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Robert Laffont
EAN : 9782221128121
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

La Main gauche de la nuit

Cycle de l'Ékumen

Jean BAILHACHE (Traducteur)
Collection : Ailleurs et Demain
Date de parution : 01/03/2012

Le roman qui révéla Ursula K. Le Guin, récompensé par le prix Nebula (1969) et le prix Hugo (1970).
Sur Gethen, la planète glacée que les premiers Envoyés ont baptisée Nivôse, il n'y a ni hommes ni femmes, seulements des êtres humain. Des êtres humains androgynes qui, dans certaines circonstances, adoptent...

Le roman qui révéla Ursula K. Le Guin, récompensé par le prix Nebula (1969) et le prix Hugo (1970).
Sur Gethen, la planète glacée que les premiers Envoyés ont baptisée Nivôse, il n'y a ni hommes ni femmes, seulements des êtres humain. Des êtres humains androgynes qui, dans certaines circonstances, adoptent les caractères de l'un ou l'autre sexe. Les sociétés nombreuses qui se partagent Gethen portent toutes la marque de cette indifférenciation sexuelle.
L'envoyé venu de la Terre, qui passe pour un monstre aux yeux des Géthéniens, parviendra-t-il à leur faire entendre le message de l'Ekumen ?
"La sensibilité et la poésie qui se dégagent de cette œuvre lui confèrent un souffle rarement atteint en SF", Le cafard cosmique

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EAN : 9782221128121
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Ils en parlent

La sensibilité et la poésie qui se dégagent de cette ¿uvre lui confèrent un souffle rarement atteint en SF. Assurément Ursula LE GUIN méritait amplement son Hugo.
K2R2 / Cafard cosmique

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LesNotesdAnouchka Posté le 5 Juillet 2020
    Genly Aï est un jeune homme volontairement envoyé par l'Ekumen sur Géthen afin d'apprendre aux autochtones l'existence des autres mondes habités par l'humanité et de leur proposer de rejoindre cette organisation pacifique et non interventionniste. Pour accomplir sa mission, Genly a voyagé depuis la Terre et, lorsqu'il arrive sur Géthen, l'équivalent d'une vie humaine s'est écoulée. Tant et si bien qu'il sait qu'à son retour, si retour il doit y avoir, plus rien ni personne ne l'attendra. Il est ainsi entièrement dévoué à sa mission et sa croyance en l'Ekumen et en l'humanité relève de l'Absolu. Géthen est une planète en plein âge glaciaire, les conditions de vie y sont difficiles (et glaciales) et, la particularité de ses habitants est qu'ils sont tous hermaphrodites. Suivant les moments du cycle, chacun peut revêtir des caractéristiques sexuelles mâles ou femelles et ainsi se retrouver père ou mère. Cet état de fait a engendré la création de sociétés très différentes de ce que Genly Aï (et le lecteur) connaît, puisqu'il y a une totale absence de rôles genrés, et que tout ce qui tourne autour de la recherche d'un partenaire et de l'amour revêt des codes radicalement différents de ceux qui sont majoritairement présents... Genly Aï est un jeune homme volontairement envoyé par l'Ekumen sur Géthen afin d'apprendre aux autochtones l'existence des autres mondes habités par l'humanité et de leur proposer de rejoindre cette organisation pacifique et non interventionniste. Pour accomplir sa mission, Genly a voyagé depuis la Terre et, lorsqu'il arrive sur Géthen, l'équivalent d'une vie humaine s'est écoulée. Tant et si bien qu'il sait qu'à son retour, si retour il doit y avoir, plus rien ni personne ne l'attendra. Il est ainsi entièrement dévoué à sa mission et sa croyance en l'Ekumen et en l'humanité relève de l'Absolu. Géthen est une planète en plein âge glaciaire, les conditions de vie y sont difficiles (et glaciales) et, la particularité de ses habitants est qu'ils sont tous hermaphrodites. Suivant les moments du cycle, chacun peut revêtir des caractéristiques sexuelles mâles ou femelles et ainsi se retrouver père ou mère. Cet état de fait a engendré la création de sociétés très différentes de ce que Genly Aï (et le lecteur) connaît, puisqu'il y a une totale absence de rôles genrés, et que tout ce qui tourne autour de la recherche d'un partenaire et de l'amour revêt des codes radicalement différents de ceux qui sont majoritairement présents dans nos sociétés. Lorsque le récit débute, notre Envoyé est présent depuis déjà une bonne année en Karhaïde, sorte de royaume dirigé par un roi qui n'est pas en pleine possession de sa santé mentale, Argaven, et conseillé par son Premier ministre, le mystérieux Therem Harth rem ir Estraven. Le but de Genly Aï est de se faire entendre de l'un des souverains/dirigeants de cette planète et de lui faire signer un pacte avec l'Ekumen, en sachant que les autres "pays" suivront rapidement le mouvement pour ne pas se retrouver à la traîne. Seulement voilà, en deux ans, les choses ne semblent pas avoir beaucoup avancé. Peu de personnes semblent aptes à croire en son histoire, quand d'autres le promènent de formalités administratives en dialogues ambigus où le shiftgrethor, sorte de concept lié à l'honneur et permettant rarement de s'exprimer directement, prédomine. Mais, en raison de luttes de pouvoir et d'un conflit larvé avec une autre nation auxquels il ne comprend rien, les événements vont s'enchaîner de façon bien plus radicale que ce à quoi Genly Aï s'attendait. Il va se retrouver à explorer plus en avant ce monde si différent, ces sociétés qu'il connaît mal et dont il ne perçoit pas les subtilités puis entreprendre un voyage au bout de lui-même qui bouleversera sa vie. (...)
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  • FeyGirl Posté le 28 Juin 2020
    L’Envoyé terrien Genly Aï arrive sur Nivôse — appelée Géthen par ses habitants — pour convaincre les dirigeants de chaque domaine de rallier l’Ekumen, comparable à une Alliance commerciale entre humains. Les Géthéniens sont des humains modifiés par de lointains ancêtres. La majeure partie du temps, ils ne sont ni hommes ni femmes et ils n’ont aucun caractère sexué. Cependant tous les vingt-six jours ils entrent en kemma, période où ils deviennent hommes ou femmes et s’accouplent avec un partenaire. Genly, humain restant continuellement à l’état d’homme, est vu comme une monstruosité. Malgré tout, il s’évertue à accomplir sa mission, en souhaitant rencontrer le roi du domaine où il a atterri grâce à son Premier ministre, Estraven. Alors qu’il est sur place depuis deux ans, Genly a encore des difficultés à comprendre les spécificités culturelles de la planète. Les chapitres où Estraven est le narrateur nous décrivent un Genly balourd et maladroit, tandis que ce dernier ne voit qu’une société codifiée et pétrie de particularismes. Quand il se rend dans le domaine voisin, l’auteure imagine une autre société où les fondements culturels sont proches, mais l’organisation politique si différente rappelle les pays bureaucratiques soviétiques. Un même peuple, une même culture, deux systèmes... L’Envoyé terrien Genly Aï arrive sur Nivôse — appelée Géthen par ses habitants — pour convaincre les dirigeants de chaque domaine de rallier l’Ekumen, comparable à une Alliance commerciale entre humains. Les Géthéniens sont des humains modifiés par de lointains ancêtres. La majeure partie du temps, ils ne sont ni hommes ni femmes et ils n’ont aucun caractère sexué. Cependant tous les vingt-six jours ils entrent en kemma, période où ils deviennent hommes ou femmes et s’accouplent avec un partenaire. Genly, humain restant continuellement à l’état d’homme, est vu comme une monstruosité. Malgré tout, il s’évertue à accomplir sa mission, en souhaitant rencontrer le roi du domaine où il a atterri grâce à son Premier ministre, Estraven. Alors qu’il est sur place depuis deux ans, Genly a encore des difficultés à comprendre les spécificités culturelles de la planète. Les chapitres où Estraven est le narrateur nous décrivent un Genly balourd et maladroit, tandis que ce dernier ne voit qu’une société codifiée et pétrie de particularismes. Quand il se rend dans le domaine voisin, l’auteure imagine une autre société où les fondements culturels sont proches, mais l’organisation politique si différente rappelle les pays bureaucratiques soviétiques. Un même peuple, une même culture, deux systèmes radicalement opposés. Le récit est connu pour explorer le genre. À ce stade du commentaire, il convient de souligner qu’il a été publié en 1969, ce qui était novateur. Genly trouve les habitants de la planète efféminés, pas seulement dans leur physique, mais aussi dans leurs attitudes. Ses réflexions un brin machistes laissent le sentiment d’un Envoyé qui juge. En réalité, le monde généthien est construit autour de cette spécificité, et l’auteure pense qu’une société sans hommes virils connaîtrait les meurtres, mais pas la guerre. À titre personnel, j’ai un peu de mal avec ce genre de cliché. Genly et Estraven devront affronter ensemble une nature glaciale et dangereuse. Dans un style très littéraire, Ursula le Guin nous montre que les humains peuvent se rapprocher malgré les différences. C’est un roman riche dans ces thématiques, et qui souhaite nous faire réfléchir. Pourtant, je reste un brin mitigée. J’ai trouvé la manière d’aborder et d’imaginer les sujets trop intellectuelle, l’auteure n’a pas su toucher mon cœur. La fin, censée être poignante, m’a laissée de marbre.
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  • PoutineHurlante Posté le 18 Juin 2020
    Court roman de l'autrice Ursula K. le Guin, « La main gauche de la nuit » (« The Left Hand of Darkness » en VO) est sorti en 1969 et fait environ 350 pages. Ursula K. le Guin (1929 – 2018) est une Californienne, mais a vécu un long moment dans l'Oregon. On ne lui doit pas moins de deux cents livres dont principalement de Fantasy (sa série la plus connue est le cycle Terremer, adapté par Gor#333; Miyazaki, fils de Hayao « Dieu » Miyazaki.). « La main gauche de la nuit » fait partie de l'ensemble de romans de science-fiction « le Cycle de Hain ». Il contient sept ouvrages, mais peut se lire indépendamment des autres (pour preuve, je n'en avais jamais lu et j'ai trouvé ça génial). Les prix Nebula en 1969 et Hugo en 1970 primeront le roman. Nous suivrons Genly Aï, ambassadeur Terrien au nom de l'Ékumen, regroupement planétaire à domination humaine. Genly Aï est en mission diplomatique sur Nivôse, une planète au climat froid (bon… encore que si on compare en fait avec le Québec…). Il tentera de faire alliance avec l'une des deux principales forces politiques locales que tout oppose et qui se détestent.... Court roman de l'autrice Ursula K. le Guin, « La main gauche de la nuit » (« The Left Hand of Darkness » en VO) est sorti en 1969 et fait environ 350 pages. Ursula K. le Guin (1929 – 2018) est une Californienne, mais a vécu un long moment dans l'Oregon. On ne lui doit pas moins de deux cents livres dont principalement de Fantasy (sa série la plus connue est le cycle Terremer, adapté par Gor#333; Miyazaki, fils de Hayao « Dieu » Miyazaki.). « La main gauche de la nuit » fait partie de l'ensemble de romans de science-fiction « le Cycle de Hain ». Il contient sept ouvrages, mais peut se lire indépendamment des autres (pour preuve, je n'en avais jamais lu et j'ai trouvé ça génial). Les prix Nebula en 1969 et Hugo en 1970 primeront le roman. Nous suivrons Genly Aï, ambassadeur Terrien au nom de l'Ékumen, regroupement planétaire à domination humaine. Genly Aï est en mission diplomatique sur Nivôse, une planète au climat froid (bon… encore que si on compare en fait avec le Québec…). Il tentera de faire alliance avec l'une des deux principales forces politiques locales que tout oppose et qui se détestent. Il sera aidé, par intérêt, par Therem Harth rem ir Estraven, Premier Ministre de la Karhaïde, qui est un des rares à l'avoir vu atterrir dans son vaisseau. Et c'est ce qui va poser problème pour la suite de cette belle histoire. Sur Nivôse, aucun grand mammifère, aucun oiseau, le concept du vol n'est donc pas connu, et il est compliqué de croire que l'on puisse venir d'un autre monde après un voyage intersidéral. Estraven et Genly Aï auront beaucoup de mal à se faire entendre par le roi de Karhaïde et devront partir en catastrophe en Orgoreyn, copie nivosienne d'un « paradis » soviétique stalinien : ça se passera mal. La dernière partie du livre sera une aventure humaine que ne laisse pas présager le livre à ses débuts, digne des plus grandes sagas d'exploration polaire ou d'alpinisme. Ce qui fait pour moi la qualité de ce roman, c'est l'étonnement qu'il procure à chaque page. Étonnement perpétuel que l'on vit à travers les yeux des deux personnages principaux car oui, bien qu'ils soient humains tous deux, il y a une différence majeure entre eux. Genly Aï est une aberration totale sur Nivôse : il reste perpétuellement un homme. Estraven, androgyne comme tous ceux de Nivôse, peut adapter son genre selon le besoin durant le « kemma », période de reproduction liée à la Lune locale. Les deux héros devront donc surmonter cette simple différence biologique pour bien se comprendre l'un de l'autre. J'ai beaucoup aimé l'aspect gêne culturelle et décalage entre personnes de cultures différentes, mais qui essayent diplomatiquement de se comprendre. Les quiproquos et les frustrations qui en découlent sont des évènements incontournables pour toute personne confrontée à un environnement qu'elle ne connait pas et l'autrice le traite brillamment. Ursula K. le Guin a un vrai plaisir à jouer avec son public. Exemple : Genly Aï, diplomate terrestre lors d'une mission d'une grande importance diplomatique, et après nous avoir été présenté de manière à en avoir une identification totale du lectorat (à travers des « je »), est décrit au détour d'une simple phrase au quart du roman environ comme une personne de couleur noire. On est en 2020, ce n'est déjà pas encore gagné pour tout le monde, alors imaginez en 1969 quand le livre a été écrit. Les premiers élèves noirs ont été autorisés à continuer en Université aux É.-U. en 1962 (James Meredith) et à voter sans restriction en 1965. Est-ce que la couleur de peau de Genly Aï change quelque chose à l'histoire ? Absolument rien. C'en est d'autant plus amusant de la part de le Guin. La seule vraie différence de Genly Aï est qu'il reste perpétuellement bloqué dans son genre entouré d'Humains qui eux savent s'adapter. Ce n'est pas militant, c'est juste le fonctionnement sur Nivôse. L'important est le succès de la mission diplomatique portée à bout de bras par Genly Aï et Estraven. Réussiront-ils à ce que Nivôse rejoigne l'alliance avec l'Ekumen ? Vous le saurez bien naturellement en lisant ce superbe roman !
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  • NadegeD Posté le 19 Mars 2020
    J'ai beaucoup aimé la première partie, la découverte du monde, de ses habitants hermaphrodites et de toutes les conséquences que cela a sur la construction de leur société. L'auteure essaie de montrer combien les interactions humaines sont influencées par une division entre deux sexes. Ce qui me gêne par contre, ce sont les réflexions que le personnage principal fait tout au long du récit. C'est un homme venu de la Terre, donc il a du mal à adopter une conception non sexué de ces êtres, ce qui semble compréhensible. Mais pour lui, ces personnages ont un aspect plus masculin quand il sont au naturel, mais aussi lorsqu'ils montrent de la force, qu'ils sont autoritaires ou intenses. Ils revêtent à ses yeux des aspects féminins lorsqu'ils sont mou, maternels, geignards, pipelette, etc. C'est juste insupportable le portrait de la féminité qui est faite dans ce roman, et franchement, je ne m'attendais pas à ça. p21 : "Estraven, à table, avait joué un rôle typiquement féminin : charme, tact, manque de solidité, subtilité, finasserie. Peut-être est-ce cette mollesse et cette souplesse féminines qui m'inspiraient méfiance et antipathie." p61 : "ma "logeuse", pensais-je, parce qu'il avait des fesses rebondies qui frétillaient lorsqu'il marchait, une... J'ai beaucoup aimé la première partie, la découverte du monde, de ses habitants hermaphrodites et de toutes les conséquences que cela a sur la construction de leur société. L'auteure essaie de montrer combien les interactions humaines sont influencées par une division entre deux sexes. Ce qui me gêne par contre, ce sont les réflexions que le personnage principal fait tout au long du récit. C'est un homme venu de la Terre, donc il a du mal à adopter une conception non sexué de ces êtres, ce qui semble compréhensible. Mais pour lui, ces personnages ont un aspect plus masculin quand il sont au naturel, mais aussi lorsqu'ils montrent de la force, qu'ils sont autoritaires ou intenses. Ils revêtent à ses yeux des aspects féminins lorsqu'ils sont mou, maternels, geignards, pipelette, etc. C'est juste insupportable le portrait de la féminité qui est faite dans ce roman, et franchement, je ne m'attendais pas à ça. p21 : "Estraven, à table, avait joué un rôle typiquement féminin : charme, tact, manque de solidité, subtilité, finasserie. Peut-être est-ce cette mollesse et cette souplesse féminines qui m'inspiraient méfiance et antipathie." p61 : "ma "logeuse", pensais-je, parce qu'il avait des fesses rebondies qui frétillaient lorsqu'il marchait, une grosse face molle, une nature indiscrète et fouineuse, une âme basse autant que maternelle." p344 : "son visage et son corps avaient une mobilité, une vivacité, une délicatesse toutes féminines, mais jamais une fille n'aurait pu garder ce silence inflexible". Merci bien. Et je dois avouer que j'ai trouvé la seconde partie très longue, parce que je ne m'attendais pas à ce que s'arrêtent définitivement là le roman politique et les intrigues de cour, pour passer tout à coup, et pendant 130 pages, à un récit de voyage, où est détaillé le périple de deux personnages dans un paysage arctique. J'attendais que les intrigues reprennent. Et en fait non. Mais avec un peu de recul, cette partie était très bien écrite, et assez agréable, si on se laisse porter par l'expédition.
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  • Riduidel Posté le 14 Mars 2020
    Avant toute chose, un grand merci à l'amateur m'ayant lourdement suggéré la lecture de ce roman.Vous vous en doutez donc, j'ai passé un bon moment à suivre les aventures de Genly Aï sur Géthen, une planète qu'on pourrait qualifier de totallement polaire par son climat où l'eau ne dégèle que les jours de grosses chaleurs. Il doit dionc y convaincre les autochtones d'adhérer à l'Ekumen, confédération des planètes humaines. Il y découvre des autochtones humains hermaphrodites, dont la sexualité n'est active que quelques jours par mois.Bon, je vais arrêter de m'étendre sur l'intrigue, que j'ai trouvé assez pauvre (et qui n'était manifestement pas le sujet du roman) pour passer aux points intéressants.Le premier point marquant est que ce roman est, à mon avis, l'un des premiers creuser réellement le sujet de l'assexualité, en prenant pour cela un axe beaucoup plus intéressant que, disons, une humanité réduite à des clones produits en cuve (ce qui est par exemple le cas de [b:La guerre éternelle]). En effet, les habitants de Gethen sont, tout au long du roman, décrits de manière générique comme des hommes (c'est-à-dire des êtres de la race humaine) sans que jamais la définition d'un sexe en dehors de... Avant toute chose, un grand merci à l'amateur m'ayant lourdement suggéré la lecture de ce roman.Vous vous en doutez donc, j'ai passé un bon moment à suivre les aventures de Genly Aï sur Géthen, une planète qu'on pourrait qualifier de totallement polaire par son climat où l'eau ne dégèle que les jours de grosses chaleurs. Il doit dionc y convaincre les autochtones d'adhérer à l'Ekumen, confédération des planètes humaines. Il y découvre des autochtones humains hermaphrodites, dont la sexualité n'est active que quelques jours par mois.Bon, je vais arrêter de m'étendre sur l'intrigue, que j'ai trouvé assez pauvre (et qui n'était manifestement pas le sujet du roman) pour passer aux points intéressants.Le premier point marquant est que ce roman est, à mon avis, l'un des premiers creuser réellement le sujet de l'assexualité, en prenant pour cela un axe beaucoup plus intéressant que, disons, une humanité réduite à des clones produits en cuve (ce qui est par exemple le cas de [b:La guerre éternelle]). En effet, les habitants de Gethen sont, tout au long du roman, décrits de manière générique comme des hommes (c'est-à-dire des êtres de la race humaine) sans que jamais la définition d'un sexe en dehors de leur période active ne soit par Genly une chose facile. Qui plus est, et d'une façon curieusement revendicatrice, les traits de caractère typiquement sexués ne sont jamais décrits de façon positive. Les hommes (masculins, donc), sont décrits comme agressifs, obsédés par leur virilitié, et les femmes sont considérées comme molles, faibles, ... Il s'agit donc à mon avis d'une tentative, clairement réussie, de creuser l'hypothèse d'une sexualité rabaissant l'être humain (ce qui est le cas des Gétheniens qui, en période de "rut" - le mot local est peut-être plus joli, mais moins compréhensible). C'est très intéressant. Et surtout, ça n'est pas la seule chose qui pour l'auteur nous rabaisse.Elle fait en effet un sort peu enviable à la religion. Les devins, qui semblent disposer d'un réel pouvoir de clairvoyance, postulent en effet que la connaissance n'est rien sans l'ignorance, et qu'il faut réussir à rechercher les deux simultanément. Enfin, c'est ce que j'ai cru comprendre. Sur le coup, j'avais quasiment eu une révélation, au moment où le devin explique à Genly que la seule chose qu'amène une question, en fin de compte, c'est une autre question. Et que du coup il faut rechercher l'ignorance, et accepter que le savoir soit limité. ou quelque chose du genre. En tout cas, quelque chose de profond qui, au contraire de cette assexualité (qui en quelque sorte rend indéfinis ces humains, et donc nous permet moins de les appréhender - comme c'est d'ailleurs le cas de Genly, qui ab beaucoup de mal à dénouer les fils de leurs non-vérité), organise cette société. on le voit au début dans les efforts déséspérés de genly pour obtenir des réponses claires. Mais on le voit aussi à la fin du roman lorsqu'il ne demande plus la vérité, mais explore juste le terrain autour de celle-ci pour la comprendre.Il est d'ailleurs curieux de voir à quel point dans ce roman l'absence de sexualité permanente sert en quelque sorte de cache-sexe à l'auteur pour nous parler de tas d'autres sujets sans en avoir l'air, puisque nous sommes pris par le mystère de cette sexualité. Enfin, supposés pris ... Ben oui, au bout d'un moment, j'ai quand même réussi à détacher mon esprit de ce mystère pour m'intéresser à la fois à gethen et à l'Ekumen. Un Ekumen qui, en passant, a eu une riche descendante, au sein de laquelle mon rejeton préféré est sans doute la Culture de [a:Iain M Banks|7628|Iain M. Banks|http://photo.goodreads.com/authors/1207926823p2/7628.jpg]. Eh oui ! Elle est évidement inspirée, par ses buts et ses moyens, de cet Ekumen. sans doute qu'il y a eu d'autres civilisations pan-galactiques dans l'histoire de la SF, mais il y a pour moi une filliation directe entre les deux.Une fois tout ça dit, vous vous doutez bien que j'ai apprécié ce roman. Et c'est vrai, avec une réserve cependant. Si le monde est beau et le voyage de Genly incroyable par ses péripéthies et son évident côté initiatique, j'ai eu tendance à bailler lorsqu'il traverse le glacier, mais également lorsqu'il se rend dans le pays de la bureaucratie toute-puissante. C'est dommage, parce que ces deux parties mettent en valeur les faiblesses du roman, qui concernent essentiellement une intrigue trop molle pour la taille du roman. Enfin, là, c'est sans doute le lecteur de 2010 qui parle ...Cela dit, ne vous gênez pas, lsiez ce roman, il est quand même sacrément bien (aussi par son mode de narration que j'ai oublié de mentionner, alors qu'il est pourtant très habile, avec ses changements de narrateurs et ses interludes).
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