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Robert Laffont
EAN : 9782221135884
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La Femme comestible

Michèle ALBARET-MAATSCH (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 12/05/2021

Marian se cherche, irrésolue. Va se marier, sans passion. Et vit la plus étrange des expériences : peu à peu, elle ne peut plus rien manger. Chez elle, alors, tout se détraque. Car moins elle peut avaler, plus elle se sent elle-même dévorée : comme si, de membre bienveillant de...

Marian se cherche, irrésolue. Va se marier, sans passion. Et vit la plus étrange des expériences : peu à peu, elle ne peut plus rien manger. Chez elle, alors, tout se détraque. Car moins elle peut avaler, plus elle se sent elle-même dévorée : comme si, de membre bienveillant de notre société de consommation, elle se retrouvait dans la peau d’un de ses produits…
Publié en 1969, avant même l’essor du féminisme, La Femme comestible traite le thème de l’aliénation de la femme et de sa place dans une société de surconsommation qui en était, elle aussi, à ses prémices. Formidable reflet d’une époque, ce premier roman contient déjà tout ce qui fera de l’auteure de La Servante écarlate, Margaret Atwood, alors tout juste trentenaire, la plus grande romancière canadienne contemporaine : un regard visionnaire, de l’imagination à revendre, une construction narrative brillante et un style plein d’humour, d’ironie et de justesse.

« Diva des lettres à l’humour décapant, la Canadienne Margaret Atwood a tissé au fil des ans une œuvre magistrale, mêlant polar, fantastique, science-fiction et critique sociale, avec une imagination débordante et une grande inventivité d’écriture. » Le Point

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EAN : 9782221135884
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lectiole Posté le 25 Octobre 2020
    23 h, je termine ma lecture de ce roman parce que je voulais le finir avant d'aller dormir... ^^ J'ai parfois lu sur le net qu'il comporte des longueurs, est ennuyeux, dépassé, etc. Mais j'en ai dévoré les 520 pages. J'ai tout simplement adoré. J'ai beaucoup ri. Je me suis attachée au personnage de Duncan alors qu'a priori il n'a rien d'attachant. Je m'attendais à l'histoire qu'indique la quatrième de couverture, une femme qui perd progressivement l'appétit, mais ce n'est pas l'essentiel du roman et ce problème ne se pose que dans la seconde moitié du récit. C'est plutôt l'histoire d'une femme qui tombe dans le terrier du lapin blanc peu avant son mariage et ne parvient plus à trouver de l'intérêt à son quotidien. Elle craint de devenir une "femme gelée" comme dans le récit d'Annie Ernaux. Mais ce n'est pas une histoire triste ou un pamphlet. L'ensemble est assez difficile à résumer. Mais de tous les livres de Margaret Atwood, il reste mon préféré, devant "la Servante Écarlate".
  • Kikikawaii Posté le 21 Août 2020
    La fin du livre m'a beaucoup plu on comprend mieux le malaise qui habite Marian
  • Majestik Posté le 1 Août 2019
    Après avoir lu et beaucoup aimé La Servante écarlate, j'avais de grandes attentes pour cet autre livre de Margaret Atwood sur lequel je suis tombée par hasard. Si l'on peut dire une chose c'est que son style ne vieillit pas, le livre a 50 ans mais on pourrait croire qu'il a été écrit hier. Il brosse un portrait subtil de la condition féminine de la fin des années 1960 sur le fond de la scène intellectuelle qui s'interroge en sciences humaines sur le rôle féminin. Les personnages sont intéressants, mais selon moi il y manque une trame nette et j'ai eu à de nombreuses reprises du mal à comprendre où l'auteure voulait en venir. Je recommande toutefois.
  • VALENTYNE Posté le 30 Novembre 2018
    Après avoir apprécié « La servante écarlate » j’ai eu envie de relire Margaret Atwood et le sort a désigné son premier roman. Paru en 1969 au Canada, j’ai trouvé ce roman encore très d’actualité. Une jeune femme Marian travaille dans une société d’enquête. Elle rédige des questionnaires pour les services marketing de différents clients (la bière élan pour les hommes, les vrais…, des protections féminines…. ) Dans la première partie c’est Marian la narratrice et on suit pas à pas toutes ses interrogations : ses relations avec sa colocataire (qui veut avoir un bébé toute seule), sa logeuse (parangon ou dragon de vertu ?), son amie Clara, mère de 2 petits et enceinte du troisième, ses collègues de travail (qui cherchent un mari : nous sommes à la fin des années 60), son fiancé Peter, brillant avocat… et Duncan (qui m’a fait penser au personnage principal de John Irving dans l’épopée du buveur d’eau…) Tout cela sur un ton caustique et sans concession (et drôle). Le passage à la deuxième partie m’a un peu désarçonnée : on passe à un narrateur externe tout en restant focalisé sur Marian et son futur mariage avec Peter. Marian devient très stressée par rapport à... Après avoir apprécié « La servante écarlate » j’ai eu envie de relire Margaret Atwood et le sort a désigné son premier roman. Paru en 1969 au Canada, j’ai trouvé ce roman encore très d’actualité. Une jeune femme Marian travaille dans une société d’enquête. Elle rédige des questionnaires pour les services marketing de différents clients (la bière élan pour les hommes, les vrais…, des protections féminines…. ) Dans la première partie c’est Marian la narratrice et on suit pas à pas toutes ses interrogations : ses relations avec sa colocataire (qui veut avoir un bébé toute seule), sa logeuse (parangon ou dragon de vertu ?), son amie Clara, mère de 2 petits et enceinte du troisième, ses collègues de travail (qui cherchent un mari : nous sommes à la fin des années 60), son fiancé Peter, brillant avocat… et Duncan (qui m’a fait penser au personnage principal de John Irving dans l’épopée du buveur d’eau…) Tout cela sur un ton caustique et sans concession (et drôle). Le passage à la deuxième partie m’a un peu désarçonnée : on passe à un narrateur externe tout en restant focalisé sur Marian et son futur mariage avec Peter. Marian devient très stressée par rapport à ce mariage et en perd l’appétit et aussi son bon sens …. Ce passage à la troisième personne permet à l’auteure de nous faire prendre du recul .. La troisième partie, très courte, reprend Marian comm narratrice ….la boucle est bouclée : Marian redevient elle-même…. En conclusion : un livre féministe qui analyse finement les hésitations d’une jeune femme qui se cherche : le mariage et la maternité font ils perdre son identité ? Après 18 ans de mariage et presque autant de maternité je dirai oui ….mais je referai exactement la même chose 🙂
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  • Foufoubella Posté le 2 Octobre 2018
    Alors je me suis jeté sur ce roman après avoir découvert la plume de Margaret Atwood grâce à La servante écarlate que j'ai adoré.Et quand j'aime un auteur, je peux devenir totalement fanatique au point de vouloir tout lire de cet auteur (même si je fais des pauses entre les romans afin de ne pas me lasser et, aussi, pour qu'il puisse toujours m'en rester un à lire). C'est la raison pour laquelle j'ai lu ce premier roman de l'auteur alors que d'autres ( dont Captive, le tueur aveugle et La voleuse d'hommes) attendent d'ores et déjà dans ma PAL Que dire de ce roman, écrit dans les années 60? Certes, sur bien des aspects, il est très différent de la Servante écarlate mais on y retrouve quand même le thème du féminisme. Marian est une jeune femme d'une vingtaine d'années qui travaille dans un institut de sondages, qui a une colocataire un peu farfelue, des amies beaucoup plus conventionnelles et un petit ami bien comme il faut à défaut d'être bouleversant. Et Marian commence, sans le savoir, à se sentir étouffée dans cette vie toute tracée qui l'attend, au point qu'elle arrive progressivement à ne plus savoir quoi manger pour ne... Alors je me suis jeté sur ce roman après avoir découvert la plume de Margaret Atwood grâce à La servante écarlate que j'ai adoré.Et quand j'aime un auteur, je peux devenir totalement fanatique au point de vouloir tout lire de cet auteur (même si je fais des pauses entre les romans afin de ne pas me lasser et, aussi, pour qu'il puisse toujours m'en rester un à lire). C'est la raison pour laquelle j'ai lu ce premier roman de l'auteur alors que d'autres ( dont Captive, le tueur aveugle et La voleuse d'hommes) attendent d'ores et déjà dans ma PAL Que dire de ce roman, écrit dans les années 60? Certes, sur bien des aspects, il est très différent de la Servante écarlate mais on y retrouve quand même le thème du féminisme. Marian est une jeune femme d'une vingtaine d'années qui travaille dans un institut de sondages, qui a une colocataire un peu farfelue, des amies beaucoup plus conventionnelles et un petit ami bien comme il faut à défaut d'être bouleversant. Et Marian commence, sans le savoir, à se sentir étouffée dans cette vie toute tracée qui l'attend, au point qu'elle arrive progressivement à ne plus savoir quoi manger pour ne pas être malade tout en se sentant, métaphoriquement parlant, mangée, grignotée, bouffée elle-même. J'ai été assez surprise - même si je le savais - du conformisme nord-américain de cette époque (l'histoire se déroule au Canada) et des difficultés à en sortir. Ce roman m'a fait penser à bien des égards au slogan d'une série télévisée, qui disait en substance "l'époque où les hommes étaient des hommes et où les femmes portaient des jupes". Margaret Atwood avait déjà une sacrée avance sur son temps.
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