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Archipoche
EAN : 9782352873617
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 443
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La Dame du manoir de Wildfell Hall

Denise Fagne (Traducteur), Henry Fagne (Traducteur), Isabelle Vieville degeorges (Préface)
Date de parution : 01/11/2012
L'arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur.Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ? Sa venue alimente les rumeurs des villageois et ne... L'arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur.Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ? Sa venue alimente les rumeurs des villageois et ne laisse pas Gilbert insensible. Cependant, la famille de ce dernier désapprouve leur union et lui-même commence à douter de Mrs Graham... Quel drame s'obstine-t-elle à lui cacher ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?Publié en 1848, La Dame du manoir de Wildfell analyse la place des femmes dans la société victorienne. Considéré comme l'un des tout premiers romans féministes, il entretient de nombreux liens avec Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë et s'inspire de la descente aux enfers, de l'alcoolisme et de la débauche de leur frère Branwell, mort entre leurs bras.
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EAN : 9782352873617
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 443
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • France_Esperluette Posté le 11 Octobre 2020
    J'ai une connaissance partielle et inégale de l'œuvre des sœurs Brontë. Toutefois, je pense pouvoir dire de La Dame du manoir de Wildfell Hall qu'il n'est pas le meilleur des romans proposés par le trio féminin, la faute notamment aux longueurs du récit et autres inutiles digressions sur lesquelles s'accordent la plupart des lecteurs. Ceci étant dit, je ne boude absolument pas mon plaisir à le lecture de ce texte qui s'inscrit pleinement, par son style et son propos, dans la littérature victorienne du 19e siècle. Il s'agit avant tout d'un récit encore empreint d'un certain romantisme et teinté de moralisme pieux. Pour autant, au travers du personnage d'Helen, Anne Brontë revendique une vision moderne de la femme qui bouscule les idéaux victoriens et en défie la morale et les codes. Helen ne fait pas seulement preuve d'une fidélité et d'une abnégation héroïques envers son époux, elle se révèle déterminée et indépendante. N'oublions pas que la jeune épouse claque la porte du domicile conjugal et tente de vivre de son art ! Quant aux autres thématiques du récit - dénonciation de l'alcoolisme, du libertinage et de la maltraitance conjugale - elles sont de même traitées avec une sincérité sans... J'ai une connaissance partielle et inégale de l'œuvre des sœurs Brontë. Toutefois, je pense pouvoir dire de La Dame du manoir de Wildfell Hall qu'il n'est pas le meilleur des romans proposés par le trio féminin, la faute notamment aux longueurs du récit et autres inutiles digressions sur lesquelles s'accordent la plupart des lecteurs. Ceci étant dit, je ne boude absolument pas mon plaisir à le lecture de ce texte qui s'inscrit pleinement, par son style et son propos, dans la littérature victorienne du 19e siècle. Il s'agit avant tout d'un récit encore empreint d'un certain romantisme et teinté de moralisme pieux. Pour autant, au travers du personnage d'Helen, Anne Brontë revendique une vision moderne de la femme qui bouscule les idéaux victoriens et en défie la morale et les codes. Helen ne fait pas seulement preuve d'une fidélité et d'une abnégation héroïques envers son époux, elle se révèle déterminée et indépendante. N'oublions pas que la jeune épouse claque la porte du domicile conjugal et tente de vivre de son art ! Quant aux autres thématiques du récit - dénonciation de l'alcoolisme, du libertinage et de la maltraitance conjugale - elles sont de même traitées avec une sincérité sans ambages qui a choqué le public à sa parution et confirme que le regard d'Anne Brontë est critique, sa plume acérée et son propos résolument précurseur. De fait, un roman féministe à lire avec attention.
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  • mxart_litt Posté le 5 Octobre 2020
    Alors qu’il était à l’abandon depuis plusieurs années, le manoir de Wildfell Hall voit arriver une nouvelle occupante. Répondant au nom de Helen Graham et accompagnée de son fils, la jeune femme est extrêmement réservée. Devant les nombreuses sollicitations des curieux habitants des alentours, elle se montre très mystérieuse, ne dévoilant ni le nom de son supposé défunt mari, ni le nom de l’endroit d’où elle vient. En plus de cela, la froideur dont elle fait preuve dans les quelques interactions sociales qu’elle entretient, ainsi que les interdictions surprenantes qu’elle impose à son fils, sont autant de raisons pour les habitants de se méfier de la jeune femme et d’en faire le centre de leurs commérages. Considéré comme l’un des premiers romans féministes, La Dame du Manoir de Wildfell Hall est effectivement très moderne pour l’époque. A travers le personnage d’Helen, Anne Brontë critique la société dans laquelle elle vit, une société où « femme » ne rime pas avec « indépendance ». En effet, Helen possède un esprit de rébellion non dissimulé, des positions considérées scandaleuses, et un goût pour la solitude qui intrigue. Elle n’est pas la narratrice du roman, mais elle en est la véritable héroïne. Les... Alors qu’il était à l’abandon depuis plusieurs années, le manoir de Wildfell Hall voit arriver une nouvelle occupante. Répondant au nom de Helen Graham et accompagnée de son fils, la jeune femme est extrêmement réservée. Devant les nombreuses sollicitations des curieux habitants des alentours, elle se montre très mystérieuse, ne dévoilant ni le nom de son supposé défunt mari, ni le nom de l’endroit d’où elle vient. En plus de cela, la froideur dont elle fait preuve dans les quelques interactions sociales qu’elle entretient, ainsi que les interdictions surprenantes qu’elle impose à son fils, sont autant de raisons pour les habitants de se méfier de la jeune femme et d’en faire le centre de leurs commérages. Considéré comme l’un des premiers romans féministes, La Dame du Manoir de Wildfell Hall est effectivement très moderne pour l’époque. A travers le personnage d’Helen, Anne Brontë critique la société dans laquelle elle vit, une société où « femme » ne rime pas avec « indépendance ». En effet, Helen possède un esprit de rébellion non dissimulé, des positions considérées scandaleuses, et un goût pour la solitude qui intrigue. Elle n’est pas la narratrice du roman, mais elle en est la véritable héroïne. Les sœurs Brontë sont connues pour tirer leur imagination de leur vie familiale, ce que fait Anne ici. Tout au long du roman, l’alcool prend une place importante, montrant l’addiction et la violence que cela entraîne sur les consommateurs excessifs. C’est de son frère Branwell que l’autrice s’est inspirée, mettant notamment en évidence le côté destructeur de l’alcool sur les relations sociales. Le récit nous est conté de deux manières différentes : le début et la fin correspondent aux lettres que Gilbert écrit à son ami Halford, tandis que le reste nous provient du journal d’Helen. J’ai trouvé ce choix judicieux, cela nous permet d’avoir le point de vue des deux personnages principaux, et donc de les connaître tous deux un peu mieux. L’écriture est fluide et agréable, mais j’avoue en être déçue. Je m’attendais à un style plus poétique, avec de longues descriptions et des métaphores, comme cela m’avait impressionnée dans Jane Eyre. Dommage pour moi, le style d’écriture des deux sœurs ne se ressemble absolument pas. J’ai tout de même passé un très bon moment de lecture et j’ai beaucoup apprécié le côté audacieux et féministe du roman.
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  • Little_stranger Posté le 4 Septembre 2020
    Elle n'est pas assez connue Anne Bronte et c'est bien dommage car son roman "the tennant of Wildfell Hall" possède la même puissance que celui de ses soeurs. La aussi, on retrouve la condition féminine à l'époque qui fait de l'épouse, une "enfant" d'un point de vue légal, social, financier. Elle peut être envoyée à l'asile sans autre forme de procès et n'existe pas sauf pour la richesse qu'elle apporte à son mari et sa tournure qui lui permet de l'exhiber comme une pouliche dans un haras. Anne parle aussi de l'alcoolisme (sujet qu'elle connaissait bien avec son frère, Patrick Branwell) et de la violence qu'il engendre. Elle ose parler d'un enfant cruel, le fils de l'héroïne, qui par son attitude, va forcer le destin de sa mère à le sauver et à se sauver d'un monstre. Elle raconte la violence de mariage, fait par amour, qui se transforme en enfer. Anne raconte, invente tout cela en vivant dans un presbytère dans les landes, loin de tout, entre la mort de sa mère, celle de ses soeurs aînées et de la pauvreté d'un statut modeste, mais ouvert malgré tout avec leur père et les livres. Un prodige.
  • Carole94p Posté le 30 Juillet 2020
    Une fois de plus me voilà plonger dans un roman d'une des sœurs Bronte. Cette fois, c'est avec La dame du château de Wildfell d'Anne Bronte et je dirais que sur les trois sœurs, c'est sans doute celui que j'ai préféré pour le moment. La dame du château de Wildfell, c'est l'histoire d'Hélène, une jeune femme de caractère, nouvelle locataire de Wildfell qui attise toutes les curiosités. D'où vient-elle avec son fils, qui est-elle vraiment, tant de question qui tourmenteront Gilbert Markham (notre narrateur) d'abord sceptique vis-à-vis de la jeune femme, puis totalement sous le charme. La dame du château de Wildfell peut dérouter le lecteur à plusieurs reprises. Il est vrai qu'Anne Bronte a choisi un style tout particulier pour son roman. En effet, il débute sous forme d'une longue lettre de Gilbert Markham. Mettant une certaine distance entre le lecteur et les personnages. Elle nous propose également quelques passages du journal intime d'Hélène et enfin, le roman commence avec la narration de Gilbert, puis un petit saut dans le temps avec les débuts de la jeune Hélène pour enfin finir avec Gilbert. Dis comme ça, il est vrai que c'est assez perturbant mais pas moins intéressant. Car cela... Une fois de plus me voilà plonger dans un roman d'une des sœurs Bronte. Cette fois, c'est avec La dame du château de Wildfell d'Anne Bronte et je dirais que sur les trois sœurs, c'est sans doute celui que j'ai préféré pour le moment. La dame du château de Wildfell, c'est l'histoire d'Hélène, une jeune femme de caractère, nouvelle locataire de Wildfell qui attise toutes les curiosités. D'où vient-elle avec son fils, qui est-elle vraiment, tant de question qui tourmenteront Gilbert Markham (notre narrateur) d'abord sceptique vis-à-vis de la jeune femme, puis totalement sous le charme. La dame du château de Wildfell peut dérouter le lecteur à plusieurs reprises. Il est vrai qu'Anne Bronte a choisi un style tout particulier pour son roman. En effet, il débute sous forme d'une longue lettre de Gilbert Markham. Mettant une certaine distance entre le lecteur et les personnages. Elle nous propose également quelques passages du journal intime d'Hélène et enfin, le roman commence avec la narration de Gilbert, puis un petit saut dans le temps avec les débuts de la jeune Hélène pour enfin finir avec Gilbert. Dis comme ça, il est vrai que c'est assez perturbant mais pas moins intéressant. Car cela permet d'en savoir vraiment plus sur nos personnages. Dans la première partie, nous faisons donc la connaissance de Gilbert Markham et de Mrs Graham (Hélène). La jeune femme prétend être veuve et séjourne chez Mr Lauwrence avec son fils, Arthur. Mais cette situation fait bien jaser. Qui est-elle, pourquoi est-elle si mystérieuse, très vite les commérages seront de mises et Gilbert sera bien décidé à découvrir la vérité. Car si lors de sa première rencontre avec Hélène il ne semble pas la porter sur son cœur, bientôt, il en apprendra davantage sur la jeune femme et changera vite d'avis. Mais ce qui va tout bouleverser c'est sa volonté d'avoir la vérité sur Hélène, en prenant sa défense face aux autres. Hélène va finalement lui confier son journal retraçant sa vie et lui révélant ainsi son passé. C'est ainsi que la seconde partie du roman débute. Nous nous retrouvons quelques années plutôt et nous découvrons la jeune Hélène. Bien avant son arrivée à Wildfell. Priée de se marier rapidement, la jeune Hélène tombe sous le charme de Mr Huntingdon. Malgré les mises en garde de sa tante, la jeune femme suit son cœur et pense pouvoir tempérer les penchants d'Arthur Huntingdon assez excessifs. Quelques temps après, tout deux se marient et c'est la descente aux enfers pour Hélène. Car à l'époque, une femme n'est bonne qu'à marier et tenir la maison. Elle n'est en rien libre et doit simplement se plier en quatre pour son époux. Il est alors impensable pour une femme de quitter son mari ou encore ne pas lui obéir. Hélène, malgré son fort caractère va rapidement être sous la coupe d'Arthur. En plus d'avoir un sérieux penchant pour la boisson mais aussi pour l'infidélité, le - désormais - père de famille va même jusqu'à prendre sous son ail son jeune fils afin de le monter contre sa mère, la rabaissant dès que possible. En femme aimante et surtout chrétienne dans l'âme, Hélène va toujours voir le bon côté de son mari. Les quelques moments où il n'est pas exécrable seront une lueur d'espoir pour la jeune femme. Et chaque fois qu'elle tentera de reprendre le pouvoir de mener une vie plus saine pour elle et son fils, Arthur ne manquera pas de faire un nouveau coup de grâce. Après plusieurs années dans cette prison qu'est devenue sa maison et voyant la mauvaise influence qu'avait son époux sur son fils, la jeune femme prendre la décision de s'enfuir. A l'époque, cette acte est impensable et surtout illégal. Mais Hélène ne peut se résoudre à continuer ainsi. C'est ainsi que débute la troisième et dernière partie, à Wildfell. Gilbert Markham découvre les épreuves qu'à du traverser Hélène et ne peut se résoudre à mettre fin à ses sentiments naissants pour elle. Mais bien des rebondissements sont à prévoir et autant dire qu'Anne Bronte n'y va pas de main morte avec ses personnages. Tout comme eux, le lecteur n'est pas épargné. J'ai parfois eu envie de secouer Hélène pour son côté pieux et sa charité sans faille vis-à-vis de cet homme odieux mais bon. La dame du château de Wildfell est un roman percutant. D'autant plus pour son époque. Car si aujourd'hui les femmes ont plus de droits, à l'époque du récit d'Anne Bronte ce n'est clairement pas le cas. Anne Bronte est une féministe dans l'âme et fait de ses héroïnes des femmes fortes et indépendantes. En conclusion, il faut certes s'accrocher un peu par moment mais l'histoire d'Hélène en vaut la peine. Et petit plus pour la narration de Gilbert, que j'ai beaucoup apprécié.
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  • MissKokeshi Posté le 13 Juillet 2020
    Mrs Helen Graham est la nouvelle locataire d’un manoir en ruine dans l’Angleterre romantique du 19eme siècle. Elle y habite avec son fils de 5 ans et ses nouveaux voisins se montrent très curieux d’en savoir plus sur cette jeune veuve. L’histoire s’installe doucement, le mystère autour d’Helen intrigue. On y ressent tout le romantisme de l’époque victorienne. Ce roman épistolaire est bien conçu : Gilbert Marshall en première partie écrit à son beau-frère, lui transmet le journal intime d’Helen et pour finir reprend la plume pour conclure le récit. On y trouve de belles envolées dans les dialogues, une écriture de très grande qualité. Anne Brontë, la cadette un peu oubliée des célèbres sœurs, nous dépeint dans son roman la place de la femme à cette époque. C’est engagé, osé et inédit pour l’époque. Premier roman féministe avant l’heure. Les thèmes abordés restent très actuels : stéréotypes éducatifs liés au genre, alcoolisme, pervers narcissique et condition et indépendance de la femme. Je mettrais néanmoins un bémol sur la foi surannée de l’héroïne qui pour moi à apporter quelques longueurs dans le récit.
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