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            La Grande muraille

            Robert Laffont
            EAN : 9782221120620
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : Watermark (Tatouage numérique)
            La Grande muraille

            Collection : L'École de Brive
            Date de parution : 27/11/2014

            Ce n'est qu'un champ de pierres que cette pièce de quatre-vingts ares que l'oncle Malpeyre lègue à son neveu Firmin, pour lui «apprendre à vivre».
            Jamais personne n'a pu cultiver ce coin de causse du Quercy. Bel héritage! Cependant le jeune homme décide de relever le défi qui lui est lancé:...

            Ce n'est qu'un champ de pierres que cette pièce de quatre-vingts ares que l'oncle Malpeyre lègue à son neveu Firmin, pour lui «apprendre à vivre».
            Jamais personne n'a pu cultiver ce coin de causse du Quercy. Bel héritage! Cependant le jeune homme décide de relever le défi qui lui est lancé: sous les pierres, il y a forcément de la terre, et Firmin commence à dépierrer...
            Ce travail insensé - dans le village, on le tient pour fou - occupera toute sa vie. Car, après avoir fait resurgir la terre et planté de la vigne et des arbres fruitiers, Firmin, revenu de la guerre, entreprendra d'utiliser les pierres de son champ à la construction d'une grande muraille qui ceindra son domaine.
            Un homme et des pierres. C'est la plus simple histoire du monde. C'est aussi l'une des plus belles, dans la lignée de Giono.

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            EAN : 9782221120620
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : Watermark (Tatouage numérique)
            Robert Laffont
            4.99 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Herve-Lionel Posté le 25 Avril 2019
              La Feuille Volante n° 1345 – Avril 2019. La Grande Muraille – Claude Michelet. Pocket. Il n'y a rien de telle qu'une succession pour jeter la zizanie dans une famille. Firmin vient d'hériter de son oncle et tuteur une vaste pièce de terre au détriment de ses autres cousins Émile, Edmond et Leonie. Cette parcelle avait beau n’être qu'une grande étendue incultivable où tout le monde, depuis des années déverse son surplus de pierre, Émile souhaite la lui racheter, ne serait-ce que parce qu'il estime que cela fait partie de son héritage naturel et non de celui de Firmin. Chacun au village conseille à ce dernier d'abandonner cette parcelle simplement parce qu'elle ne lui rapportera jamais rien et qu'il se fatiguera en pure perte mais lui, Firmin qui est célibataire et qui n'a rien d'autre qu'une pauvre maison, décide de la cultiver autant pour embêter son cousin que pour tenter quelque chose d'insensé : faire pousser des arbres fruitiers dans ce désert minéral. Il utilisera les pierre pour délimiter sa propriété en érigeant un mur. Résultat au village tout le monde le prend pour un fou ! La Grande guerre arrive et Firmin retrouve son cousin Edmond dans les tranchées où ils survivent ensemble... La Feuille Volante n° 1345 – Avril 2019. La Grande Muraille – Claude Michelet. Pocket. Il n'y a rien de telle qu'une succession pour jeter la zizanie dans une famille. Firmin vient d'hériter de son oncle et tuteur une vaste pièce de terre au détriment de ses autres cousins Émile, Edmond et Leonie. Cette parcelle avait beau n’être qu'une grande étendue incultivable où tout le monde, depuis des années déverse son surplus de pierre, Émile souhaite la lui racheter, ne serait-ce que parce qu'il estime que cela fait partie de son héritage naturel et non de celui de Firmin. Chacun au village conseille à ce dernier d'abandonner cette parcelle simplement parce qu'elle ne lui rapportera jamais rien et qu'il se fatiguera en pure perte mais lui, Firmin qui est célibataire et qui n'a rien d'autre qu'une pauvre maison, décide de la cultiver autant pour embêter son cousin que pour tenter quelque chose d'insensé : faire pousser des arbres fruitiers dans ce désert minéral. Il utilisera les pierre pour délimiter sa propriété en érigeant un mur. Résultat au village tout le monde le prend pour un fou ! La Grande guerre arrive et Firmin retrouve son cousin Edmond dans les tranchées où ils survivent ensemble dans la boue, la mitraille et les rats… Revenu au village il reprend la construction de sa muraille et les arbres et la vigne qu'il a plantés se mettent à donner des fruits parce que sous la pierre il y avait de la terre fertile qui, travaillée et amendée, s'est révélée productive. C'est devenu sa passion, son unique raison de vivre et peut-être un signe du destin qui a fait de lui le propriétaire de ce qu'il n'aurait jamais imaginé pouvoir posséder, à moins bien sûr qu'il n'ait décidé de faire la nique, par delà la mort, à cet oncle qui avait bien conscience de lui faire ainsi un cadeau empoisonné ! Le rempart qu'il érige est ici plus qu'un symbole. Ça dépasse l'obligation légale de se clore. Il y a la volonté de se protéger contre la jalousie, voire de la nourrir, de ceux qui le prenaient pour un fou et qui seront bien obligés de constater la réussite de la persévérance et de l'effort. C'est en effet une constante chez les hommes d'envier, et même de détester, ceux qui réussissent là où d'aucuns ne veulent même pas s'engager. C'est le culte de l'effort, du travail bien fait qui s'inscrit dans un terroir rural, une sorte de manière de s'approprier cette terre ingrate au départ en l'apprivoisant. Après tout, ce pauvre orphelin, qui était sans doute différent des autres de la fratrie, recueilli par un oncle qui en a fait son héritier, aurait pu vendre cette terre stérile à son cousin ou simplement la laisser en l'état de broussaille caillouteuse, mais il a préféré la cultiver pour affirmer son côté rebelle et montrer qu'après avoir défendu son pays dans les tranchés il allait poursuivre différemment son effort. L’œuvre de Michelet s'inscrit d'ailleurs en grande partie dans l'amour et le travail de la terre et de la condition des petits agriculteurs face à la modernité. Ce récit m'a rappelé le roman de Jean Giono « L'homme qui plantait des arbres » (La Feuille Volante n° 1124). Certes le style est différent mais néanmoins fort agréable à lire, mais l'histoire est à peu près la même. C'est un peu une parabole où un homme seul décide de se battre pour son idée, même si le projet est fou et que chacun tente d'y faire échec. C'est à la fois absurde, utopique mais c'est le sens qu'il donne à sa vie. Il y a cependant une différence importante à mes yeux. Celui de Giono s'inscrit dans un contexte laïc. Il s'agit d'un homme pauvre qui décide s'ensemencer avec des glands une étendue désertique qui ne lui appartient pas et qui deviendra une forêt. Ici Michelet met sa fiction dans le contexte sociologique de l'époque, celle de l'appartenance au catholicisme où l'église était, plus que la Mairie sans doute, le centre du village. Son cousin Edmond devient prêtre et après la guerre qu'il a faite avec Firmin, il revient comme curé de leur village, son cousin devenant son sacristain, son enfant de chœur, même s'il n'est pas très catholique ! Edmond n'a aucun intérêt à posséder du bien sur terre et donc à le transmettre, c'est ici l'alliance non plus du « sabre et du goupillon » qui a petit à petit vidé nos églises, mais celle au contraire de l'effort humain que le clergé populaire accompagne et soutient, de la dimension religieuse de l'action de l'homme sur terre, ce qui évoque pour moi la figure de son père Edmond Michelet. Il y a chez Firmin cette volonté de s'affirmer face aux autres tout en se coupant du monde, de fuir ses semblables, qui d'ailleurs le lui rendent bien, à l'exception d'Edmond devenu curé, une amitié finalement assez atypique. Il puise sa joie dans la nature généreuse, dans le travail bien fait et cela lui suffit. C'est le premier roman de Michelet que je lis et il m'a bien plu. ©Hervé Gautier.
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            • Wyoming Posté le 27 Juin 2018
              Mon livre préféré de Claude Michelet parce qu'il me semble qu'il contient tout: la terre d'abord, emblème de son auteur; la guerre de 14-18 insensée; les yeux des autres sur le héros du livre encerclé par sa muraille; les pierres qu'il est si agréable de manipuler, d'empiler, en modifiant leurs emplacements pour les reconnaître ensuite une fois qu'elles ont atteint leur destination finale, aboutie; les vanités humaines, tant celles de ceux qui sont enfermés dans leurs certitudes et méprisent celui qui construit sa muraille que celle du héros lui-même qui finit par perdre le sens de son oeuvre. L'ensemble servi par une écriture d'une ampleur et d'une lenteur parfaitement adaptées à la construction de cette grande muraille.
            • PhilippeCastellain Posté le 22 Juin 2017
              Dans un petit village un jeune paysan orphelin, Firmin, ne s’entend guère avec son tuteur, qui se trouve être son oncle. Au moment de mourir, par dérision, celui-ci lui lègue une pièce de terre qui porte bien son nom : le champ des roches. Depuis des siècles, tout le village y déverse ses pierres d’épierrage. Pas un brin d’herbe. Que de la poussière et de la caillasse. Mais notre héros a le sens de l’humour, et il est du genre tenace. Par ironie, par désir de faire la nique au mort, il prend la décision de faire jaillir un verger de ce bout de désert. Quand aux pierres, il les utilisera pour l’entourer d’une muraille. Pas un muret vaguement empilé. Un bel ouvrage, bâtit avec soin dans les règles de l’art. Dans le village, tout le monde le prend pour un fou. Mais la première guerre mondiale éclate, et l’arrache à son champ. Dans les tranchées, il retrouve son cousin, Edmond. A eux deux, ils réussissent à survivre à la boue, aux rats, aux obus, et même aux Allemands. De retour au village, entêté, une seule chose compte à ses yeux : reprendre la construction de sa muraille… Devenu le curé... Dans un petit village un jeune paysan orphelin, Firmin, ne s’entend guère avec son tuteur, qui se trouve être son oncle. Au moment de mourir, par dérision, celui-ci lui lègue une pièce de terre qui porte bien son nom : le champ des roches. Depuis des siècles, tout le village y déverse ses pierres d’épierrage. Pas un brin d’herbe. Que de la poussière et de la caillasse. Mais notre héros a le sens de l’humour, et il est du genre tenace. Par ironie, par désir de faire la nique au mort, il prend la décision de faire jaillir un verger de ce bout de désert. Quand aux pierres, il les utilisera pour l’entourer d’une muraille. Pas un muret vaguement empilé. Un bel ouvrage, bâtit avec soin dans les règles de l’art. Dans le village, tout le monde le prend pour un fou. Mais la première guerre mondiale éclate, et l’arrache à son champ. Dans les tranchées, il retrouve son cousin, Edmond. A eux deux, ils réussissent à survivre à la boue, aux rats, aux obus, et même aux Allemands. De retour au village, entêté, une seule chose compte à ses yeux : reprendre la construction de sa muraille… Devenu le curé du village, le cousin Edmond est le seul qui ne le tient pas pour un dérangé. Il arrive même à en faire son enfant de cœur. Et de la terre lentement débarrassée des pierres qui la recouvraient, lentement émerge de jeunes arbres pleins de vie et de sève… L’un de ces récits « terre des anciens » qui se mirent à fleurir quand certains intellectuels réalisèrent que la paysannerie française était en voie de disparition rapide. Il y avait un patrimoine à garder, à préserver. Des légendes et des récits, mais aussi des outils, des gestes, des organisations sociales, des systèmes juridiques – bref, des petites civilisations dans la grande, liée à une terre patiemment modelée au fil des siècles. On serait tenté de le comparer à Giono, mais le style diffère totalement, tout comme le récit et son objectif. On est plus proche de Mario Rigori Stern, lui aussi témoin d’un monde disparu. A lire si les haies qui clôturaient les champs vous manquent, et si quelque chose vous serre le cœur devant le ruisselet de votre enfance caché dans une buse de ciment.
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            • bc3122 Posté le 16 Mars 2016
              Un homme qui passe sa vie entière à construire un mur. Ça peut paraître faible comme histoire et pourtant, on se laisse prendre... Ce roman est bouleversant c'est une leçon de vie. On ne regarde plus les autres de la même manière ensuite. Un de ses plus beaux livres
            • anne_le_bruit_des_vagues Posté le 8 Avril 2014
              J'adore Claude Michelet : son style, ses histoires, le sujet de la terre qu'il traite toujours avec justesse : le courage des hommes, leur "frusterie". Je ne saurais donc dire si je suis vraiment objective. Mon roman favori reste, pour l'instant "les bâtisseurs d'éternité", roman historique et qui m'a tellement passionnée... Mais celui-ci m'a aussi beaucoup plu... Il me rappelle que la plupart d'entre nous avons eu des ancêtres paysans.
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