleusement sélectionnées ne va pas couler de source. L'élan et la naïveté de cette jeune anglaise de vingt-cinq ans n'avaient point pris en compte la nature humaine. Être de bonne famille n'exclut pas la perfidie, l'hypocrisie, la mesquinerie et le mensonge. Cette entreprise philanthropique plutôt hasardeuse va rapidement ouvrir les yeux de notre héroïne et lui faire reconsidérer sa définition du bonheur. J'ai particulièrement apprécié l'humour de l'auteure, si naturellement présent, et bien sûr son ironie très subtile mais qui ne dénonce pas moins la considération des femmes à cette époque. Que ce soit en Angleterre ou en Allemagne, leur infériorité est rappelée de différentes façons tout au long du roman. On détestera alors le régisseur du domaine qui, derrière son obséquiosité, cache des intentions conquérantes au niveau de l'exploitation tout en signifiant odieusement : ce n'est qu'une femme « née pour aider et pour servir ». Bien d'autres personnages de ce roman sont irrésistiblement détestables et heureusement qu'un brave pasteur, dithyrambique et candide, ainsi que le séduisant propriétaire voisin sauvent un peu cette galerie humaine. Mené avec mordant, délicieusement écrit, ce roman exploite la question du mariage au beau milieu d'une époque où il est bien difficile de passer au delà des considérations sociales bien ancrées. Ce refus de la dépendance, chose excessivement triste et déprimante selon Anna, est loin d'être accepté comme un élan de modernité en ce début de XXe siècle.
    Lire la suite
    En lire moins
  • GoodBooksGoodFriends Posté le 25 Janvier 2019
    Avril enchanté m’a tellement plu que j’ai vite déniché un autre roman de Elizabeth von Arnim à lire. La bienfaitrice est plus long, l’histoire a de ce fait un peu plus de ramifications. Quand Anna Estcourt, jeune et belle anglaise noble mais sans fortune, hérite d’une propriété en Allemagne, elle y voit là l’occasion de prendre son indépendance et également de faire profiter de pauvres âmes de sa bonne fortune. Mais dans sa candeur, elle ne perçoit pas ce que ce projet a de difficile à mettre en oeuvre, d’autant plus dans un pays dont elle ne connaît pas les us et coutumes. De la belle-soeur riche mais vulgaire au pasteur pontifiant, en passant par les personnes intéressées et manipulatrices, l’auteure offre une galerie de personnages piquants et drôles et des descriptions pleines de malice. Une très agréable lecture.
  • emmadal Posté le 1 Juillet 2017
    Anna Escourt est une jeune fille londonienne de bonne famille orpheline mais élevée par la femme de son frère aîné. Malgré les efforts répétés et assidus de sa belle-soeur, Anna tente par tous les moyens de rester vieille fille. Elle rêve d'indépendance et d'autonomie et est prête à déroger à son rang pour travailler. Cependant, un oncle lui laisse en héritage une propriété en Allemagne. Elle projette alors de s'y établir et d'y accueillir d'autres femmes dans le besoin qui veulent s'émanciper... Anna Escourt et son projet fou m'ont permis de retrouver avec bonheur le charme de la littérature du 19ème siècle. Elle est une femme attachante et volontaire. Elle trouvera dans sa tâche un allié en la personne de son voisin, Axel Lohm. Un bon roman, une belle surprise de lecture.
  • spleen Posté le 19 Février 2017
    Il est des écrivains qui restent injustement dans l'ombre de certaines grandes plumes , en particulier féminines, de la littérature britannique du début du vingtième siècle  ainsi en est-il d'Elisabeth Von Arnim . Oubli réparé grace à ce  roman avec un joli portrait d'une jeune femme , Anna Escourt qui, pour cause de célibat volontairement prolongé vit toujours à Londres, sous le toit de son frère et surtout de sa belle-soeur, la détestable Susie . Un oncle, séduit par les qualités  d'Anna lui lègue une propriété perdue dans la campagne allemande et une rente qui lui permet d'acquérir une certaine indépendance . Anna a un grand coeur et des idées charitables bien utopistes lorsqu'elle décide d'accueillir dans sa nouvelle demeure douze femmes d'un milieu honorable  qui n'ont pas eu sa chance pour leur faire connaitre le bonheur et en faire des amies, voire des soeurs. Choix délicats et la première arrivée de quatre femmes va s'avérer bien différente de ce qu'avait rêver Anna. L'émancipation de la jeune femme est fort éloignée des moeurs en cours à cette époque et la pauvre Anna va vite déchanter , heureusement son voisin veille sur elle ( c'est pas un peu macho quand-même ? ) Jolie découverte de cette femme ,... Il est des écrivains qui restent injustement dans l'ombre de certaines grandes plumes , en particulier féminines, de la littérature britannique du début du vingtième siècle  ainsi en est-il d'Elisabeth Von Arnim . Oubli réparé grace à ce  roman avec un joli portrait d'une jeune femme , Anna Escourt qui, pour cause de célibat volontairement prolongé vit toujours à Londres, sous le toit de son frère et surtout de sa belle-soeur, la détestable Susie . Un oncle, séduit par les qualités  d'Anna lui lègue une propriété perdue dans la campagne allemande et une rente qui lui permet d'acquérir une certaine indépendance . Anna a un grand coeur et des idées charitables bien utopistes lorsqu'elle décide d'accueillir dans sa nouvelle demeure douze femmes d'un milieu honorable  qui n'ont pas eu sa chance pour leur faire connaitre le bonheur et en faire des amies, voire des soeurs. Choix délicats et la première arrivée de quatre femmes va s'avérer bien différente de ce qu'avait rêver Anna. L'émancipation de la jeune femme est fort éloignée des moeurs en cours à cette époque et la pauvre Anna va vite déchanter , heureusement son voisin veille sur elle ( c'est pas un peu macho quand-même ? ) Jolie découverte de cette femme , Elisabeth Von Arnim, à la plume élégante qui peut se comparer sans rougir à Jane Austen ou aux soeurs Bronté !
    Lire la suite
    En lire moins
  • juliette2a Posté le 10 Novembre 2014
    Encore un petit bijou ! Elizabeth Von Arnim est une romancière qui m’intriguait depuis un bon moment déjà, je n’avais donc plus qu’une seule chose à faire : lire l’un de ses livres ! J’ai choisi La Bienfaitrice, car l’histoire m’a tout de suite plu : celle d’une jeune femme âgée de vingt-cinq ans, Anna Estcourt, vivant chez son frère Peter et sa belle-sœur Susie à Londres. Une vie d’indépendance lui manque donc. Cependant, quelques temps après, elle apprend que son oncle Joachim - qui avait perçu le caractère de la jeune femme - lui a laissé en héritage une belle propriété en Allemagne. L’avenir devient soudain plus prometteur…Anna décide alors de consacrer son temps et sa propriété à douze femmes issues d’un milieu aisé, mais ayant connu un évènementterrible (comme la mort d’un proche, l’endettement, la solitude) les empêchant de vivre une vie heureuse. Malheureusement, lorsque le projet semble enfin se réaliser, Anna découvre que ce qu’elle avait prévu était utopique, et devra affronter bien des difficultés avant de connaître le vrai bonheur… Les personnages m’ont vraiment ravie, à commencer par Anna : en effet, indépendante d’esprit, celle-ci incarne la modernité en décidant de ne jamais se marier afin de... Encore un petit bijou ! Elizabeth Von Arnim est une romancière qui m’intriguait depuis un bon moment déjà, je n’avais donc plus qu’une seule chose à faire : lire l’un de ses livres ! J’ai choisi La Bienfaitrice, car l’histoire m’a tout de suite plu : celle d’une jeune femme âgée de vingt-cinq ans, Anna Estcourt, vivant chez son frère Peter et sa belle-sœur Susie à Londres. Une vie d’indépendance lui manque donc. Cependant, quelques temps après, elle apprend que son oncle Joachim - qui avait perçu le caractère de la jeune femme - lui a laissé en héritage une belle propriété en Allemagne. L’avenir devient soudain plus prometteur…Anna décide alors de consacrer son temps et sa propriété à douze femmes issues d’un milieu aisé, mais ayant connu un évènementterrible (comme la mort d’un proche, l’endettement, la solitude) les empêchant de vivre une vie heureuse. Malheureusement, lorsque le projet semble enfin se réaliser, Anna découvre que ce qu’elle avait prévu était utopique, et devra affronter bien des difficultés avant de connaître le vrai bonheur… Les personnages m’ont vraiment ravie, à commencer par Anna : en effet, indépendante d’esprit, celle-ci incarne la modernité en décidant de ne jamais se marier afin de faire ses propres choix sans une autorité pour la guider. A travers le personnage d’Anna, on devine Elizabeth Von Arnim elle-même, l’une des rares femmes émancipées de son époque. Par ailleurs, je suis tombée sous le charme d’Axel Von Lohm, le voisin d’Anna, un jeune homme terriblement attachant, qui, par amitié pour l’oncle Joachim, protège Anna, et finira par en tomber amoureux. C’est le seul personnage masculin qui m’a touchée dans ce roman ! Pour finir, Letty, la Princesse et les Manske m’ont aussi plu. Au contraire, d’autres personnages ont déclenché mon antipathie, tant par leur égoïsme que par leur avarice, comme Susie, Frau Von Treumann, la Baronne ou les Dellwig. J’ai donc eu un coup de cœur pour La Bienfaitrice, car la plume de l’auteure, magique, a su me toucher et m’a également permis de m’interroger sur des thèmes « phares » de l’existence, comme l’argent ou le bonheur. A lire !
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez! La newsletter qui vous inspire !
Il ne s'agit pas d'une newsletter classique. Il s'agit d'une promesse. La promesse de prendre, reprendre ou cultiver le goût de la lecture. La promesse de ne rien manquer de l'actualité de Lisez.