Lisez! icon: Search engine
Omnibus
EAN : 9782258097520
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

La fenêtre des Rouet

Romans durs

Date de parution : 29/11/2012

Existence par procuration - Dans le logement exigu d'une maison qui appartient à sa famille, Dominique Salès vit une existence confinée et insipide. A côté de sa chambre habite un jeune couple...

Existence par procuration
Dans le logement exigu d'une maison qui appartient à sa famille, Dominique Salès vit une existence confinée et insipide. A côté de sa chambre habite un jeune couple, les Caille, dont la vitalité dérange la vieille fille aigrie. En face : la maison des Rouet, riches industriels....

Existence par procuration
Dans le logement exigu d'une maison qui appartient à sa famille, Dominique Salès vit une existence confinée et insipide. A côté de sa chambre habite un jeune couple, les Caille, dont la vitalité dérange la vieille fille aigrie. En face : la maison des Rouet, riches industriels. Guettant les moindres faits et gestes de son voisinage, Dominique Salès voit, un jour, Antoinette Rouet verser les gouttes d’un médicament destiné à son mari cardiaque en train d'agoniser au pied d'une des plantes vertes de l'appartement…
Adapté pour la télévision en 1988, dans la série « L’Heure Simenon » par Josef Rusnak, avec Andrea Arndt (Linia), Isolde Barth (Metzgerin), Hannelore Elsner (Antoinette), Hannelore Schroth (Mme Rouet).
Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782258097520
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Chestakova Posté le 17 Mars 2021
    Ce livre est une première pour moi, il marque mon entrée dans l'univers de Simenon. Belle rencontre, j'ai apprécié la plume, colorée et vivante à la manière d'une palette à la Breughel, capable de plonger loin dans les personnages pour livrer au lecteur leur "moi" le plus secret, dans une vérité parfois cruelle, à la limite de la perversité. Ce n'est pourtant pas l'impression qui l'emporte au terme de la lecture.Il me reste du livre plus encore que les tourments de Dominique dans ses transferts impuissants vers Antoinette, la poésie en noir et blanc d'un décor. Un Paris disparu aujourd'hui s'anime au fil des pages, au delà des fenêtres où se jouent les silences et les drames, il y a la rue, celle des boutiques et des petits métiers, des autobus à plate-forme, des concierges, toute une vie grouillante où j'ai aimé retrouver la ville de mon enfance. Un Paris curieusement non daté pourtant, le récit écrit en 1942, ne décrit pas le Paris de l'occupation, pas de soldats allemands, pas de bruits de bottes, un Paris intemporel, poétique, comme un décor de théâtre éternel. Une écriture précise et affutée pour un joli voyage en nostalgie.
  • Soulshine Posté le 24 Août 2020
    Drame de la solitude. Dominique, vieille fille ,vit une existence sans surprise, sans relief. Cette médiocrité du quotidien est bouleversée quand, par la fenêtre, elle voit Antoinette, sa voisine, laisser mourir son mari cardiaque sans tenter de lui venir en aide. D'abord révoltée elle finit par admirer et envier cette Antoinette éprise de liberté.
  • bfauriaux Posté le 7 Août 2020
    Un drame damilial en huis clos comme on les aime ecrit par un maitre en la matiere : une excellente facon df découvrir l'univers de l'auteur !
  • PtitVincent Posté le 4 Juillet 2020
    De sa fenêtre, retranchée dans sa chambre, Dominique observe ses voisins jusqu’au jour où elle est témoin d’un crime : lorsque M. Rouet subit une nouvelle attaque, son épouse reste dans la salle à côté, n’intervenant pas, la main sur la poignée, alors que la gouvernante est à l’étage au-dessus, auprès de la belle-mère. Elle écrit aussitôt une lettre anonyme à l’intrigante sans vraiment rien envisager. À l’aube de ses 40 ans, Dominique, fille d’un général ruiné avant sa mort, vit seule dans cet appartement qui n’est même plus le sien et sous-loue une chambre à un couple qui ne cache rien de son intimité. Car chaque sous compte pour cette vieille demoiselle. Une vie consacrée jusqu’alors à s’occuper de son père dans ses vieilles années et qui se résume aujourd’hui à survivre et sauvegarder les apparences. Ce qu’elle voit alors chez les Rouet semble lui apporter un pouvoir soudain et une raison nouvelle de vivre. Qui va vite devenir une obsession : elle commence à suivre Agnès Rouet à travers Paris, vivant par procuration ce qui se passe chez les voisins d’en face ou de l’autre côté du mur. Et met en valeur le vide de sa propre vie.... De sa fenêtre, retranchée dans sa chambre, Dominique observe ses voisins jusqu’au jour où elle est témoin d’un crime : lorsque M. Rouet subit une nouvelle attaque, son épouse reste dans la salle à côté, n’intervenant pas, la main sur la poignée, alors que la gouvernante est à l’étage au-dessus, auprès de la belle-mère. Elle écrit aussitôt une lettre anonyme à l’intrigante sans vraiment rien envisager. À l’aube de ses 40 ans, Dominique, fille d’un général ruiné avant sa mort, vit seule dans cet appartement qui n’est même plus le sien et sous-loue une chambre à un couple qui ne cache rien de son intimité. Car chaque sous compte pour cette vieille demoiselle. Une vie consacrée jusqu’alors à s’occuper de son père dans ses vieilles années et qui se résume aujourd’hui à survivre et sauvegarder les apparences. Ce qu’elle voit alors chez les Rouet semble lui apporter un pouvoir soudain et une raison nouvelle de vivre. Qui va vite devenir une obsession : elle commence à suivre Agnès Rouet à travers Paris, vivant par procuration ce qui se passe chez les voisins d’en face ou de l’autre côté du mur. Et met en valeur le vide de sa propre vie. Dans ce roman, Georges Simenon met en scène une femme issue de la haute-bourgeoisie reléguée à une pauvreté qu’elle réfute. Mais c’est également la famille Rouet qui y est décrite avec causticité. Un riche industriel, sa femme, son fils malade et leur belle-fille qui vivent dans l’opulence, la défiance et la haine. Et tout cela dans un style qui le caractérise : pas de descriptions inutiles, ni de développements psychologiques, seulement une succession de faits et d’événements. L’auteur ne juge pas, ni ne cherche à nous faire la morale, seule l’histoire compte. Une pépite dans une œuvre qui en compte de nombreuses. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de livres de Simenon et celui-ci me donne envie d’en lire d’autres. Et je n’ai que l’embarras du choix…
    Lire la suite
    En lire moins
  • franksinatra Posté le 2 Juillet 2020
    Georges Simenon nous livre un récit psychologique à la façon de "Fenêtre sur cour". Ici point de côté voyeur cher à Hitchcock mais plutôt une analyse de caractères avec une description parfaite des ambiances et des sensations qu'elles procurent aux personnages. Dominique Salès, vieille fille quadragénaire, discrète, effacée, qui trompe sa solitude en vivant par procuration la vie du jeune couple à qui elle loue une chambre et celle d'Antoinette Rouet, belle-fille de riches industriels qui vit dans l'immeuble d'en face. D'un côté elle a le son sans l'image, de l'autre l'image sans le son. Son imagination comble les vides et les manques. S'opposent ainsi deux styles de vie : celui étriqué, confiné et pleins de frustration de Dominique et celui du couple et d'Antoinette tourné vers la recherche débridée des plaisirs notamment charnels. Progressivement ce que Dominique semblait réprouver du plus profond de son âme devient l'objet de son envie irrépressible. Le déménagement du couple et la disparition d'Antoinette chassée par ses beaux-parents à la suite du décès de leur fils marié à cette dernière feront prendre conscience à Dominique de l'échec et de la vacuité de sa pauvre vie jusqu'à commettre l'irréparable. J'ai lu ce court roman édité comme... Georges Simenon nous livre un récit psychologique à la façon de "Fenêtre sur cour". Ici point de côté voyeur cher à Hitchcock mais plutôt une analyse de caractères avec une description parfaite des ambiances et des sensations qu'elles procurent aux personnages. Dominique Salès, vieille fille quadragénaire, discrète, effacée, qui trompe sa solitude en vivant par procuration la vie du jeune couple à qui elle loue une chambre et celle d'Antoinette Rouet, belle-fille de riches industriels qui vit dans l'immeuble d'en face. D'un côté elle a le son sans l'image, de l'autre l'image sans le son. Son imagination comble les vides et les manques. S'opposent ainsi deux styles de vie : celui étriqué, confiné et pleins de frustration de Dominique et celui du couple et d'Antoinette tourné vers la recherche débridée des plaisirs notamment charnels. Progressivement ce que Dominique semblait réprouver du plus profond de son âme devient l'objet de son envie irrépressible. Le déménagement du couple et la disparition d'Antoinette chassée par ses beaux-parents à la suite du décès de leur fils marié à cette dernière feront prendre conscience à Dominique de l'échec et de la vacuité de sa pauvre vie jusqu'à commettre l'irréparable. J'ai lu ce court roman édité comme huit autres écrits par l'homme à la pipe dans le pavé de France Loisirs intitulé "tout Simenon 1 oeuvre romanesque".
    Lire la suite
    En lire moins
Toute l'actualité des éditions OMNIBUS
Revivez chaque mois les chefs-d'œuvre classiques et populaires.