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La Dernière récolte

Robert Laffont
EAN : 9782221127810
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
La Dernière récolte

Patrick BERTHON (Traducteur)
Collection : Best-sellers
Date de parution : 14/12/2017

«Ceux des collines et les Mexicains sont arrivés le même jour. Un mercredi, en ce début du mois de septembre 1952. A trois semaines de la fin de la saison, les Cardinals de Saint Louis avaient cinq points de retard sur les Dodgers de New York ; la situation paraissait...

«Ceux des collines et les Mexicains sont arrivés le même jour. Un mercredi, en ce début du mois de septembre 1952. A trois semaines de la fin de la saison, les Cardinals de Saint Louis avaient cinq points de retard sur les Dodgers de New York ; la situation paraissait désespérée. Mais le coton montait à la taille de mon père, au-dessus de ma tête. Je l'avais surpris, avant le souper, échangeant à voix basse avec mon grand-père des paroles qu'il ne nous était pas souvent donné d'entendre ; il était question d'une "bonne récolte".»
La Dernière Récolte est très certainement le roman le plus personnel de John Grisham. Un petit bijou semi-autobiographique, qui n'est pas sans rappeler le Steinbeck des Raisins de la colère.

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EAN : 9782221127810
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • bfauriaux Posté le 29 Novembre 2019
    Un superbe livre qui nous plonge dans l'univers des marchands de coton en amerique, un roman superbe, tres fort qui vous fera adorer et auteur a part si vous le connaissez dejà !
  • Mamanlit Posté le 28 Août 2019
    Voici un livre « surprise » que j’ai pu lire cet été, à savoir un roman trouvé dans une boîte à livres à proximité d’un port… Si je n’ai jamais lu de récit de Joshn Grisham, pourtant l’un des auteurs les plus connu des Etats-Unis, il m’avait été fortement recommandé par un prof d’anglais (ce n’est donc pas tout jeune). L’histoire en quelques mots : Luke vit avec sa famille dans l’Arkansas, où ils cultivent le coton. C’est l’année de ses sept ans, mais la vie est dure en cette période de récoltes ,où des journaliers mexicains et des collines viennent leur prêter main forte. C’est vraiment une lecture que j’ai apprécié, et qui m’a fait découvrir une facette des Etats-Unis que je ne connaissais pas. Le ton est assez sombre, j’avais peur que le récit soit très noir, mais finalement pas tant que ça ; il n’est que le reflet de la vie difficile dans la ruralité des années 50. [...]
  • Tostaky57 Posté le 11 Janvier 2017
    Il y a des bouquins, comme ça, qui dès les premières lignes, vous accrochent et vous entrainent, vous promettant un chouette voyage littéraire, et vous vous dites : "Tiens, un bon moment en perspective, cool!". Et soudain, au hasard d'un paragraphe, quelque chose d'infiniment plus profond vous retourne les tripes, presque à mouiller les mirettes, et là vous vous dites : " Ce que je tiens là dans mes mains, c'est un putain de beau voyage et ça va être un pur panard ! " Grisham est un auteur populaire, ouais... Le plus lu des auteurs américains, okay... Souvent porté au cinoche, c'est vrai... No Wonder, man ! Ce mec connaît tout simplement la recette qui va te marquer l'âme au fer porté au blanc! On en lit quelques-uns des romans comme celui-ci, dans une vie de lecteur, on ne les oublie jamais... celui-ci, je le sais déjà, en est un, nom de dieu !
  • Kittiwake Posté le 27 Février 2016
    1951. Arkansas. Il fait très chaud. Le coton est prêt pour la récolte. Du haut de ses sept ans, Luke perçoit l’angoisse de sa famille, face aux difficultés de la récolte : recruter des cueilleurs, parmi les mexicains ou les ploucs des Appalaches , scruter la météo dont dépend la récolte, participer à la cueillette. Certes la motivation est là : amasser quelques économies qui lui permettront de s’offrir le maillot de base-ball à l’effigie des Cardinals, dont il rêve de devenir membre, loin de la ferme familiale, qui nourrit à peine ses occupants. Des liens se nouent avec les saisonniers, les mexicains dont la belle Tally, Trot son frère handicapé, mais aussi Hank, un type violent et bagarreur. L’autre clan n’a rien pour apaiser les angoisses du jeune garçon, le dénommé Cowboy possède un couteau à cran d’arrêt qu’il semble prêt à utiliser à la moindre contrariété. La situation se corse lors de la sortie hebdomadaire à la ville, lorsque Luke est le témoin d’une bagarre, qui se termine par la mort d’un des gars. C’est le premier secret de Luke : c’est Hank qui a provoqué la mort de son adversaire. Et puis dans le voisinage se trouve une... 1951. Arkansas. Il fait très chaud. Le coton est prêt pour la récolte. Du haut de ses sept ans, Luke perçoit l’angoisse de sa famille, face aux difficultés de la récolte : recruter des cueilleurs, parmi les mexicains ou les ploucs des Appalaches , scruter la météo dont dépend la récolte, participer à la cueillette. Certes la motivation est là : amasser quelques économies qui lui permettront de s’offrir le maillot de base-ball à l’effigie des Cardinals, dont il rêve de devenir membre, loin de la ferme familiale, qui nourrit à peine ses occupants. Des liens se nouent avec les saisonniers, les mexicains dont la belle Tally, Trot son frère handicapé, mais aussi Hank, un type violent et bagarreur. L’autre clan n’a rien pour apaiser les angoisses du jeune garçon, le dénommé Cowboy possède un couteau à cran d’arrêt qu’il semble prêt à utiliser à la moindre contrariété. La situation se corse lors de la sortie hebdomadaire à la ville, lorsque Luke est le témoin d’une bagarre, qui se termine par la mort d’un des gars. C’est le premier secret de Luke : c’est Hank qui a provoqué la mort de son adversaire. Et puis dans le voisinage se trouve une famille nombreuse, démunie, et pour comble de malchance, la fille ainée, quinze ans est enceinte. Enfin, les lettres de son oncle Ricky, qui se bat en Corée apportent leur lot de soulagement si elles confirment sa survie, mais aussi de crainte puisqu’aucun espoir de retour ne semble émerger. C’est avec tous ces éléments que Luke tente de se construire une interprétation cohérente du monde dans lequel il vit, en y mêlant les leçons de la bible, dont il aime les histoires. Personne ne garde un secret comme un enfant, a écrit Victor Hugo. Entre menace et honneur, la charge est lourde pour le jeune garçon, d’autant que le récit prend des allures de thriller, (meurtre, vol, disparition, l’action ne manque pas, même si l’enquête molle menée par le policier du coin reste est plus comique que tragique). Si les secrets ont une fâcheuse tendance à aboutir dans son oreille innocente, Luke doit faire preuve de ruse pour s’approprier les infos que les adultes lui cachent. L’ambiance du sud rural des États unis est particulièrement bien rendue, et l’on souffre avec les cueilleurs dans les champs de coton, on vit au rythme des distractions rares que peut offrir la ville proche, on s’angoisse avec le grand-père qui scrute le ciel, dont les caprices conditionnent la cueillette. La modernité émerge plus au Nord, téléviseurs et voitures n’ont pas encore envahi le quotidien de la région, et l’enfant est ébahi par le premier match de baseball qu’il peut voir sur un écran. Le monde est en mutation, un société différente émerge. C’est aussi pour Luke le dernier été en Arkansas, même s’il ne le sait pas encore. C’est très réussi. Le roman, autobiographique, est considéré comme l’un des plus intimistes de l’oeuvre de John Grisham. Il brille par l’authenticité qui s’en dégage. Simple à lire en VO, très dépaysant et émouvant, une belle découverte.
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  • Belecture Posté le 25 Février 2016
    Mon avis : Voici que je me lance dans un deuxième avis lecture et toujours avec un polar d'un de mes auteurs préférés. J'aime surtout ses romans se déroulant dans un tribunal. Mais cette fois, c'est dans les profondeurs de l'Amérique que je vous emmène avec un livre très touchant et engagé. John Grisham, l'auteur le plus lu de la littérature américaine continue sa description des dérives de la société américaine. A la manière d'un journaliste d'investigation, il aime dénoncer les multinationales, la justice et ses excès, le racisme du sud des USA, la peine de mort et beaucoup d'autres sujets qui agitent cet immense pays. Dans La dernière récolte, il dénonce la misère des petits producteurs de coton américains. Tout le récit nous est transmis à travers les yeux d'un enfant de 7 ans qui vit avec ses parents et ses grands-parents dans la région de Lake City. Leur vie entière se résume à la culture du coton. Tout est orienté et organisé autour de cette récolte. La mère du petit Luke s'occupe d'un grand jardin qui produit les légumes qui vont nourrir la famille toute l'année.ainsi que l'élevage de quelques animaux. A la fin de l'été, il faut trouver de la... Mon avis : Voici que je me lance dans un deuxième avis lecture et toujours avec un polar d'un de mes auteurs préférés. J'aime surtout ses romans se déroulant dans un tribunal. Mais cette fois, c'est dans les profondeurs de l'Amérique que je vous emmène avec un livre très touchant et engagé. John Grisham, l'auteur le plus lu de la littérature américaine continue sa description des dérives de la société américaine. A la manière d'un journaliste d'investigation, il aime dénoncer les multinationales, la justice et ses excès, le racisme du sud des USA, la peine de mort et beaucoup d'autres sujets qui agitent cet immense pays. Dans La dernière récolte, il dénonce la misère des petits producteurs de coton américains. Tout le récit nous est transmis à travers les yeux d'un enfant de 7 ans qui vit avec ses parents et ses grands-parents dans la région de Lake City. Leur vie entière se résume à la culture du coton. Tout est orienté et organisé autour de cette récolte. La mère du petit Luke s'occupe d'un grand jardin qui produit les légumes qui vont nourrir la famille toute l'année.ainsi que l'élevage de quelques animaux. A la fin de l'été, il faut trouver de la main d’œuvre pour la cueillette du coton, c'est la responsabilité du Papy. Il embauche à la ville une dizaine de mexicains et une famille venue des collines où le travail est rare. La famille du petit Luke a de la peine à trouver "des bras" car ils font partie des éleveurs les moins riches de la région et c'est toujours la loterie pour avoir des cueilleurs de qualité. Grisham fait alors défiler devant le lecteur toute la dureté de la tâche à laquelle chacun participe, quel que soit son âge ou son sexe. Un soleil de plomb rend le travail encore plus pénible. Luke essaie de tricher un peu en s'isolant pour échapper à cette nouvelle cueillette et rêver d'une autre vie. Il rêve comme en leur temps, son père et son grand-père l'ont fait avant lui, de leur carrière de base ball ou de devenir une grande vedette. Eh oui le grand passe-temps des hommes est d'écouter les matchs à la radio ou de jouer eux-même le dimanche, pour la relâche. Cette vie à la fois pénible et agréable va être bouleversée par des événements graves et inattendus. Et c'est le petit Luke qui va en être le témoin privilégié au risque, parfois, de sa vie. Mais la peur ne l'arrête pas longtemps car la curiosité l'emporte. Il assiste d'abord à une bagarre en ville entre des voyous locaux, les frères Sisco et Hank Spruill, le cueilleur des collines. L'un des frères Sisco est tué par Hank. La famille de Luke ne le dénoncera pas pour ne pas perturber la cueillette et surtout car le shérif est un incompétent notoire. Peu de temps après, Hank va s'en prendre aux mexicains et le climat à la ferme va se tendre comme une corde. Hank doit partir. C'est à ce moment-là que Luke va assister à un second assassinat dont il sera l'unique témoin. Un des mexicains va supprimer Hank sur le pont de la rivière. Le corps sera entraîné et jamais retrouvé. La famille Chandler est aux prises avec d'autres ennuis. Il y eut d'abord de gros orages qui empêchèrent le travail puis ce fut ensuite la pluie continue qui fit déborder la rivière et inonda les champs de coton. Le reste de la récolte fut perdu. Les gens des collines vont partir suivis des mexicains. Ces affreuses péripéties obligèrent la famille à partir vers le nord pour trouver du travail, changer de vie. On sent que dans ce roman, John Grisham a mis plus que son talent de conteur et de polémiste. C'est une oeuvre qui a un cachet peut-être plus personnel, plus intime.
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