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EAN : 9782221127551
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
La Chute d'Hypérion
Le cycle d'Hypérion - Tome 2
Guy Abadia (traduit par)
Collection : Ailleurs et Demain
Date de parution : 17/11/2011
Éditeurs :
Robert Laffont

La Chute d'Hypérion

Le cycle d'Hypérion - Tome 2

Guy Abadia (traduit par)
Collection : Ailleurs et Demain
Date de parution : 17/11/2011

La Chute d'Hypérion prolonge Hypérion.
Tous les secrets d'Hypérion seront dévoilés, toutes les énigmes résolues, dans un style à nouveau différent qui démontre une fois encore l'exceptionnel talent de Dan Simmons.
Vous...

La Chute d'Hypérion prolonge Hypérion.
Tous les secrets d'Hypérion seront dévoilés, toutes les énigmes résolues, dans un style à nouveau différent qui démontre une fois encore l'exceptionnel talent de Dan Simmons.
Vous saurez pourquoi les sept pèlerins se sont retrouvés sur la planète mystérieuse qui abrite les Tombeaux du Temps. Vous découvrirez...

La Chute d'Hypérion prolonge Hypérion.
Tous les secrets d'Hypérion seront dévoilés, toutes les énigmes résolues, dans un style à nouveau différent qui démontre une fois encore l'exceptionnel talent de Dan Simmons.
Vous saurez pourquoi les sept pèlerins se sont retrouvés sur la planète mystérieuse qui abrite les Tombeaux du Temps. Vous découvrirez les véritables ressorts de la guerre qui fait rage autour d'elle et qui menace d'embraser toute la galaxie humaine, tout le Retz.
Vous comprendrez le rôle unique du cybride de John Keats, le poète ressuscité, et celui du gritche.
Ici s'affrontent des dieux, créés par les humains ou descendant d'eux.
Cette édition numérique comprend :
- une préface de Gérard Klein
- une préface aux Cantos d'Hypérion de Dan Simmons
- un extrait d'Endymion, tome 3 du cycle
- le poème La Chute d'Hypérion, de John Keats
- la bibliographie complète des oeuvres de Dan Simmons
- un dossier sur la collection : Ailleurs & Demain, quarante ans de science-fiction
.

Le cycle d'Hypérion:
1. Hypérion
2. La Chute d'Hypérion
3. Endymion
4. L'Éveil d'Endymion

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EAN : 9782221127551
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Liboveok 05/07/2022
    Leur vaisseau est enfin arrivé, leur pèlerinage peut commencer. Les 7 personnages vont donc débuter leur long voyage jusqu'au tombeau du temps et surtout jusqu'au Gritche, le Dieu de la douleur. Chacun pourra-t-il accomplir sa mission, leur but ultime décrit dans le précédent tome ? C'est ce que le lecteur essaiera de découvrir au cours de cette lecture... Et bien plus encore ! On continue d'en apprendre toujours plus sur les personnages, de les découvrir réellement dans un milieu qui leur est étranger mais aussi de les voir évoluer dans une équipe, vers une amitié croissante. Comme lors de ma lecture du tome 1, j'ai aimé cette différence entre chaque. Le personnage féminin, Brawn Lamia est encore une fois définie comme une femme forte, de caractère et n'ayant peur de rien. On y retrouve l'amour de Sol, le personnage que je continue de préferer mais aussi la témérité de Kassad. Enfin bref chacun a une personnalité unique, sa propre destiné et représente une thématique bien différente : militarisme, religion, amour, poésie. Ce ne sont d'ailleurs pas que les thématiques qui se trouvent riches et variées mais aussi le monde dans lequel ils évoluent, qu'on apprend à découvrir au fil des pages. Dan simmons... Leur vaisseau est enfin arrivé, leur pèlerinage peut commencer. Les 7 personnages vont donc débuter leur long voyage jusqu'au tombeau du temps et surtout jusqu'au Gritche, le Dieu de la douleur. Chacun pourra-t-il accomplir sa mission, leur but ultime décrit dans le précédent tome ? C'est ce que le lecteur essaiera de découvrir au cours de cette lecture... Et bien plus encore ! On continue d'en apprendre toujours plus sur les personnages, de les découvrir réellement dans un milieu qui leur est étranger mais aussi de les voir évoluer dans une équipe, vers une amitié croissante. Comme lors de ma lecture du tome 1, j'ai aimé cette différence entre chaque. Le personnage féminin, Brawn Lamia est encore une fois définie comme une femme forte, de caractère et n'ayant peur de rien. On y retrouve l'amour de Sol, le personnage que je continue de préferer mais aussi la témérité de Kassad. Enfin bref chacun a une personnalité unique, sa propre destiné et représente une thématique bien différente : militarisme, religion, amour, poésie. Ce ne sont d'ailleurs pas que les thématiques qui se trouvent riches et variées mais aussi le monde dans lequel ils évoluent, qu'on apprend à découvrir au fil des pages. Dan simmons n'écrit pas qu'un simple space opera, il mélange les genres de la sf pour construire un univers dense mais complet où la découverte de planète se mélange à la technologie mais aussi à la religion et la politique. Cette dernière est d'ailleurs bien présent à travers un nouveau point de vue, celui d'un des cybrides de Keats, une IA basée sur la personnalité d'une ancienne figure vivante. Son but : découvrir ce que trafique le Technocentre mais également préserver le Retz. Un point de vue tout à fait inédit mais qui apporte une note totalement différente à l'histoire. Tandis que les pèlerins subissent de nombreuses péripéties et retournements de situations, le point de vue du cybride reste plus pausé et calme, plus analytique par rapport à cette situation politique. Dan Simmons nous entraîne donc dans une épopée incroyablement riche, rempli de questionnements, de révélations mais également d'action. Une épopée qui aborde des thématiques grandement intéressantes telles que la religion, la politique, le militaire, l'intelligence artificielle faisant même référence à la culture "asimovienne" comme il peut le citer. Enfin bref une lecture qui fut vraiment excellente et que je ne peux que conseiller aux fans de SF malgré sa densité qui peut faire peur. Il faut accepter de ne pas tout comprendre et de se laisser guider par une plume tout autant active que descriptive. Je pense même qu'une deuxième lecture pourrait être super intéressante pour en comprendre tous les tenants et aboutissants tellement l'univers et les messages passés sont développés et riches.
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  • Armance_around_the_corner 02/06/2022
    Je poursuis ma relecture de ma saga SF chouchou de Dan Simmons et, après Hypérion relu en avril dernier, j'ai immédiatement enchainé avec La Chute d'Hypérion, le tome 2 du cycle éponyme. Dans cet opus, après avoir entendu les histoires des pèlerins en route vers la planète Hypérion où les Tombeaux du Temps en train de s'ouvrir et de libérer la créature mythique, le Gritch, nous entrons dans le vif du sujet avec leur arrivée aux Tombeaux et surtout la situation globale du Retz qui connait une crise intergalactique sans précédent. Nous suivons donc deux récits en un mais ils sont totalement liés : d'un côté, les pèlerins face aux Tombeaux du Temps et au Gritch, et de l'autre, les enjeux et complots politiques et militaires qui gravitent tous autour d'Hypérion. Ce ne sera pas une surprise pour vous si je vous dis que j'ai tout autant adoré cette relecture que ma lecture originale. Et même peut-être encore plus car cela m'a permis de l'aborder sous des angles d'analyse que je n'avais pas forcément vus lors de ma première lecture. L'univers développé par l'auteur est d'une telle richesse et d'une telle densité ! Ici la plume est moins narrative et définitivement dans... Je poursuis ma relecture de ma saga SF chouchou de Dan Simmons et, après Hypérion relu en avril dernier, j'ai immédiatement enchainé avec La Chute d'Hypérion, le tome 2 du cycle éponyme. Dans cet opus, après avoir entendu les histoires des pèlerins en route vers la planète Hypérion où les Tombeaux du Temps en train de s'ouvrir et de libérer la créature mythique, le Gritch, nous entrons dans le vif du sujet avec leur arrivée aux Tombeaux et surtout la situation globale du Retz qui connait une crise intergalactique sans précédent. Nous suivons donc deux récits en un mais ils sont totalement liés : d'un côté, les pèlerins face aux Tombeaux du Temps et au Gritch, et de l'autre, les enjeux et complots politiques et militaires qui gravitent tous autour d'Hypérion. Ce ne sera pas une surprise pour vous si je vous dis que j'ai tout autant adoré cette relecture que ma lecture originale. Et même peut-être encore plus car cela m'a permis de l'aborder sous des angles d'analyse que je n'avais pas forcément vus lors de ma première lecture. L'univers développé par l'auteur est d'une telle richesse et d'une telle densité ! Ici la plume est moins narrative et définitivement dans l'action du début à la fin du roman. Elle est tout aussi addictive que dans le 1er opus et l'audiobook qui m'a permis d'effectuer cette relecture est d'excellente qualité avec un lecteur qui m'a maintenue en haleine tout au long du récit. Comme je le disais plus haut, cette saga reste pour l'heure mon number One en SF et la fin de ce 1er cycle ne me donne qu'une seule envie : enchainer sur le cycle Endymion qui, si tant est que l'on a aimé Hypérion, constitue une suite incontournable.
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  • Batuco 26/02/2022
    Avec Hypérion, Dan Simmons nous offrait un entrelacement d’histoires toutes plus bouleversantes les unes que les autres qui s’inscrivaient dans une vaste intrigue pleine de mystères et d’une folle intensité. Qu’est-ce que l’auteur nous réserve avec La chute d’Hypérion ? Eh bien, la chute. La chute de nos attentes et de nos espoirs d’avoir des réponses claires et cohérentes. Je ne vais pas tourner autour du pot de confiture : ce second volet d’Hypérion est un bon roman qui mérite d’être lu si on a terminé le premier volume mais qui souffre de gros défauts et n’a pas su, à mon humble avis, apporter des réponses convaincantes à la multitude de questions soulevées par le premier volume. C’est donc une réelle déception car le premier roman nous proposait un récit léché, des personnages très attachants et une intrigue dense et captivante. Ce second volume se démarque du premier par sa forme narrative qui n’est évidemment plus la même. Le roman prend une structure plus convenue avec des chapitres qui alternent entre les points de vue des différents protagonistes. Ainsi, on navigue entre le point de vue de Joseph Severn, un autre cybride « John Keats » plongé au cœur du gouvernement de... Avec Hypérion, Dan Simmons nous offrait un entrelacement d’histoires toutes plus bouleversantes les unes que les autres qui s’inscrivaient dans une vaste intrigue pleine de mystères et d’une folle intensité. Qu’est-ce que l’auteur nous réserve avec La chute d’Hypérion ? Eh bien, la chute. La chute de nos attentes et de nos espoirs d’avoir des réponses claires et cohérentes. Je ne vais pas tourner autour du pot de confiture : ce second volet d’Hypérion est un bon roman qui mérite d’être lu si on a terminé le premier volume mais qui souffre de gros défauts et n’a pas su, à mon humble avis, apporter des réponses convaincantes à la multitude de questions soulevées par le premier volume. C’est donc une réelle déception car le premier roman nous proposait un récit léché, des personnages très attachants et une intrigue dense et captivante. Ce second volume se démarque du premier par sa forme narrative qui n’est évidemment plus la même. Le roman prend une structure plus convenue avec des chapitres qui alternent entre les points de vue des différents protagonistes. Ainsi, on navigue entre le point de vue de Joseph Severn, un autre cybride « John Keats » plongé au cœur du gouvernement de l’Hégémonie, et ceux des pèlerins que l’on a laissé à l’entrée de la vallée des Tombeaux du Temps. Et c’est là le premier problème. En effet, alors que les pèlerins étaient tous ensemble au début de ce second roman, ils vont progressivement être séparés par les événements, ce qui va multiplier les points de vue. Chaque chapitre se concentre sur un personnage ou un groupe de personnages différent et le récit s’en retrouve ainsi très fractionné. L’action est régulièrement interrompue pour nous projeter dans une autre situation. Un exemple frappant est celui du combat entre le colonel Fedmahn Kassad et le Grinche : Kassad s’élance en criant vers le Grinche page 212, le chapitre se termine sur ce moment de grande tension et pour savoir ce qu’il se passe ensuite, il faut attendre la page 330, soit plus de 100 pages plus loin ! Ce roman reste un bon roman, plaisant à lire et stimulant intellectuellement. La qualité de l’écriture de Dan Simmons est toujours présente dans ce second volume. On suit avec plaisir les différents personnages, quelles que soient les situations dans lesquelles ils se trouvent. Le récit est haletant et le livre se lit avec (presque) autant de plaisir que le premier. Dan Simmons nous offre également un livre riche et intelligent. L’auteur est assurément quelqu’un de très cultivé et son roman est imprégné de grandes idées et de grands penseurs. En plus de John Keats, Pierre Teilhard de Chardin et sa pensée occupent une place importante. Prêtre jésuite et paléonthologue, Teilhard de Chardin a tenté d’établir un lien entre sa foi inébranlable et la science, en particulier avec la théorie de l’évolution. Son livre le plus connu est « Le Phénomène Humain » et tous ses travaux ont été publiés à titre posthume en raison de la censure imposée par le Vatican. Au fil de ses recherches et de ses réflexions, il en vient à accepter l’évolution comme un fait scientifique indéniable mais suggère que la matière évolue vers un état de plus en plus complexe jusqu’à atteindre le stade ultime, ce qu’il appelle le « point Oméga » et qui n’est rien d’autre que Dieu, le divin. L’Homme prend donc toute sa place à la fois dans la théorie de l’évolution de Charles Darwin et dans le chemin vers Dieu. Dans La Chute d’Hypérion, l’être divin n’est pas une entité qui transcende l’humanité mais émerge de l’évolution finale de l’espèce humaine. [masquer]L’enfant de Brawne Lamia, issu de l’union d’une humaine et d’un cybride, est le fruit de l’alliance entre la complexité organique, humaine, et la complexité logique, rationnelle ; il constitue un des derniers chaînons avant l’émergence de cet être divin.[/masquer] Et cette référence à Teilhard de Chardin fait remonter le roman dans mon estime. J’aime les livres qui ne se contentent pas de raconter une histoire (aussi belle soit-elle) mais qui propose en outre des ouvertures vers d’autres champs de la connaissance. Lorsque le lecteur se retrouve à chercher qui était tel poète ou tel prêtre/paléontologue, c’est un bon signe : cela signifie que le roman nous pousse à être curieux et à nous interroger sur le monde qui nous entoure. Le tout n’est pas d’insérer des références un peu au hasard dans le texte, il faut savoir les lier intimement et de manière cohérente au récit. Sur ce point, Dan Simmons a réussi son coup. Finalement, un des principaux problèmes de ce roman, c’est peut-être que Dan Simmons a voulu mettre trop de choses. Il aborde trop de thèmes qui, pris séparément, auraient pu faire l’objet d’un roman à part entière tellement ces thèmes sont vastes et profonds : la guerre entre les humains et les IAs, l’effondrement d’une civilisation, l’éthique en politique, la question de la divinité et de l’évolution des espèces, la réflexion sur l’art et la poésie, la thématique du voyage dans le temps… Ce mélange devient beaucoup trop dense et complexe pour permettre une résolution satisfaisante et cohérente de toutes les pistes narratives qui sont ouvertes. Pour résumer, La Chute d’Hypérion est donc une déception vis-à-vis du premier tome, il souffre de gros défauts mais possède indéniablement de grandes qualités et a toute sa place dans les grands romans de science-fiction. En ce qui me concerne, une seconde lecture sera nécessaire pour comprendre un peu mieux toute l’histoire.
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  • CineKino 16/02/2022
    Le premier tome de cette saga m'avait impressionné par son histoire et son style, ou plutôt ses différentes histoires écrites dans des styles différents. Dan Simmons réussit l'exploit de ne pas reprendre les mêmes recettes tout en nous offrant une nouvelle fois un chef-d'œuvre de construction narrative. Suite immédiate de "Hypérion", on retrouve les pèlerins où on les avait laissés à la fin du premier tome, à proximité des Tombeaux du temps où les attend la créature appelée (dans une traduction française assez surprenante…) le Gritche. On suivra naturellement les rencontres de chacun-e avec la créature, et les épreuves qu'ils et elles devront traverser. Mais le livre se démarque du précédent par l'ampleur que prend l'univers créé par l'auteur, avec une multiplication de personnages, lieux, temporalités et évènements autour du Gritche, des pèlerins mais aussi et surtout de l'invasion des Extros sur Hypérion puis vers d'autres planètes. Alors tout ça n'est pas toujours évident à suivre, et de fait je ne suis pas sûr d'avoir tout compris ! Mais Dan Simmons a le talent de nous apporter des éléments de compréhension juste ce qu'il faut pour suivre et penser comprendre sans nous perdre. Il nous livre en tout cas ici un roman... Le premier tome de cette saga m'avait impressionné par son histoire et son style, ou plutôt ses différentes histoires écrites dans des styles différents. Dan Simmons réussit l'exploit de ne pas reprendre les mêmes recettes tout en nous offrant une nouvelle fois un chef-d'œuvre de construction narrative. Suite immédiate de "Hypérion", on retrouve les pèlerins où on les avait laissés à la fin du premier tome, à proximité des Tombeaux du temps où les attend la créature appelée (dans une traduction française assez surprenante…) le Gritche. On suivra naturellement les rencontres de chacun-e avec la créature, et les épreuves qu'ils et elles devront traverser. Mais le livre se démarque du précédent par l'ampleur que prend l'univers créé par l'auteur, avec une multiplication de personnages, lieux, temporalités et évènements autour du Gritche, des pèlerins mais aussi et surtout de l'invasion des Extros sur Hypérion puis vers d'autres planètes. Alors tout ça n'est pas toujours évident à suivre, et de fait je ne suis pas sûr d'avoir tout compris ! Mais Dan Simmons a le talent de nous apporter des éléments de compréhension juste ce qu'il faut pour suivre et penser comprendre sans nous perdre. Il nous livre en tout cas ici un roman à l'exercice de style moins impressionnant que le premier tome mais un récit riche en actions dans toute la galaxie, de quoi réjouir tout amateur de SF qui se respecte.
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  • LeScribouillard 13/11/2021
    C’est la guerre ! La guerre contre les Extros, la guerre de Sol Weintraub contre Dieu qui exige de lui qu’il sacrifie son enfant, la guerre des humains contre le gritche et la mystérieuse entité informatique qui l’envoie depuis le futur (il y a intérêt à y avoir une fonderie dans les environs) ; mais, chers scribouminus, c’est surtout la guerre, que dis-je ? le combat sans espoir d’un homme désespéré face à sa PàL. Rien à faire, comme chaque année, j’ai pensé que je gérerai, alors que pas du tout. C’était pourtant pas compliqué, non ?! Douze livres ! On avait promis la critique seulement de douze livres pour cette année ! Un livre, un mois, plus le mois dystopies, mais ça fait rien, on en rattrape deux le mois suivant. Mais rien à faire, il y a eu le surmenage de juin, puis le besoin d’avancer plus loin dans mes projets d’écrivains et ceux de Zipline (mais qu’est-ce donc que Zipline ?! vous le saurez la semaine prochaine), plus ce merveilleux abonnement dont je voulais absolument continuer de profiter à la médiathèque de Tarentaize… Enfin bref, j’ai le feu aux fesses pour terminer le planning de lecture que... C’est la guerre ! La guerre contre les Extros, la guerre de Sol Weintraub contre Dieu qui exige de lui qu’il sacrifie son enfant, la guerre des humains contre le gritche et la mystérieuse entité informatique qui l’envoie depuis le futur (il y a intérêt à y avoir une fonderie dans les environs) ; mais, chers scribouminus, c’est surtout la guerre, que dis-je ? le combat sans espoir d’un homme désespéré face à sa PàL. Rien à faire, comme chaque année, j’ai pensé que je gérerai, alors que pas du tout. C’était pourtant pas compliqué, non ?! Douze livres ! On avait promis la critique seulement de douze livres pour cette année ! Un livre, un mois, plus le mois dystopies, mais ça fait rien, on en rattrape deux le mois suivant. Mais rien à faire, il y a eu le surmenage de juin, puis le besoin d’avancer plus loin dans mes projets d’écrivains et ceux de Zipline (mais qu’est-ce donc que Zipline ?! vous le saurez la semaine prochaine), plus ce merveilleux abonnement dont je voulais absolument continuer de profiter à la médiathèque de Tarentaize… Enfin bref, j’ai le feu aux fesses pour terminer le planning de lecture que je comptais boucler avant la fin de l’année, et comme si ça ne suffisait pas, vient s’ajouter à ça un deuxième objectif pour cette fin d’année : liquider ma Pile à Voir sur Netflix afin de changer d’abonnement et me tourner vers des alternatives indés. Enfin, il faut bien commencer par quelque chose… Alors, commençons par La chute d’Hypérion. La chute d’Hypérion est donc la suite directe d’Hypérion, où les six pèlerins (plus le septième, Het Masteen, mais celui-là, on l’aime pas) s’apprêtent à rencontrer le gritche tandis que la guerre contre les extros a été déclarée. La présidente Meina Gladstone a décidé d’en découdre avec ces mystérieux aliens apparemment issus de l’espèce humaine s’étant aventurée par-delà les Confins. Bien entendu, rien ne va se passer comme prévu (sinon, quel intérêt d’écrire un roman ? 😛 ) : les pèlerins décident de se séparer tandis que les extros sont bien plus énervés qu’ils ne le laissaient penser. À moins qu’il ne s’agisse pas des extros mais de quelque chose qui se fait passer pour eux ? Pendant ce temps, un mystérieux cybride qui dit s’appeler John Keats s’invite parmi les intrigues des puissants et nous narre ses étranges aventures… Vous l’aurez compris, malgré ses 700 pages, La chute d’Hypérion est un ouvrage extrêmement dense, parfois même trop pour son propre bien. On lui a souvent reproché de ne pas être une suite à la hauteur, malgré qu’il réunisse tous les éléments qui faisaient le génie de son précédesseur : un univers immense et baroque, cataloguant et innovant dans tous les tropes de la SF, avec des protagonistes pleins de mordant, un ennemi imprévisible et quasi-invincible, de la poésie aussi bien dans ses tableaux grandioses que dans les références convoquées… Et on peut le comprendre : tout au long du livre, Dan Simmons rajoute sans cesse de nouveaux éléments, personnages, lieux, factions ou mystères, au point qu’il faut s’accrocher pour ne pas perdre le fil ; ce n’est qu’au dernier quart qu’on commence à avoir des réponses. Et pas toutes : le gritche reste toujours aussi incompréhensible, notamment dans son attitude face au père Duré. On espère qu’Endymion et L’éveil d’Endymion viendront boucher les trous ; pour l’heure, une impression de brouillon se dégage encore de certains arcs narratifs (il y a notamment une scène assez cringe « ah oui en fait c’était un viol mais pas vraiment »). Dit comme ça, on pourrait croire qu’il s’agit d’une lecture pénible et décevante ; sauf que 1/ malgré qu’on y comprenne rien, Simmons parvient à mener une intrigue tambour battant, grâce aux personnages, à la fluidité du style, mais surtout à 2/ l’immensité de ce qui nous est présenté. Du sense of wonder, vous allez en avoir à la louche ! Une planète-forêt, des mondes qui s’embrasent, des humains mi-animaux, une bombe dont la portée s’étend sur des années-lumières, j’en passe et des meilleures… La palme revient quand même à Ummon, une IA ressemblant à un océan multicolore (un binary ocean, comme le chanterait MindSpring Memories), et qui récite des koans avec une ponctuation expérimentale dont ne rêverait même pas Damasio dans ses pires cauchemars. Dan Simmons continue d’étendre son univers exceptionnel et savant, avec des scènes spectaculaires et des décors à couper le souffle. En SFFF, je ne connais aucun auteur capable de se mesurer à lui pour décrire l’ivresse de la création artistique chez ses personnages, même si quelques-uns de nos auteurs français se montrent doués dans l’exercice (dont notamment Romain Delplancq) ; mais de manière générale, l’auteur soigne le sentiment de chaque personnage et ce avec un style flamboyant. Le père Hoyt n’a pas fini de s’en voir ; mais ses souffrances et le mal qui le rongent vont prendre un tournant franchement inattendu. L’occasion pour l’auteur d’explorer son rapport tourmenté mais érudit à la foi, tout comme il le fera aussi avec Sol par le biais d’une théologie très peu conventionnelle. Du blasphème ? Pourtant, non : car reste toujours quelque part l’idée qu’il pourrait y avoir un Dieu bienveillant… Kassad poursuit son idéal guerrier de manière particulièrement homérique. Brawne quant à elle poursuit sa recherche du pourquoi du comment autour de son amour avec Keats. Le consul reste cette fois un peu en retrait, ce qui est dommage : ce personnage sensible mais déterminé à trahir restera distant de nous, entre autres parce que nous savons toujours aussi peu de choses sur lui… Enfin, Silenus est de retour, plus grossier que jamais ; mais sa vulgarité à outrance le rend comique jusque dans les scènes de haute tension. Il va notamment prendre conscience de l’ampleur de son pacte faustien ; un ami m’a fait remarquer que le gritche possédait une dimension lovecraftienne, et ça n’a jamais été aussi vrai que maintenant. Le diptyque Hypérion s’achève donc. Il n’aura pas seulement été un univers riche et rempli de sense of wonder, ni une plume vive et romantique dans le sens le plus hugolien du terme, ni une variante originale du Décaméron (des histoires reliées par une plus grande MAIS qui trouvent toutes une résolution dans celle-ci), ni même une compilation de références érudites ; non, ses principaux atouts sont et resteront ses personnages et ses intrigues. Duré subit une horreur dépassant l’entendement et pourtant s’accroche à sa foi ; Kassad vit des péripéties un peu moins catholiques mais qui poussent l’intensité émotionnelle à une puissance rarement égalée ; Silenus nous fait réfléchir sur jusqu’où irions-nous au nom de l’idéal artistique ; Sol Weintraub est profondément tragique et émouvant en ceci qu’il cherche une existence de simplicité et d’amour quand bien même cela l’obligerait à s’opposer à Dieu, et rappelle par bien des aspects le livre de Job ; Brawne Lamia vit une romance étrange et dépaysante tout en restant un personnage fort en gueule ; le consul, enfin, est le témoin élégiaque mais certainement pas inactif des méfaits de la néocolonisation et du tourisme sur un plan aussi bien environnemental qu’humain. Alors tout n’est pas parfait, mais c’est bougrement enthousiasmant. Du moins pour les grands barrés baroquo-romantico-artnouvo-psychédélistes comme moi. Il me tarde donc de lire Endymion, en espérant juste cette fois avoir affaire à un récit un peu moins tarabiscoté. Enfin, dans tous les cas, c’est bon pour ma culture…
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