Lisez! icon: Search engine
Les Escales
EAN : 9782365694391
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

La Fille au sourire de perles

Julie GROLEAU (Traducteur)
Date de parution : 10/01/2019
Un témoignage nécessaire qui nous incite à regarder au-delà du statut de victime. Clemantine Wamariya livre une histoire poignante et inspirante qui signale l’importance de chaque existence et la puissance du récit.
Rwanda, 1994. Clemantine a six ans lorsqu’elle doit fuir les massacres avec sa grande soeur Claire. Sans nouvelles de leur famille, déplacées de camps de réfugiés en camps de réfugiés, elles affrontent la faim, la soif, la misère et la cruauté pendant six ans avant d’arriver aux États-Unis.
À Chicago, Clemantine...
Rwanda, 1994. Clemantine a six ans lorsqu’elle doit fuir les massacres avec sa grande soeur Claire. Sans nouvelles de leur famille, déplacées de camps de réfugiés en camps de réfugiés, elles affrontent la faim, la soif, la misère et la cruauté pendant six ans avant d’arriver aux États-Unis.
À Chicago, Clemantine est recueillie par un couple aisé et découvre soudain une toute autre réalité. Projetée dans un véritable rêve américain, l’adolescente est pourtant plus perdue que jamais. Une question s’impose alors : comment se reconstruire et donner un sens à son histoire après avoir vécu l’enfer ?

Sincère, urgent et bouleversant, La Fille au sourire de perles examine la question de l’identité et de l’appartenance, des cicatrices laissées par un traumatisme, mais aussi du rapport à l’autre quand celui-ci ne voit en vous qu’une victime.
Un témoignage actuel et plus que jamais nécessaire.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782365694391
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
Les Escales

Ils en parlent

« Extraordinaire ! »
The Guardian

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • TheReadingBee Posté le 21 Août 2019
    Il est extrêmement difficile de critiquer un tel livre. Non seulement parce qu'il s'agit du récit d'une (de nombreuses) vie(s) réelle(s), mais également parce que l'auteure principale s'y dévoile en profondeur. Ce récit est dramatique et bouleversant, dans son infini malheur l'auteure qui est aussi la narratrice, exprime la chance qu'elle a eue de rencontrer certaines personnes mais aussi d'avoir une sœur dont la force de caractère leur a permis de sortir du cercle vicieux de la vie de réfugiées rwandaises. Ce récit est d'autant plus bouleversant qu'il dénonce le rôle, non seulement de la Belgique dans le massacre/génocide auquel elle a échappé (bien qu'elle n'en sorte pas indemne), mais aussi de tous les pays qui ont fermé les yeux sur cette horreur. C'est également le récit d'une petite fille caméléon, d'une petite sœur en mal d'amour et de reconnaissance, d'un corps meurtri, d'une âme écorchée, d'une enfance volée, d'une adolescence empruntée, d'une femme qui ne veut pas rester victime... C'est un récit à lire, à penser, à partager, pour conscientiser, pour faire agir, pour faire réfléchir et pour qu'enfin on puisse dire "plus jamais ça" avec la force de la vérité.
  • delrod25 Posté le 30 Avril 2019
    Livre très poignant avec en fond l'histoire tragique du rwanda
  • fflo Posté le 13 Avril 2019
    Clemantine Wamariya n'est que colère et son récit est très fort. Il est impossible de sortir indemne d'un tel génocide, de 7 ans de fuite, de passages de camp en camp. La reconstruction est très difficile voir impossible même si elle a eu, à mon avis, beaucoup de chance aux États-Unis où elle a été bien accueillie et aimée. Clemantine Wamariya est une intellectuelle brillante mais très dure. Dans ce récit elle ne se montre pas sous un aspect sympathique, elle ne veut pas plaire mais faire savoir car c'est impossible de faire comprendre. Elle veut que l'horreur absolue du génocide Rwandais ne soit jamais oubliée. Un récit à lire et faire lire car malheureusement certains sont prêts à recommencer dans de nombreux pays.
  • Marie-Nel Posté le 4 Avril 2019
    J'ai découvert ce roman grâce à la Masse Critique de Babelio de février. Je l'avais vu passer sur les différents réseaux sociaux, j'étais attirée par son titre et bien sûr par son résumé qui promettait une lecture intéressante. Et ce fut le cas, elle a même été très enrichissante. Clémantine Wamariya nous parle de sa propre histoire. Elle est d'origine Rwandaise. Rien que dire le nom de ce pays et on comprend tout de suite le poids qu'il peut représenter, puisque l'on pense tout de suite au génocide qui a décimé sa population en 1994. Clémantine a six ans à cette époque là. Elle vit avec ses parents, sa grand-mère, son frère et sa sœur, Claire. Celle-ci a neuf ans de plus que Clémantine. Les problèmes commencent à arriver à Kigali, leur mère les envoie vivre chez leur grand-mère jusqu'au jour où, sous la menace, celle-ci va leur dire de se sauver. Et commence pour Claire et Clémantine une errance, elles sont prises en charge par la Croix Rouge et menées dans un camp de réfugiés d'où elles partiront. C'est ainsi qu'elles vont traverser plusieurs pays, revenir sur leurs pas, pour enfin être accueillies en Amérique. Grâce à la débrouillardise... J'ai découvert ce roman grâce à la Masse Critique de Babelio de février. Je l'avais vu passer sur les différents réseaux sociaux, j'étais attirée par son titre et bien sûr par son résumé qui promettait une lecture intéressante. Et ce fut le cas, elle a même été très enrichissante. Clémantine Wamariya nous parle de sa propre histoire. Elle est d'origine Rwandaise. Rien que dire le nom de ce pays et on comprend tout de suite le poids qu'il peut représenter, puisque l'on pense tout de suite au génocide qui a décimé sa population en 1994. Clémantine a six ans à cette époque là. Elle vit avec ses parents, sa grand-mère, son frère et sa sœur, Claire. Celle-ci a neuf ans de plus que Clémantine. Les problèmes commencent à arriver à Kigali, leur mère les envoie vivre chez leur grand-mère jusqu'au jour où, sous la menace, celle-ci va leur dire de se sauver. Et commence pour Claire et Clémantine une errance, elles sont prises en charge par la Croix Rouge et menées dans un camp de réfugiés d'où elles partiront. C'est ainsi qu'elles vont traverser plusieurs pays, revenir sur leurs pas, pour enfin être accueillies en Amérique. Grâce à la débrouillardise de Claire, à ses facultés de s'en sortir par multiples moyens, elles vont arriver à survivre, dans des conditions très difficiles. Une fois arrivées en Amérique, va débuter la phase de reconstruction, de cicatrisation de ce traumatisme. Mais Clémantine est plus dans la révolte. Elle ne veut pas entendre parler de génocide, pour elle, c'est encore plus fort que cela. Elle ne conçoit ni de pardonner, ni d'oublier, ce qu'elle a vécu est bien trop dur pour que cela se fasse. Une autre vie commence pour elles deux aux États-Unis. L'intégration n'est pas évidente, surtout avec toute la colère que Clémantine contient. Elle sera pourtant recueillie par des personnes qui lui apporteront beaucoup. Mais la différence de vie, se retrouver dans un milieu aisé, pouvoir disposer de tout ce qu'on a besoin est aussi difficile à vivre pour elle. Grâce à une émission télé, elles vont retrouver leurs parents. Mais après tant d'années de séparation, et toutes les souffrances vécues par les uns et les autres, il faut se ré-apprivoiser, se redécouvrir et c'est loin d'être facile. Clémantine retournera dans son pays, pour aider principalement, pour apporter son soutien, elle se sentira étrangère là-bas aussi. La reconstruction est lente et se fait par petits pas. C'est une jeune femme fort courageuse et écrire ce roman a dû agir sur elle comme une thérapie. Cela a été vraiment intéressant de suivre ses deux sœurs dans leur périple, voir comment elles ont réussi à survivre, à lutter. Elles auront réussi à échapper aux violences physiques, mais pas à celles morales. En commençant ma lecture, j'avais une petite appréhension. Je me souviens des images de cette époque, de tous ces gens blessés à coups de machette, j'avais peur que ma lecture me renvoie à ces images. Et je trouve que l'auteure y est allée avec beaucoup de délicatesse. Bien sûr, elle évoque ces blessures, mais ne s'attarde pas dessus. Il faut dire que sa sœur était là pour la protéger et elles sont toujours arrivées à échapper au pire. Elle ne fait jamais dans le pathos, et pourtant avec un tel vécu, elle aurait pu. On ne peut qu'être touché par toute son histoire, on comprend à la lecture qu'elle ne veut pas qu'on fasse dans le misérabilisme, elle nous montre toute la force qu'elle a eu pour pouvoir survivre. C'est une histoire très touchante, le titre fait référence à un conte que sa nounou lui racontait, et il prend tout son sens avec son vécu. C'est bien écrit, la lecture se fait toute seule. J'ai dû faire des pauses, pas parce que le style était lourd, mais parce que l'histoire était très émouvante et poignante, il fallait un temps de respiration pour pouvoir mieux reprendre. Le roman est en plus bien construit. On alterne entre des chapitres se passant après leur arrivée aux États-Unis et d'autres en Afrique. On se rend ainsi mieux compte de ce qu'elles ont pu traverser que ce soit dans leur pays d'origine ou dans celui d'adoption. Le parallèle entre ces deux vies est intéressant à faire. Vous l'aurez compris, ce fut une bonne lecture, que je n'oublierai pas de sitôt. Un très beau témoignage de vie, de résilience, d'acceptation de soi et des autres. Je souhaite à cette jeune femme de pouvoir faire la paix avec elle-même et avec les autres. Un grand merci à Babelio et aux éditions les Escales pour cette très belle découverte.
    Lire la suite
    En lire moins
  • LourseLit Posté le 20 Mars 2019
    Lorsqu’on ouvre ce livre, il commence par une carte de l’Afrique qui dessine les trajets de Clemantine et sa sœur Claire. Et déjà là, le choc, elles ont été accueillies dans tous ces pays ? Quel parcours les a conduites toutes deux à un tel exil ? Je n’avais pas commencé ma lecture que déjà je l’appréhendais, la carte ne pouvait qu’être le reflet d’une vie terriblement dure. En fait, les chapitres du livre s’alternent entre le parcours qui les a menées à être séparées de leur famille rwandaise et l’arrivée finale, aux Etats-Unis, où elles pourront enfin se reconstruire. Et je crois que c’est ce qui m’a le plus émue dans l’histoire de Clemantine justement, la reconstruction. Elle est sans filtre avec nous, lecteurs. Elle écrit ce livre à un moment de sa vie où elle est déjà très engagée, devenue conférencière, active sur plusieurs plans pour faire progresser les choses, alerter les gens, et tout cela via le récit bien sûr de sa propre destinée. Elle nous dit comme les réactions naturelles des gens lui déplaisent, elle n’aime pas le regard, l’analyse que nous portons nous, de l’extérieur, sur son histoire, sur l’histoire du génocide rwandais. Le livre m’a ouvert... Lorsqu’on ouvre ce livre, il commence par une carte de l’Afrique qui dessine les trajets de Clemantine et sa sœur Claire. Et déjà là, le choc, elles ont été accueillies dans tous ces pays ? Quel parcours les a conduites toutes deux à un tel exil ? Je n’avais pas commencé ma lecture que déjà je l’appréhendais, la carte ne pouvait qu’être le reflet d’une vie terriblement dure. En fait, les chapitres du livre s’alternent entre le parcours qui les a menées à être séparées de leur famille rwandaise et l’arrivée finale, aux Etats-Unis, où elles pourront enfin se reconstruire. Et je crois que c’est ce qui m’a le plus émue dans l’histoire de Clemantine justement, la reconstruction. Elle est sans filtre avec nous, lecteurs. Elle écrit ce livre à un moment de sa vie où elle est déjà très engagée, devenue conférencière, active sur plusieurs plans pour faire progresser les choses, alerter les gens, et tout cela via le récit bien sûr de sa propre destinée. Elle nous dit comme les réactions naturelles des gens lui déplaisent, elle n’aime pas le regard, l’analyse que nous portons nous, de l’extérieur, sur son histoire, sur l’histoire du génocide rwandais. Le livre m’a ouvert les yeux sur l’histoire de l’Afrique puisque les faits relatés ici sont quand même plutôt récents. Je n’avais pas connaissance de tout ça, je crois que ça prouve aussi à quel point la situation du continent africain ne soucie pas les grandes puissances mondiales dans lesquelles nous vivons. Et pourtant, ces populations qui s’entretuent, c’est affreux ! Et ce n’est pas que la situation du Rwanda puisque, dans leur fuite, Claire et Clemantine retrouveront ces mêmes conflits ailleurs. Clemantine n’a que 6 ans quand commence son errance, on le ressent un petit peu je trouve dans le récit. Et encore, je suis vraiment surprise de tout ce dont elle a pu se souvenir. Leur quotidien cela va être la fuite, la misère, la faim, la débrouillardise et la ruse pour survivre, en permanence. Claire, la grande sœur de Clemantine m’a sidérée, elle met à profit, dans chaque nouvelle ville, dans chaque camp de réfugiés, son intelligence pour gagner de l’argent et de quoi survenir à leurs moyens un minimum. Et puis, bien des fois, dans l’urgence, elles vont perdre le peu qu’elles auront construit, contraintes à fuir au plus vite. Lorsque les deux sœurs arrivent aux Etats-Unis, on pourrait croire que leur calvaire s’achève. Mais l’après est important, comme souvent dans ces histoires de peuples martyrisés puisqu’on rapproche beaucoup l’histoire de Clemantine et de son peuple au génocide juif de la seconde guerre mondiale. Et cela, Clemantine l’évoque bien ici. L’après c’est l’adaptation à un continent inconnu, apprendre sa langue, ses usages, reprendre le chemin de l’école aussi alors que Clemantine n’a reçu aucune instruction au cours de ses 7 années d’errance. Ce qui m’a frappée dans le parcours de reconstruction de Clemantine c’est la capacité qu’elle a eu d’analyser son vécu. Et en même temps, une immense colère que j’ai ressentie très fortement. C’est une jeune fille en colère, qui a perdu ses parents, son enfance, son âme et qui doit tout reconstruire. Ses parents, elle va les retrouver mais après toutes ces années, recréer le lien comme avant, c’est impossible ! Comment aller de l’avant ? Elle le dit, elle ne peut pas pardonner, elle ne peut pas oublier ni passer à autre chose. Je ne voudrais pas vous donner une image trop dure de ce livre, il m’a surtout été instructif et enrichissant. On ne peut pas se mettre dans la peau de ces gens et imaginer leur vécu en écoutant leur histoire. Pour autant, je trouve ça important personnellement de savoir. Je souhaite à Clemantine une vie aussi apaisée que l’est le chapitre final du livre que j’ai trouvé doux et fort. En bref, une lecture marquante sur laquelle il y a plein de choses à dire, ce récit m’a beaucoup apporté. Clemantine Wamariya cite à plusieurs reprises le livre d’Elie Wiesel, La nuit. Elle m’a donné envie de le lire.
    Lire la suite
    En lire moins
INSCRIVEZ-VOUS À LA NEWSLETTER LES ESCALES
Découvrez la prochaine Escale de votre voyage littéraire !