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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350871806
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 42
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La Conversation

Date de parution : 22/12/2011

Quand se glisse dans la tête de Bonaparte l’idée de devenir empereur

« Il y a des moments où l’histoire semble hésiter avant de prendre son élan : Hannibal quand il décide de passer les Alpes avec ses éléphants pour frapper Rome au cœur ; César sur les bords du Rubicon ; le général de Gaulle à l’aube du 17 juin 1940,...

« Il y a des moments où l’histoire semble hésiter avant de prendre son élan : Hannibal quand il décide de passer les Alpes avec ses éléphants pour frapper Rome au cœur ; César sur les bords du Rubicon ; le général de Gaulle à l’aube du 17 juin 1940, quand il monte dans l’avion qui va l’emmener vers Londres, vers une résistance qui peut paraître sans espoir.
C’est un éclair de cet ordre que j’ai tenté de saisir : l’instant où Bonaparte, adulé par les Français qu’il a tirés de l’abîme, décide de devenir empereur. »

À travers une conversation imaginaire et décisive entre Napoléon Bonaparte et Jean-Jacques Régis Cambacérès, son deuxième consul, Jean d’Ormesson explore la tension entre l’esprit révolutionnaire républicain et le désir de puissance. Il met en scène un Cambacérès ensorcelé par le charismatique Bonaparte.
Si tous les mots prêtés à Bonaparte ont bien été prononcés par lui, l’auteur forge ce dialogue fictif à la veille de l’avènement du Premier Empire, aux Tuileries, vers le début de l’hiver 1803-1804.

Enlevé et brillant, ce dialogue surprendra par son actualité.

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EAN : 9782350871806
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 42
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Boblinux Posté le 6 Septembre 2020
    Un régal cette conversation, seul Jean D'O pouvait nous offrir ce petit bonbon, tellement vite lu (trop vite) hélas... Un émerveillement de culture, de connaissance fine de l'histoire Française et Napoléonienne et de ses personnages emblématiques.... Toujours de la finesse, de l'humour, de la légèreté: Jean tu nous manques! A lire absolument.
  • Ma_vie_en_livres Posté le 27 Février 2018
    Il faut être Jean d'Ormesson pour oser imaginer une conversation entre Bonaparte et son deuxième consul... au bout de deux pages, on est déjà embarqué, on oublie l'imaginaire, on est dans l'histoire... le dialogue est extrêmement bien construit, et le choix des thèmes est parfois intime. C'est presque culotté de la part de Jean d'Ormesson de s'immiscer ainsi dans l'intimité de Bonaparte... on se demande jusqu'où cette conversation va aller... un livre court mais intense !
  • oran Posté le 31 Décembre 2016
    Nous sommes au début de l'hiver 1803-1804. Bonaparte, Premier consul, reçoit en l'hôtel des Tuileries, Cambacérès, le deuxième consul. Une réunion de travail s'achève, un dialogue à bâtons rompus, va alors s'instaurer. Le bavardage anodin, les propos familiers au départ vont évoluer, ils deviendront un peu moins falots au fur et à mesure de la conversation … Les deux hommes vont comparer tout d'abord leur résidence respective, leur goût culinaire, ils vont échanger sur la situation économique et sociale de la France qui peu à peu tente de sortir du marasme, ils vont aussi évoquer les problèmes domestiques : les mésalliances conjugales de la famille , les chamailleries entre Joséphine et ses belles-soeurs. Bonaparte, va aussi cailleter sur l'homosexualité de Cambacérès, puis, les deux compères abordent un futur proche, et, petit à petit, les ambitions de Napoléon se dévoilent, s'éclaircirent , s'animent pour devenir limpides, il sera empereur, et Cambacérès a qui Napoléon promet de devenir archichancelier de l'Empire, restant ainsi le second personnage de l'Etat, se met à rêver à cet Empire prochain. Les deux compères se prennent au jeu, imaginent déjà la scène du couronnement, les attributs de cet empire… La démesure rêvée prend encore plus forme de réalité... Nous sommes au début de l'hiver 1803-1804. Bonaparte, Premier consul, reçoit en l'hôtel des Tuileries, Cambacérès, le deuxième consul. Une réunion de travail s'achève, un dialogue à bâtons rompus, va alors s'instaurer. Le bavardage anodin, les propos familiers au départ vont évoluer, ils deviendront un peu moins falots au fur et à mesure de la conversation … Les deux hommes vont comparer tout d'abord leur résidence respective, leur goût culinaire, ils vont échanger sur la situation économique et sociale de la France qui peu à peu tente de sortir du marasme, ils vont aussi évoquer les problèmes domestiques : les mésalliances conjugales de la famille , les chamailleries entre Joséphine et ses belles-soeurs. Bonaparte, va aussi cailleter sur l'homosexualité de Cambacérès, puis, les deux compères abordent un futur proche, et, petit à petit, les ambitions de Napoléon se dévoilent, s'éclaircirent , s'animent pour devenir limpides, il sera empereur, et Cambacérès a qui Napoléon promet de devenir archichancelier de l'Empire, restant ainsi le second personnage de l'Etat, se met à rêver à cet Empire prochain. Les deux compères se prennent au jeu, imaginent déjà la scène du couronnement, les attributs de cet empire… La démesure rêvée prend encore plus forme de réalité quand Cambacérès va enfin se retirer, proche de l'état d'enchantement. Tout est quasiment décidé, prêt à être concrétisé (cela se fera quelques mois après), il va saluer Bonaparte en s'inclinant et lui donnant le titre de Sire… Un petit texte fort jouissif, pertinent, spirituel qui, selon Jean d'Ormesson a été construit avec des propos, des anecdotes réelles attribués à Napoléon Bonaparte (pas forcément en respectant la chronologie des événements), paroles fictives pour Cambacérès (quoique, en cherchant bien… !) Pour ma part, je me permets de penser que cette scène a été inspirée à D Ormesson après une lecture « du souper de Beaucaire »
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  • heartnsoul Posté le 5 Juin 2015
    Pour découvrir D’Ormesson, j’ai opté pour le choix d’un petit livre dont le concept est assez original. Effectivement, il s’agit d’une fiction mais ce n’est pas un récit ou un roman, il s’agit d’un dialogue entre Napoléon Bonaparte et son 2e consul Jean#8209;Jacques Régis Cambacérès. Cette discussion totalement fictive mais qui aurait bien pu exister nous apprend de nombreuses choses sur l’état d’esprit et les ambitions du futur empereur. Elle démarre par un échange de civilités anodines mais très vite se recentre sur la situation de la France durant la période du Consulat et sur la notion du pouvoir. J’ai pu découvrir un Cambacérès en totale admiration pour Napoléon, qui ne voit pas en ce dernier un homme mais le demi-dieu qui mettra à ses pieds l’Europe et l’Orient. Ce livre que j’ai lu en moins d’une heure m’a permis de passer un bon moment et m’a donné l’envie de me lancer dans une biographie de Napoléon, personnage au combien romanesque et dantesque. Vu le format de l’histoire, « la conversation » a pu être aisément adaptée au théâtre avec Maxime d’Aboville dans le rôle de Napoléon. Finalement, pour mieux appréhender le style de l’auteur, je vais devoir me tourner vers un autre de... Pour découvrir D’Ormesson, j’ai opté pour le choix d’un petit livre dont le concept est assez original. Effectivement, il s’agit d’une fiction mais ce n’est pas un récit ou un roman, il s’agit d’un dialogue entre Napoléon Bonaparte et son 2e consul Jean#8209;Jacques Régis Cambacérès. Cette discussion totalement fictive mais qui aurait bien pu exister nous apprend de nombreuses choses sur l’état d’esprit et les ambitions du futur empereur. Elle démarre par un échange de civilités anodines mais très vite se recentre sur la situation de la France durant la période du Consulat et sur la notion du pouvoir. J’ai pu découvrir un Cambacérès en totale admiration pour Napoléon, qui ne voit pas en ce dernier un homme mais le demi-dieu qui mettra à ses pieds l’Europe et l’Orient. Ce livre que j’ai lu en moins d’une heure m’a permis de passer un bon moment et m’a donné l’envie de me lancer dans une biographie de Napoléon, personnage au combien romanesque et dantesque. Vu le format de l’histoire, « la conversation » a pu être aisément adaptée au théâtre avec Maxime d’Aboville dans le rôle de Napoléon. Finalement, pour mieux appréhender le style de l’auteur, je vais devoir me tourner vers un autre de ces ouvrages. La question est lequel ?
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  • Marc21 Posté le 18 Janvier 2015
    Décidément, je découvre tard M.D'Ormesson, mais quel plaisir à chaque livre. Exercice de style pour trois personnages, car je rajoute l'auteur qui, dans sa préface, explique comment il s'y est pris pour faire revivre notamment Cambacérès. Si les textes de Bonaparte sont réels, ceux de Cambacérés sont inventés par l'auteur. Et celà, afin de comprendre la mécanique : Bonaparte devient Napoléon. Ah! Si l'Histoire de France était enseignée de cette façon!
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