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Plon
EAN : 9782259214346
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao

Laurence VIALLET (Traducteur)
Collection : Feux croisés
Date de parution : 16/09/2015

La saga tragi-comique d'une famille dominicaine émigrée aux États-Unis, à travers le regard d'Oscar, recalé de l'amour en quête d'absolu.

Oscar est énorme. Au fond de la classe, isolé et définitivement hors du coup, il rêve de filles et d'aventures et ne récolte que des déceptions. La seule chose qu'il sait faire, c'est écrire et lire des histoires fantastiques. Exilé dans sa banlieue du New Jersey, il rêve de devenir...

Oscar est énorme. Au fond de la classe, isolé et définitivement hors du coup, il rêve de filles et d'aventures et ne récolte que des déceptions. La seule chose qu'il sait faire, c'est écrire et lire des histoires fantastiques. Exilé dans sa banlieue du New Jersey, il rêve de devenir le Tolkien dominicain. Mais le drame, chez Oscar, est un trait de famille.

Sa brève et merveilleuse vie est frappée au fer rouge d'une malédiction ancestrale: le fukú. Partie de Saint-Domingue, cette tragédie se transmet de génération en génération, comme une mauvaise graine. La saga familiale nous mène ainsi de Belicia, la mère, fuyant son île dominicaine, à ses enfants, Lola, la fugueuse, et son frère Oscar, dont les pas reviennent inexorablement aux origines. Honte à la réputation virile et macho des hommes dominicains, Oscar porte là-bas sa virginité tardive comme un fardeau. Ce n'est pourtant pas sa honte qui le tuera.

Nourrie des destins de ses aïeux brisés par la torture, la prison, l'exil et les amours impossibles, l'histoire d'Oscar s'écrit, fulgurante et désastreuse. Et rejoint la grande Histoire, celle de la dictature de Trujillo, de la diaspora dominicaine aux États-Unis, des promesses avortées du rêve américain.

À chaque page, la plume de Junot Díaz sème ses pépites: sa langue est un patchwork, une musique, un passe muraille entre les civilisations, les êtres et les âges, et son héros poursuit, entre humour et poésie, le but ultime des hommes, l'amour.

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EAN : 9782259214346
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ingannmic Posté le 28 Juillet 2021
    Où l'on retrouve Yunior, narrateur de "Los Boys", qui cette fois ne parle pas de lui, mais -comme vous l'aurez deviné- d'Oscar, vaste sujet dans tous les sens du terme... La vie d'Oscar est un drame... le séducteur des bacs à sable qu'en digne représentant du mâle dominicain il était petit garçon, a rapidement fait place à un adolescent obèse, solitaire et passionné de science fiction. Oscar n'a qu'une ambition : devenir le nouveau Tolkien. Et Oscar n'a qu'une grande angoisse, celle de mourir puceau. Et il va falloir qu'il se dépêche, car si prétendre que la vie d'Oscar a été merveilleuse est une antiphrase, dire qu'elle a été brève est en revanche la triste vérité ! Raconter l'existence d'Oscar, c'est énumérer une succession d'échecs, de déceptions et d'humiliations. La faute au "fukú" ? C'est en tout cas ce que semble suggérer le narrateur. Le héros serait selon lui victime de cette malédiction typiquement dominicaine qui se transmettrait dans la famille depuis qu'Abélard, l’aïeul maternel, aurait osé manquer de respect au "Jefe", le dictateur Rafael Leónidas Trujillo Molina, qui instaura durant plus de trente ans le règne de la terreur en République Dominicaine. Et pour étayer cette hypothèse, le récit remonte le temps pour nous... Où l'on retrouve Yunior, narrateur de "Los Boys", qui cette fois ne parle pas de lui, mais -comme vous l'aurez deviné- d'Oscar, vaste sujet dans tous les sens du terme... La vie d'Oscar est un drame... le séducteur des bacs à sable qu'en digne représentant du mâle dominicain il était petit garçon, a rapidement fait place à un adolescent obèse, solitaire et passionné de science fiction. Oscar n'a qu'une ambition : devenir le nouveau Tolkien. Et Oscar n'a qu'une grande angoisse, celle de mourir puceau. Et il va falloir qu'il se dépêche, car si prétendre que la vie d'Oscar a été merveilleuse est une antiphrase, dire qu'elle a été brève est en revanche la triste vérité ! Raconter l'existence d'Oscar, c'est énumérer une succession d'échecs, de déceptions et d'humiliations. La faute au "fukú" ? C'est en tout cas ce que semble suggérer le narrateur. Le héros serait selon lui victime de cette malédiction typiquement dominicaine qui se transmettrait dans la famille depuis qu'Abélard, l’aïeul maternel, aurait osé manquer de respect au "Jefe", le dictateur Rafael Leónidas Trujillo Molina, qui instaura durant plus de trente ans le règne de la terreur en République Dominicaine. Et pour étayer cette hypothèse, le récit remonte le temps pour nous livrer la pathétique et douloureuse histoire de la mère d'Oscar -la belle Beli au caractère bien trempé-, ainsi que celle de ses grands-parents, qui perdirent fortune et considération suite au fameux affront évoqué plus haut. Viol et violence, prison et tortures, maltraitance... il semble effectivement que cette famille soit maudite ! Mais rares sont ceux qui, sous Trujillo, n'eurent pas eu à subir malheurs et vexations... Seulement il semble bien que cette malédiction ait suivi Beli lors de son immigration aux États-Unis pour s'abattre sans pitié sur son fils chéri ! Junot Díaz dépeint un monde (le nôtre) dur et injuste, dans lequel la faiblesse et la différence sont des handicaps insurmontables. Un monde où le plus fort, qui est aussi en général le plus cruel, gagne à tous les coups, et dans lequel les destins individuels sont ballottés, voire anéantis, par les impitoyables flots de la grande Histoire. Et il parvient pourtant à nous faire rire, malgré le lot de souffrances qu'il dépeint et malgré ce sentiment de malheur omniprésent qu'il nous fait éprouver. Et s'il nous fait rire, c'est en partie grâce à son style, flamboyant, entremêlé d'argot, d'espagnol et d'anglais (français pour la traduction), dont il émane une incontestable poésie aux accents populaires, qui donne au récit un dynamisme et une force d'évocation hors du commun. L'autre source de la réjouissance que procure la lecture de ce roman est le talent avec lequel Junot Díaz manie l'ironie. Avec un infatigable mordant, il parvient à insuffler à son sujet pourtant tragique une atmosphère d'épopée comique. "La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao" est à ce jour l'unique roman écrit par cet auteur... A quand la suite !?
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  • Ingannmic Posté le 28 Juillet 2021
    Où l'on retrouve Yunior, narrateur de "Los Boys", qui cette fois ne parle pas de lui, mais -comme vous l'aurez deviné- d'Oscar, vaste sujet dans tous les sens du terme... La vie d'Oscar est un drame... le séducteur des bacs à sable qu'en digne représentant du mâle dominicain il était petit garçon, a rapidement fait place à un adolescent obèse, solitaire et passionné de science fiction. Oscar n'a qu'une ambition : devenir le nouveau Tolkien. Et Oscar n'a qu'une grande angoisse, celle de mourir puceau. Et il va falloir qu'il se dépêche, car si prétendre que la vie d'Oscar a été merveilleuse est une antiphrase, dire qu'elle a été brève est en revanche la triste vérité ! Raconter l'existence d'Oscar, c'est énumérer une succession d'échecs, de déceptions et d'humiliations. La faute au "fukú" ? C'est en tout cas ce que semble suggérer le narrateur. Le héros serait selon lui victime de cette malédiction typiquement dominicaine qui se transmettrait dans la famille depuis qu'Abélard, l’aïeul maternel, aurait osé manquer de respect au "Jefe", le dictateur Rafael Leónidas Trujillo Molina, qui instaura durant plus de trente ans le règne de la terreur en République Dominicaine. Et pour étayer cette hypothèse, le récit remonte le temps pour nous... Où l'on retrouve Yunior, narrateur de "Los Boys", qui cette fois ne parle pas de lui, mais -comme vous l'aurez deviné- d'Oscar, vaste sujet dans tous les sens du terme... La vie d'Oscar est un drame... le séducteur des bacs à sable qu'en digne représentant du mâle dominicain il était petit garçon, a rapidement fait place à un adolescent obèse, solitaire et passionné de science fiction. Oscar n'a qu'une ambition : devenir le nouveau Tolkien. Et Oscar n'a qu'une grande angoisse, celle de mourir puceau. Et il va falloir qu'il se dépêche, car si prétendre que la vie d'Oscar a été merveilleuse est une antiphrase, dire qu'elle a été brève est en revanche la triste vérité ! Raconter l'existence d'Oscar, c'est énumérer une succession d'échecs, de déceptions et d'humiliations. La faute au "fukú" ? C'est en tout cas ce que semble suggérer le narrateur. Le héros serait selon lui victime de cette malédiction typiquement dominicaine qui se transmettrait dans la famille depuis qu'Abélard, l’aïeul maternel, aurait osé manquer de respect au "Jefe", le dictateur Rafael Leónidas Trujillo Molina, qui instaura durant plus de trente ans le règne de la terreur en République Dominicaine. Et pour étayer cette hypothèse, le récit remonte le temps pour nous livrer la pathétique et douloureuse histoire de la mère d'Oscar -la belle Beli au caractère bien trempé-, ainsi que celle de ses grands-parents, qui perdirent fortune et considération suite au fameux affront évoqué plus haut. Viol et violence, prison et tortures, maltraitance... il semble effectivement que cette famille soit maudite ! Mais rares sont ceux qui, sous Trujillo, n'eurent pas eu à subir malheurs et vexations... Seulement il semble bien que cette malédiction ait suivi Beli lors de son immigration aux États-Unis pour s'abattre sans pitié sur son fils chéri ! Junot Díaz dépeint un monde (le nôtre) dur et injuste, dans lequel la faiblesse et la différence sont des handicaps insurmontables. Un monde où le plus fort, qui est aussi en général le plus cruel, gagne à tous les coups, et dans lequel les destins individuels sont ballottés, voire anéantis, par les impitoyables flots de la grande Histoire. Et il parvient pourtant à nous faire rire, malgré le lot de souffrances qu'il dépeint et malgré ce sentiment de malheur omniprésent qu'il nous fait éprouver. Et s'il nous fait rire, c'est en partie grâce à son style, flamboyant, entremêlé d'argot, d'espagnol et d'anglais (français pour la traduction), dont il émane une incontestable poésie aux accents populaires, qui donne au récit un dynamisme et une force d'évocation hors du commun. L'autre source de la réjouissance que procure la lecture de ce roman est le talent avec lequel Junot Díaz manie l'ironie. Avec un infatigable mordant, il parvient à insuffler à son sujet pourtant tragique une atmosphère d'épopée comique. "La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao" est à ce jour l'unique roman écrit par cet auteur... A quand la suite !?
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  • gonewiththegreen Posté le 23 Mai 2021
    Quelle entrée en matière. Un parler argotique , des phrases cinglantes , un peu d'espagnol qui se glisse ici ou là. Tout ça pour nous parler d'Oscar , un gros boutonneux dominicain exilé dans le New jersey dans les années 80. Et en plus, il y a des notes (qui peuvent presque prendre toute une page) qui nous narre l'histoire de Santo Domingo et de la république dominicaine , depuis les conquistadors jusqu'à Trujillo, bel enculé surnommé 'face de gland' par ses compatriotes. Et puis , on plonge dans la culture antillaise avec le 'Fuku' , sorte de malédiction qui te colle aux basques et qu'ont choppé les Kennedy (puissant le truc quand même). 300 pages d'éclate donc. Nan :( je ne sais pas ce qui s'est passé , c'est très long... Pauvre Oscar, puceau un jour, puceau toujours . Sa soeur, sa mère, leur vie difficile , entre coups , viols mais toujours l'honneur, l'abuela et l'abuelo victimes de "face de gland"..tout ça est prometteur. Mais je n'ai pas accroché , trouvant l'ensemble très poussif, étant surtout déçu alors que les planètes semblaient s'aligner. Bon , je me suis fait un peu chier, ni plus ni moins. tant pis.
  • gonewiththegreen Posté le 23 Mai 2021
    Quelle entrée en matière. Un parler argotique , des phrases cinglantes , un peu d'espagnol qui se glisse ici ou là. Tout ça pour nous parler d'Oscar , un gros boutonneux dominicain exilé dans le New jersey dans les années 80. Et en plus, il y a des notes (qui peuvent presque prendre toute une page) qui nous narre l'histoire de Santo Domingo et de la république dominicaine , depuis les conquistadors jusqu'à Trujillo, bel enculé surnommé 'face de gland' par ses compatriotes. Et puis , on plonge dans la culture antillaise avec le 'Fuku' , sorte de malédiction qui te colle aux basques et qu'ont choppé les Kennedy (puissant le truc quand même). 300 pages d'éclate donc. Nan :( je ne sais pas ce qui s'est passé , c'est très long... Pauvre Oscar, puceau un jour, puceau toujours . Sa soeur, sa mère, leur vie difficile , entre coups , viols mais toujours l'honneur, l'abuela et l'abuelo victimes de "face de gland"..tout ça est prometteur. Mais je n'ai pas accroché , trouvant l'ensemble très poussif, étant surtout déçu alors que les planètes semblaient s'aligner. Bon , je me suis fait un peu chier, ni plus ni moins. tant pis.
  • bdelhausse Posté le 27 Avril 2021
    Junot Diaz réussit (à mon avis) un tour de force. Faire rentrer en 293 pages plusieurs livres. Il y a l'histoire d'Oscar... Surnommé Oscar Wao, pour Wilde, par ses potes et ses moins potes. Il y a l'histoire de la République Dominicaine, et du Trujillanisme... Il y a une saga familiale, sur plusieurs générations. Il y a New York, en creux, dans les errances d'Oscar. Il y a une amitié entre un frère et une soeur, Oscar et Lola. Il y a une fabuleuse histoire d'amour, celle d'Oscar et de son envie de tirer sa crampe, mais voilà ! il est obèse et complètement geek, accroc au jeux de rôles et au cinoche de genre. Pas le truc qui permet d'emballer les filles. Et Oscar, il tombe amoureux à la seconde. C'est un roman sur le mal de vivre, sur le suicide, l'auto-destruction, l'apreté de la vie. C'est aussi l'histoire de fuku, une malédiction maousse, qui suit la famille d'Oscar, depuis le grand-père, voire avant. Faut dire aussi que Trujillo, comme lanceur de fuku, il maîtrise le sujet comme personne. C'est surtout un style déjanté. Incroyablement personnel et déroutant. On a un peu de mal au début. Je me suis accroché et... Junot Diaz réussit (à mon avis) un tour de force. Faire rentrer en 293 pages plusieurs livres. Il y a l'histoire d'Oscar... Surnommé Oscar Wao, pour Wilde, par ses potes et ses moins potes. Il y a l'histoire de la République Dominicaine, et du Trujillanisme... Il y a une saga familiale, sur plusieurs générations. Il y a New York, en creux, dans les errances d'Oscar. Il y a une amitié entre un frère et une soeur, Oscar et Lola. Il y a une fabuleuse histoire d'amour, celle d'Oscar et de son envie de tirer sa crampe, mais voilà ! il est obèse et complètement geek, accroc au jeux de rôles et au cinoche de genre. Pas le truc qui permet d'emballer les filles. Et Oscar, il tombe amoureux à la seconde. C'est un roman sur le mal de vivre, sur le suicide, l'auto-destruction, l'apreté de la vie. C'est aussi l'histoire de fuku, une malédiction maousse, qui suit la famille d'Oscar, depuis le grand-père, voire avant. Faut dire aussi que Trujillo, comme lanceur de fuku, il maîtrise le sujet comme personne. C'est surtout un style déjanté. Incroyablement personnel et déroutant. On a un peu de mal au début. Je me suis accroché et je n'ai rien regretté. A côté de ce récit La Fête au Bouc de Vargas Llosa, c'est Bonhommet et Tilapin. Une chiure de mouche. Junot Diaz multiplie les figures de style fleuries. Les références à Tolkien et à son oeuvre, à de multiples jeux de rôle (Aftermath... j'y ai joué) et il emballe sec. Il y a de l'autobiographie, une sorte de coming-out, dans le rapport qu'Oscar possède avec Yunior qui rêve de se faire Lola, mais que sa nature dominicaine empêche d'être fidèle et pousse à tringler tout ce qui passe. Ne considérez pas que c'est leste, obscène ou vulgaire. Rien de tout cela dans le récit de Diaz. Mais beaucoup de tendresse, de fatalité et de poésie sauvage. A l'instar de la vie elle-même. Le livre, je l'ai appris lors du Challenge Multi-Défis 2021, est sur la liste des incontournables de David Bowie. Je n'en suis pas étonné. Je me suis régalé. Un roman rock'n'roll.
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