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Robert Laffont
EAN : 9782221190913
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La Femme d'argile et l'Homme de feu

Michéle ALBARET-MAATSCH (Traducteur)
Date de parution : 06/10/2015

Lorsqu’elle se réveille en cette fin du XIXe siècle, Chava est enfermée dans une malle au fond d’un navire qui les emmène, elle et son nouveau mari, vers New York, loin de la Pologne. Faite d’argile, c’est une golème, créée par un rabbin qui s’est détourné de Dieu pour se...

Lorsqu’elle se réveille en cette fin du XIXe siècle, Chava est enfermée dans une malle au fond d’un navire qui les emmène, elle et son nouveau mari, vers New York, loin de la Pologne. Faite d’argile, c’est une golème, créée par un rabbin qui s’est détourné de Dieu pour se consacrer à l’occultisme.
Lorsqu’il se réveille, le djinn est violemment projeté sur le sol de l’atelier d’Arbeely, un artisan syrien. L’instant d’avant, c’est-àdire mille ans plus tôt, cet être de feu aux pouvoirs exceptionnels errait dans le désert.
La golème et le djinn, fantastiques immigrés, se rencontrent au hasard d’une rue. Eux seuls se voient tels qu’ils sont réellement. Chacun sait que l’autre n’est pas humain. Tous deux incapables de dormir, ils se donnent rendez-vous une fois par semaine, la nuit, pour arpenter les rues de Manhattan, qu’ils découvrent avec émerveillement.
Mais une menace plane sur eux. Le créateur de la golème, d’un âge très avancé, est prêt à tout pour échapper à la mort. Et il a vu où se cachait le secret de la vie éternelle : à New York.
Un conte initiatique, une fresque historique, un récit choral et une merveilleuse histoire d’amour pour un premier roman éblouissant.

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EAN : 9782221190913
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • DreamBookeuse Posté le 14 Janvier 2020
    Le sentiment d’en attendre beaucoup trop avait tellement ralenti mon envie de lire ce roman que j’avais fini par me demander si je le lirais un jour. C’est chose faite, et je ne regrette pas, quand bien même ce ne soit pas un coup de coeur et que je lui reproche beaucoup de choses. Hélène Wecker fait appel à deux créatures mythologiques que peu de récits abordent et c’est pour moi un des gros points forts du récit. D’un côté, nous avons la golem, tout juste animée, qui se retrouve livrée à elle même après que son maître soit mort sous ses yeux. Tiraillée par l’idée de mourir et la curiosité dont on l’a dotée, elle décide de rejoindre le sol américain et y fait la rencontre d’un rabbin qui l’initiera au monde. De l’autre, nous avons le djinn qui apparaît nu comme un ver sur le sol de la forge d’Arbeely, désorienté, ayant passé plus de 1000 ans enfermé dans un flacon sans aucun souvenir de ce qu’il a pu vivre ou faire pour s’y retrouver. Tous deux reçoivent un nom qui n’est pas le leur. Tous deux grandissent dans un monde qu’ils ne comprennent pas. Quand ils finissent par... Le sentiment d’en attendre beaucoup trop avait tellement ralenti mon envie de lire ce roman que j’avais fini par me demander si je le lirais un jour. C’est chose faite, et je ne regrette pas, quand bien même ce ne soit pas un coup de coeur et que je lui reproche beaucoup de choses. Hélène Wecker fait appel à deux créatures mythologiques que peu de récits abordent et c’est pour moi un des gros points forts du récit. D’un côté, nous avons la golem, tout juste animée, qui se retrouve livrée à elle même après que son maître soit mort sous ses yeux. Tiraillée par l’idée de mourir et la curiosité dont on l’a dotée, elle décide de rejoindre le sol américain et y fait la rencontre d’un rabbin qui l’initiera au monde. De l’autre, nous avons le djinn qui apparaît nu comme un ver sur le sol de la forge d’Arbeely, désorienté, ayant passé plus de 1000 ans enfermé dans un flacon sans aucun souvenir de ce qu’il a pu vivre ou faire pour s’y retrouver. Tous deux reçoivent un nom qui n’est pas le leur. Tous deux grandissent dans un monde qu’ils ne comprennent pas. Quand ils finissent par se retrouver, au hasard d’une rue, ils se reconnaissent sans s’être jamais rencontrés. Et cela pourrait être le début d’une histoire d’amour, romantique à souhait, et culcul la praline comme je déteste… mais non. Hélène Wecker a plus d’un tour dans son sac ! A travers leurs regards, innocents, avides de voir le monde et d’en comprendre les facettes, les deux êtres surnaturels traversent leurs difficultés avec plus ou moins de succès, deux facettes d’une même médaille parfaitement opposées. Alors qu’elle ne pense qu’aux autres, au point de vouloir s’aliéner à un être plutôt que d’être libre, lui savoure chaque minute passée à l’air libre, en quête de tout ce qui pourra satisfaire son ennui et ses désirs sans penser aux conséquences. Leurs conversations sont électriques, sous haute tension, alors qu’aucun des deux ne veut céder sur sa position. Au fur et à mesure, ils apprennent, s’apprivoisent et appréhendent ce qui les entoure autrement. Et il en va de même pour le lecteur. A travers leurs débats animés, ce sont les valeurs de la société humaine que l’autrice questionne, interroge, et on se surprend à prendre parti, se rebuter ou assentir. Toutefois le roman est assez lent. Leur rencontre est tardive. Si au début cela m’a dérangée, je me suis prise au jeu de ce roman fantastique aux allures de roman classique qui laisse une grande part au quotidien des deux protagonistes. D’un côté la forge, les réparations des poêlons, les mots entre Arbeely et son tout nouvel apprenti qui se doit de refréner ses pouvoirs ; de l’autre les difficultés de Chava à accomplir de simples tâches au rythme normal d’un être humain et d’endiguer sa nature de golem qui la pousse à accomplir le moindre désir des êtres de cher et de sang. Ce sont deux quotidiens différents que l’on aborde. L’un dans un quartier syrien, l’autre dans un quartier juif. Parce que le roman n’est pas qu’une simple romance entre deux êtres fantastiques que l’on aperçoit peu dans le genre de la SFFF mais aussi une fresque historique. Véritable toile de fond, l’autrice égrène des petites pièces de puzzle qui forment un tout, une vue d’ensemble de ce à quoi ressemblait le New York de la fin du XIXe siècle avec son immigration, son rêve américain et l’arrivée de milliers d’immigrés à Ellis Island. Les fans des romans historiques n’y auront certainement pas assez de détails, mais ce fut pour moi amplement suffisant. J’ai également aussi beaucoup apprécié les excursions dans le désert d’Ahmad qui se paraît alors de Bédouins, de couleurs, et de richesses insoupçonnées. C’était beau, chaud et vivant, et ça avait quelque chose de très attrayant. En résumé La femme d’argile et l’homme de feu est un roman surprenant qui sous les traits de deux créatures fantastiques étonnantes, propose une relecture de nos valeurs et de notre histoire moderne. On passe de l’émotion à l’aventure en un tour de main, et si le roman est globalement assez lent, j’ai pu en apprécier l’écriture somme toute assez classique mais foisonnante de détails.
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  • BlackWolf Posté le 5 Janvier 2017
    En Résumé : Au final même si ce roman n’a pas complètement répondu aux attentes que j’avais en me lançant dans sa lecture, j’ai tout de même passé un très agréable moment de lecture. L’auteur nous plonge ainsi dans un New York du 19ème siècle réaliste, vivant et qui donne envie d’être découvert. On se retrouve à suivre le destin d’une golème et d’un djinn, , héros déracinés et perdus, qui vont se croiser et tenter d’oublier leurs solitudes. On découvre ainsi des personnages soignés, denses humains, que ce soit les héros principaux comme les protagonistes secondaires et on se retrouve à les suivre avec un minimum de plaisir. Mais ce récit traite aussi de sujet important comme la notion d’immigration, l’acceptation de l’autre, les choix que chacun fait ou bien encore la notion de changement très présent à cette époque. J’ai trouvé aussi que la relation entre nos deux héros sonnaient juste, l’auteur la maitrisant parfaitement sans jamais tomber dans le côté guimauve. Le style s’avère ainsi simple, riche, ciselé et poétique, présentant ainsi le récit comme un conte moderne rappelant parfois aussi dans la construction comme dans certains passages Les Mille et une Nuits. Sauf que voilà j’ai... En Résumé : Au final même si ce roman n’a pas complètement répondu aux attentes que j’avais en me lançant dans sa lecture, j’ai tout de même passé un très agréable moment de lecture. L’auteur nous plonge ainsi dans un New York du 19ème siècle réaliste, vivant et qui donne envie d’être découvert. On se retrouve à suivre le destin d’une golème et d’un djinn, , héros déracinés et perdus, qui vont se croiser et tenter d’oublier leurs solitudes. On découvre ainsi des personnages soignés, denses humains, que ce soit les héros principaux comme les protagonistes secondaires et on se retrouve à les suivre avec un minimum de plaisir. Mais ce récit traite aussi de sujet important comme la notion d’immigration, l’acceptation de l’autre, les choix que chacun fait ou bien encore la notion de changement très présent à cette époque. J’ai trouvé aussi que la relation entre nos deux héros sonnaient juste, l’auteur la maitrisant parfaitement sans jamais tomber dans le côté guimauve. Le style s’avère ainsi simple, riche, ciselé et poétique, présentant ainsi le récit comme un conte moderne rappelant parfois aussi dans la construction comme dans certains passages Les Mille et une Nuits. Sauf que voilà j’ai trouvé que ce récit possédait quelques longueurs, que la conclusion m’a paru trop abrupte et enfin quand je posais ce livre je n’avais pas cet empressement et cette envie de m’y replonger rapidement dedans comme s’il manquait une légère tension. Cela n’enlève en rien les qualité du récit, surtout qu’il s’agit d’un premier roman, et même s’il n’a pas complètement répondu aux attentes que je pouvais avoir je lirai sans soucis d’autres écrits de l’auteur. Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
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  • Keikana Posté le 30 Mai 2016
    C’est le thème qui m’a attiré dans ce livre. Je ne suis pas très familière de la culture juive et des mythes arabes mais le résumé laissait espérer du dépaysement, de la magie et de l’amour! Aussi, je me suis laissée porter par cette histoire de golem et de génie. C’est une histoire chorale: une multitude de personnages produit autant de points de vue et de pensées disparates entremêlés. On s’intéresse à un panel vertigineux de caractères, d’objectifs contradictoires, de volontés hétérogènes. D’habitude, je n’aime pas trop ce genre de récit: le peu de temps qu’on passe avec chaque personnages ne me permet pas de m’attacher réellement et de compatir complètement avec chacun d’entre eux. Ce qui, sans surprise, s’est révélé être le cas ici aussi. Cependant, Wecker réussit l’imbrication des vies de tous ces personnages qui au final avaient tous une raison d’être là. Et j’ai beaucoup aimé l’ambiance qui ce dégageait des pages. C’est ce qui est, à mon avis, le seul côté positif d’un récit choral: l’atmosphère créée autours d’un lieu. Tous ses habitants, examinés dans leurs particularités, le parent de couleurs, de sensations et de textures singulières. Dans ce livre, le Manhattan de la fin du XIXème prend... C’est le thème qui m’a attiré dans ce livre. Je ne suis pas très familière de la culture juive et des mythes arabes mais le résumé laissait espérer du dépaysement, de la magie et de l’amour! Aussi, je me suis laissée porter par cette histoire de golem et de génie. C’est une histoire chorale: une multitude de personnages produit autant de points de vue et de pensées disparates entremêlés. On s’intéresse à un panel vertigineux de caractères, d’objectifs contradictoires, de volontés hétérogènes. D’habitude, je n’aime pas trop ce genre de récit: le peu de temps qu’on passe avec chaque personnages ne me permet pas de m’attacher réellement et de compatir complètement avec chacun d’entre eux. Ce qui, sans surprise, s’est révélé être le cas ici aussi. Cependant, Wecker réussit l’imbrication des vies de tous ces personnages qui au final avaient tous une raison d’être là. Et j’ai beaucoup aimé l’ambiance qui ce dégageait des pages. C’est ce qui est, à mon avis, le seul côté positif d’un récit choral: l’atmosphère créée autours d’un lieu. Tous ses habitants, examinés dans leurs particularités, le parent de couleurs, de sensations et de textures singulières. Dans ce livre, le Manhattan de la fin du XIXème prend vie, comme la golem, grâce à toutes les personnes différentes que nous croisons dans ses rues. Parallèlement, je n’ai pas particulièrement aimé les personnages principaux. La forme du récit n’a pas aidé, c’est certain, mais même sans ça, il y avait une distance entre eux et moi que je n’ai jamais pu franchir. Je n’ai pas vraiment apprécié leur personnalité ou l’évolution de leur relation. L’histoire d’amour n’est pas très agréable à lire non plus, je lui trouve un manque d’émotion certain. Pour moi, c’est une vraie déception sur ces points. Je crois que ce que j’ai le plus apprécié, c’est que ce livre soulève énormément de thèmes. L’immigration, l’intégration, la religion, la morale, la liberté, la gratitude, la tolérance, le désirs, le deuil,… Chaque lecteur peut y piocher ce qu’il veut, ces pages donnent beaucoup à réfléchir. Le premier roman de Helene Wecker ne manque pas d’une certaine poésie et de philosophie mais il n’y a pas assez d’émotion pour qu’il devienne une de ces aventures épiques qu’on prend plaisir à relire.
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  • Zephyrine Posté le 24 Mai 2016
    Très très belle découverte...Comme d'autres lecteurs ici, je me suis laissée séduire par le titre et la couverture...Deux êtres magiques et mystiques, Chava, une golème et Ahmad, un djinn, se retrouvent à New-York à la fin des années 1800. Tous deux doivent taire leur vraie nature et apprendre à cohabiter avec les humains. Ils finissent par se découvrir et s'épaulent pour vivre ce changement ensemble. Ces deux personnages principaux, parfois aux antipodes l'un de l'autre, commencent une véritable amitié...Autour d'eux, une multitude de personnages secondaires façonnent leur quotidien et nous permettent de comprendre la création de ces deux êtres. La ville est également un cadre magnifique, très bien décrit par l'auteur. Je ne suis pas trop portée fantaisy, et ici rien ne m'a dérangé car c'est avant tout un roman, un brin magique et envoûtant puisque pendant quelques jours, j'ai vraiment eu l'impression de cohabiter avec ces personnages dans New-York...
  • Aujardinsuspendu Posté le 13 Février 2016
    Ce roman m'a attirée grâce aux éléments abordés de l'ordre du fantastique. J'avais déjà entendu parler des golems mais pas des djinns, et, surtout l'alliance des deux dans ce livre a suscité ma curiosité. Ce livre qui est un petit pavé de plus de 500 pages m'a accompagnée pendant quelques jours mais pas si longtemps que ça vu le nombre de pages. Malgré des débuts un peu difficile (les premières pages), je me suis complètement immergée dans ce monde extraordinaire au sens littéral du terme. La magie nous enveloppe et nous entraine dans les années 1890 dans un New York où les migrants affluent. Au sein de Little Syria, qui comme son nom l'indique renferme essentiellement des syriens dans son quartier, la communauté et un homme en particulier vont voir leur vie changer. En voulant réparer un ancien flacon apporté par une cliente, le dinandier va voir apparaitre sur son sol un djinn. Une étrange créature qui suscite tout d'abord la peur et l'appréhension mais le djinn n'est pas un être malveillant et au fil des pages une complicité va naitre entre les deux hommes. Sur le bateau devant l'amener à New York, Chava, une golème, attend que son maître lui... Ce roman m'a attirée grâce aux éléments abordés de l'ordre du fantastique. J'avais déjà entendu parler des golems mais pas des djinns, et, surtout l'alliance des deux dans ce livre a suscité ma curiosité. Ce livre qui est un petit pavé de plus de 500 pages m'a accompagnée pendant quelques jours mais pas si longtemps que ça vu le nombre de pages. Malgré des débuts un peu difficile (les premières pages), je me suis complètement immergée dans ce monde extraordinaire au sens littéral du terme. La magie nous enveloppe et nous entraine dans les années 1890 dans un New York où les migrants affluent. Au sein de Little Syria, qui comme son nom l'indique renferme essentiellement des syriens dans son quartier, la communauté et un homme en particulier vont voir leur vie changer. En voulant réparer un ancien flacon apporté par une cliente, le dinandier va voir apparaitre sur son sol un djinn. Une étrange créature qui suscite tout d'abord la peur et l'appréhension mais le djinn n'est pas un être malveillant et au fil des pages une complicité va naitre entre les deux hommes. Sur le bateau devant l'amener à New York, Chava, une golème, attend que son maître lui donne vie. Une fois que cela sera fait toute sa vie sera faite de servitude afin d'assouvir les désirs et les besoins de son mari. Mais, les choses ne se passent pas comme prévu et lorsque deux êtres aussi incroyables qu'eux se trouvent dans la même ville le calme ne peut continuer à régner... Des surprises nous attendent et on découvre que tous les deux sont liés d'une façon que l'on n'aurait pu imaginer. Néanmoins, on pressent que le dénouement ne saurait être favorable à ces êtres différents qui doivent à tout prix cacher leur véritable nature. En bref, ce roman est ce qui s'approche le plus du conte dans ce qu'il contient d'extraordinaire et de quasi onirique. C'est un hymne à la différence, à son acceptation et à l'amour. Une belle surprise que j'ai beaucoup aimé.
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